ISBN : 2070403912
Éditeur : Gallimard (1998)


Note moyenne : 4.06/5 (sur 17 notes) Ajouter à mes livres
Grez-sur-Loing, 1884. Autour de Carl Larsson vit une petite communauté de peintres scandinaves venus teste la lumière tant vantée par ceux que l'on nomme, encore par dérision, les « impressionnistes ». August Strindberg est là avec sa famille, Soren Kroyer les rejoint b... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 17 mai 2011

    brigittelascombe
    Né dans l'enfer des bas quartiers de Stockolm,, le peintre Carl Larson a voulu répandre la joie à travers sa peinture pour proner un possible accés au bonheur. Entre 1882 et 1885 il rejoint à Grez en nemours un groupe de peintres scandinaves pour tester la lumière vantée par les impressionistes. Fidèle à l'aquarelle il chante l'harmonie homme/nature dans des compositions bucoliques aux reflets chatoyants. Limité dans son choix de couleurs par l'atmosphère humide il repart en Suède à Sundborn véritable paradis pour huiles lumineuses.
    L'auteur évoque ici l'impossible conciliation de l'art et les nécessaires compromissions de l'existence ainsi que la célébration de la joie de vivre à travers la peinture de Carl Larson. Car malheureusement les peines surgissent souvent sur les chemins les plus lumineux telle la perte d'un fils qui fera fléchir la foi du peintre en un bonheur éternel. Mais toute lumière ne s'intensifie t elle pas lorsque les ombres la mettent en valeur?
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Citations et extraits

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  • Par brigittelascombe, le 17 mai 2011

    Nous sommes tous en quête de lumière.Mais cette lumière passe sur les choses, les êtres que nous aimons. Ce que tu appelles un peu dédaigneusement le bonheur, c'est cette fragilité de la lumière qui s' arrête une seconde sur notre petit spectacle. Pour moi, la beauté du décor vient aussi du talent des personnages..
    -Oui, reprit Soren en écho. La vie n'est pas si méprisable. On n'a encore rien trouvé de mieux!
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  • Par brigittelascombe, le 17 mai 2011

    La mort, l'absence;pour moi ces mots n'avaient pas perdu leur sens, mais gagné au contraire une dimension différente. Doué d'un étrange talent pour vivre le présent, je regardais mes amis peintres détacher l'instant, le poser sur la toile. Chez moi, l'instant demeurait virtuel, inassouvi; mais je ne le buvais pas vraiment.
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  • Par brigittelascombe, le 17 mai 2011

    A Norberg, au creux de l'hiver, la lumière était d'abord celle qu'on inventait, la lumière des bougies vacillantes, lumière de l'intérieur désirable. La tradition de Sainte Lucie donnait un air de fête à cette peur de plonger pour de longs mois du côté de l'ombre.
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  • Par brigittelascombe, le 17 mai 2011

    Les paroles de Soren tombent sans effort entre deux soupirs d'aise, deux phrases anodines et le rire d'Helga. Bras dessus bras dessous, Anna et Marie s'éloignent au bord de l'eau. Une petite brume monte de la mer.
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  • Par brigittelascombe, le 17 mai 2011

    Faut il avoir trop bu pour saluer l'instant, bousculer la pudeur des silences et dire la chaleur que chacun sent couler en lui? Faut il avoir trop bu pour nommer le bonheur quand il passe?
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