ISBN : 2070744833
Éditeur : Gallimard (1997)


Note moyenne : 3.62/5 (sur 277 notes) Ajouter à mes livres
On dit que la vie n'est pas simple et que le bonheur est rare. Pour Philippe Delerm, il tient en trente-quatre "plaisirs minuscules". Il évoque ici tour à tour, sous forme de petites séquences, la satisfaction immense qu'il tire tantôt de petits gest... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Seraphita, le 29 avril 2009

    Seraphita
    en 34 volets de 2-3 pages chacun, l'auteur brosse le tableau d'un plaisir minuscule qui nous rappelle nos souvenirs d'enfance mais également des plaisirs quotidiens. Parmi ces tableaux, on trouve, pêle-mêle : « le croissant du trottoir » avec la promenade très matinale, dont on partage la connivence avec le boulanger, à la recherche des baguettes et croissants ; « le bruit de la dynamo » où l'auteur, à partir d'un bruit particulier, doux ronronnement aux côtés du cycliste, s'engage dans une réflexion quasi philosophique, ...
    l'auteur place son lecteur comme véritable acteur des différents tableaux : c'est ainsi qu'au « je », il substitue un « on » de connivence, où le lecteur partage avec l'auteur les plaisirs minuscules qu'il dépeint. Chaque tableau se déguste à petites lampées, comme lorsque qu'il s'agit de « Prendre un porto » (p. 16-17.). On y savoure l'écriture ciselée à souhait. On y retrouve souvent, par le biais de descriptions très fines et réalistes, des souvenirs d'enfance (Cf. « Un couteau dans la poche » (p. 9-10.) qui rappelle son grand-père) ou des éléments du quotidien. Mais on ne s'y reconnaît pas toujours. Malgré cela, on vibre au rythme des mots, des phrases, des paragraphes, du tableau global brossé par l'auteur. Il s'agissait de mon premier livre de Philippe Delerm. Je pense que je relirai volontiers cet ouvrage, véritable ode à la (re)découverte des petits riens insignifiants qui emplissent pourtant nos vies de bonheur.
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    • Livres 1.00/5
    Par Soundandfury, le 05 juillet 2011

    Soundandfury
    Avis chrono'
    Difficile d'aborder ce livre en toute impartialité, car il n'appartient pas à mon univers. Je perçois bien la nostalgie, les saveurs d'antan, l'harmonie de l'ensemble, mais rien qui puisse me toucher, ni m'atteindre. Pour autant, je ne regrette pas de l'avoir lu, c'est une nouvelle facette de la littérature que j'ajoute à mes expériences.
    _____________________________
    Une forme facile à décrire: accumulation de chapitres minuscules, succession d'instantannés, de moments volés et heureux. Ou l'inverse, ça marche aussi.
    Seulement voilà: si l'intention est louable, l'écriture habile (je dis chapeau, c'est beau, que c'est beau!), que les émotions sont au rendez-vous (je me suis crue assise sur les genoux de ma grand-mère un soir de veillée), que tout ceci sent bon le vécu (à toutes les sauces: la campagne / la ville, le gamin / l'adulte, l'estomac / l'esprit) vous devinez, à la pluie de parenthèses qui précèdent que j'ai à émettre quelques réserves.

    C'est que je déteste le Tour de France!! ça doit bien être le seul sport que je ne regarde pas à la télé!
    C'est que je ne vais pas aux mûres! Je préfère les framboises. Je n'écosse pas de petits pois. Ils sortent déjà tout déshabillés d'une boite de conserve. (Oui, c'est scandaleux, dénoncez moi au chef - celui qui fait des épinards aux amandes - si ça peut vous soulager). Je ne goûte guère les banana-spit, encore moins les loukoums. Et d'abord, je ne me souviens même plus avoir été assise sur les genoux de ma grand-mère. Quant aux veillées, c'était vite vu à la maison, au lit à 20h.
    Conclusion n°1: beaucoup de ces textes me sont passés à côté, tandis que je me contentais de leur faire un p'tit coucou de la main.

    Ensuite: C'est que si je n'aime pas la bière, en revanche, j'aime poser mon coude sur la table et mon menton dans ma main et contempler de jeunes femmes juste légèrement éméchées finir la leur en déployant un sourire à tomber à la renverse.
    Je me souviens aussi du Bibliobus, du rideau avec ses larges pans en plastique qui en barre l'entrée, et de ses casiers en bois. Je me souviens d'y avoir emprunté un livre qui traitait du corps humain et dans lequel un croquis présentait les dangers du tabac: une cigarette, des poumons, une tombe. Croquis que je revois encore et qui fait de moi une non-fumeuse incurable.
    J'ai des miliers d'images d'autoroutes de nuit dans la tête. Des dizaines de voyages et chacun d'eux compte pour moi. Il m'est cher, je peux le faire revivre tant que je veux.
    C'est ma seconde conclusion, la dernière. Ce livre ne me touche pas, car il ne m'est pas utile. Il ne constitue pas une expérience. Je ne suis pas Delerm, je ne saurais pas l'écrire avec talent, mais je suis pleine de ces moments merveilleux, de ces toutes petites choses que j'ai su saisir, qui étaient délicieuses, que j'ai soigneusement enfermées dans ma mémoire pour pouvoir me réchauffer à leur contact, à volonté.
    Parfois, je maudis cette capacité, car je suis incapable de transmettre la tendresse et Le Bonheur que ses souvenirs m'évoquent. Impuissante à partager, pourtant ce serait si agréable...
    Voilà, je suis sentimentale! le but de l'ouvrage n'est-il pas atteint?

    Lien : http://talememore.hautetfort.com/archive/2011/02/20/a-consommer-avec..
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    • Livres 5.00/5
    Par les-merveilles-de-milie, le 21 mai 2010

    les-merveilles-de-milie
    "Un petit vent de folie sage qui change tout sans rien changer..." Ce vent, on le retrouve au fil des pages du livre de Philippe Delerm. Il nous transporte et nous replonge dans ces souvenirs apaisants, dans ces détails qu'on laissent passer mais sur lesquels on devraient plus s'attarder. Philippe Delerm sublime l'instant, l'instant présent mais aussi celui qui est passé. Ces "plaisirs minuscules" nous rappelle à quel point il faut apprécier les détails, les déguster comme Proust dégustait sa madeleine. La vie devient beaucoup plus légére avec Philippe Delerm et la premiére gorgée de biére n'aura plus jamais ce goût de trop peu...
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    • Livres 3.00/5
    Par jeanmarcg, le 23 février 2011

    jeanmarcg
    "La première gorgée" a été l'objet d'un buzz (le mot était d'ailleurs peu usité à l'époque) disons d'une mode, d'un engouement : tout le monde l'a achete (c'etait pas cher, un peu le "indignez vous" d'alors), ça se lisait bien, il y a même eu des parodies (dont l'une, coquine, signée felacia dessert). Mais Personnellement après une première lecture qui m'avait séduit, j'ai eu l'occasion de relire un peu ce livre par la suite et je l'ai trouvé assez vain, petit bourgeois, et ne l'ai jamais relu depuis... Certains parlent de ce livre de petits moments de philosophie... mouais bof, et ne rapprochez pas ça de l'épicurisme, c'est quand même plus construit qu'aller au mur ou mettre des espadrilles trempées.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par hupomnemata, le 02 mars 2010

    hupomnemata
    nul!
    Comme je suis pas sure que cela apparaisse comme une évidence à tout le monde je vais ajouter un arguments objectif....oh et puis non, c'est pas la peine.
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Citations et extraits

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  • Par Matriochka, le 29 mars 2010

    On pourrait presque manger dehors...

    C'est le "presque" qui compte, et le conditionnel. Sur le coup, ça semble une folie. On est tout juste au début de mars, la semaine n'a été que pluie, vent et giboulées. Et puis voilà. Depuis le matin, le soleil est venu avec une intensité mate, une force tranquille.
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  • Par chikatilo, le 31 janvier 2011

    On se reconnait dans au moins une nouvelle, forcément, pour ma part, c'est la dynamo, je me souviens revenant chez mes parents le soir, mettant cette fameuse dynamo, lorsque cette dernière vient toucher le pneu du vélo, qu'elle émet ce bruit caractéristique.....bref, des souvenirs reviennent à la surface, ça fait du bien, vraiment.
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  • Par oops, le 12 mai 2010

    (Dans le journal du petit déjeuner) - On y lit que le monde se ressemble, et que le jour n'est pas pressé de commencer.
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  • Par les-merveilles-de-milie, le 21 mai 2010

    Ce qui compte, c'est le moment de la petite phrase. On pourrait presque... C'est bon, la vie au conditionnel, comme autrefois, dans les jeux enfantins: "On aurait dit que tu serais..." Une vie inventée, qui prend à contre-pied les certitudes.
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  • Par Seraphita, le 29 avril 2009

    La dynamo ouvre toujours le chemin d’une liberté à déguster dans le presque gris, le pas tout à fait mauve.
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