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ISBN : 2070744833
Éditeur : Gallimard (1997)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.64/5 (sur 795 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
On dit que la vie n'est pas simple et que le bonheur est rare. Pour Philippe Delerm, il tient en trente-quatre "plaisirs minuscules". Il évoque ici tour à tour, sous forme de petites séquences, la satisfaction immense qu'il tire tantôt de petits gestes insignifiants, ta... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Nastasia-B, le 19 avril 2013

    Nastasia-B
    C'est un vieux souvenir que j'évoque ici bas, un plaisir minuscule que la lecture de cette suite de sensations intimes que nous avons tous, plus ou moins ou à des degrés divers éprouvés.
    J'oublie même carrément parfois que j'ai pu lire ce livre un jour, et à d'autres, comme aujourd'hui, où je viens d'éplucher des haricots en écoutant Jacques Brel et en me disant qu'on " pourrait PRESQUE manger dehors ", sont ressurgies des images mentales de ce livre.
    Une lecture franchement pas désagréable, très sensitive, pas non plus à casser des barres, mais très sympa, comme ça, subrepticement, quand on a cinq minutes de calme devant soi.
    Le titre n'est donc pas mensonger, vous assisterez à l'évocation tactile, gustative, olfactive, auditive ou visuelle de mille et une petites chose insignifiantes mais que notre cerveau conserve bien sagement dans le fouillis de ses replis, et qu'il réactive, périodiquement.
    Hormis cela, il ne faut peut-être pas trop s'attendre non plus à de la trop grande littérature, l'objectif de l'auteur est modeste, il l'atteint, c'est déjà ça...
    Je vais en profiter pour vous évoquer moi aussi une minuscule sensation, fréquente dans mes petits billets babeliesques, à savoir que ce n'est que mon avis, c'est-à-dire, pas grand-chose.
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    • Livres 3.00/5
    Par carre, le 23 avril 2013

    carre

    Philippe Delerm nous rappelle que la vie est aussi faite de petits moments anodins, dont on oublie combien ils sont agréables. Alors bien sur, chacun retrouvera ici ou là certains de ces menus plaisirs, le sourire aux lèvres, la salive à la bouche. On trouvera chacun d'entre nous à rajouter à la liste non exhaustive de Delerm, un de ces minuscules plaisirs.
    Très agréable à lire, Delerm remporta un énorme succès avec ce livre. Et le fit découvrir à un plus large public. A force d'aller toujours plus vite, de vouloir tout, tout de suite, on en oublie que Le Bonheur est aussi fait de ces petits moments là. En forme d'apesanteur, de parenthèse délicate. Pas inoubliable, faut qu'en même le dire, des instantanés qui réveillent nos sens. de minuscules plaisirs pour une sympathique lecture.
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    • Livres 3.00/5
    Par marina53, le 14 août 2013

    marina53
    La Première Gorgée de bière et autres plaisirs minuscules... Pas moins de 34 petits plaisirs de la vie quotidienne qui nous renvoient à notre enfance ou notre adolescence. Des petits plaisirs qui restaient enfouis au fond de nous et qui ressortent un à un au fil des pages... Ecosser les petits pois chez Mamie, l'odeur des pommes sucrées dans la cave, l'ambiance d'un après-midi de printemps, s'amuser à marcher sur le trottoir en évitant les bords, l'arôme tant attendu du petit croissant tout chaud, les dimanches soirs au coin de la cheminée à grignoter les restes, les phares des rares voitures croisées lors d'un voyage sur l'autoroute...
    Tous ces petits moments sucrés, doux, précieux, à peine murmurés, d'une infinie tendresse et d'une nostalgie cotonneuse, nous les avons tous en mémoire, dans un petit coin. Une petite phrase, telle une piqûre de rappel, et cela refait surface.
    C'est ainsi que Philippe Delerm réussit parfaitement à nous ramener dans notre passé avec ces 34 petits plaisirs minuscules mais ô combien importants.
    Ce petit livre s'ouvre et se referme au gré des humeurs... On pêche ça et là quelques plaisirs. Il se hume, se vit, se ressent, se savoure, se déguste.
    D'une écriture poétique et prosaïque, l'auteur ravive nos papilles pour notre petit plaisir à nous...
    La Première Gorgée de bière et autres plaisirs minuscules.... tout est dit...
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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 21 octobre 2012

    brigittelascombe
    "Petits dimanches de famille, petits dimanches d'autrefois,petits dimanches d'aujourd'hui, le temps balance en ostensoir au bout d'une ficelle brune".
    C'est le rapport au temps, décrit de manière fort poétique (comme ici le paquet de gâteaux, gourmandise-bonheur à savourer), qu'évoque Philippe Delerm dans cet essai composé de nouvelles "entre deux âges" où l'on est "les deux âges" à la fois, tissé de sensations reliées à des émotions intenses, rattaché à des souvenirs magiques, souvent nostalgiques,doté du pouvoir magique d'abolir le temps.Ce sont des "plaisirs minuscules", mais ils sont joie réincarnée, comme cette première gorgée de bière "la seule qui compte" avant de retrouver "la désillusion d'un semblant de pouvoir": d'où le titre La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules.
    Les sens exacerbés, le velouté "sensuel" des petits pois, écossés à deux, devient "rite" et "connivence"; le croissant moelleux ou le loukoum dégusté sur le trottoir, délicieux pêché de gourmandise, donne un sentiment de "liberté"; la cueillette des mures entre amis se fait douce; le Tour de France est communion; l'invité surprise est adopté par la famille comme la vie; les lectures sur la plage ramènent à l'adolescence avec mélancolie; le bain du dimanche soir est un "bien être palpable"; l'écran de cinéma permet L'Envol voluptueux dans l'imaginaire; le pull d'automne enrobe le corps d'une bulle douillette;les tomates du jardin ont la "sensualité penchée"; le journal du petit déjeuner offre le luxe de savoir que le monde est en guerre, alors que l'on est soi-même à l'abri de tout; le kaléidoscope renvoie au "bonheur sage"; le vélo incite à la flânerie....
    La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules mérite amplement le prix Grandgousier 1997 qui lui a été attribué, car nous retrouvons ici les petits flashs de la vie de tous les jours d'Enregistrements pirates (sans les portraits pris sur le vif qui s'y rattachent), nous retrouvons aussi la poésie de Sundborn ou les jours de lumière (prix des Libraires 1997), mais surtout nous retrouvons la nostalgie de l'enfance qui nimbe Dickens Barbe à Papa.
    Cet essai sur Le Bonheur et l'abolition du temps, dans une prose parfois proche de Colette (ex: "les grappes hésitent entre l'or pâle et le vert d'eau,entre l'opaque et le translucide") est un pur....bonheur... car le lecteur s'identifie aux souvenirs vécus et ressent, à travers mots (d'où le talent de Philippe Delerm), l'instant (dégusté,tactile,visible,écouté,senti), qui bien qu'éphémère, devient ETERNITE.
    Philippe Delerm, écrivain,romancier,essayiste est un Grand de Grand!!!
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    • Livres 5.00/5
    Par Epictete, le 07 février 2014

    Epictete
    Dégustez ces trente-quatre plaisirs minuscules, qui, j'en suis sur, vous feront dire à un moment ou à un autre :"Oui, chez nous aussi...." ou " Je me souviens...."
    Ces chroniques ne sont pas des textes philosophiques, quoique l'on puisse se demander ou commence la philo... Cependant, on se demande bien pourquoi le fait d'écosser des petits pois le matin, dans la cuisine, rappelle des choses à beaucoup de gens. Et aussi pourquoi cette première gorgée de bière, quand il fait chaud et que l'on a si soif, prend une telle saveur, une telle importance.
    Il fallait un véritable auteur pour remarquer tout cela et le formaliser.
    J'ai souvent conseillé, offert ce petit bouquin, et je crois que j'ai toujours eu des retours positifs.
    N'y cherchons pas le sens de notre vie... mais on peut y trouver un sens à tous ces petits moments qui font notre vie, et qui seuls, méritent qu'on les retienne..
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Citations et extraits

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  • Par anne_le_bruit_des_vagues, le 08 avril 2014

    Comme on volait enfant des confitures dans l'armoire, on dérobe au monde adulte un plaisir indécent réprouvé par le code, jusqu'à l'ultime cuillerée, c'est un péché.

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  • Par tex_242, le 15 mars 2012

    C'est bien, le bibliobus. Il passe une fois par mois, et s'installe sur la Place de la Poste. On connaît toutes les dates de l'année à l'avance.
    - Elles sont écrites sur une petite carte brune qu'on vous glisse dans un livre emprunté. Le 17 décembre, de 16 heures à 18 heures, on sait que le grand camion blanc balafré du sigle « Conseil général » sera fidèle au rendez-vous. C'est rassurant, cette mainmise sur le temps. Rien de mal ne peut vous arriver, puisque l'on sait déjà que dans un mois le salon de lecture ambulant reviendra mettre une petite tache de lumière sur la place. Oui, c'est encore mieux l'hiver, quand les rues du village sont désertes. Le seul centre d'animation devient alors le bibliobus. Oh ! il n'y a pas foule, ce n'est pas le marché. Mais quand même, des silhouettes familières convergent vers le petit escalier mal commode qui permet d'accéder au camion.
    On sait que dans six mois on rencontrera là Michèle et Jacques (« Alors, cette retraite, c'est pour quand? »), Armelle et Océane (« Elle porte bien son nom, ta fille, elle a des yeux d'un bleu ! »), d'autres qu'on connaît moins mais qu'on salue d'un sourire entendu : rien que ce rite à partager, c'est toute une complicité.

    La porte du camion est étrange. Il faut se glisser entre deux parois transparentes de plastique rigide, qui prémunissent à l'intérieur des courants d'air. Ce sas entrouvert, traversé, on est tout de suite dans le moquetté, le silence douillet, la flânerie studieuse. La jeune fille et l'employé plus âgé à qui l'on rend les livres rapportés témoignent par leur salut qu'ils vous connaissent, mais leur amabilité ne va pas jusqu'à l'enjouement. Tout doit rester feutré. Même si certains jours l'exiguïté du lieu fait déployer des trésors d'ingéniosité déambulatoire pour ne pas déraper vers la promiscuité, chacun reste libre dans son silence, dans son choix.
    Les rayons sont des plus variés. On a droit au total à douze emprunts, et c'est très bon de faire dans l'hétéroclite. Ce petit recueil de poèmes en prose de Jean-Michel Maul poix, pourquoi pas? « Le jour tarde sous un entassement de feuilles et de fleurs de tilleul. » Cette phrase suffit à en donner l'envie.
    L'énorme album de Christopher Finch. L'aquarelle au XIXè siècle sera un peu lourd, mais il y a des beautés rousses préraphaélites, des aubes de Turner, et puis quel privilège de s'arroger ainsi en toute impunité ces trois kilos volumineux de luxe mat ! Un magazine de photos avec des enfants de Boubat, une cassette des cantates de Bach, un album sur le Tour de France : on peut glisser dans son panier toutes ces merveilles disparates; déjà comblé, se dire que l'on va en glaner encore tout autant, au hasard des étagères. Les enfants n'en finissent pas de s'accroupir devant les bandes dessinées, les romans illustrés, de s'émerveiller parfois : « La dame a dit que je pouvais en prendre un de plus ! »

    La soif étanchée, le choix s'alentit. Une odeur de laine tiède, de gabardine mouillée monte dans l'espace étroit. Mais c'est du sol surtout que monte une sensation particulière : une espèce de tangage infime, de roulis. On avait oublié l'équilibre des pneus, le fonde ment mobile de ce temple familial. Ce mal de mer au chaud des livres, c'est la province en creux d'hiver. Prochain passage du bibliobus : jeudi 15 janvier, de 10 heures à 12 heures, Place de l'Église, de 16 heures à 18 heures, Place de la Poste.
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  • Par anne_le_bruit_des_vagues, le 08 avril 2014

    On se surprend à marcher sur le bord du trottoir comme on faisait enfant, comme si c'était la marge qui comptait, le bord des choses.

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  • Par marina53, le 14 août 2013

    Ce n'est pas ce que l'on dit qui compte, mais ce qu'on entend. C'est fou comme la voix seule peut dire d'une personne qu'on aime – de sa tristesse, de sa fatigue, de sa fragilité, de son intensité à vivre, de sa joie. Sans les gestes, c'est la pudeur qui disparaît, la transparence qui s'installe.

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  • Par Nastasia-B, le 19 avril 2013

    LIRE SUR LA PLAGE : Pas si facile, de lire sur la plage. Allongé sur le dos, c'est presque impossible. Le soleil éblouit, il faut tenir à bout de bras le livre au-dessus du visage. C'est bon quelques minutes, et puis on se retourne. Sur le côté, appuyé sur un coude, la main posée sur la tempe, l'autre main tenant le livre ouvert et tournant les pages, c'est assez inconfortable aussi. Alors on finit sur le ventre, les deux bras repliés devant soi. Au ras du sol, il y a toujours un peu de vent. Les petits cristaux micacés s'insinuent dans la reliure.
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« Pourquoi est-ce que j'écris ? Pourquoi ai-je écrit ce que j'ai écrit jusqu'à aujourd'hui ? »
Philippe Delerm à propos du livre "Ecrire est une Enfance", Albin Michel








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