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ISBN : 2070308065
Éditeur : Gallimard (2005)

Note moyenne : 3.37/5 (sur 198 notes)
Résumé :
«Mais la minute qui compte, c'est tout à la fin. Les gestes se sont alentis, le coiffeur vous a délivré du tablier de nylon, qu'il a secoué d'un seul coup, dompteur fouetteur infaillible. Avec une brosse douce, il vous a débarrassé des derniers poils superflus. Et l'instant redouté arrive. Le coiffeur s'est rapproché de la tablette, et saisit un miroir qu'il arrête dans trois positions rapides, saccadées : sur votre nuque, trois quarts arrière gauche, droite. C'est ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
Seraphita
Seraphita30 mai 2009
  • Livres 5.00/5
L'auteur nous dépeint, en une trentaine de brefs chapitres (de 2-3 pages chacun), des instants, heureux, tels que « Juste une omelette, comme ça », celle qui accompagne les cèpes que l'on vient de dénicher dans le sous-bois, ou « Gagner le coeur d'un artichaut », quête délicate mais toujours récompensée, ou bien moins agréables, comme « La roulette », celle du dentiste bien sûr, ou « le oui oui au coiffeur » que l'on se force à prononcer alors que la coupe que l'on découvre dans le miroir ne nous semble guère flatteuse, ou encore des instants mélancoliques, à mi-chemin de l'agréable et du désagréable, tels que « Fruitaison douce » qui nous décrit un jour d'automne et tous les souvenirs que cette saison évoque. L'auteur raconte également de petites mesquineries ou hypocrisies quotidiennes, telles que « Donner sa place dans le métro », où finalement c'est au dernier moment qu'on se lève (« Il eût fallu se lever tout de suite »), une station avant de descendre. « La sieste assassinée », moment malheureux comme le titre le suggère, dépeint l'instant d'après la quiétude, quand tout bascule.
J'ai retrouvé dans cet ouvrage la qualité d'écriture qu'avait Philippe Delerm dans « La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules ». Les descriptions sont ciselées, travaillées au plus près et m'ont fait revivre des moments terrifiants (Cf. « La roulette ») ou bien agréables (Cf. « Gagner le coeur d'un artichaut »). L'auteur a le sens de la formule incisive et veut rejoindre le vécu du lecteur, en témoigne l'emploi du « on ». le livre se lit rapidement, le temps d'une sieste, préservée celle-là. le lecteur n'a pas la sensation d'ennui, les instants décrits tenant en 2-3 pages. Un livre qui a aussi le souci d'explorer la psychologie du quotidien à travers quelques petites formules toutes faites (« Je regarde jamais », « Vous vouliez lui parler !? », « Vous êtes bien, là ! »).
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myrtille67
myrtille6714 juin 2011
  • Livres 5.00/5
la poésie du quotidien, tout simplement, ou l'art de sublimer les petites choses de la vie. Chaque nouvelle de ce recueil est comme une photographie racontée.
Voilà un petit livre qui donne du baume au coeur, à lire pour éviter de se laisser submerger par les petites tracasseries journalières.
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vincentf
vincentf27 juin 2010
  • Livres 4.00/5
Saisir la vie de tous les jours pour en faire du bonheur en mots, quel plaisir ! Presque rien pour dire presque tout, les textes miniatures de Delerm font calmement penser à du Delerm, le fils, L'heure du tee , celle de ce "salut aux étoiles qui n'ose pas s'avouer" quand le rugbyman a transformé un essai, se retrouve chez Vincent (chez moi) dans L'heure du thé, "Gabriel Fauré, Mozart, Laurent Voulzy", prélude d'une nuit-litote que l'on devine avec plaisir.
Les petites histoires un peu drôle et beaucoup vécues (on s'y croirait, le compliment qu'attend papa Delerm sans doute) qui se suivent nonchalamment dans ce livre, comme ma lecture, piquent dans le quotidien, le petit truc, le bidule, le détail qui compte et qui relègue loin derrière son évidence tout le reste parce que tout le reste, les grandes passions, les drames pathétiques, se trouve cristallisé dans un moment emblème, une photographie, deux ou trois mots bien sentis, rien de plus. Delerm ou la poésie du nécessaire : "On avait ce jour-là pas mal de courses à faire, quelques coups de téléphone à donner. La vérité n'étais pas au programme". Et voilà qu'elle déboule dans un petit livre qui vous donne envie d'écrire, vous aussi, d'acheter un petit carnet avec un élastique pour le fermer et d'y noter, au fil de vos pérégrinations quotidiennes, les petits événements que, si on ne les écrit pas, non seulement l'on oublie, mais que surtout l'on ne voit pas, sauf si un Philippe ou un Vincent Delerm vient cogner à votre porte pour vous rappeler qu'avant un oral de bac on va toujours à la piscine et que les filles de 1973 faisaient des exposés sur l'Apartheid ou sur le Che.
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floyd2408
floyd240804 novembre 2014
  • Livres 5.00/5
Philippe Delerm aime l'instant fugace ,ces moments perdus aux firmaments de notre mémoire ,les scènes légères quotidiennes oubliées se réveillant par miracle dans ce souvenirs mirage de la brièveté machinale ,une rêverie suspendu au présent d'un age ancien ....J'ai lu Un trottoir au soleil avant La sieste assassinée comme l'onde éphémère d'un rayon de soleil qui réchauffe ma peau je retrouve la tiédeur de l 'écriture de Phillippe Delerm .un prémisse de l'instantanée comme le Mandala oeuvre qui s'efface avec le temps...
Dans ces 36 textes ou d'une pluie sur Rolland Garros côtoie l'imaginaire des yeux plissés sur une plage le sublime d'une pivoine.une journée avant le bac ,une omelette aux champignons.la secrétaire au téléphone....on découvre avec douceur et plaisir ces scènes coulant dans notre mémoire pour réveiller nos souvenirs d'enfance qui s'y mêlent....j 'aime cette écriture
Comme cette Madeleine de Proust :nous repartons dans l'enfance ...
Une pépite de savoureux moments
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AlexChab
AlexChab07 février 2015
  • Livres 3.00/5
Je suis embêté car les textes de Delerm sont beaux. Mais ils ne brossent qu'une esthétique, sans pensée, sans émoi cérébral autre que l'enclave du beau et du style. C'est intéressant et pompeux, c'est commun et surfait mais c'est beau. Il décortique l'artichaut, descends ses poubelles, chante la pluie sur Rolland Garros, disserte sur l'intérêt de céder sa place aux vieux dans le métro…
En réalité, on sort de là en hésitant sur la démarche de Delerm. Deux possibilités : soit l'auteur a cherché à ciseler son talent dans d'infimes moments de rien pour étudier, avec la morgue de l'archéologue, une esthétique jusqu'à l'extrême, extraire le beau de tout, voir la poésie dans le quotidien, quitte à la forcer (le lecteur n'a pas besoin de feindre son émotion, elle est permanente). Il prend un moment banal, un fragment de tous les jours, un objet de son placard commun et en suce la stylistique moelle jusqu'à élever ce « rien » au rang de diamant de plume. En ce cas, il est digne d'un grand oeuvre. Soit il a livré à son éditeur un corpus de rédactions inachevées de son année de cinquième, quand il était amoureux de Mademoiselle Lambert, sa prof de français, et qu'il aurait tout fait pour l'épater.
Sans regrets mais sans passion supplémentaire.
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Citations & extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
lrudulierplrudulierp17 juillet 2016
quand après toutes les excuses, on est enfin allongé dans le hamac et qu'on entend des pneus crisser sur la gravillons de l'allée
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SeraphitaSeraphita30 mai 2009
Tant de voitures sont passées au virage, avec le même fléchissement, que tout danger semble à présent impossible. Mais c'est précisément l'instant où une énième automobile décélère avec une minuscule exagération. Le temps de latence avant la reprise du moteur se prolonge. Pis : à la place du ronflement rassurant monte bientôt l'élastique docilité de pneumatiques décomposant leur élan sur le macadam amolli. Déjà on a compris. Tout est perdu.
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redblueredblue31 mars 2012
La vérité n'était pas au programme. Et voilà qu'elle survient sur votre seuil en regard myosotis et barbiche assyrienne ! La vérité ... Mais déjà le barbichu livide tire de son sac à malices une brochure coloriée, et bien vite l'aménité paillassonnée tourne au vinaigre.
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SachenkaSachenka11 mai 2014
Le présent des bios, c'est comme un voyage en diligence où l'on s'arrête à toutes les fontaines. À quoi bon se presser. Chaque gorgée d'eau pure est une éternité.
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genougenou14 septembre 2013
On a le droit de tout : de jardiner, d'écouter la radio, de faire l'amour, de faire la sieste, de lire une bande dessinée, avachi dans un fauteuil. Mais la télé, la vraie télé, c'est mal
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Videos de Philippe Delerm (25) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Philippe Delerm
Les eaux troubles du mojito de Philippe Delerm .Ces petits bonheurs du quotidien, ces instants volés au temps, ces suppléments d?âme qui réchauffent le c?ur. Avec son écriture fine, légère, drôle ou mélancolique, Philippe Delerm donne à la vie les couleurs de l?émotion. Un nouveau recueil de textes courts par l?auteur de « La première gorgée de bière »? Retrouvez l'émission intégrale sur http://www.web-tv-culture.com/les-eaux-troubles-du-mojito-de-philippe-delerm-820.html
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