ISBN : 2070356361
Éditeur : Editions Gallimard (2008)


Note moyenne : 2.83/5 (sur 12 notes) Ajouter à mes livres
Un forcené prend en otage une classe d'une école maternelle et menace de tout faire sauter si.
On connaît l'histoire. On croît la connaître, car, avec Philippe Djian, les chemins du destin conduisent les héros vers un huis clos où la passion, la peur, la jalousie... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 2.00/5
    Par Zazette97, le 27 octobre 2009

    Zazette97
    "Mise en bouche" est une nouvelle rédigée sur base d'un fait réel dont beaucoup se souviennent sans doute, bien que datant de 1993 : la prise d'otage d'une école maternelle à Neuilly sur Seine par un homme surnommé "Human Bomb".
    Or, la différence majeure qui distingue cette fiction de la réalité est que le preneur d'otages ne revendique absolument rien si ce n'est de l'argent, ce qui permet à l'auteur d'éliminer l'aspect politique de son récit pour le centrer uniquement sur l'intimité naissant entre le narrateur et l'institutrice.
    En cela, on pourrait dire que la prise d'otages n'est en fait qu'un prétexte visant à montrer à quel point les situations extrêmes peuvent faciliter le rapprochement entre individus.
    Mais ce que je n'ai pas aimé dans cette nouvelle, c'est la façon dont l'auteur tourne le preneur d'otages au ridicule, faisant de Lui un homme très coulant pour ce qui est des allées et venues des otages, peu méfiant finalement vis-à-vis des autorités et qui se laisse attraper facilement (voir extrait 1).
    Et puis, soyons logiques deux secondes, je serais preneuse d'otages (oui on ne sait jamais ce que la vie nous réserve), jamais je ne penserais à préparer des sandwiches à l'avance sachant que les flics seront mes livreurs officiels de pizzas pour les heures à venir!
    Je n'ai pas non plus perçu comme crédible la trop grande liberté accordée au narrateur et à l'institutrice. C'est tout juste si ils ne pouvaient pas s'envoyer en l'air sous le nez du preneur d'otages alors que les enfants et les autres profs dormaient juste à côté.
    Le changement d'attitude de Carole est, selon moi, trop expéditif. Celle-ci passe en effet, en l'espace de quelques heures, de la résignée à la nymphomane pour le grand plaisir du narrateur. Tous deux échangent des paroles souvent dignes des plus grands Harlequin au point que j'ai pensé renommer cette nouvelle "Mise en bouche (voire plus si affinités)" (voir extrait 2)
    L'écriture est assez familière mais cet aspect ne m'a pas semblé dissonant compte tenu de la tension ambiante et des agissements des personnages.
    La fin est, malgré une légère surprise, assez téléphonée. L'auteur se "suicide" d'ailleurs par sa dernière phrase : " Ce film-là aussi, je l'avais déjà vu cent fois".
    Bref, je n'ai pas vraiment eu le temps de m'ennuyer avec un récit aussi court mais j'ai été dérangée par plusieurs éléments qui ont rendu cette lecture quelque peu surréaliste.

    Lien : http://contesdefaits.blogspot.com/2009/10/mise-en-bouche-philippe-dj..
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    • Livres 4.00/5
    Par Gregor, le 12 novembre 2011

    Gregor
    Peyraud a usé de tout son talent pour épurer ce huit-clos sentimental. Dans cette histoire flotte une tension profonde, mais aux vertus amoureuses centrales. Un étrange rapport au temps s'immisce également. Ce qui m'a le plus touché, c'est le trait minimaliste de Peyraud. J'en suis ressorti conquis. de même que sa mise en page capte à merveille l'intensité dramatique de la prise d'otage. Et les personnages sont tous à la manoeuvre pour recueillir notre attention. Il y a un réel plaisir à s'engouffrer dans ce bras de fer à deux niveaux. Attentes, peurs, jugements, courage : les conséquences d'une perpétuelle interaction avec l'autre s'entremêlent. Pleine de remous en profondeur.
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    • Livres 2.00/5
    Par Chtimie, le 27 juin 2011

    Chtimie
    Je n'ai pas du tout été convaincue par cette histoire et ce, à cause des personnages je pense. À commencer par le preneur d'otages, on ne sait même pas ce qu'il revendique. C'était un choix du scénariste qui voulait plus montrer les relations entre les personnages au lieu de parler politique. Mais moi ça m'a manqué. J'aurais aimé connaître ses raisons, je pense que ça aurait apporté de la crédibilité.
    Ensuite, je trouve que les personnages secondaires sont souvent caricaturaux : le policier, l'instit,... Les personnages principaux eux sont un peu compliqués ! Une sorte d'histoire d'amour se tisse entre eux mais je ne comprends pas du tout leurs réactions. C'est vraiment très étrange. Quitte à se concentrer sur les relations, j'aurais aimé que ce soit un peu plus clair.
    Les dessins ne m'ont pas convaincue non plus. Par contre, les couleurs étaient très bien choisies et changeaient en fonction de l'ambiance.

    Lien : http://lavisdechtimie.over-blog.com/article-mise-en-bouche-77938824...
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    • Livres 2.00/5
    Par zazimuth, le 21 septembre 2010

    zazimuth
    Il s'agit d'un huis-clos dans lequel le narrateur se trouve pris en otage par un forcéné dans une école maternelle avec des enfants et quelques adultes dont sa voisine institutrice à laquelle il fait la cour depuis plusieurs semaines. La prise d'otage est finalement reléguée au second plan et c'est avant tout une histoire de relation homme-femme un peu bousculée par le contexte.
    Cela se lit bien mais j'avoue ne pas avoir trouvé les personnages très sympathiques et le style "parlé" utilise un langage assez familier voire parfois grossier.
    En revanche l'idée est intéressante et je pense que cela ferait une excellente pièce de théâtre.


    Lien : http://toutzazimuth.over-blog.com/article-34869075.html
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Citations et extraits

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  • Par Zazette97, le 27 octobre 2009

    " Le jour baissait et j'observais deux types qui installaient un projecteur sur le toit voisin lorsque, accompagné d'un Ribeiro affichant un air sombre, le journaliste qui présentait le journal du soir a fait son apparition.
    Il était très excité. D'emblée, au premier coup d'oeil, il a trouvé que le décor était parfait, que tout était encore mieux qu'il ne l'imaginait, les enfants, leurs souliers défaits, nos têtes d'otages aux traits tirés, nos teints blêmes et l'effrayante cagoule de l'homme derrière laquelle dansaient des yeux noirs et une bouche que la tension pinçait.
    Il envisageait d'employer plusieurs caméras, de faire venir des électros et une fille pour le repoudrer, mais l'homme a dit : "Ca va faire beaucoup de monde, votre histoire. Alors si c'est comme ça, j'en sais rien." p.41
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  • Par Zazette97, le 27 octobre 2009

    Nous étions conscients, elle et moi, que rien ne serait réglé, que rien n'aurait une signification quelconque tant que nous ne serions pas sortis de cet enfer et n'aurions pas eu de vraie nuit à nous, de vraie nuit avec l'esprit tranquille.
    " Parce que moi je ne me reconnais plus, m'a-t-elle avoué en tirant sur les boutons de ma braguette. Ca ne me ressemble vraiment pas."
    A ces mots, comme si mon pantalon contenait des braises, elle a interrompu brusquement sa besogne et s'est recroquevillée sur une mousse en se mordant le poing.
    Vous ne m'aidez pas, a-t-elle gémi. Vous n'avez pas pitié de moi." p.55
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