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ISBN : 2859208968
Éditeur : Le Castor Astral (2012)


Note moyenne : 4/5 (sur 3 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Je suis devant un tableau de Gérard Schlosser. Si je tourne la tête, découvrant ta main posée sur le drap, ou mon propre bras levé dans la lumière, j'ai encore son regard dans les yeux. Le cadre n'enferme pas la vie, il la rapproche, la pense. Aujourd'hui est une réalit... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (1)

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    • Livres 4.00/5
    Par Dixie39, le 18 octobre 2014

    Dixie39
    Ce recueil est né suite à une rencontre vertigineuse entre l'auteure et la peinture de Gérard Schlosser. Se définissant elle-même hermétique à cet art pictural, happée par le visuel de l'affiche, elle franchit la galerie et c'est la révélation. Renversée par l'éclat des « morceaux de monde » que ce peintre livre dans ses œuvres, elle prend la plume se laissant guider par cet artiste qui croque avec force et discrétion nos instants de vie.
    Les poèmes en prose sont courts, ciselés, comme une esquisse que l'on ferait sans lever le pinceau de la toile. Il émane une sensualité, une mise en image de la sexualité, toute féminine. On suit l'auteure dans cet univers : On a cette impression qu'elle nous ouvre des portes, l'une après l'autre, et nous donne à voir, saisis dans l'instant, des morceaux de vie qui pourraient tout aussi bien être les nôtres -qui sont les nôtres-. Une intimité vécue qu'elle nous livre avec des mots simples mais qui font mouche, qui touchent.
    On est actif dans la lecture de ses poèmes, on ne subit pas, on participe. Dans « il est fou », on voit cette femme -la lettre- de dos tournée, qui semble figée : « Pour bouger elle attend de ne plus brûler ». Et c'est un monde qui s'ouvre, riche de sens, d'un-possible.
    Les chantiers de poèmes, en annexes, sont un vrai régal. Ariane Dreyfus nous livre les étapes de la création de deux de ses poèmes. On suit leur mise au monde : ses sources d'inspiration, le choix des mots, des sonorités, le difficile abandon d'une combinaison de mots qui fait sens au bénéfice d'une autre aux sonorités qui cristallisent l'imaginaire du lecteur.
    Et dire qu'elle considère (considérait ?) de tous les arts, la peinture comme celui étant le plus éloigné d'elle ! 
    « Reconnaissance à Gérard Schlosser».
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Citations et extraits

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  • Par Dixie39, le 19 octobre 2014

    Mais, consulté, l'ami me dit que j'ai supprimé justement ce qu'il préfère, cette pensée comme une mastication intérieure, alors j'écoute ce premier lecteur. Je déplace toutefois le ciel, sans grande certitude. Peut-être le poème l'expulsera-t-il un jour.

    "Tu voudras bien lui donner"

    Dans le bol transparent une poignée de cerises
    Plutôt sombres que rouges, les dernières

    Elles ne sont pas prises
    Sauf si penser à, aimer sans réponse c'est comme manger
    Le bol est plein d'elles qui sont prêtes
    Qui disent :
    "Il faut savoir que c'est fini"

    Même si le ciel est bleu tout à fait
    Violemment

    Gouttes coagulées exactement comme
    Ce qui peut souffrir et le refuse

    Le poème aura donc su, en bonne amitié, patienter ce qu'il fallait. Toujours par amitié, il ne me dit pas tout, ou pas tout de suite, il a rejoint la vie, nous y sommes ensemble.
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  • Par Dixie39, le 16 octobre 2014

    Il est fou

    Oubliant la lettre qu'elle a posée sur la table

    Le tiroir est ouvert, son visage est penché,
    Ses longs cheveux pas attachés
    Ne laissent paraître qu'un peu de sa nuque

    Elle n'a pas oublié plutôt elle l'a déjà relue
    La lettre à demi ouverte par ses quatre plis
    Et soulevée à l'endroit où elle touche l'enveloppe

    Pour bouger elle attend de ne plus brûler
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  • Par Dixie39, le 16 octobre 2014

    Tu aurais pu dire une chose pareille ?

    Depuis qu'elle l'a lancée la chaise
    Ne bouge plus de sa place
    Il n'y a personne

    Elle met sa main devant ses yeux
    Toute cette force à un endroit
    Et pas de vrais bords

    Elle enlève sa main ouvre la fenêtre
    Le ciel

    Elle découvre le temps qui lui reste
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  • Par Dixie39, le 16 octobre 2014

    Tu es beau

    Il plie le bras pour qu'elle y mette sa tête
    A deux ils font un corps

    Et toujours l’œil vers la mer, là où la vie
    Se met loin et n'est plus que le temps

    Elle peut s'écarter, eux se respirent
    La peau titubant contre la peau
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  • Par Dixie39, le 16 octobre 2014

    Je suis comme toi

    La porte à demi ouverte laisse voir les corps

    Mais un long baiser est une forme
    Que le visible ne retient pas

    Il est brun, elle se tait dans le creux de ses bras
    Les mots pas entendus s'enfoncent dans les cheveux

    Chaque partie d'eux
    Est touchée par une autre qui se replie
    Pour l'étreindre

    La nuque ne s'affaisse pas, on le croit
    C'est seulement la peau, son odeur touche le visage
    Aux yeux fermés, sa chaude odeur
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