ISBN : 2070348830
Éditeur : Gallimard (2008)


Note moyenne : 2.83/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres
« Éberluée, j'ai prié le taxi de s'arrêter un instant. Dans un réflexe de propriétaire, je me suis demandé de quel droit on avait planté ce réverbère en mon absence, juste sous mes fenêtres, dans l'axe de la vue plongeante sur la vallée... »

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Critiques et avis(1)

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    • Livres 3.00/5
    Par ChezLo, le 18 décembre 2010

    ChezLo
    Le livre est intéressant et je découvre Benoît Duteurtre avec beaucoup de curiosité. Chemins de fer est curieux : ce roman n'en est pas vraiment un car il n'y a pas vraiment d'histoire. Juste cette femme qui fait des allers-retours entre Paris et son village favori. Mais l'important est ailleurs, plûtot dans la réflexion apportée aux évolutions de nos temps modernes et en particuliers celles des services et du système de la SNCF et également de la vision que les urbains ont de la Province telle qu'ils veulent la conserver.

    Lien : http://chezlorraine.blogspot.com/2009/11/chemins-de-fer.html
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Citations et extraits

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  • Par ChezLo, le 18 décembre 2010

    Samedi 26
    Quitter la gare en taxi, filer sur la nationale en direction du col ; tourner dans la vallée encaissée où les noms de hameaux se succèdent dans un ordre précis... Quand s'égrènent les derniers kilomètres, je retrouve chaque détail des voyages de mon enfance. Aujourd'hui, comme nous remontions le long de la rivière, le chauffeur m'a parlé de pêche à la ligne. Le cours d'eau sinuait parmi les grandes herbes de la prairie. Une lumière dorée d'automne éclairait les sapinières accrochées aux pentes rocheuses. Là-haut, sur la montagne, j'ai reconnu la ferme de Paul dont la cheminée fumait au milieu de sa clairière. Soudain, par la vitre baissée, j'ai aspiré une bouffée plus âcre et plus noire ; celle du camion de marchandises polonais qui, depuis dix minutes, ralentissais notre avancée.
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  • Par frikiko, le 15 août 2011

    (incipit)
    Ce matin, un voile de grisaille enveloppait la vallée. Des nuages bas s'accrochaient aux arbres ; une vapeur froide montant du sol brouillait le contour des chemins et des champs ; et tandis que cette humidité s'élevait lentement, le ciel épais tombait, de plus en plus lourd, jusqu'au fond des ravins. La terre mouillée et l'air trempé se rejoignaient dans une composition imprécise où tout était à la fois solide, liquide et gazeux.
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Vidéo de Benoît Duteurtre

Benoît Duteurtre à la librairie La Galerne à l'occasion de la sortie de "L'été 76".








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