ISBN : 2020564890
Éditeur : Editions du Seuil (2002)


Note moyenne : 3.43/5 (sur 21 notes) Ajouter à mes livres
Franck Bascombe est journaliste sportif.
Divorcé, il vit seul dans une banlieue cossue de la côté est des Etats-Unis. Pourquoi, après des débuts prometteurs, a-t-il renoncé à l'écriture ? Quel drame a bien pu détruire son mariage ? Les flashs-back qui parsèment c... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 3.00/5
    Par missmolko1, le 11 décembre 2011

    missmolko1
    Je ne connaissais absolument pas Richard Ford avant de me plonger dans ce livre.
    J'ai beaucoup aimé l'écriture, de plus le roman est écrit a la première personne ce qui d'emblée m'a plus. le narrateur, Franck Bascombe, un journaliste sportive de trente neuf ans, va le temps d'un week-end, nous faire un tas de confessions et revenir sur sa vie (on passe de flash back en flash back) : son divorce, la mort de son fils, ses études....
    Ce qui m'a dérangé en revanche, c'est la lenteur du roman, la monotonie de la vie de cette homme. J'aime les livres qui se dévore or là le rythme est très lent.
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    • Livres 5.00/5
    Par le_Bison, le 31 janvier 2012

    le_Bison
    Comme souvent, mes histoires débutent ou se terminent dans un bar. Ici, les parfums de pisse et de poussière ont laissés place à ceux de poissons séchés et d'embruns maritimes. Comme souvent, mes histoires prennent leurs sources dans le Montana et s'achèvent dans le Dakota. Ici, on garde la même latitude mais on remonte vers l'Est, vers le Michigan et le New Jersey. Comme toujours, mon héros est solitaire et un peu désabusé. Sa vie ne vaut plus grand-chose, ou encore moins. Il se trouve qu'aujourd'hui, j'ai 39 ans, Frank Bascombe également. Je ne sais pas si ce simple fait l'explique, mais je me suis immédiatement identifié à lui : ce qui pour moi à rendu cette lecture des plus attirantes et passionnantes, malgré sa longueur, malgré sa lenteur, malgré sa langueur…
    Frank Bascombe, écrivain en devenir, se voit publier un recueil de nouvelles au succès critique retentissant. En route pour l'écriture d'un roman, ce dernier restera au stade inachevé, Frank proposant ses services littéraire à un magasine sportif pour écrire, avec certains diront un certain talent, des chroniques sur le sport alors qu'il n'y connait pas grand-chose, ne pratique pas et n'aime même pas. A peine est-il un faible supporter d'une équipe de football ou de base-ball…
    Depuis la mort de son fils, quelque chose a changé dans la vie de Frank. Un fait normal, en somme tant il doit être difficile de faire le deuil d'un de ses enfants. Depuis, il a divorcé de sa femme, mais tout en restant en parfait terme avec, il continue de la fréquenter occasionnellement et participe toujours à l'éducation de ses deux autres enfants. Mais voilà, Frank n'attend plus grand-chose de la vie, une vie de banlieusard totalement inerte, sans rêve, sans espoir, mais une vie qui le sied parfaitement. Et le New Jersey, avec ses banlieues totalement prévisibles et typiquement américaines, est l'endroit idéal pour se confondre dans le paysage urbain, sans laisser aucune trace indélébile de son passage.
    J'ai ainsi tout le loisir, le temps d'un week-end, pour un voyage dans le Michigan, avec sa fiancée du moment, pour découvrir la facette de Frank, fortement désabusée et partiellement cynique qui au final va mettre en décrépitude tout ce qui tourne autour de sa personne. Un week-end de Pâques pour s'isoler encore plus du monde, un week-end pour faire le point sur sa propre vie, sur sa solitude et ses perspectives les plus profondes à se retrouver seul avec soi, seul à écrire des chroniques bidons sur le sport, seul à boire un verre dans un bar obscur.

    Lien : http://leranchsansnom.free.fr/?p=170
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Citations et extraits

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  • Par le_Bison, le 31 janvier 2012

    Il n’y a rien de plus encourageant que de savoir que, quelque part, une femme que vous aimez ne pense qu’à vous. A l’inverse, rien n’est plus déprimant que de savoir qu’aucune femme ne pense à vous nulle part. Ou pis encore : qu’à cause d’une bêtise, on a quitté cette femme qui vous aimait. C’est comme regarder par le hublot d’un avion et découvrir que la terre a disparu. Aucune solitude n’est plus douloureuse que celle-là. Et le New Jersey, discret et feutré, est le paysage idéal de cette solitude-là, malgré tous ses autres agréments. Le Michigan le talonne, avec ses immensités tristes, ses couchers de soleil désolés au-dessus des maisons trapues, ses forêts de reboisement, ses autoroutes plates, ses villes sinistres comme Dowagiac ou Munising. Mais le Michigan ne surpasse pas le New Jersey, qui détient le record absolu de la solitude la plus pure.
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    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par missmolko1, le 10 décembre 2011

    L'humanité ne perd rien lorsqu'un écrivain décide de se taire. Quand un arbre tombe dans la forêt, qui s'en préoccupe sinon les singes ?
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  • Par Alice5, le 12 février 2012

    Tout le monde devrait vivre seul à un moment ou un autre de l’existence. Cela n’a rien à voir avec la solitude d’un enfant, ou celle qu’on connaît dans la chambre d’un dortoir d’une école miteuse. Il faut d’abord grandir. Et ensuite vivre seul. C’est tout à fait supportable. On peut y gagner une intimité avec soi, (…).
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  • Par Alice5, le 12 février 2012

    Parfois, les gens deviennent haineux lorsqu’ils découvrent que les journalistes sportifs sont des hommes ou des femmes tout ce qu’il y a de plus banal. (Les gens tiennent souvent à ce que les autres soient meilleurs qu’eux).
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  • Par line70, le 20 mars 2011

    Ce que moi je défends, c'est l'oubli. Oublier les rêves, les griefs, les vieux défauts de caractère - les miens comme ceux des autres. Pour moi, la vie est sans espoir si nous ne parvenons pas à oublier ce qui a été dit et fait, à oublier et à pardonner.
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Vidéo de Richard Ford

Les carnets de route de François Busnel, France 5 Rencontre avec Richard Ford Au Nord-Est des Etats-Unis s'étend une région de collines et de prairies, de montagnes et de lacs, de forêts profondes et de plages sauvages. C'est l'une des régions où débuta l'histoire de l'Amérique : la Nouvelle-Angleterre. C'est ici qu'au XVIIe siècle se sont installées les premières universités. En 1636, l'université de Harvard est créée à Boston. Aujourd'hui, de nombreux écrivains habitent cette région et se sont penchés, depuis ces terres, sur l'évolution de la société américaine.








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