ISBN : 2879295548
Éditeur : Editions de l'Olivier (2008)


Note moyenne : 2.96/5 (sur 57 notes) Ajouter à mes livres
Jean-Paul Dubois retrouve le souffle romanesque d’ Une Vie française dans ce livre qui devrait enthousiasmer ses fans. Aucun des « fondamentaux » ne manque à l’appel : Toulouse, un anti-héros (Paul Stern) et son épouse (Anna), un père encombrant, l’actuel président de l... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Seraphita, le 20 mai 2009

    Seraphita
    Paul Stern vit à Toulouse, entouré d'une famille en mutation : son père, Alexandre change de mode de vie du jour au lendemain, suite au décès de son frère, dont il hérite de sa fortune, de ses bateaux ainsi que de sa femme ; son épouse, Anna, s'enfonce dans une dépression qui l'amène à être internée. Face à ces destins qui lui échappent, Paul profite d'une occasion professionnelle – redonner vie au script d'un film – pour se rendre plusieurs mois à Hollywood. Il découvre une nouvelle vie, faite d'apparences, d'apparat et de faux-semblants. Jusqu'au jour où il croise subrepticement Selma, le sosie parfait d'Anna quelque trente années plus jeune…
    Il s'agit du roman des accommodements raisonnables, c'est-à-dire de toutes les compromissions, conciliations, arrangements pour édulcorer le quotidien, le rendre plus acceptable, à l'image d'Alexandre qui adopte un nouveau mode de vie, après toute une existence passée à dénigrer ce style de vie qu'affectionnait son frère, à l'image de Paul qui préfère fuir sa femme malade pour mieux la retrouver aux Etats-Unis, sous forme d'un reflet rajeuni, mais qui s'avère écorché également. Nous retrouvons dans ce roman le style de Jean-Paul Dubois, avec son humour grinçant et ses obsessions : les tondeuses à gazon, les voitures de collection, la pêche, le vélo, l'avion... L'auteur nous présente une saga familiale désopilante, avec sa panoplie d'anti-héros, dont les situations adressent un clin d'œil à l'histoire d'« Une vie française » (même prénom, Paul, pour le personnage principal, même prénom pour sa femme, Anna, pour sa fille, Marie, la thématique de la folie et de l'internement…).
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par annie, le 06 août 2008

    annie
    (L'Olivier)

    « – le tapis roulant qui achemine le cercueil au cœur du four rencontre une anomalie. le système d'allumage des rampes de gaz est également affecté par la panne. J'espère que nous allons solutionner ces problèmes très rapidement.
    Sa voix flûtée, haut perchée, tranchait avec la gravité de son allure, comme s'il était doublé par un ridicule personnage de dessin animé.
    Mon père hocha la tête avec un léger sourire qui pouvait laisser croire à une certaine bienveillance. En réalité, je savais qu'il pestait intérieurement contre cet accroc mécanique qui retardait le moment tant attendu où le sauteur partirait en fumée.
    – Décidément, ton oncle nous aura fait chier jusqu'au bout. »
    Entre son épouse en pleine dépression et un père qui lui a menti toute sa vie, Paul Stern a envie de tout laisser en plan. Pour sa part, il est aux prises avec le diable de la tentation.
    Une singulière proposition de travail, à un bien curieux moment de sa vie : un producteur lui propose de s'atteler à une nouvelle histoire. le seul problème éventuel est que le lieu de travail se situe à Hollywood, dans les studios de la Paramount. Il part.
    Sa rencontre avec Selma Chantz fait alors basculer sa vie : Selma est le sosie de son épouse. La copie est aussi troublante, aussi parfaite et désirable que l'original avait pu l'être en son temps.
    En d'autres termes, la jeune femme a l'âge de ses enfants et le visage de leur mère. Drôle, cinglant et désespéré, Les accommodements raisonnables est probablement le roman le plus incisif de Jean-Paul Dubois, qui conserve toute la fraîcheur de son écriture.
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    • Livres 3.00/5
    Par annie, le 06 août 2008

    annie
    (L'Olivier)

    « – le tapis roulant qui achemine le cercueil au cœur du four rencontre une anomalie. le système d'allumage des rampes de gaz est également affecté par la panne. J'espère que nous allons solutionner ces problèmes très rapidement.
    Sa voix flûtée, haut perchée, tranchait avec la gravité de son allure, comme s'il était doublé par un ridicule personnage de dessin animé.
    Mon père hocha la tête avec un léger sourire qui pouvait laisser croire à une certaine bienveillance. En réalité, je savais qu'il pestait intérieurement contre cet accroc mécanique qui retardait le moment tant attendu où le sauteur partirait en fumée.
    – Décidément, ton oncle nous aura fait chier jusqu'au bout. »
    Entre son épouse en pleine dépression et un père qui lui a menti toute sa vie, Paul Stern a envie de tout laisser en plan. Pour sa part, il est aux prises avec le diable de la tentation.
    Une singulière proposition de travail, à un bien curieux moment de sa vie : un producteur lui propose de s'atteler à une nouvelle histoire. le seul problème éventuel est que le lieu de travail se situe à Hollywood, dans les studios de la Paramount. Il part.
    Sa rencontre avec Selma Chantz fait alors basculer sa vie : Selma est le sosie de son épouse. La copie est aussi troublante, aussi parfaite et désirable que l'original avait pu l'être en son temps.
    En d'autres termes, la jeune femme a l'âge de ses enfants et le visage de leur mère. Drôle, cinglant et désespéré, Les accommodements raisonnables est probablement le roman le plus incisif de Jean-Paul Dubois, qui conserve toute la fraîcheur de son écriture.
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    • Livres 3.00/5
    Par emeralda, le 16 novembre 2009

    emeralda
    Comme je l'ai déjà dit dans mon introduction, c'est avec curiosité que j'ai choisi cet ouvrage et que je me suis lancée dans sa lecture sans plus y réfléchir. Je me suis d'ailleurs habituée à cette couverture (qui ne m'attirait pas le moins du monde) si Hollywoodienne, tellement évocatrice du monde du cinéma et de ses stars d'un passé que l'on croit révolu et qui pourtant renaît toujours car intemporel, immortel.
    L'univers du 7 ème art, on l'abordera par l'intermédiaire de notre narrateur, Paul Stern puisqu'il est script doctor et qu'il acceptera un emploi à la Paramount à Hollywood.
    On flirtera avec le glamour, le rêve, les paillettes et l'on verra bien que cet espace où tout est factice (même des quartiers entiers de New York) n'est pas aussi reluisant que cela. On passera sous silence certains détails comme la lunette des toilettes de Nicholson.
    Paul est ce que l'on appelle un anti-héros car il n'est ni brillant, ni extraordinaire. Il ne cherche pas à l'être non plus et se contente de sa petite vie qui lui convient bien. Enfin qui lui convenait bien car depuis le décès de Charles Stern, son oncle, les choses s'emballent un peu trop.
    On va le suivre, l'écouter durant une année entière. Chaque chapitre est un mois de plus écoulé.
    Un débit volontairement assez lent pour que l'on prenne conscience de ce que peut vivre ou ne pas vivre justement Paul. L'existence, un long fleuve tranquille ? Possible, mais je gage que comme certain cours d'eau de notre hexagone, il faille se méfier de l'eau qui dort.
    La fuite en avant des éléments est sans doute la clef de cet ouvrage car chacun à sa manière, les protagonistes choisissent cette option pour échapper à quoi, à qui ? C'est selon et si l'on y réfléchit un peu, nous avons toutes et tous tendance à reproduire ce schéma par facilité, lassitude ou habitude.
    On s'arrange avec la réalité, on passe des « deals » plus ou moins à notre avantage, on calcule, on profite, on est lâche. La nature humaine n'aime pas se compliquer l'existence donc elle fait au mieux. On tire la couverture à soi.
    Le livre se lit aisément sans être captivant. Cependant, on y revient toujours presque inexorablement. Un peu comme notre propre routine, on veut connaître celle de Paul et de sa famille, de ses amis, de ses fréquentations. On observe, on note.
    La suite sur :


    Lien : http://espace-temps-libre.blogspot.com/2009/11/la-raison-bon-dos-les..
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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 09 décembre 2011

    carre
    Paul Stern s'envole pour Hollywood pour raisons professionnelles au moment ou sa vie familiale traverse de sérieuses turbulences (son père quitte la France et son épouse plonge dans une profonde déprime). Mais Stern ce laisse emporter par cette vie d'artifices et de faux-semblants, surtout lorsqu'il rencontre Selma, sosie de son épouse quelques années en moins.. Jean-Paul Dubois n'a pas son pareil pour nous embarquer dans ces histoires tragi-comiques, il distille une petite musique mélancolique qui fait mouche à chaque fois, sans oublier comme toujours de parler de tondeuses à gazon et autres obsessions de l'auteur.
    Un excellent Dubois, comme souvent.
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Citations et extraits

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  • Par urbanbike, le 04 janvier 2009

    Selma se rua vers la poche où gisait le champignon, le saisit délicatement et le transporté jusqu'à l'évier, le nettoya, puis m'ordonna de prépare du thé sucré et de retrouver un autre bocal. Je m'exécutai comme l'eût fait un assassin d'enfant et rapportai un saladier en verre dont je me servais d'habitude pour préparer du guacamole et de la laitue. Elle prit le nouveau-né sauvé des détritus et le plongea dans son bains. puis, comme une infirmière consciencieuse et aimante, elle regarda s'opérer la lente résurrection.

    Cette contemplation béate me rendit soudain Selma détestable. Elle incarnait toute la pensée désaxée de ce pays, cette espèce de religiosité spongieuse, de verroterie spirituelle, de macédoine sociale — avec des pauvres pour ramasser les merdes des chiens, des vieux pour garer des voitures, Edwards pour livre des pizzas, une remède cheval pour calmer Efrain, et des champignons pour guérir les angoisses vertébrales, C4-C5 incluses. Ce pays était une secte, avec ses rites économiques et ses gourous fanatiques. Une colère informe m'envahissait.
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  • Par kathy, le 19 juillet 2010

    Quand je passais au-dessus d'une ville en avion, j'imaginais en bas, s'agitant sous ces toits minuscules, des millions de nano-existences qui mangeaient, dormaient, se disputaient, se montaient dessus, s'accrochaient les unes aux autres pour ne pas rester seules, pour donner un sens à toute cette merde, pour oublier la place infinitésimale que nous occupions, chacun, en ce monde. Le vol de nuit était un salutaire exercice de modestie qui permettait à peu de frais, et beaucoup plus rapidement que ne l'autorisait une analyse, de soumettre les prétentions de nos ego à la simple échelle de grandeur qu'offraient nos vies lorsqu'on les regardait à 35 000 pieds au travers d'un hublot de cabine économique.
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  • Par Musikant, le 27 septembre 2008

    Il s'appelait Eric Balshaw et possédait la beauté nébuleuse caractéristique des ces médiocres acteurs dont on ne se rappelle jamais le nom. Il était à l'âge charnière où l'on pouvait encore deviner l'enfant imbuvable qu'il avait été et voir déjà poindre le sale con qu'il s'apprêtait à devenir.
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  • Par Musikant, le 27 septembre 2008

    Vous savez , Paul, je me suis longtemps demandé si je n'avais pas passé ma vie à plus ou moins tricher pour tirer la mauvaise carte, et ainsi me poser éternellement la question de savoir ce qui se serait passé si j'avais pioché la bonne.
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  • Par bacoltrane, le 14 février 2009

    - Tu ne le croiras pas, mais je te jure que c'est vrai. Ce gars est élu avec 53% des voix et deux heures après il commence la tournée des bistrots. Le Fouquet's, un saut à la Concorde où, avec sa ribambelle de zouaves, il entonne des chansons d'ivrognes, et ensuite tout le monde en boîte de nuit. Je n'en reviens pas....

    - Un jour je t'aimerai.
    Cette phrase entra en moi comme un projectile indolore. L'impact me sidéra, mais très vite son effet se fragmenta en une infinité de picotements comparables à un léger frisson.

    Il s'appelait Eric Balshaw et possédait la beauté nébuleuse caractéristique des ces médiocres acteurs dont on ne se rappelle jamais le nom. Il était à l'âge charnière où l'on pouvait encore deviner l'enfant imbuvable qu'il avait été et voir déjà poindre le sale con qu'il s'apprêtait à devenir.
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Vidéo de Jean-Paul Dubois

La grande librairie 24/11/2011 sur France 5 de François Busnel, Jean-Paul Dubois parle de son nouveau livre "Le Cas Sneijder"








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