ISBN : 2266174398
Éditeur : Pocket (2007)


Note moyenne : 4.18/5 (sur 116 notes) Ajouter à mes livres
Et les Dieux créèrent l'homme, et chaque dieu choisit son peuple. Ah! Que le monde était jeune, que les mystères étaient limpides! Mais Torak, le dieu jaloux, vola l'Orbe d'Aldur, le joyau vivant façonné par l'aîné des dieux, et ce fut la guerre. Le félon fut châtié ; à... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Coeurdechene, le 11 octobre 2011

    Coeurdechene
    Dans le milieu des mondes imaginaires, on ne présente plus le couple Eddings, auteurs de nombreux romans qui ont façonné tout un pan de l'Héroïc-Fantasy et dont l'influence sur les générations futures n'est sans doute pas moindre que celle de leurs aînés. Longtemps annoncé comme le seul auteur de ses histoires, David Eddings reconnaît en 1995 la participation essentielle de sa femme dans son écriture. Il s'agissait de toute façon de "l'un des secrets les moins bien gardés de la fiction contemporaine". Et si lui est à l'origine des histoires, le lecteur doit à Leigh la cohérence des décors et du cadre des histoires, la majorité des personnages féminins et les chutes incisives. Ce qui n'est pas anodin et contribue énormément au plaisir de lecture de leurs ouvrage.
    Mais qu'est-ce que La Belgariade ?
    Il s'agit d'un cycle de romans en cinq "Chants" narrant les aventures de Garion, simple valet de ferme appelé à une grande destinée. le pitch est extrêmement simple, et pour être honnête, le cycle n'est pas tant apprécié pour la profondeur de l'histoire que pour le talent de conteur des auteurs et leur humour. A cause du jeu du destin et de Prophéties nébuleuses quant à l'avenir du monde, Garion et son petit groupe va parcourir tout le continent dans une sorte de gigantesque voyage initiatique. Les rencontres seront nombreuses et les occasions d'apprendre innombrables.
    L'un des talents des auteurs est d'arriver à gérer une énorme distribution de personnages sans jamais réussir à ennuyer le lecteur, ni même à le perdre (ce qui en soit est une gageure). Les cartes parsemant les ouvrages sont pour beaucoup dans le suivi des aventures et le réalisme des peuples inventés relève presque du travail d'ethnologue.
    Le monde de la Belgariade est coupé en deux continents aux proportions titanesques et aux reliefs accidentés.
    Le cycle de la Belgariade est un prétexte à l'exploration du premier continent, constitué des Royaumes du Ponant et des Territoires Angaraks.
    Chaque territoire est marqué par une géographie spécifique, des noms identifiables immédiatement et un trait de caractère fortement poussé. Ce qui permet d'une part de ne pas perdre tout de suite le lecteur, et dans un deuxième temps de grossir les traits et de faire une légère critique de certains contemporains l'air de pas y toucher... Ainsi les Cherek sont de grandes brutes dans le plus pur style viking alors que les Arendais sont de simples fermiers au pragmatisme exacerbé. Les Drasniens sont de redoutables marchands et les meilleurs espions du monde alors que les Asturiens sont de dangereux écervelés, aussi prompts à se fourrer dans les ennuis jusqu'au cou qu'à jurer une amitié indéfectible.
    Le groupe accompagnant Garion dans sa quête est constitué d'un assemblage hétéroclites d'individus provenant des ces différents pays, aux traits si possible encore plus poussé que leurs congénères, histoire d'amener quelques situations cocasses et de compliquer les choses dans les relations du groupe.
    L'humour est l'un des facteurs dominants de l'écriture du couple Eddings. Leurs textes sont truffés d'expressions très imagées et évocatrices, de jeux de sonorités, de situations emberlificotées et de répliques satiriques. Les dialogues sont des petits bijoux de réparties cinglantes et de mauvaise foi éhontée. Combien de fois ai-je dû fermer le livre quelques instants, incapable de réprimer un fou rire en imaginant certaines scènes ou lorsque l'image de l'une de ces expressions s'imposait à moi durant la lecture. C'est tout simplement jouissif...
    Il est à souligner que les auteurs adorent les intrigues politiques et les états de siège. Ils sont d'ailleurs maîtres dans ce genre de description et n'ont pas leur pareil pour échafauder des théories fumeuses dont leurs personnages font bien évidemment les frais pour notre plus grand plaisir. de ce point de vue, ils se rapprochent de l'écriture de David Gemmell, même s'ils sont loin d'égaler son souffle épique dans la description des combats.
    Certains lecteurs chagrins relèveront en point faible le personnage même de Garion, un peu long à la comprenette et qu'ils trouvent relativement agaçant dans son obstination à remettre en cause l'état qui est le sien : être le jouet d'une prophétie qui a scellé sa vie bien avant sa naissance... Honnêtement, si l'on se mettait à la place du garçon, élevé en Arendie, donc né pour être fermier, avec une conception très pragmatique de la vie et une ouverture d'esprit relativement étroite (assez large pour écouter des contes à la veillée, mais pas assez pour y croire), il paraît normal de passer un petit moment à se plaindre, non ? Et peut-être de se poser quelques question existentielles...
    Et soit dit en passant, le tout est traité avec suffisamment d'humour pour ça passe tout seul, et ça se transforme même en running gag. Bon, je sais, je suis un public définitivement acquis à ce cycle, et aux autres grands cycles du couple que j'espère présenter plus tard.
    Malgré tout, il s'agit d'un monument incontournable de la fantasy "classique" et il serait dommage de passer à côté. Pour un lecteur averti, c'est une lecture de distraction entre deux ouvrages plus conséquents.
    Pour un néophyte, il s'agit d'un très bon cycle pour entrer dans les mondes imaginaires dont la lecture marque profondément. Je l'ai lu plusieurs fois et c'est toujours aussi jouissif, malgré quelques longueurs lorsque l'on connaît la fin de l'histoire. Mais ça reste une lecture très distrayante.
    À découvrir ou à redécouvrir, juste pour le plaisir de s'esclaffer et de récupérer des expressions bizarre à placer ensuite dans une conversation...
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    • Livres 3.00/5
    Par Iani, le 20 août 2008

    Iani
    J'avoue, j'ai eu un peu de peine au début... En fait, je trouvais que c'était toujours pareil. Il voyagent, s'arrêtent à un endroit, et vite, il faut repartir, pour se retrouver de nouveau dans une autre auberge, et vite ! Il faut partir !
    Il y avait certes des évènements du style attaque sur les routes, mais bon rien qui ne m'a vraiment passionnée.
    Mais c'est venu bien plus intéressant vers la moitié du livre, et là, je ne voulais plus refermer le livre. Enfin il se passait quelque chose ! ^^
    Par contre, j'ai un peu de mal avec notre petit Garion. Je le trouve trop gamin et trop borné, même si apparemment c'est voulu puisque tout le monde le lui reproche, mais bon, lui qui voulait qu'on lui explique tout, Polgara le lui propose un jour et il refuse... Ensuite "non ! je veux pas être ce que je suis !" et il refuse de se faire raisonner par les autres. Enfin bref, vivement qu'il grandisse un peu ^^
    Mais un très bon livre dans l'ensemble, toujours léger et facile à lire avec quelques touches d'humour qui sont les bienvenues ! Et évidemment toujours autant de dialogue, ce qui rend la lecture plus rapide.
    http://iani.over-blog.com/article-19384698.html
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    • Livres 2.00/5
    Par Thyuig, le 24 mars 2011

    Thyuig
    Bon, les très bonnes intentions du premier tome sont très vites retombées, "cette reine des sortilèges" étire péniblement ses situations plan-plan ainsi qu'une intrigue qui n'évolue pas d'un iota jusqu'à la 350ème page à peu près. C'est décevant d'autant plus que le premier tome était plein de promesses, mais ici on peine de plus en plus à croire au personnage de Garion, Polgara est tout simplement insupportable et sire Loup, pour un type en vie depuis 7000 ans a curieusement peu profité de cette expérience pour éviter les pièges tendus de l'existence. En gros c'est pas nul mais ça commence à y ressembler furieusement, Eddings va devoir s'employer pour faire rebondir l'action autrement qu'en vagues situations mille fois vues et revues.
    Un exemple des plus déplaisants, à chaque fois que le groupe (ne dites pas la Communauté, Tolkien se retournerait dans sa tombe) fait halte, Burnick (de "Burne", vieil algarois signifiant neuneu) demande soit à Polgara soit à sire Loup si l'endroit leur convient, oui oui c'est bon, alors je vais chercher du bois pour le feu. Ok, situation banale mais répétée trente fois dans le bouquin, c'est tout simplement impossible à lire sans pouffer. Et l'on peut malheureusement étendre l'exemple à tous les personnages du petit groupe, tous sont exactement le reflet de ce qu'ils sont supposés être, pas un ne trouble par sa finesse ou un comportement inattendu, c'est affligeant de premier degré... Vite Eddings, passe à autre chose ! Me serais-je fourvoyé dans cette lecture ?
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    • Livres 5.00/5
    Par Lefso, le 02 mai 2011

    Lefso
    Ce deuxième tome reprend l'histoire là où nous l'avions laissée. Elle démarre donc en Arendie où la guerre civile menace depuis quelques siècles entre les provinces d'Asturie et de Mimbre. On profite de ce nouveau départ pour découvrir un peu du passé de Polgara.
    L'action, même si elle ne m'a pas manquée dans le premier tome, est plus présente. le groupe doit gérer plusieurs attaques, plusieurs filatures, ou encore plusieurs complots. le style est toujours aussi fluide, les dialogues savoureux très nombreux accentuant encore cette impression. J'ai vraiment eu l'impression de vivre cette aventure aux côtés de nos héros. On rit, on pleure à leurs côtés sans se rendre compte que les pages défilent. D'ailleurs j'ai été surprise de tourner la dernière page.
    L'histoire, même si elle est très manichéenne, nous réserve quelques surprises et on oublie très vite ce côté gentils contre méchants. de même que Garion, nous découvrons les pays qui composent son monde, ainsi que ses habitants et leurs us et coutumes. On en apprend également un peu plus les pouvoirs magiques mis en jeu dans cette fresque.
    Les personnages s'approfondissent, les petits nouveaux s'intègrent au groupe avec ou sans heurts, selon. J'aime beaucoup quand Sire Loup en a plein les bottes d'une certaine jeune fille ! Garion est toujours aussi boudeur mais il a trouvé quelqu'un pour lui donner la réplique et lui rabattre son caquet, alors ... Comme pour le premier tome, je trouve que certains des personnages sont plus mis en valeur que d'autres.
    Un dernier mot à propos de l'humour dont je n'ai pas encore parlé. Il est une grande composante de cette série. Personnellement, il m'est arrivé de rigoler toute seule, m'attirant de drôles de regards ou des interrogations de mes louloux.

    Lien : http://lefso.blogspot.com/2011/05/la-belgariade-tome-2-la-reine-des...
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  • Par Korto23, le 29 juin 2011

    Korto23
    Le maître sorcier Belgarath et sa fille Polgara la sorcière sont sur la piste de l'Orbe d'Aldur, cherchant à retrouver sa puissance salvatrice avant la catastrophe finale prophétisée par les légendes. Avec eux s'est joint Garion, un ancien garçon de ferme qui n'avait jamais cru à la sorcellerie et ne voulait pas en faire partie. Pourtant, un certain pouvoir grandi en lui, le forçant à des actes de sorcellerie qu'il ne pourra jamais accepter.
    Naturellement, comme nous sommes dans un tome deux, nous retrouvons l'entièreté des personnages pour notre plus grand plaisir. Nous en apprenons énormément sur Garion. Il est vrai qu'il reste fort têtu et fort gamin, mais qui ne l'a pas été à son âge ? J'ai quand même pu déceler une petite maturité grandissante au fond de lui. Pas de très grands changements avec les autres personnages, mais c'est toujours un plaisir de lire leurs dialogues, leurs joutes verbales et leurs caractères respectifs. D'autres personnages font une légère apparition dans la quête de notre petit groupe. Ils ne m'ont pas considérablement touché, mais ils m'ont éclairé sur les différents peuples qui vivent dans ce monde. Dans les nouveaux venus, nous avons Lelldorin qui est trop frétillant, Madorallen qui possède un langage très orgueilleux (dû à la mentalité de sa région) et Ce'Nedra qui est tout aussi capricieuse que résolue.
    La plume de David Eddings est fluide et cohérente. Au début de cette lecture, j'étais tout aussi perdu que dans le premier tome car, à certains moments, tout bouge dans tous les sens et, à d'autres moments, les protagonistes suivent une même ligne et ce, pendant une grosse partie du roman. Tout est devenu bien plus intéressant vers la moitié du roman et quelle difficulté de le renfermer avant de tout savoir ! Je peux pardonner les longueurs présentes car cela a été voulu par l'auteur pour mieux aider le lecteur à s'imprégner des différents conflits et à rendre son univers crédible.
    Conclusion, un tome deux mélangeant de multiples péripéties, actions et révélations qui confirme le fait que je deviens littéralement dingue de l'univers d'Eddings et que la suite des aventures de Garion ne mettra pas longtemps à atterrir dans ma PAL.

    Lien : http://bibliodekorto.blogspot.com/2011/06/david-eddings-la-belgariad..
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Citations et extraits

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  • Par Lefso, le 02 mai 2011

    Le lendemain matin, Silk sortit de la tour revêtu d’un magnifique pourpoint marron, un bonnet pareil à un sac de velours noir incliné d’un air insolent sur une oreille.
    — Qu’est-ce que c’est que cet accoutrement ? remarqua tante Pol.
    — Je suis tombé sur un vieil ami en fouillant dans mes balluchons, raconta Silk, d’un petit air dégagé. Un dénommé Radek de Boktor.
    — Serait-il arrivé quelque chose à Ambar de Kotu ?
    — Ambar est un brave garçon, expliqua Silk d’un ton quelque peu dépréciatif, mais un Murgo du nom d’Asharak a déjà entendu parler de lui et a pu prononcer son nom dans certains milieux. A quoi bon chercher les ennuis quand on n’y est pas obligé ?
    — Ce n’est pas une mauvaise idée, approuva sire Loup. Un marchand drasnien de plus ou de moins n’attirera pas l’attention sur la Grand-Route de l’Ouest,quel que soit son nom.
    — Je vous en prie, objecta Silk, en prenant des airs de grand blessé. Le nom joue un rôle capital. C’est sur lui que repose toute l’identité d’emprunt.
    — Je ne vois pas la différence, laissa tomber Barak, avec sa délicatesse coutumière.
    — Ça fait toute la différence du monde. Enfin, tu vois tout de même bien qu’Ambar est un nomade qui n’attache guère de considération à l’éthique, alors que Radek est un homme intègre, dont la parole est respectée dans tous les comptoirs du Ponant. D’autant que Radek ne se déplacerait jamais sans sa suite.
    — Sa suite ? L’un des sourcils de tante Pol fit un bond vers le haut.
    — N’y voyez pas autre chose surtout que le légitime souci de parfaire le déguisement, ajouta Silk, avec empressement. Je stipule qu’en ce qui vous concerne, Dame Polgara, il ne me viendrait même pas à l’idée d’essayer de vous faire passer pour une servante.
    — Grand merci.
    — Oui, oh ! c’est plutôt que personne ne voudrait jamais y croire. Vous serez ma sœur, venue avec moi pour voir les splendeurs de Tol Honeth.
    — Votre sœur ?
    — A moins que vous ne préfériez être ma mère, suggéra Silk, toujours conciliant. Vous auriez pu entreprendre un pèlerinage à Mar Terrin dans l’espoir d’obtenir le rachat d’un passé tempétueux.
    Tante Pol braqua un moment son regard inflexible sur le petit homme qui lui souriait sans vergogne.
    — Un jour, votre sens de l’humour pourrait vous valoir de gros, gros ennuis, prince Kheldar.
    — Je passe mon temps à avoir de gros, gros ennuis, Dame Polgara. Je ne saurais pas quoi faire si je n’en avais pas.
    — Vous en avez encore pour longtemps, tous les deux ? coupa sire Loup.
    — Encore un petit détail, ajouta Silk. Au cas où nous serions amenés à fournir des explications à quelqu’un, vous, Lelldorin et Garion, vous êtes les serviteurs de Polgara. Hettar, Barak et Durnik, vous êtes les miens.
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