Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 226617472X
Éditeur : Pocket (2007)


Note moyenne : 4.26/5 (sur 354 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Soudain jaillirent du sol des formes ténébreuses: silhouettes immenses, robes noires, masques d'acier étincelant. Elles avaient surgi à l'endroit le plus inattendu, entre les rangs mêmes de l'armée. Un jeune chevalier mimbraïque en avisa une à ses côtés et sabra. A l'in... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (13)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par Coeurdechene, le 11 octobre 2011

    Coeurdechene
    Dans le milieu des mondes imaginaires, on ne présente plus le couple Eddings, auteurs de nombreux romans qui ont façonné tout un pan de l'Héroïc-Fantasy et dont l'influence sur les générations futures n'est sans doute pas moindre que celle de leurs aînés. Longtemps annoncé comme le seul auteur de ses histoires, David Eddings reconnaît en 1995 la participation essentielle de sa femme dans son écriture. Il s'agissait de toute façon de "l'un des secrets les moins bien gardés de la fiction contemporaine". Et si lui est à l'origine des histoires, le lecteur doit à Leigh la cohérence des décors et du cadre des histoires, la majorité des personnages féminins et les chutes incisives. Ce qui n'est pas anodin et contribue énormément au plaisir de lecture de leurs ouvrage.
    Mais qu'est-ce que La Belgariade ?
    Il s'agit d'un cycle de romans en cinq "Chants" narrant les aventures de Garion, simple valet de ferme appelé à une grande destinée. le pitch est extrêmement simple, et pour être honnête, le cycle n'est pas tant apprécié pour la profondeur de l'histoire que pour le talent de conteur des auteurs et leur humour. A cause du jeu du destin et de Prophéties nébuleuses quant à l'avenir du monde, Garion et son petit groupe va parcourir tout le continent dans une sorte de gigantesque voyage initiatique. Les rencontres seront nombreuses et les occasions d'apprendre innombrables.
    L'un des talents des auteurs est d'arriver à gérer une énorme distribution de personnages sans jamais réussir à ennuyer le lecteur, ni même à le perdre (ce qui en soit est une gageure). Les cartes parsemant les ouvrages sont pour beaucoup dans le suivi des aventures et le réalisme des peuples inventés relève presque du travail d'ethnologue.
    Le monde de la Belgariade est coupé en deux continents aux proportions titanesques et aux reliefs accidentés.
    Le cycle de la Belgariade est un prétexte à l'exploration du premier continent, constitué des Royaumes du Ponant et des Territoires Angaraks.
    Chaque territoire est marqué par une géographie spécifique, des noms identifiables immédiatement et un trait de caractère fortement poussé. Ce qui permet d'une part de ne pas perdre tout de suite le lecteur, et dans un deuxième temps de grossir les traits et de faire une légère critique de certains contemporains l'air de pas y toucher... Ainsi les Cherek sont de grandes brutes dans le plus pur style viking alors que les Arendais sont de simples fermiers au pragmatisme exacerbé. Les Drasniens sont de redoutables marchands et les meilleurs espions du monde alors que les Asturiens sont de dangereux écervelés, aussi prompts à se fourrer dans les ennuis jusqu'au cou qu'à jurer une amitié indéfectible.
    Le groupe accompagnant Garion dans sa quête est constitué d'un assemblage hétéroclites d'individus provenant des ces différents pays, aux traits si possible encore plus poussé que leurs congénères, histoire d'amener quelques situations cocasses et de compliquer les choses dans les relations du groupe.
    L'humour est l'un des facteurs dominants de l'écriture du couple Eddings. Leurs textes sont truffés d'expressions très imagées et évocatrices, de jeux de sonorités, de situations emberlificotées et de répliques satiriques. Les dialogues sont des petits bijoux de réparties cinglantes et de mauvaise foi éhontée. Combien de fois ai-je dû fermer le livre quelques instants, incapable de réprimer un fou rire en imaginant certaines scènes ou lorsque l'image de l'une de ces expressions s'imposait à moi durant la lecture. C'est tout simplement jouissif...
    Il est à souligner que les auteurs adorent les intrigues politiques et les états de siège. Ils sont d'ailleurs maîtres dans ce genre de description et n'ont pas leur pareil pour échafauder des théories fumeuses dont leurs personnages font bien évidemment les frais pour notre plus grand plaisir. de ce point de vue, ils se rapprochent de l'écriture de David Gemmell, même s'ils sont loin d'égaler son souffle épique dans la description des combats.
    Certains lecteurs chagrins relèveront en point faible le personnage même de Garion, un peu long à la comprenette et qu'ils trouvent relativement agaçant dans son obstination à remettre en cause l'état qui est le sien : être le jouet d'une prophétie qui a scellé sa vie bien avant sa naissance... Honnêtement, si l'on se mettait à la place du garçon, élevé en Arendie, donc né pour être fermier, avec une conception très pragmatique de la vie et une ouverture d'esprit relativement étroite (assez large pour écouter des contes à la veillée, mais pas assez pour y croire), il paraît normal de passer un petit moment à se plaindre, non ? Et peut-être de se poser quelques question existentielles...
    Et soit dit en passant, le tout est traité avec suffisamment d'humour pour ça passe tout seul, et ça se transforme même en running gag. Bon, je sais, je suis un public définitivement acquis à ce cycle, et aux autres grands cycles du couple que j'espère présenter plus tard.
    Malgré tout, il s'agit d'un monument incontournable de la fantasy "classique" et il serait dommage de passer à côté. Pour un lecteur averti, c'est une lecture de distraction entre deux ouvrages plus conséquents.
    Pour un néophyte, il s'agit d'un très bon cycle pour entrer dans les mondes imaginaires dont la lecture marque profondément. Je l'ai lu plusieurs fois et c'est toujours aussi jouissif, malgré quelques longueurs lorsque l'on connaît la fin de l'histoire. Mais ça reste une lecture très distrayante.
    À découvrir ou à redécouvrir, juste pour le plaisir de s'esclaffer et de récupérer des expressions bizarre à placer ensuite dans une conversation...
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 4         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par Skarn-sha, le 25 avril 2012

    Skarn-sha
    Commentaire sur le cycle complet :
    Le chant de la Belgariade (ou simplement La Belgariade) fait partie de la grande fresque La Grande Guerre des Dieux, composée de dix tomes (elle même composée de cinq tomes) et quatre préquelles.
    Ce n'est pas un secret, même si son nom ne figure pas sur les livres, que la femme de l'auteur à grandement participé à l'élaboration de ses livres. Derrière chaque personnage féminin, chaque réplique, chaque décor, se cache sa patte (Cela me fait penser au personnage de Poledra, du chant de la Mallorée, invisible aux yeux de tous mais pourtant bien présente).
    Les auteurs ont réussi à créer tout un monde cohérent avec sa géographie, ses différents peuples, leurs religions, politiques et origines propres.
    Les cartes, nombreuses et détaillées, permettent de se représenter le périple des protagonistes.
    Tout ce vaste univers est présenté par le biais de Garion, héros de l'histoire, qui, ayant passé son enfance dans une ferme, le découvre en même temps que nous.
    Bien que je connaisse évidemment l'histoire sur le bout des doigts, je me surprend toujours à découvrir de petits détails à chaque lecture.
    Évidement, ce n'est pas la raison qui me fait régulièrement replonger dans cette décalogie malgré la hauteur everestique de ma PAL.
    La véritable raison se situe dans la panoplie de personnages aussi variés que fouillés.
    A chaque réouverture de cette série, je prend un grand plaisir, presque réconfortant à retrouver chaque personnage, comme si je retrouvais des amis de longue date.
    J'ai évidemment des préférences pour Silk et Polgara avec leurs répliques cinglantes, Belgarath le grand sorcier bourré de défauts et Durnik, au sens pratique désarmant.
    En effet, l'humour est fortement présent dans cette série.
    Les interactions entre les personnages, les diverses scènes cocasses et surprenantes et les dialogues et répliques cinglantes sont de petites merveille d'humours.
    On s'imagine aussi facilement les scènes que si l'on était au coté des personnages et souvent on rit de bon cœur.
    Bon, je remarque que je ne parle pas trop de l'histoire de ce cycle.
    La trame est en soit assez classique et se met doucement en place dans le premier tome.
    Garion et sa tante Pol vivent paisiblement à la ferme de Faldor où la dame est la cuisinière en chef. Ils reçoivent parfois la visite du Sire Loup, le vieux conteur.
    Rien ne présageait pour Garion autre chose qu'une vie de fermier, quand un événement mystérieux mit me feu au poudres, obligeant Sire Loup et Tante Pol, à partir en catimini avec le garçon sous le bras et le Durnik, le brave forgeron à la traine.
    Car en réalité, tous sont beaucoup plus que ce qu'il ne laissent paraitre.
    Le vieux conteur qui pillait les cuisines se révèle être Belgarath l'éternel, sorcier de sept-mille ans et véritable légende. Et Pol, malgré son talent dans les cuisines est en fait sa fille, Polgara la sorcière, aussi célèbre et presque aussi chargée d'ans que lui.
    D'autre personnages les rejoignent rapidement dans leur quête dont le héros ignore tout : Silk, l'acrobate-marchand-voleur-espion, Barak le guerrier, Ce'Nedra la princesse mi dryade au caractère épicé, Lelldorin, l'archer dont le cœur est proportionnel à son absence de bon sens, Mandorallen, le chevalier persuadé (et presque à juste titre) d'être invincible, Relg, l'Ulgo, fanatique religieux capable de traverser la roche, Hettar, l'Algarois, capable de communiquer avec les chevaux, Mission, un garçon innocent et mystérieux et Taïba, la dernière des Maragues.

    Au final, bien que cette série soit un peu lente à démarrer sur le début du premier tome (comme tout les premiers tomes, j'ai l'impression), elle fait partit de celle que j'ai relue (et que je relirais) un grand nombre de fois et que je conseillerai volontiers au même titre qu'un Gemmell ou un Bottero.
    Mes seules réelles déceptions sont que le couple nous ai quittés et de ne pas avoir pu me procurer le seul de leurs livres que je n'ai pas lu : Le Codex de Riva.

    Lien : http://lombredeskarnsha.blogspot.fr/2012/04/le-chant-de-la-belgariad..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 4         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par Iani, le 15 janvier 2009

    Iani
    5ème et dernier tome de cette série de la Belgariade, avec une fin, avouons le, très prévisibe :P
    J'avoue que j'ai largement préféré les moments avec notre trio (Garion - Belgarath - Silk) (passages trop courts à mon goût) que les moments de batailles avec Ce'N'edra et Polgara (et tout plein de rois, ducs, ou je ne sais quoi encore, tellement que je ne savais plus qui était qui... Même si la plupart se trouvaient deja dans les premiers tomes).
    J'ai trouvé donc que les batailles prenaient beaucoup trop de place par rapport à la quête de Garion, qui au final, nous paraît moins importante que ce qu'elle est.
    Je trouve également un peu bête qu'Eddings n'arrive pas à "pénaliser" ses personnages, ou à les "perdre au combat". A chaque fois, il trouve un moyen pour que tout aille pour le mieux dans le meilleur des mondes. Je trouve ça un peu dommage, parce qu'une victoire sans sacrifices, sans pertes, n'aura pas la même "émotion" qu'un combat avec.
    J'ai trouvé également la fin un peu trop "à l'eau de rose", trop de couples, mais bon, je ne vais pas en faire tout un plat ^^
    J'aurais aussi aimé un combat final un peu plus long, parce que c'était quand même l'affrontement de deux prophéties, même si on sait comment ça va finir, on aimerait avoir un peu plus de détails et de durée. M'enfin bon ^^
    J'ai par contre, beaucoup aimé l'affrontement de Polgara, Beldin et les jumeaux, contre les Grolims, j'aime bien voir les différences de pouvoir, voir comment les 2 camps utilisent la magie.
    Beaucoup de "dommage" donc, mais quand même un bon livre, que je trouve toutefois un peu au dessous des tomes 3 et 4, avec lesquels je me suis vraiment éclatée. Là, j'ai eu de temps en temps de la peine à suivre, surtout quand il s'agissait des batailles avec les gentils contre les méchants :P
    http://iani.over-blog.com/article-21239907.html
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 5         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par meygisan, le 24 septembre 2012

    meygisan
    voici venu le dernier tome de ce cycle en 5 parties. Je dirai qu'il s'inscrit dans la lignée des 4 premiers. L'action suit son cours jusqu'à l'achèvement final, le combat ultime entre l'enfant de la lumière et celui des ténèbres. le tout sans vraiment de surprise, l'issue finale étant entendue depuis bien longtemps.... j'émets les mêmes regrets que pour les tomes précédents, à savoir le manque de profondeur dans la description des personnalités et psychologie des personnages; l'impression quasi évidente que les "héros" ne courent pas vraiment de risques et ne sont pas réellement en danger, même face à des créatures pourtant présentées comme extrêmement dangereuses, et donc un sentiment de ne pas pouvoir s'attacher affectueusement aux personnages, exception faite de Silk; le combat final contre le terrible dieu est bouclé en 3 pages et 2 coups d'épée, ce qui est un peu léger au regard des 5 volumes pour parvenir après moult précautions à cet évènement ultime qui décide de l'avenir des peuples....
    de manière générale, je suis somme toute assez déçu par ce cycle et par cet auteur, dont j'ai lu à plusieurs reprises, qu'il était l'équivalent de Tolkien....
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la critique

  • Par Taylor, le 05 septembre 2012

    Taylor
    Il fallait s'attendre à un beau final, quelques grandes batailles et la confrontation finale entre Garion et Torak.
    Beaucoup de combats donc jalonnent les pages mais également des remises en questions, des gros sacrifices et je ne parle pas seulement du renoncement à quelque chose à laquelle on tient beaucoup je parle d'un renoncement à quelque chose d'énorme : sa vie.
    Certaines scènes sont émouvantes et d'autres font sourire. En somme, on quitte des personnages que l'on a aimé suivre et on sait qu'ils vont mener une vie tranquille une fois le livre refermé. Bref, on est tranquillisé sur leurs sorts.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 6         Page de la critique

> voir toutes (8)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par ondamania, le 06 janvier 2014

    - Vous ne laissez pas entrer les Grolims, tout de même ? questionna Rhodar, sidéré.
    - Ne vous en faites pas, le rassura Durnik. Nous laissons le soin aux Thulls de régler le problème. ils connaissent les Grolims. Ils les emmènent généralement à une demi-lieue de l'A-pic, et ils les jettent en bas. Au début, ils voulaient faire ça ici, mais leurs anciens leur ont expliqué que ça ne serait pas chic pour les gens qui travaillent en dessous, alors ils font ça à un endroit où ils ne risquent pas de faire de mal à quelqu'un. Les Thulls sont très attentionnés. Pour un peu, on en viendrait à les trouver sympathiques.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 10         Page de la citation

  • Par Skarn-sha, le 07 avril 2012

    La princesse s'installa de son mieux sur un banc de bois, dans leur chambre de fortune. Polgara était inhabituellement sereine, presque rêveuse. Elle entoura Mission de ses bras, le serra contre elle et posa la joue sur ses boucles blondes comme si le contact du petit garçon l'apaisait.
    - Il y a deux Prophéties, Ce'Nedra, mais le moment approche où il n'y en aura plus qu'une. Tout ce qui est, a été ou sera un jour, fera partie de celle des deux prophéties qui l'emportera sur l'autre. Tout homme, toute femme, tout enfant a deux destinées possibles. Pour certains, il n'y a pas grande différence entre les deux, mais pour moi, il y en a une énorme.
    - Je ne vous suis pas très bien.
    - Dans la Prophétie que nous servons, celle qui nous a amenés ici, je suis Polgara la sorcière, la fille de Belgarath et la gardienne de Belgarion.
    - Et dans l'autre ?
    - Dans l'autre, je suis l'épouse de Torak.
    Ce'Nedra étouffa un hoquet de surprise.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la citation

  • Par BloodyMonday, le 10 mars 2014

    — Et comment va Grodeg ? demanda le souverain cheresque.
    — Il devrait s'en sortir, fit à nouveau la voix de Barak.
    — Dommage. Quand j'ai vu cette hache lui sortir du dos, j'ai béni celui qui avait résolu mon problème.
    — Il a tapé trop bas, commenta Barak d'un ton mélodramatique. Il lui a brisé la colonne vertébrale sans atteindre un seul organe vital. Notre ami ne marchera peut-être plus mais il respire toujours.
    — On ne peut vraiment pas faire confiance aux Murgos, se lamenta Anheg, écoeuré.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 6         Page de la citation

  • Par meygisan, le 24 septembre 2012

    Mais ce n'est pas vraiment l'enjeu. Car c'est un jeu. L'argent n'est qu'un moyen parmi d'autres de tenir le compte des points. C'est le déroulement de la partie qui est importante.
    Silk

    Commenter     J’apprécie          0 6         Page de la citation

  • Par BloodyMonday, le 07 mars 2014

    — Vous n'oseriez pas faire une chose pareille ! hoqueta Islena. On ne peut pas tuer un prêtre !
    — C'est un homme comme les autres. Si on lui enfonce une épée dans le ventre, je vous fiche mon billet qu'il mourra.

    Commenter     J’apprécie          0 6         Page de la citation







Sur Amazon
à partir de :
7,97 € (neuf)
4,00 € (occasion)

   

Faire découvrir La Belgariade, tome 5 : La fin de partie de l'enchanteur par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (777)

> voir plus

Quiz