ISBN : 2266174401
Éditeur : Pocket (2007)


Note moyenne : 4.27/5 (sur 101 notes) Ajouter à mes livres
Garion monta sur le trône de basalte et plaça l'Orbe sur le pommeau de l'énorme épée. Il y eut un déclic ; la force vive de la pierre fusa dans la garde. La lame se mit à luire et se détacha du mur. Il la rattrapa des deux mains. La foule dans la salle réprima un halète... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 5.00/5
    Par Coeurdechene, le 11 octobre 2011

    Coeurdechene
    Dans le milieu des mondes imaginaires, on ne présente plus le couple Eddings, auteurs de nombreux romans qui ont façonné tout un pan de l'Héroïc-Fantasy et dont l'influence sur les générations futures n'est sans doute pas moindre que celle de leurs aînés. Longtemps annoncé comme le seul auteur de ses histoires, David Eddings reconnaît en 1995 la participation essentielle de sa femme dans son écriture. Il s'agissait de toute façon de "l'un des secrets les moins bien gardés de la fiction contemporaine". Et si lui est à l'origine des histoires, le lecteur doit à Leigh la cohérence des décors et du cadre des histoires, la majorité des personnages féminins et les chutes incisives. Ce qui n'est pas anodin et contribue énormément au plaisir de lecture de leurs ouvrage.
    Mais qu'est-ce que La Belgariade ?
    Il s'agit d'un cycle de romans en cinq "Chants" narrant les aventures de Garion, simple valet de ferme appelé à une grande destinée. le pitch est extrêmement simple, et pour être honnête, le cycle n'est pas tant apprécié pour la profondeur de l'histoire que pour le talent de conteur des auteurs et leur humour. A cause du jeu du destin et de Prophéties nébuleuses quant à l'avenir du monde, Garion et son petit groupe va parcourir tout le continent dans une sorte de gigantesque voyage initiatique. Les rencontres seront nombreuses et les occasions d'apprendre innombrables.
    L'un des talents des auteurs est d'arriver à gérer une énorme distribution de personnages sans jamais réussir à ennuyer le lecteur, ni même à le perdre (ce qui en soit est une gageure). Les cartes parsemant les ouvrages sont pour beaucoup dans le suivi des aventures et le réalisme des peuples inventés relève presque du travail d'ethnologue.
    Le monde de la Belgariade est coupé en deux continents aux proportions titanesques et aux reliefs accidentés.
    Le cycle de la Belgariade est un prétexte à l'exploration du premier continent, constitué des Royaumes du Ponant et des Territoires Angaraks.
    Chaque territoire est marqué par une géographie spécifique, des noms identifiables immédiatement et un trait de caractère fortement poussé. Ce qui permet d'une part de ne pas perdre tout de suite le lecteur, et dans un deuxième temps de grossir les traits et de faire une légère critique de certains contemporains l'air de pas y toucher... Ainsi les Cherek sont de grandes brutes dans le plus pur style viking alors que les Arendais sont de simples fermiers au pragmatisme exacerbé. Les Drasniens sont de redoutables marchands et les meilleurs espions du monde alors que les Asturiens sont de dangereux écervelés, aussi prompts à se fourrer dans les ennuis jusqu'au cou qu'à jurer une amitié indéfectible.
    Le groupe accompagnant Garion dans sa quête est constitué d'un assemblage hétéroclites d'individus provenant des ces différents pays, aux traits si possible encore plus poussé que leurs congénères, histoire d'amener quelques situations cocasses et de compliquer les choses dans les relations du groupe.
    L'humour est l'un des facteurs dominants de l'écriture du couple Eddings. Leurs textes sont truffés d'expressions très imagées et évocatrices, de jeux de sonorités, de situations emberlificotées et de répliques satiriques. Les dialogues sont des petits bijoux de réparties cinglantes et de mauvaise foi éhontée. Combien de fois ai-je dû fermer le livre quelques instants, incapable de réprimer un fou rire en imaginant certaines scènes ou lorsque l'image de l'une de ces expressions s'imposait à moi durant la lecture. C'est tout simplement jouissif...
    Il est à souligner que les auteurs adorent les intrigues politiques et les états de siège. Ils sont d'ailleurs maîtres dans ce genre de description et n'ont pas leur pareil pour échafauder des théories fumeuses dont leurs personnages font bien évidemment les frais pour notre plus grand plaisir. de ce point de vue, ils se rapprochent de l'écriture de David Gemmell, même s'ils sont loin d'égaler son souffle épique dans la description des combats.
    Certains lecteurs chagrins relèveront en point faible le personnage même de Garion, un peu long à la comprenette et qu'ils trouvent relativement agaçant dans son obstination à remettre en cause l'état qui est le sien : être le jouet d'une prophétie qui a scellé sa vie bien avant sa naissance... Honnêtement, si l'on se mettait à la place du garçon, élevé en Arendie, donc né pour être fermier, avec une conception très pragmatique de la vie et une ouverture d'esprit relativement étroite (assez large pour écouter des contes à la veillée, mais pas assez pour y croire), il paraît normal de passer un petit moment à se plaindre, non ? Et peut-être de se poser quelques question existentielles...
    Et soit dit en passant, le tout est traité avec suffisamment d'humour pour ça passe tout seul, et ça se transforme même en running gag. Bon, je sais, je suis un public définitivement acquis à ce cycle, et aux autres grands cycles du couple que j'espère présenter plus tard.
    Malgré tout, il s'agit d'un monument incontournable de la fantasy "classique" et il serait dommage de passer à côté. Pour un lecteur averti, c'est une lecture de distraction entre deux ouvrages plus conséquents.
    Pour un néophyte, il s'agit d'un très bon cycle pour entrer dans les mondes imaginaires dont la lecture marque profondément. Je l'ai lu plusieurs fois et c'est toujours aussi jouissif, malgré quelques longueurs lorsque l'on connaît la fin de l'histoire. Mais ça reste une lecture très distrayante.
    À découvrir ou à redécouvrir, juste pour le plaisir de s'esclaffer et de récupérer des expressions bizarre à placer ensuite dans une conversation...
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    • Livres 5.00/5
    Par Lefso, le 29 janvier 2012

    Lefso
    Dans ce tome, rien n'a changé niveau qualité. le style est toujours aussi bien, l'humour toujours aussi présent. L'action est légèrement moins présente dans ce tome, ce qui laisse la part belle aux événements et aux surprises de taille pour nos chers Garion et Ce'Nedra. En effet, c'est l'heure du retour et la quête est finie ou presque, du moins c'est ce que pense Garion ! L'auteur (ou plutôt les auteurs, car mme Eddings est maintenant reconnue comme co-auteure de son mari) doit être un sacré farceur pour avoir imaginé tout ceci, et pour notre plus grand plaisir.
    J'ai particulièrement aimé l'arrivée de notre petit groupe en Algarie, pourchassés par les Murgos, ainsi que la colère de tante Pol qui bizarrement est reprise par Ce'Nedra dès qu'elle comprend le pourquoi du comment. Bien sûr, rien ne vaut le retour à Riva et tout ce qui s'ensuit. Bref comme à chaque lecture j'aime beaucoup ce qui se passe dans ces livres !
    Les personnages sont vraiment très fouillés, encore plus en ce qui concerne les personnages féminins je trouve. Je pense qu'ils donnent encore plus de profondeur au récit. Je suis une fan inconditionnelle de Silk, Polgara mais dans ce tome, je pense que Ce'Nedra est vraiment mise en valeur, et j'adÖre !!!
    En conclusion, une petite chronique pour (re)dire combien j'aime ce cycle et combien je prends beaucoup de plaisir à le relire (encore une fois).

    Lien : http://lefso.blogspot.com/2012/01/la-belgariade-tome-4-la-tour-des.h..
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    • Livres 4.00/5
    Par Iani, le 20 août 2008

    Iani
    Avant dernier tome de la Belgariade, il m'a beaucoup plu, mais je le trouve quand même très légèrement en dessous du troisième. Mais ce n'est pas pour autant que je me suis ennuyée, au contraire ! Je ne voulais pas refermer ce livre, mais le temps qui manque et la fatigue m'ont empêché de le lire d'une traite.
    Je vais me répéter par rapport aux autres tomes, mais tant pis :P
    On devine dès le début ce qui va se passer, mais on accroche quand même à l'histoire. C'est ça en fait, qui me surprend avec cette saga. Mais bon même si on ne devine pas par soi-même, on lit les quatrièmes de couverture et on est directement au courant de l'issue de l'histoire (j'exagère à peine, et depuis quelques tomes je ne lis plus le résumé avant d'avoir fini le livre, pour éviter qu'il ne me confirme ce que je pensais dejà, je préfère le lire dans le bouquin et non dans le résumé.)
    Comme d'habitude, j'aime beaucoup l'humour et les feintes de Silk, ainsi que les railleries de Belgarath. Ce'Nedra, toujours en plein crise d'adolescence (adolescence princière qui plus est), commence enfin à mûrir vers la fin du tome. Il était temps. Elle arrête enfin de se prendre pour le centre du monde, mais dommage qu'elle ait mis autant de temps à grandir.
    En résumé donc, j'ai passé un excellent moment de lecture.
    http://iani.over-blog.com/article-20555282.html
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    • Livres 5.00/5
    Par louve, le 21 octobre 2010

    louve
    Que dire de ce roman en 5 tomes?
    Tout d'abord le monde dans lequel évolue les personnages est vaste et bien construit. On apprend leur coutume et leur religion à travers toute une manière de se comporter selon le lieu où l'on se trouve.
    Le style de l'auteur est pour beaucoup sans tomber dans le descriptif acharné.
    Quand aux personnages, ils sont vraiment tous différents et chacun pourra plaire à sa manière. Pour ma part j'ai beaucoup aimé Silk et Relg. Mais les autres sont aussi très bien, seulement ma préfèrence va pour ce meurtier perfide et sournois et pour le fanatique qui n'oe à aucun moment regarder une femme dans les yeux.

    Lien : http://louvinette.over-blog.com/article-la-belgariade-tome-4-de-davi..
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    • Livres 4.00/5
    Par Skritt, le 12 septembre 2010

    Skritt
    Quatrième tome de la Belgariade, ce roman nous présente la suite des aventures de Garion. C'est avec un énorme plaisir que se lit ce quatrième opus. L'écriture reste toujours aussi facile à lire et fluide. Les personnages sont toujours d'une grande qualité. En finissant ce roman, mon point de vue concernant cette oeuvre reste toujours le même et aurait même tendance à s'accentuer. La Belgariade de David Eddings est de la grande Fantasy, qui mérite le succès que les oeuvres de Tolkien connaissent. A lire, absolument...

    Lien : http://skritt.over-blog.fr/article-la-tour-des-malefices-david-eddin..
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Citations et extraits

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  • Par Lefso, le 29 janvier 2012

    Elle avait aussi eu tout le temps de méditer le problème de Garion. Ses longues semaines d’absence lui avaient paru d’une rigueur particulière, inexplicable. C’était comme si elle avait perdu quelque chose de très précieux, et cette perte lui laissait un douloureux sentiment de vide. D’ordinaire, ses sentiments étaient si confus et changeaient à une telle rapidité qu’elle n’avait pas le temps de se pencher dessus pour les étudier. Mais cette impression de manque persistait depuis si longtemps qu’elle était bien obligée de voir les choses en face.
    Ça ne pouvait pas être de l’amour. Il était hors de question qu’elle tombe amoureuse d’un marmiton de campagne, aussi mignon soit-il. Elle était princesse impériale et son devoir était d’une clarté limpide : si elle avait la moindre raison de soupçonner que ses sentiments avaient franchi la barrière de la simple amitié, elle avait l’obligation absolue d’y mettre aussitôt fin. Or Ce’Nedra n’avait vraiment pas envie d’envoyer promener Garion et de ne plus jamais le revoir. Cette seule idée faisait trembler son petit menton. Ainsi, de toute évidence, ce qu’elle éprouvait n’était pas – ne pouvait pas être – de l’amour. Elle se sentit bien mieux après avoir tiré cela au clair. Cette éventualité l’avait troublée, mais la logique prouvait sans doute possible qu’elle n’avait rien à craindre de ce côté-là. C’était tout de même bien réconfortant d’avoir la logique pour soi.
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  • Par Coeurdechene, le 11 octobre 2011

    Tout le reste de la journée, la Forteresse d'Algarie sembla grandir sur l'horizon occidental. C'était une immense citadelle fortifiée, dressée sur les collines dorées
    — Un monument à la démesure de l'idée qui l'a érigé, murmura Silk d'un ton rêveur.
    — Comment cela ? fit Durnik.
    — Les Algarois sont des nomades, expliqua le petit homme, vautré sur le toit de la voiture. Ils passent leur vie à suivre leurs troupeaux dans des voitures pareilles à celle-ci. La Forteresse n'a qu'une seule utilité : fournir aux vandales murgos un abcès de fixation. Comme ça, ils viennent toujours l'attaquer, et le coin se prête assez bien à leur élimination. C'est nettement plus pratique que de leur courir après dans toute la prairie.
    — Les Murgos ne s'en sont jamais rendu compte ? s'étonna Durnik.
    — C'est possible, mais ils ne peuvent pas s'empêcher de revenir. Ils n'arrivent pas à admettre que personne n'habite vraiment là. Vous savez à quel point les Murgos peuvent être cabochards, fit Silk avec un de ses petits sourires carnassiers. Enfin, avec les années, les clans algarois en ont fait une sorte de compétition. D'année en année, ils essaient de se surpasser par la masse de roches transportées, et la Forteresse ne cesse de grimper, encore aujourd'hui.
    — Kal-Torak l'a vraiment assiégée pendant huit ans ?
    — On dit que son armée faisait comme une mer sans cesse recommencée, dont les vagues se seraient brisées sur les murailles de la Forteresse, répondit Silk. Les Angaraks seraient encore là s'ils n'avaient par fini par manquer de nourriture. C'est toujours le même problème avec ces gigantesques armées. N'importe quel imbécile peut lever une armée — jusqu'à l'heure du dîner, et puis les ennuis commencent.
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  • Par Solarine, le 22 juin 2011

    "- Quelqu'un aurait-il eu l'idée d'emporter à boire ? s'informa-t-il (Silk)

    - Vous n'en avez pas eu assez hier ? rétorqua Belgarath.

    - C'était pour oublier. Là, c'est pour des raisons thérapeutiques.

    - De l'eau ? suggéra Garion

    - Garion, j'ai la gorge sèche, pas les pieds sales."
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