ISBN : 2266174657
Éditeur : Pocket (2008)


Note moyenne : 4.14/5 (sur 169 notes) Ajouter à mes livres
Et les dieux créèrent l'homme, et chaque dieu choisit son peuple. Mais Torak, le dieu jaloux, vola l'Orbe d'Aldur, le joyau vivant façonné par l'aîné des dieux, et ce fut la guerre. Le félon fut châtié ; à Cthol Mishrak, la Cité de la Nuit, il dort toujours d'un long so... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Coeurdechene, le 11 octobre 2011

    Coeurdechene
    Dans le milieu des mondes imaginaires, on ne présente plus le couple Eddings, auteurs de nombreux romans qui ont façonné tout un pan de l'Héroïc-Fantasy et dont l'influence sur les générations futures n'est sans doute pas moindre que celle de leurs aînés. Longtemps annoncé comme le seul auteur de ses histoires, David Eddings reconnaît en 1995 la participation essentielle de sa femme dans son écriture. Il s'agissait de toute façon de "l'un des secrets les moins bien gardés de la fiction contemporaine". Et si lui est à l'origine des histoires, le lecteur doit à Leigh la cohérence des décors et du cadre des histoires, la majorité des personnages féminins et les chutes incisives. Ce qui n'est pas anodin et contribue énormément au plaisir de lecture de leurs ouvrage.
    Mais qu'est-ce que La Belgariade ?
    Il s'agit d'un cycle de romans en cinq "Chants" narrant les aventures de Garion, simple valet de ferme appelé à une grande destinée. le pitch est extrêmement simple, et pour être honnête, le cycle n'est pas tant apprécié pour la profondeur de l'histoire que pour le talent de conteur des auteurs et leur humour. A cause du jeu du destin et de Prophéties nébuleuses quant à l'avenir du monde, Garion et son petit groupe va parcourir tout le continent dans une sorte de gigantesque voyage initiatique. Les rencontres seront nombreuses et les occasions d'apprendre innombrables.
    L'un des talents des auteurs est d'arriver à gérer une énorme distribution de personnages sans jamais réussir à ennuyer le lecteur, ni même à le perdre (ce qui en soit est une gageure). Les cartes parsemant les ouvrages sont pour beaucoup dans le suivi des aventures et le réalisme des peuples inventés relève presque du travail d'ethnologue.
    Le monde de la Belgariade est coupé en deux continents aux proportions titanesques et aux reliefs accidentés.
    Le cycle de la Belgariade est un prétexte à l'exploration du premier continent, constitué des Royaumes du Ponant et des Territoires Angaraks.
    Chaque territoire est marqué par une géographie spécifique, des noms identifiables immédiatement et un trait de caractère fortement poussé. Ce qui permet d'une part de ne pas perdre tout de suite le lecteur, et dans un deuxième temps de grossir les traits et de faire une légère critique de certains contemporains l'air de pas y toucher... Ainsi les Cherek sont de grandes brutes dans le plus pur style viking alors que les Arendais sont de simples fermiers au pragmatisme exacerbé. Les Drasniens sont de redoutables marchands et les meilleurs espions du monde alors que les Asturiens sont de dangereux écervelés, aussi prompts à se fourrer dans les ennuis jusqu'au cou qu'à jurer une amitié indéfectible.
    Le groupe accompagnant Garion dans sa quête est constitué d'un assemblage hétéroclites d'individus provenant des ces différents pays, aux traits si possible encore plus poussé que leurs congénères, histoire d'amener quelques situations cocasses et de compliquer les choses dans les relations du groupe.
    L'humour est l'un des facteurs dominants de l'écriture du couple Eddings. Leurs textes sont truffés d'expressions très imagées et évocatrices, de jeux de sonorités, de situations emberlificotées et de répliques satiriques. Les dialogues sont des petits bijoux de réparties cinglantes et de mauvaise foi éhontée. Combien de fois ai-je dû fermer le livre quelques instants, incapable de réprimer un fou rire en imaginant certaines scènes ou lorsque l'image de l'une de ces expressions s'imposait à moi durant la lecture. C'est tout simplement jouissif...
    Il est à souligner que les auteurs adorent les intrigues politiques et les états de siège. Ils sont d'ailleurs maîtres dans ce genre de description et n'ont pas leur pareil pour échafauder des théories fumeuses dont leurs personnages font bien évidemment les frais pour notre plus grand plaisir. de ce point de vue, ils se rapprochent de l'écriture de David Gemmell, même s'ils sont loin d'égaler son souffle épique dans la description des combats.
    Certains lecteurs chagrins relèveront en point faible le personnage même de Garion, un peu long à la comprenette et qu'ils trouvent relativement agaçant dans son obstination à remettre en cause l'état qui est le sien : être le jouet d'une prophétie qui a scellé sa vie bien avant sa naissance... Honnêtement, si l'on se mettait à la place du garçon, élevé en Arendie, donc né pour être fermier, avec une conception très pragmatique de la vie et une ouverture d'esprit relativement étroite (assez large pour écouter des contes à la veillée, mais pas assez pour y croire), il paraît normal de passer un petit moment à se plaindre, non ? Et peut-être de se poser quelques question existentielles...
    Et soit dit en passant, le tout est traité avec suffisamment d'humour pour ça passe tout seul, et ça se transforme même en running gag. Bon, je sais, je suis un public définitivement acquis à ce cycle, et aux autres grands cycles du couple que j'espère présenter plus tard.
    Malgré tout, il s'agit d'un monument incontournable de la fantasy "classique" et il serait dommage de passer à côté. Pour un lecteur averti, c'est une lecture de distraction entre deux ouvrages plus conséquents.
    Pour un néophyte, il s'agit d'un très bon cycle pour entrer dans les mondes imaginaires dont la lecture marque profondément. Je l'ai lu plusieurs fois et c'est toujours aussi jouissif, malgré quelques longueurs lorsque l'on connaît la fin de l'histoire. Mais ça reste une lecture très distrayante.
    À découvrir ou à redécouvrir, juste pour le plaisir de s'esclaffer et de récupérer des expressions bizarre à placer ensuite dans une conversation...
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    • Livres 4.00/5
    Par livrearbitre, le 27 mai 2012

    livrearbitre
    Le premier tome de la Belgariade, série de fantasy unanimement conseillée pour qui débute dans ce genre, commence mal. le prologue qui constitue les 20 ou 30 premières pages est extrêmement mal écrit, il accumule des actions, si bien que l'on finit par se demander pourquoi donc l'auteur n'a pas écrit un roman avec cette trame ! Tout nous est dit, mais de manière rapide, frustrante, à la manière d'un scénario. C'est qu'Eddings a voulu nous donner toutes les clés pour comprendre l'environnement dans lequel vont évoluer les héros.
    Quand enfin nous commençons le roman à proprement dit, nous découvrons avec soulagement une écriture fluide, détaillée, agréable, un gouffre stylistique avec le prologue ! Les événements s'enchaînent, dans un roman d'apprentissage commun mais bien mené.
    Cependant, la façon dont Eddings nous annonce toujours en anticipation l'issue d'une aventure m'a quelque peu cassé le suspense. J'aurai préféré ne pas savoir et vibrer de terreur avec les personnages, plutôt que de savoir qu'ils s'en sortiraient (ce qu'inconsciemment je sais bien d'ailleurs puisqu'il y a 5 tomes...) ou comment. Autre défaut qui m'a agacée, c'est la facilité qu'a le héros de toujours se trouver là où il faut pour entendre des conversations secrètes. Si Eddings se trouve à l'étroit avec la focalisation sur le point de vue de Garion, qu'il change pour des points de vue multiples ! Et ne s'entête pas à nous créer des situations loufoques où le héros tombe comme par hasard.
    Malgré ces défauts (notamment la puérilité et le côté stéréotypé des réactions des personnages), ce premier tome se lit avec plaisir et ravira nombre de jeunes adultes. Ma grande erreur a été de le lire trop tard, m'empêchant de rentrer totalement dans le récit, que j'aurais avec certitude adoré il y a dix ou quinze ans.
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    • Livres 5.00/5
    Par Skarn-sha, le 25 avril 2012

    Skarn-sha
    Commentaire sur le cycle complet :
    Le chant de la Belgariade (ou simplement La Belgariade) fait partie de la grande fresque La Grande Guerre des Dieux, composée de dix tomes (elle même composée de cinq tomes) et quatre préquelles.
    Ce n'est pas un secret, même si son nom ne figure pas sur les livres, que la femme de l'auteur à grandement participé à l'élaboration de ses livres. Derrière chaque personnage féminin, chaque réplique, chaque décor, se cache sa patte (Cela me fait penser au personnage de Poledra, du chant de la Mallorée, invisible aux yeux de tous mais pourtant bien présente).
    Les auteurs ont réussi à créer tout un monde cohérent avec sa géographie, ses différents peuples, leurs religions, politiques et origines propres.
    Les cartes, nombreuses et détaillées, permettent de se représenter le périple des protagonistes.
    Tout ce vaste univers est présenté par le biais de Garion, héros de l'histoire, qui, ayant passé son enfance dans une ferme, le découvre en même temps que nous.
    Bien que je connaisse évidemment l'histoire sur le bout des doigts, je me surprend toujours à découvrir de petits détails à chaque lecture.
    Évidement, ce n'est pas la raison qui me fait régulièrement replonger dans cette décalogie malgré la hauteur everestique de ma PAL.
    La véritable raison se situe dans la panoplie de personnages aussi variés que fouillés.
    A chaque réouverture de cette série, je prend un grand plaisir, presque réconfortant à retrouver chaque personnage, comme si je retrouvais des amis de longue date.
    J'ai évidemment des préférences pour Silk et Polgara avec leurs répliques cinglantes, Belgarath le grand sorcier bourré de défauts et Durnik, au sens pratique désarmant.
    En effet, l'humour est fortement présent dans cette série.
    Les interactions entre les personnages, les diverses scènes cocasses et surprenantes et les dialogues et répliques cinglantes sont de petites merveille d'humours.
    On s'imagine aussi facilement les scènes que si l'on était au coté des personnages et souvent on rit de bon cœur.
    Bon, je remarque que je ne parle pas trop de l'histoire de ce cycle.
    La trame est en soit assez classique et se met doucement en place dans le premier tome.
    Garion et sa tante Pol vivent paisiblement à la ferme de Faldor où la dame est la cuisinière en chef. Ils reçoivent parfois la visite du Sire Loup, le vieux conteur.
    Rien ne présageait pour Garion autre chose qu'une vie de fermier, quand un événement mystérieux mit me feu au poudres, obligeant Sire Loup et Tante Pol, à partir en catimini avec le garçon sous le bras et le Durnik, le brave forgeron à la traine.
    Car en réalité, tous sont beaucoup plus que ce qu'il ne laissent paraitre.
    Le vieux conteur qui pillait les cuisines se révèle être Belgarath l'éternel, sorcier de sept-mille ans et véritable légende. Et Pol, malgré son talent dans les cuisines est en fait sa fille, Polgara la sorcière, aussi célèbre et presque aussi chargée d'ans que lui.
    D'autre personnages les rejoignent rapidement dans leur quête dont le héros ignore tout : Silk, l'acrobate-marchand-voleur-espion, Barak le guerrier, Ce'Nedra la princesse mi dryade au caractère épicé, Lelldorin, l'archer dont le cœur est proportionnel à son absence de bon sens, Mandorallen, le chevalier persuadé (et presque à juste titre) d'être invincible, Relg, l'Ulgo, fanatique religieux capable de traverser la roche, Hettar, l'Algarois, capable de communiquer avec les chevaux, Mission, un garçon innocent et mystérieux et Taïba, la dernière des Maragues.

    Au final, bien que cette série soit un peu lente à démarrer sur le début du premier tome (comme tout les premiers tomes, j'ai l'impression), elle fait partit de celle que j'ai relue (et que je relirais) un grand nombre de fois et que je conseillerai volontiers au même titre qu'un Gemmell ou un Bottero.
    Mes seules réelles déceptions sont que le couple nous ai quittés et de ne pas avoir pu me procurer le seul de leurs livres que je n'ai pas lu : Le Codex de Riva.

    Lien : http://lombredeskarnsha.blogspot.fr/2012/04/le-chant-de-la-belgariad..
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    • Livres 5.00/5
    Par belette2911, le 14 avril 2012

    belette2911
    Lorsque j'ai commencé cette saga, elle était écrite et terminée depuis belle lurette, offrant un avantage certain : ne pas devoir attendre des lustres avant d'avoir la suite, au risque d'avoir tout oublié entre.
    Accrochez-vous pour le prologue où sont expliqués les dieux. Ne suivant plus très bien, j'avais eu l'idée de dresser un plan. Diable, il était encore moins clair qu'un arbre généalogique des têtes couronnées. Mais si, vous voyez, les arbres généalogiques, à une époque, c'était l'enfer car ils se mariaient entre eux et la tante devenait le cousin, l'oncle devenait le grand-père...
    Bref, le début du livre, c'est "cafouillis et compagnie". Une fois passé ce morceau indigeste (où j'ai rien pigé, à part que Torak, c'était le méchant), on est entré dans le vif du sujet et dans la cour de la ferme où vit Garion, jeune garçon destiné à devenir fermier (avenir tout tracé ! Pourtant, ce n'était pas un fils à papa puisque élevé par sa tante).
    L'avantage de ce livre, c'est l'humour et la truculence de certains personnages. Ils sont nombreux (faites un plan, vous aurez plus facile à savoir qui est qui), dissemblables au possible et tous avec un caractère bien spécial. Ce seront eux qui nous promèneront dans le pays et vous ferons vivre de longues heures de péripéties.
    Quant à Garion, pas très "lumière", lent à la comprenette (un peu comme Lanfeust), et se posant pour la sempiternelle fois "Pourquoi moi" qui reviendra comme un pitche durant toute la quête.
    Mention spéciale à Sire Loup (je ne dis rien de plus) qui récolte la palme du bon mot et des boutades. Un sacré numéro qui m'a fait sourire, rire et même hurler de rire.
    Franchement, je conseille la saga parce que elle ne m'a pas déçu un seul instant, même si je fus triste, à la fin de la Belgariade, de quitter les personnages (je ne vous raconte pas mon état de désespoir à la fin de la Malorée).
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    • Livres 5.00/5
    Par Lefso, le 30 avril 2011

    Lefso
    Ce livre n'est plus une surprise pour moi, mais j'ai retrouvé avec grand plaisir la plume de l'auteur (même si on sait maintenant que sa femme l'a beaucoup aidé, ne serait-ce que pour les personnages féminins). J'ai beaucoup aimé re-fréquenter Sire loup et Tante Pol, ou encore le bon Durnik ou le malicieux Silk ... Cela me donnerai presque l'impression de retrouver de bons amis autour d'un bon repas !
    Les auteurs ont créés un monde complètement neuf, avec une cosmogonie propre et des races propres à l'histoire, chaque peuplade ayant un dieu et une mentalité qui lui sont propres. Dans ce monde original, part une équipée, qui d'abord toute petite, va grossir pour devenir une bon petit groupe afin de sauver le monde !
    Toute l'histoire est vue de l'œil de Garion, un brave garçon, élevé comme garçon de ferme, qui a forcément un œil neuf sur beaucoup de choses.
    Dans ce premier tome, on découvre donc Garion petit, puis un peu plus grand. On suit son petit bout de chemin jusqu'à ses 15 ans. À ce moment là commence l'aventure ! Étant orphelin, il se soucie beaucoup de ses origines, sauf que personne ne veut rien lui dire... Il espère bien qu'au fil de l'aventure, quelqu'un finira par lâcher quelque chose. Surtout qu'il semble lui-même lié à celle-ci de plusieurs des façons. Il paraît parfois un peu bébête, ce qui est entre-autre typique des adolescents en crise. Il voudrait qu'on le traite autrement qu'un gamin mais personne ne tient compte de lui, surtout que son monde vient de s'effondrer et qu'il va devoir composer avec des vérités qui ne lui sont pas expliquées, ou très peu.
    Comme tous les premiers tomes, l'action a un peu de mal à se mettre en place. Il faut planter les décors, les personnages... Cependant, il ne me semble pas que le lecteur soit en reste. Personnellement, je ne me suis pas ennuyée.
    Les personnages sont vraiment très bien décrits. Chacun est représentatif de son pays, tout en ayant chacun des traits et des caractères propres. Ce sont les fleurons de leurs pays : princes, cousin de rois etc, ce qui précipite notre pauvre Garion au milieu des têtes couronnées, d'autant que ceux-ci ont un drôle de comportement devant sa tante Pol et son vieil ami sire Loup. J'aime, en particulier tante Pol et Silk., peut-être parce qu'ils sont plus favorisés par l'auteur, au moins pour les répliques cinglantes.
    Pour moi, la plume de l'auteur est un enchantement. Beaucoup au second degré, il joue avec l'ironie comme Silk jouerait avec ses dés. Alors, certes oui, il s'agit encore d'une quête, oui il s'agit encore de sauver le monde, oui les prophéties vont jouer encore un rôle pour ce-faire, mais non ! Cette histoire est bien différente des autres, de part son monde, ses personnages attachants et son vouloir et son verbe ! D'ailleurs, elle se lit toute seule et trop vite : du coup j'ai du, à mon corps défendant, entamer la suite !

    Lien : http://lefso.blogspot.com/2011/04/la-belgariade-chant-1-le-pion-blan..
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Citations et extraits

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  • Par Lefso, le 30 avril 2011

    Garion se blottit près du feu, dans la chambre qu’il partageait avec tante Pol, dans l’espoir de réchauffer ses pieds gelés. Tante Pol était restée elle aussi près de la cheminée, à repriser l’une des tuniques de Garion, son aiguille étincelante voltigeant au-dessus du tissu.
    — Qui était le roi de Riva, tante Pol ? lui demanda-t-il.
    Elle s’interrompit, l’aiguille en l’air.
    — Pourquoi me demandes-tu ça ? dit-elle.
    — Silk m’a parlé des Nyissiens, expliqua-t-il. Il m’a raconté que leur reine avait fait tuer le roi de Riva. Pourquoi a-t-elle fait ça ?
    — Tu poses beaucoup de questions, aujourd’hui, on dirait ? remarqua-t-elle, en recommençant à manier l’aiguille.
    — On parle de tout un tas de choses, en route, Silk et moi, fit Garion en rapprochant encore un peu ses pieds du feu.
    — Fais attention, tu vas mettre le feu à tes chaussures, l’avertit-elle.
    — Silk dit que je ne suis pas sendarien, continua Garion. Il dit qu’il n’a pas encore réussi à voir d’où je venais, mais que je n’étais pas sendarien.
    — Silk parle beaucoup trop, observa tante Pol.
    — Tu ne me dis jamais rien, tante Pol, reprit-il, avec agacement.
    — Je te dis tout ce qu’il faut que tu saches, répliqua-t-elle imperturbablement. Tu n’as pas besoin d’en savoir davantage pour l’instant sur les rois de Riva ou les reines de Nyissie.
    — Tout ce que tu veux, c’est que je reste ignare, éclata Garion. Je suis presque un homme, et je ne sais même pas ce que je suis — ni qui je suis.
    — Je le sais, moi, qui tu es, dit-elle sans lever les yeux.
    — Alors, qui suis-je ?
    — Tu es un jeune homme qui va mettre le feu à ses chaussures.
    Il recula précipitamment les pieds.
    — Tu n’as pas répondu à ma question, accusa-t-il.
    — Non, fit-elle de la même voix calme et impassible qui l’exaspérait tant.
    — Et pourquoi ne veux-tu pas me répondre ?
    — Parce que tu n’as pas encore besoin de connaître la réponse pour l’instant. Je te le dirai le moment venu, pas avant.
    — Ce n’est pas juste, protesta-t-il.
    — Il n’y a pas de justice. Cela dit, puisque tu es un homme, maintenant, pourquoi n’irais-tu pas chercher un peu de bois ? Ça te fournirait un bon sujet d’occupation.
    Il lui jeta un regard noir et sortit de la pièce en tapant des pieds.
    — Garion, reprit-elle.
    — Oui ?
    — N’essaie même pas de claquer la porte.
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  • Par Plumeline, le 12 mai 2011

    « - Écoute ma voix, Torak à l’Oeil Mort, hurla-t-il. L’Orbe où palpite la vie est en sûreté, hors de portée de tes atteintes, et ton combat contre elle est perdu d’avance. Le jour où tu te dresseras contre nous, c’est moi qui te déclarerai la guerre. Dans les ténèbres de la nuit comme dans la lumière du midi, toujours je monterais la garde, veillant sur tes agissements, et jusqu’à la fin des temps je ferais obstacle à ton avènement. »
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  • Par frankgth, le 04 septembre 2011

    Garion regarda le vieil homme dont les cheveux et la barbe blanche semblaient briller d'une lumière intérieure sous le soleil du matin.
    - Comment ça fait de vivre éternellement, grand-père ? demanda-t-il.
    - Je ne sais pas, répondit sire Loup. Je n'ai encore jamais vécu éternellement.
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