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Michael Schröter (Éditeur scientifique)Jeanne Etoré (Traducteur)Bernard Lortholary (Traducteur)
ISBN : 2020134055
Éditeur : Editions du Seuil (1991)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 7 notes)
Résumé :
C'est en 1980 que Norbert Elias songe à faire son Mozart, et c'est l'éditeur de ses oeuvres, Michael Schröter, qui assure aujourd'hui la publication posthume de cet inédit. Contre les musicologues qui ont momifié Mozart, Elias s'efforce de comprendre qui fut cet artiste génial, né dans une société qui ne connaissait pas encore la notion romantique de " génie ".

Les tensions qui déchirent l'existence quotidienne de Mozart, les rapports complexes avec s... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (2) Ajouter une critique
Baluzo
Baluzo05 mars 2016
  • Livres 3.00/5
toujours interessant d'avoir le regard d'un spécialiste ( dans le cas présent d'un sociologue) sur la vie d'un génie comme Mozart... la remise dans le contexte historique, l'approfondissement des relations fils-père ont été pour moi forts riches d'enseignement. Je conseille à toute personne passionnée par Mozart....on peut regretter l'impression d'inachevé mais il me semble que l'auteur est décédé avant d'avoir fini le livre.
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awei
awei07 mai 2008
  • Livres 4.00/5
Comment devient-on un génie? Pourquoi Mozart a-t-il eu une vie si tragique? Norbert Elias s'appuie sur la correspondance de Mozart, dont il nous livre de savoureux extraits pour répondre à ces deux questions en les replaçant dans le contexte sociologique et historique de l'époque...une très jolie enquête
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Citations & extraits (3) Ajouter une citation
OlivOliv01 août 2015
À côté de cela, nous avons, dans cette lettre d'un jeune homme de vingt et un ans, un aveu qui restera valable jusqu'à la fin de sa vire : "Je serai plus heureux, puisque j'aurai à composer", et, plus loin : "Il suffit que j'entende parler d'opéra, que je sois au théâtre, écoute des voix — oh, je suis complètement hors de moi." Toute l'existence sociale s'est concentrée, dès cet âge relativement précoce, avec toute sa passion et son intensité, sur le besoin d'entendre et de créer de la musique : "Ce qui est mon bonheur et ma passion."
C'est très étrange pour un jeune homme qui porte en même temps, et ne cessera de porter, un vif intérêt aux femmes. Mais peut-être s'expose-t-il avec la musique à moins de déceptions. Il écrit dans ce sens encore peu de temps avant sa mort, sa situation étant désespérée : "Je travaille encore, parce que composer me fatigue moins que de m'en abstenir."
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OlivOliv01 août 2015
Il fait donc antichambre à Paris chez les plus grandes dames et les plus nobles seigneurs qui le traitent comme ce qu'il est effectivement, un serviteur — même s'ils n'en usent pas avec lui de façon tout à fait aussi brutale qu'avec leur cocher, parce qu'il sait quand même très bien faire de la musique. Mais lui, Mozart, sait pertinemment que la plupart de ceux dont il quémande la protection n'ont quasiment pas la moindre idée de sa musique et en tout cas aucune idée de ses dons extraordinaires.
Ces dons, on peut penser qu'il les a reconnus comme tels dès l'époque de ses succès d'enfant prodige. Par la suite, la conscience de son exceptionnelle imagination musicale s'est renforcée progressivement — même si ses doutes ont été nombreux. Et voilà que lui, qui à ses propres yeux n'a jamais cessé d'être un enfant prodige, il doit aller mendier d'une cour à l'autre. Il est assez vraisemblable qu'il ne s'y attendait pas. Ses lettres reflètent un peu sa déception — et son indignation.
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OlivOliv01 août 2015
Qu'un individu soit un grand artiste n'exclut pas qu'il ait en même temps quelque chose d'un clown ; qu'il soit en fait gagnant, et qu'il ait apporté un gain immense à l'humanité, n'exclut pas qu'il se tienne lui-même pour un perdant, et se condamne par là même à devenir véritablement un perdant.
La tragédie de Mozart, qui était en partie de cet ordre, fut vite éclipsée aux yeux de ses auditeurs ultérieurs par le charme de sa musique. Cet effacement étouffe la compassion. La postérité n'a sans doute pas tout à fait raison de séparer complètement l'homme de l'artiste. N'est-il pas quand même un peu difficile d'aimer la musique de Mozart sans aimer aussi un petit peu l'homme qui l'a créée ?
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Video de Norbert Elias (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Norbert Elias
Les Matins /Que faut-il pour mobiliser les intellectuels ? .Heinz Wismann Philosophe Directeur d?étude à l?EHESS Nathalie Heinich Sociologue Chercheur au CNRS Auteur de Dans la pensée de Norbert Elias, CNRS Editions, 3 septembre 2015 Rejoints en deuxième partie par : Jean-François Bayart Professeur au Graduate Institute de Genève Directeur de la chaire d'Etudes africaines comparées de l'EGE, à Rabat
>Histoire, géographie, sciences auxiliaires de l'histoire>Biographie générale et généalogie>Biographie: artistes et sportifs (789)
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