> Freddy Michalski (Traducteur)

ISBN : 2869304676
Éditeur : Rivages (1991)


Note moyenne : 4.29/5 (sur 77 notes) Ajouter à mes livres
Le Grand nulle part commence la nuit du premier de l'an 1950 et met en scène trois destins parallèles de policiers. L'inspecteur adjoint Danny Upshaw enquête sur une série de meurtres sexuels avec mutilations. Le lieutenant de la criminelle, Mal Considine, accepte de se... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 12 mars 2011

    LiliGalipette
    Le Grand Nulle Part
    Dans la nuit du 1er janvier 1950, un homosexuel est retrouvé mort, le corps déchiré de mutilations sexuelles et d'étranges morsures. D'autres meurtres similaires suivront dans l'année. Mal Considine, héros controversé de la seconde guerre mondiale, agent du L.A.P.D., mène l'enquête avec Dudley Smith, un policier dont le passé semble entaché d'une sombre affaire. Ellis Loew, adjoint du procureur de Los Angeles lance un Grand Jury sur l'influence communiste à Hollywood. La Menace Rouge fait trembler et les syndicats de machinistes de l'industrie du cinéma font peur. Danny Upshaw, jeune criminologiste du Comté de Los Angeles, est engagé pour infiltrer les réseaux communistes et trouver des preuves accablantes contre les communistes, en se rapprochant de Claire de Haven, une riche pasionaria communiste surnommée la Reine Rouge. Buzz Meeks, ancien flic du L.A.P.D. au département des Stups, homme de main d'Howard Hugues se retrouve sur les deux affaires. Réintégré dans ses fonctions de policier, il met ses talents au service de Mickey Cohen, chef de la pègre en rivalité avec Jack Dragna, un autre gangster de Los Angeles. Buzz Meeks prend les plus grands risques en s'amourachant d'Audrey Anders, la poule attitrée de Mickey Cohen. « Ça me plaît bien que ce soit dangereux d'être avec toi. J'aime ça. » (p. 275) Ce couple d'amants terribles ira au-devant de grands remous alors que Los Angeles est encore et toujours secouée par des vagues de crimes.
    Dans ce deuxième volet du Quatuor de Los Angeles, on découvre la rivalité qui existe entre les services du L.A.P.D. (département de police) et ceux du L.A.S.D. (département du shérif). le récit est mené à la troisième personne par un narrateur omniscient qui saute d'un flic à l'autre. L'intrigue est complexe, notamment en raison du point de vue adopté. Les chapitres projettent le lecteur au milieu d'une scène sans indiquer quel personnage est suivi. Cela participe de l'enchevêtrement des enquêtes et de la ramification de l'intrigue. Chaque fil mène à la même conclusion mais dévider l'écheveau demande patience et relecture. J'ai suivi avec jubilation les mêmes pistes que les flics, réécrit leurs théories et rédigé les mêmes conclusions. James Ellroy parvient à créer une intrigue policière ultra complexe sans perdre en route son lecteur. Mais il s'agit de garder l'œil ouvert et l'esprit alerte pour ne pas manquer un indice.
    Je me suis attachée aux trois flics. Ils sont torturés, comme ceux du premier volet, mais leurs fêlures sont moins monstrueuses, plus humaines. Leurs faiblesses et leur violence bouillonnante sont des armes dont ils usent avec maladresse, comme des pantins qui voudraient couper leurs liens. Buzz Meeks surtout a retenu mon affection. de brute notoire au passé dégueulasse, il gagne en délicatesse à mesure que l'amour lui ouvre les yeux sur des valeurs autres que l'argent. Sans mièvrerie, James Ellroy montre comment un homme peut changer de voie sans renier ce qu'il est mais en effaçant une partie de l'ardoise qu'il porte dans le dos.
    Une nouvelle fois, James Ellroy se fonde sur un fait réel, le meurtre de Sleepy Lagoon, pour développer une intrigue qui emprunte au réel et à l'imaginaire. La réalité dépasse parfois toutes les folies que pourrait se permettre le roman. le talent de James Ellroy, c'est de ne jamais faire oublier le substrat réel en l'alimentant de fictif. Il ne s'agit pas de recréer la vérité mais d'imaginer des voies parallèles et de donner au crime de nouvelles voies à explorer.
    Et finalement, Le Grand Nulle Part, c'est quoi ? C'est où ? Pour moi, c'est là où se perdent les flics de valeur, comme Lee Blancharddans le premier volet. C'est aussi un air de jazz aux notes mélancoliques et sinistres. Le Grand Nulle Part, c'est Los Angeles, cité d'anonymes et de solitaires, cité d'êtres perdus, cité aux valeurs en déroute, cité oubliée du destin.

    Lien : http://lililectrice.canalblog.com/archives/2011/03/12/20477896.html
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
  • Par yoan.langlais, le 11 novembre 2011

    yoan.langlais
    Selon moi, c'est le meilleur James Ellroy, ce qui n'est pas rien.
    Certes, Le Grand Nulle Part ne serait rien sans le Dalhia Noir, premier opus de la quadrilogie, mais l'écriture d'Ellroy est ici à son sommet. La distance avec le sujet est plus grande, l'énergie et la colère d'Ellroy sont toujours aussi fortes. Résultat, on se laisse emporter par la vague, secoué, retourné, au bord de l'évanouissement, on cherche à reprendre son souffle. En résumé, ce livre vous portera sur de nouveaux rivages si vous réussissez à vous accrocher. Âmes sensibles s'abstenir.
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par TwiTwi, le 14 mai 2009

    TwiTwi
    Avec ce deuxième opus du Quatuor de Los Angeles, Ellroy creuse son analyse de la société et de la police américaine d'après-guerre. Politique, corruption, ambitions, enjeux de pouvoir, violence, racisme, homophobie, chasse aux sorcières, tout y est. Les trois personnages centraux sont fouillés, cohérents et sinon attachants -personnellement, le personnage de Meeks me donne envie de vomir même s'il se dévoile plus humain vers la fin du récit et le tabassage en règle de sa femme par Mal Considine m'a profondément dérangé, Upshaw se révélant par ses faiblesses et sa honte le personnage le plus sympathique-, on se lie à leurs pas.
    Le Grand Nulle Part a un principal défaut : il est long, terriblement long. J'ai vraiment eu l'impression qu'avant la page 400-450, il ne se passe pas grand chose. le début du livre est fort chargé en blabla anti-communiste qui m'a relativement ennuyé -cela dit c'est personnel, quelqu'un qui est passionné par le sujet y trouvera sans doute son compte. Mais la descente aux enfers qui s'ensuit vaut le détour. C'est poignant, choquant, les qualificatifs me manquent pour décrire les émotions ressenties à la lecture des 200 dernières pages.

    Lien : http://ledragongalactique.blogspot.com/2009/05/le-grand-nulle-part-j..
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par cannibalector, le 12 mars 2011

    cannibalector
    quoi dire de plus apres l'exellente critique de lili galipette!
    je rajouterai juste que Le Grand Nulle Part est aussi lelieu d'affrontement entre la sensibilite de l'homme(voire sa féminite)et sa virilité qu'il doit à la fois dompter-bestialité-et afficher-l'homme fort et protecteur.
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    • Livres 4.00/5
    Par david-dupere, le 14 octobre 2010

    david-dupere
    Le maitre du roman noir et une écriture incomparable.
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)

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Citations et extraits

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  • Par LiliGalipette, le 12 mars 2011

    « l’inspecteur adjoint Danny Upshaw émit la prédiction que les années cinquante allaient être une décennie de merde. » (p. 14)
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  • Par LiliGalipette, le 12 mars 2011

    « Ça me plaît bien que ce soit dangereux d'être avec toi. J'aime ça. » (p. 275)
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par LiliGalipette, le 12 mars 2011

    « la perversion était abominable mais l’excitation était continuelle, à se sentir pareil à un glouton qui rôderait dans les ténèbres d’une maison inconnue vingt-quatre par jour. » (p. 606)
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  • Par LiliGalipette, le 12 mars 2011

    À propos d'Ellis LOew : « c’était un requin de Juif magouilleur, un homme de loi et un sacré fils de pute. » (p. 31 )
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La chronique de Carole S - Dick Contino's blues.mov
Après quelques semaines d'absence... Elle est de retour... Comment ça "QUI?". Carole S. bien sûr!!! L'unique, la seule, la vraie... Carole nous parle aujourd'hui du livre de James Ellroy "Dick Contino's blues" aux éditions Rivages. Regardez l'avis de Carole S... La présentation du livre "Dick Contino's blues" par l'éditeur : Un joueur d'accordéon prodige (il vit actuellement à Las Vegas), Hollywood en proie à la chasse aux sorcières, le tournage d'une série z qui deviendra un film-culte, un tueur en liberté, les années cinquante et leur fureur de vivre... A travers le blues de Dick Contino, c'est son passé que James Ellroy apprend à mieux comprendre. Vous pouvez commander "Dick Contino's blues" sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com








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