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ISBN : 2259202470
Éditeur : Plon (2006)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.87/5 (sur 119 notes)
Résumé :
"Je vais te raconter l'histoire de la philosophie. Pas toute, bien sûr, mais quand même ses cinq plus grands moments. Chaque fois, je te donnerai l'exemple d'une ou deux grandes visions du monde liées à une époque afin que tu puisses, si tu le souhaites, commencer à lire par toi-même les œuvres les plus importantes. Je te fais, d'entrée de jeu, une promesse : toutes ces pensées, je te les exposerai d'une façon totalement claire, sans le moindre jargon, mais en allan... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Hugo
Hugo19 juin 2014
  • Livres 5.00/5
J'ose plus… mais c'est que ça fait un bout de temps dites donc, « isseux » dit même que j'ai perdu un peu de ma verve, que la paternité m'a ramolli le cerveau : de 25 % je serai passé mollement à 15 %...
- Choupette : non de 15 % tu es passé à un petit 13…
- Moi : Putain mais je vais te foutre une béquille que ça va pas trainer…
Ce n'est pas gai la paternité, je vous le dis, on n'a plus le temps de prendre les mesures correctement, et choupette qui n'a plus le compas dans l'oeil est devenue maman, petit à petit elle oublie de solliciter mon cerveau et je deviens aigri …
Et vous aussi, vous m'avez oublié, sauf quelques uns qui parfois échangent avec moi, mais pas une seule lettre d'amour, de désir, d'envie, d'orgie, soyez folles je garderais vos photos pour moi, j'ai besoin de motivation, allons bon, ne soyez point timides, au pire coupez-vous la tête, « ya » que ce qui ne tombe pas qui m'intéresse… donc si tu n'es pas trop vieille ou que tu n'es pas un roi, n'hésite pas…
De toute façon depuis la grossesse et la naissance de mon petit « souci d'amour » J'ai perdu mon sex-appeal : j'ai cinq putains de kilos qui me sont tombés sur les abdos… « vla » pas que maintenant ça fait des plis et que quand je m'assois mon bide sourit…
L'autre jour, j'ai donc pris la décision de trottiner de temps en temps pour retrouver ma taille de poney binoclard à la crinière vieillissante...
Début laborieux certes, mais je m'y tiens depuis cinq semaines, trois fois par semaine pendant quarante minutes, mes trois cheveux au vent…
Et comme je m'ennuyais un poil de cul, j'ai décidé d'essayer le roman audio…
Et comme je n'ai plus trop le temps de lire, je trouvais l'idée plutôt bonne…
Le choix d'un bouquin de Philo fut plutôt judicieux, et Luc le fait très bien : comme un vieux prof il te fait le cour, et moi j'écoute gambadant fièrement les jambes au vent…
Ça fait beaucoup de vent tout ça, mais entre les champs c'est agaçant alors j'en parle…
Enfin bref :
Vachement intéressant le mec, il connait des tas de trucs, « p'tête bien qui raconte des conneries », mais moi « je suis pas philosophe » donc je trouve ça absolument fabuleux, surtout quand il parle de Nietzsche, ou de Socrate, Kant il nous explique la Theoria, le christianisme, l'humanisme, le modernisme, le nihilisme, ou encore Kant il nous parle du salut, de la nature, de la peur, de la mort.... de la sagesse...
Mais j'ai Kant même trouvé que ça manquait de Q...
Ouvrage réservé au néophyte bien évidement…
Et moi ce soir je cours
A plus les copains
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isajulia
isajulia22 mars 2013
  • Livres 5.00/5
Luc Ferry généralise la philosophie pour la rendre plus accessible. Je trouve cette approche très louable et cela donne un livre de qualité. C'est d'ailleurs ma première lecture philosophique à titre personnel et je ne regrette pas mon choix, cela m'a permis de commencer en douceur à m'interroger sur les grands thèmes de l'existence.
Bravo monsieur Ferry.
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LIBERTITUDE
LIBERTITUDE31 juillet 2013
  • Livres 4.00/5
J'avais décidé de reprendre mes cours de philosophie de terminale, mais je ne savais comment m'y prendre. Alors, au hasard d'une librairie, je suis tombé sur ce livre qui m'a redonné le souffle nécessaire , qui m'a apporté l' élan vital (Bergson ?) .
Ce livre de vulgarisation philosophique est fantastique pour tout ceux et celles qui débute dans la matière. Bien sûr, depuis mes lectures sont un peu plus ardues (L'éthique de Spinoza). Mais ce livre restera l'un de ceux qui ont bercé mon enfance d'apprenti-penseur.
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Fx1
Fx116 août 2014
  • Livres 5.00/5
Premiére partie de la découverte de la philosophie en compagnie de Luc Ferry . Cette idée qui de prime abord peut paraitre saugrenue s'avére au final trés maline . C'est pédagogique , mais pas enfantin , c'est intelligent et trés malin , bien fait , permet d'aborder avec le souci d'étre compris la question philosophique. Si il y a quelques petits défauts , rien de rédhibitoire . Un manuel parfait pour ceux qui veulent découvrir la philosophie sans avoir fait le cheminement classique pour cela. A découvrir pour avoir une bonne idée de l'histoire de la philosophie .
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Gens
Gens18 février 2011
  • Livres 4.00/5
Je le préfère en conférencier qu'en écrivain. A force de vouloir être pédago, il en devient peu naturel. Par contre, l'écriture est simple, les grands concepts clairement expliqués et replacés dans l'histoire, ce qui nous fait sentir comment les hommes de l'époque (enfin ceux qui avaient accès à cette culture) les ont vécu, et dans quel contexte se sont développées de nouvelles théories.
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Citations & extraits (49) Voir plus Ajouter une citation
zanonizanoni02 juin 2016
On peut distinguer trois grandes conceptions de la transcendance. (...)
-La première est celle que mobilisaient déjà les Anciens pour décrire le Cosmos. Fondamentalement, bien sûr, la pensée grecque est une pensée de l'immanence puisque l'ordre parfait n'est pas un idéal, un modèle qui se situerait ailleurs dans l'univers , mais au contraire une réalité de part en part incarnée en lui. Le divin des stoiciens, à la différence du Dieu des chrétiens, n'est pas un Etre extérieur au monde, mais il est pour ainsi dire son ordonnancement même, en tant qu'il est parfait. Cependant, (...), l'ordre harmonieux du cosmos n'en est pas moins transcendant par rapport aux humains, en ce sens précis qu'ils ne l'ont ni crée ni inventé. Ils le découvrent au contraire comme une donnée extérieure et supérieure à eux. Le mot "transcendant" s'entend donc ici par rapport à l'humanité. Il désigne une réalité qui dépasse les hommes sans pour autant se situer ailleurs que dans l'univers. La transcendance n'est pas au ciel mais sur la terre.
-Une deuxième conception de la transcendance , tout à fait différente et même opposée à la première, s'applique au Dieu des grands monothéismes. Elle désigne tout simplement le fait que l'Etre suprême est, au contraire du divin des Grecs, "au-delà" du monde crée par lui, c'est-à-dire tout à la fois extérieur et supérieur à l'ensemble de la création. Contrairement au divin des stoiciens, qui se confond avec l'harmonie naturelle et n'est par conséquent pas situé hors d'elle, le Dieu des juifs, des chrétiens et des musulmans est totalement supranaturel -pour ne pas dire "surnaturel". Il s'agit donc là d'une transcendance qui ne situe pas seulement par rapport à l'univers lui-même conçu tout entier comme une création dont l'existence dépend d'un Etre extérieur à elle.
-Mais une troisième forme de transcendance, différente des deux premières, peut encore être pensée. Elle prend racine, déjà, dans la pensée de Kant, puis chemine jusqu'à nous à travers la phénoménologie de Husserl. Il s'agit de ce que Husserl nommait la "transcendance dans l'immanence".
La formule n'est pas très parlante, mais elle recouvre une idée d'une très grande profondeur. (...) : il n'y a pas d'omniscience, pas de savoir absolu car tout est visible se donne toujours sur un fond d'invisible (exemple d'un cube à six faces: il y a toujours trois faces visibles et trois faces cachées). En d'autres termes, toute présence suppose une absence, toute immanence une transcendance cachée, toute donation d'objet, quelque chose qui se retire.

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AelaAela22 septembre 2013
Pour les stoïciens ce qui était bon, c'était ce qui était conforme à l'ordre cosmique. L'essentiel était de parvenir dans la pratique à s'accorder à l'harmonie du monde afin d'y trouver la juste place qui revenait à chacun dans le Tout.
Si tu veux comparer cette conception de la morale à quelque chose que tu connais et qui existe encore aujorud'hui dans nos sociétés, pense à l'écologie.
Pour les écologistes, en effet, et en cela ils reprennent, bien que souvent sans le savoir, des thèmes de l'Antiquité grecque, la nature forme une totalité harmonieuse que les humains auraient tout intérêt à respecter.
La "biosphère" a remplacé le "cosmos" des Grecs.
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zanonizanoni03 juin 2016
Dans quelque domaine que ce soit, toute grande oeuvre d'art est toujours, au départ, caractérisée par la particularité de son contexte d'origine. Elle est toujours marquée historiquement et géographiquement par l'époque et "l'esprit du peuple" dont elle est issue. C'est là, justement, son côté "folklorique" - le mot folklore vient du mot folk, qui veut dire "peuple"- (...). (...)
Pourtant, le propre de la grande oeuvre, à la différence du folklore, c'est qu'elle n'est pas rivée à un "peuple" particulier. Elle s'élève à l'universel ou pour mieux dire elle s'adresse potentiellement à l'humanité tout entière. C'est ce que Goethe appelait déjà, s'agissant des livres, la "littérature mondiale". L'idée de "mondialisation" n'était nullement liée dans son esprit à celle d'uniformité : l'accès de l'oeuvre au niveau mondial ne s'obtient pas en bafouant les particularités d'origine, mais en assumant le fait d'en partir et de s'en nourrir pour les transfigurer toutefois dans l'espace de l'art. Pour en faire quelque chose d'autre que du simple folklore.
Du coup, les particularités, au lieu d'être sacralisées comme si elles n'étaient vouées à ne trouver de sens que dans leur communauté d'origine, sont intégrées dans une perspective plus large, dans une expérience assez vaste pour être potentiellement commune à l'humanité. Et voilà pourquoi la grande oeuvre, à la différence des autres, parle à tous les êtres humains, quels que soient le lieu et le temps où ils vivent.
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zanonizanoni12 mai 2016
L'action vraiment morale, l'action vraiment "humaine" (...) sera d'abord et avant tout l'action désintéressée, c'est-à-dire celle qui témoigne de ce propre de l'homme qu'est la liberté entendue comme faculté de s'affranchir de la logique des penchants naturels. Car il faut bien avouer que ces derniers nous portent toujours vers l'égoisme. La capacité de résister aux tentations auxquelles il nous expose est très exactement ce que Kant nomme la "bonne volonté", en quoi il voit le nouveau principe de toute moralité véritable : alors que ma nature -puisque je suis aussi un animal- tend à la satisfaction de mes seuls intérêts personnels, j'ai aussi, telle est du moins la première hypothèse de la morale moderne, la possibilité de m'en écarter pour agir de façon désintéressée, altruiste (c'est-à-dire tournée vers les autres et non seulement vers moi). (...)
Sans l'hypothèse de la liberté, une telle idée n'aurait évidemment aucun sens : il faut bien supposer que nous sommes capables d'échapper au programme de la nature pour admettre que nous puissions parfois mettre notre "cher moi" de côté.
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zanonizanoni10 mai 2016
Enfin, il y a dans le contenu du christianisme notamment sur le plan moral, des idées qui, même pour des non-croyants, ont encore aujourd'hui une importance majeure, des idées qui vont, une fois détachées de leurs sources purement religieuses, acquérir une autonomie telle qu'elles vont pouvoir être reprises dans la philosophie moderne, et même par des athées.
Par exemple, l'idée que la valeur morale d'un être humain ne dépend pas de ses dons ou de ses talents naturels, mais de l'usage qu'il en fait, de sa liberté et non de sa nature, est une idée que le christianisme va donner à l'humanité et que bien des morales modernes, non chrétiennes voire antichrétiennes, vont malgré tout reprendre à leur compte. Voilà aussi pourquoi il serait vain de vouloir passer sans transition du moment grec à la philosophie moderne sans dire un mot de la pensée chrétienne.
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