> Françoise Favretto (Éditeur scientifique)
> Jean Esponde (Éditeur scientifique)

ISBN : 2930440252
Éditeur : Atelier de l'Agneau (2010)


Note moyenne : 3/5 (sur 1 notes) Ajouter à mes livres
L’intérêt pour les brouillons et autres travaux d’écrivains est très récent ; ce qui explique cette étonnante lacune dans la disponibilité des œuvres de Flaubert.

Nous avons choisi de larges extraits de 17 carnets (110 pages sur près de 200) dont les pr... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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  • Par ferocias, le 18 avril 2011

    ferocias
    Le volume recueille plusieurs extraits de textes: Cahier des vingt ans et divers carnets dont la rédaction est étalée de 1840 à 1879 (soit toute la vie d'homme de Flaubert). Il ne s'agit bien sûr que d'une faible partie de ce que l'on appelle en amateur de Gérard Genette l'épitexte flaubertien.
    "Le Carnet des vingt ans" montre qu'une partie de l'oeuvre de Flaubert est en gestation dès son plus jeune âge. Il se pose la question de la morale, de l'esthétique et de la beauté: « La pièce la plus immorale du théâtre est le Misanthrope, c'est aussi la plus belle ». En 1856, soit une quinzaine d'années plus tard est publié Madame Bovary que beaucoup tiennent pour le chef d'oeuvre de Flaubert, livre qui subira les attaques pour immoralité que l'on connaît bien.
    Dans cette même partie, on trouve aussi un pastiche orientalisant qui annonce salammbô (mon roman de Flaubert préféré: « C'était à Mégara, faubourg de Carthage, dans les jardins d'Hamilcar. // Les soldats qu'il avait commandés en Sicile se donnaient un grand festin pour célébrer le jour anniversaire de la bataille d'Eryx, et comme le maître était absent et qu'ils se trouvaient nombreux, ils mangeaient et ils buvaient en pleine liberté....) plein de sensualité.
    Les carnets sont un mélange de prises de notes sur le vif, d'aphorismes, d'idées jetées sur le papier, de notes de lecture, de réflexions diverses.
    Pour la préparation de salammbô, on trouve trois pages de notes sur les objets et les supplices, des pièces carthaginoises au supplice syrien.
    On découvre aussi de ces aphorismes qui se retrouveront sous une forme différente dans Le Dictionnaire des idées reçues et qui dénoncent la « bêtise »: « Ne pouvoir se passer de Paris, marque de bêtise. Ne plus l'aimer, marque de décadence. » (p. 47).
    Sur L'education sentimentale, quatre carnets, rien de moins! Par exemple des réflexions sur les vêtements à faire porter par les personnages qui vivaient vingt avant. le souci de la précision, toujours.
    Et des notes de lecture de Pausanias (Antiquité) à Pascal, de Buffon à Darwin car un écrivain est aussi un lecteur. Soulignons que le domaine de l'imaginaire n'est pas absent de l'oeuvre flaubertienne. Il y a bien sûr les Nouvelles (les Trois Contes publiés en 1877) mais aussi des ébauches comme celle-ci: « La Forêt des femmes. Des femmes arbres. Les bras et la chevelure faisant les branches. »
    Comme l'annonce la quatrième de couverture, l'édition « privilégie la « traversée thématique de toute une vie d'écrivain ». Plus que le travail de l'auteur, au sens de l'écriture et du brouillon d'écrivain, c'est le travail, le cheminement de la pensée que ce petit volume offre au lecteur. Indispensable pour l'amateur de Flaubert, peut-être ardu pour celui qui ne connaît pas beaucoup l'oeuvre mais stimulant par les multiples voies empruntées par l'auteur dont l'oeuvre publiée, qui est de beaucoup moindre ampleur que celle De Balzac, condense toute une vie de travail.

    Lien : http://lespeuplesdusoleil.hautetfort.com/archive/2011/01/17/flaubert..
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par Emma20, le 05 février 2011

    Emma20
    Heureuse de voir qu'il restait encore des livres à choisir pour cette nouvelle édition de Masse Critique, alors que j'étais allée plusieurs jours après le lancement sur le site, je décidai de cocher la petite case correspondant à ce livre. Il me semblait intéressant de découvrir les notes de Flaubert, d'autant plus que je l'ai étudié il y a à peine quelques mois, à travers l'étude de Madame bovary. le cahier des vingt ans m'a particulièrement plu. J'ai aimé découvrir Flaubert à vingt ans, écrivain en puissance, qui se posait des questions, et portait un regard critique sur la société. Par contre, pour ses notes, je pense qu'il ne faut pas essayer de tout lire d'un coup. Ce sont des pensées, des phrases, des mots qui sortent de son esprit et qu'il couche sur le papier. Certaines sont répertoriées par livres, ceux qu'il a écrits, et d'autres sont classées par thème. Cela permet de voir à quel point l'imagination de Flaubert était débordante. Il avait beaucoup d'idées, et je me suis souvent demandée ce que cela aurait donné s'il avait fait plus de romans. Ce livre est à lire si l'on étudie les œuvres de Flaubert, ou si l'on s'intéresse à lui tout simplement. Il y a des notes absolument délicieuses sur la poésie, la littérature. Découvrir Flaubert sous un autre aspect, le lire avec mes cours sur Madame Bovary à côté, tout cela m'a beaucoup plu.
    « La poésie avant tout. »
    Je remercie chaleureusement Babelio et les éditions « Atelier de l'Agneau » pour cette découverte


    Lien : http://parado-xale.blogspot.com/2011/02/notes-pour-les-livres-venir-..
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Sand94, le 01 février 2011

    Sand94
    Cet ouvrage est composé à la fois du Journal de jeunesse de Flaubert, et de différentes notes prises par l'auteur en parallèle de l'écriture de ses romans.
    Flaubert tenait des carnets de Molestine à fermoir dans lesquels il prenait des notes, notait des plans de romans, ou des remarques de lectures. Ces carnets révèlent donc le laboratoire d'écriture d'un des plus grands auteurs français du XIXème siècle.
    Le Cahier de 20 ans, est donc un Journal intime qui présente sa vocation d'écrivain. A sa lecture on découvre un jeune homme ambitieux, sûr de sa vocation, rêvant de gloire.
    Les Notes des livres à venir rassemblent plusieurs réflexions sur l'écriture, mais aussi des notes érudites sur des termes exotiques (pour Salmmbô par exemple.) Lire cet ouvrage c'est véritablement plonger dans l'esprit en effervescence de Flaubert, un esprit savant, et en même temps s'interrogeant sur son art, son écriture, mais aussi sur la vie, les relations humaines.
    Ce livre ne se lit pas de la page 1 à 126. Il faut y aller à la cueillette, y piocher quelques phrases, réfléchir, le refermer pour mieux l'ouvrir quelques jours plus tard.
    En introduction, les éditeurs s'expliquent sur leurs choix éditoriaux, annonçant que les ratures ont été supprimées, ainsi que les croquis. La suppression des croquis me paraît un peu regrettable. Je me souviens de l'édition de l'autobiographie (La Vie d'Henry Brulard) de Stendhal et de ses croquis si expressifs et intéressants. J'aurais bien aimé voir ceux de Flaubert !
    On regrettera également la malencontreuse faute de frappe dès l'ouverture : Georges Sand ! Dommage quand même que ça tombe sur moi !
    Quoiqu'il en soit, ce livre est une aide intéressante, un éclairage supplémentaire sur l'œuvre de Flaubert, et les écrits intimes sont toujours touchants, comme une trace tangible de l'existence des auteurs.

    Lien : http://leslivresdegeorgesandetmoi.wordpress.com/2011/02/01/notes-pou..
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Citations et extraits

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  • Par Emma20, le 27 février 2011

    J’aime mieux l’inspiration que la réflexion, le sentiment que la raison, la clémence que la justice, la religion que la philosophie, le beau que l’utile, la poésie avant tout. L’art est plus utile que l’industrie, le beau est plus utile que le bon. S’il en était autrement, pourquoi les premiers peuples, les premiers gouvernements ne seraient-ils pas industrieux, commerçants ? Ils sont artistes, poètes, ils bâtissent des choses inutiles comme des pyramides, des cathédrales ; ils font des poèmes avant de faire du drap. L’esprit est plus gourmand que l’estomac.
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Vidéo de Gustave Flaubert

Bouvard et Pécuchet film (1989) -- 1/16
Par une chaude journée d'été, à Paris, deux hommes, Bouvard et Pécuchet, se rencontrent et font connaissance. Ils découvrent que, non seulement ils exercent le même métier (copiste), mais qu'en plus ils ont les mêmes centres d'intérêts.








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    Fumichon, concernant la propriété, évoque les arguments d'un homme politique dont Flaubert parle en ces terme dans une lettre à George Sand: "Peut-on voir un plus triomphant imbécile, un croûtard plus abject, un plus étroniforme bourgeois! Non! Rien ne peut donner l'idée du vomissement que m'inspire ce vieux melon diplomatique, arrondissant sa bêtise sur le fumier de la Bourgeoisie!". De qui s'agit-il?

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