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ISBN : 2266167596
Éditeur : Pocket (2008)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 211 notes)
Résumé :
Pour ralentir la fuite du temps, Sylvain Tesson parcourt le monde à pied, à cheval, à vélo ou en canot. Dans les steppes d'Asie centrale, au Tibet, dans les forêts françaises ou à Paris, il marche, chevauche, mais escalade aussi les monuments à mains nues. Pour mieux embrasser la terre, il passe une nuit au sommet de Notre-Dame de Paris, bivouaque dans un arbre ou sous un pont, recourt aux cabanes. Cet amoureux des reliefs poursuit le merveilleux et l'enchantement. ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
Dirlandaise
Dirlandaise07 mai 2012
  • Livres 5.00/5
J'avais un peu peur de la déception que pouvait entraîner la lecture d'un deuxième livre de Sylvain Tesson après l'admirable "Dans les forêts de Sibérie" mais heureusement, la magie de monsieur Tesson a encore exercé son emprise sur moi et je me suis encore une fois laissée séduire par cet homme que rien n'arrête, cet homme libre qui refuse de se laisser piéger par le monde moderne et prend tous les moyens mis à sa disposition pour y échapper. Un tel homme ne peut que se creuser un chemin royal dans mon coeur et ne plus jamais le quitter.
Dans ce petit livre, monsieur Tesson fait l'éloge de tout ce qu'il aime : le voyage, le bivouac, la solitude des grands espaces, la forêt, l'alpinisme urbain, le vagabondage joyeux etc. Tout cela est écrit avec une simplicité et une sincérité touchante. J'ai particulièrement aimé le chapitre fascinant sur l'alpinisme urbain de même que celui faisant l'éloge du bivouac. La vie de Sylvain Tesson est extraordinairement riche et lumineuse. le lire redonne goût à la vie et je donnerais tout pour le rencontrer au moins une fois car je suis tombée sous le charme de ce grand voyageur. Je dévore ses livres et lorsque j'aurai tout lu de lui, je relirai encore et encore afin de continuer à goûter aux aventures et à la quête de l'essentiel qui caractérisent les écrits de ce merveilleux auteur.
"Vivre, c'est faire de son rêve un souvenir."
"Une vie est réussie quand elle n'est faite que de verbes d'action."
"L'enfer, ce n'est pas les autres, c'est l'obligation de vivre avec eux."
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Lune
Lune04 mai 2014
  • Livres 5.00/5
Glisser ce traité dans sa poche.
Opter pour le vagabondage (physique et/ou mental).
Garder l'oeil lucide.
Refuser les pièges d'une société bouffeuse de temps et du Temps.
Ralentir le pas.
Goûter la liberté.
Conserver sa libre pensée.
Agiter le tout en le saupoudrant des mots de Sylvain Tesson et le "petit traité" devient philosophie de poche qui se lit et se relit.
Une bouffée d'oxygène dans un siècle qui court vers un drôle d'avenir si l'on n'y prend garde.
J'ai particulièrement aimé l'analyse de l'humanisme. Elle est parlante et sans concession.
Je suis montée aux barricades à l'évocation des oppressions brutales vécues par trop de femmes.
Je me suis agrippée à l'auteur pour rejoindre le haut des cathédrales et pénétrer dans la "forêt" de Notre-Dame, les yeux écarquillés par le bonheur de croiser les "compagnons" du fond des âges.
J'ai ressenti l'action d'un homme qui recherche la liberté et tente de nous montrer qu'il l'a trouvée dans "l'immensité du monde". Que cela fait du bien...
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mangouste79
mangouste7912 mai 2014
  • Livres 3.00/5
C'est la première fois que je fréquente la plume de Sylvain Tesson après avoir entendu sur le personnage tout et son contraire.
Ce fut une bonne surprise. A n'en pas douter, l'homme a du talent. Il manie le verbe aussi bien qu'il promène son regard sur les chemins du monde. On sent en lui la même jubilation face à la page blanche que devant les chemins de traverses. Ce livre, est une succession de réflexions sur le nomadisme romantique. Elles sentent l'escarbille d'un feu de bivouac, la souffrance du pas supplémentaire, l'émerveillement face à un paysage de hasard. Elles ont parfois le panache des grands vents qui balayent les steppes, la profondeur du temps qui passe au rythme de la marche, la légèreté du pas dépouillé de celui qui voyage par monts et par vaux. Toutes choses qui devraient nous aussi nous faire bondir sur nos pieds et quitter nos vies confortables et rangées pour prendre la route comme on prend le maquis, pour résister à se monde qui se consume plus encore qu'il ne se consomme.
Mais hélas, il y a dans ces pages, un double mouvement qui met mal à l'aise. On en vient finalement à s'interroger sur la raison d'être de ces réflexions ou plutôt de leur publication. Sylvain Tesson, fait ici l'éloge du marcheur solitaire non sans faire preuve d'un certain dandysme misanthrope. Il démontre la grandeur du vagabondage , témoigne de la poésie de la vie de bohème tout en espérant, finalement que peu de personnes mettent leurs pas dans les siens. Malgré cette ambivalence du propos, souvent asocial et acerbe sur ses contemporains, l'auteur signe de bien belles pages.
Pour le voyageur de salon que je suis, ce fut un bon moment et je l'en remercie.
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keisha
keisha10 septembre 2012
Sylvain Tesson voyage. A pied principalement, à cheval, à bicyclette. Rarement autrement que by fair means.
Qu'est ce qui le pousse?
"C'est pour contempler le monde, boire à sa coupe et m'en gorger que je le sillonne."
Géographe de formation, "la géographie, la plus belle des disciplines", il explique pourquoi la géomorphologie devint pourtant sa discipline préférée.
Comme en Ouzbékistan, la déception est possible:
"L'une des vertus du bon wanderer est de ne rien attendre du chemin qu'il emprunte. A chaque pas il cueille les émotions, il se gorge de nouveautés, mais il n'essaie pas de trouver des correspondances entre ce qu'il découvre et ce qu'il espérait trouver. (...) le monde qu'on a sous les yeux sera toujours moins beau qu'une photo sépia ou que sa description dans une chronique ancienne.(...) Mieux vaut dans ce cas s'interdire, au moment de prendre la route, d'emporter avec soi ce que l'on sait déjà de l'endroit où on va. Un esprit vierge est la meilleure longue-vue pour balayer les horizons."
Découvrant au fil de ses voyages l'oppression de la femme par l'homme, "le wanderer que je suis redeviendra humaniste lorsque cessera la suprématie du mâle", il a appris à rester seul et vivre plus densément.
Bivouacs, hamacs dans les arbres, mais aussi escalades nocturnes et nuits dans les cathédrales, voilà ce qu'il évoque, avant de terminer par la rencontre d'habitants de cabanes au bord du Baïkal, qui sans doute font pressentir son séjour de six mois dans cette même région. La boucle est bouclée!
"Vivre, c'est faire de son rêve un souvenir."
Victor, occupant d'une cabane, ne possède que trois choses : "une hache pour n'avoir pas froid, un fusil pour n'avoir pas faim et une Bible pour n'avoir pas peur."
Une lecture hautement recommandable, une bouffée de liberté. le début m'a donné l'impression que l'auteur a la bougeotte, mais ensuite j'ai été fascinée par ses expériences... L'écriture est belle, ce qui ne gâte rien!
Lien : http://enlisantenvoyageant.blogspot.fr/2012/09/p..
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Junie
Junie12 octobre 2012
  • Livres 1.00/5
Pas la peine de tourner autour du pot: je n'ai pas du tout apprécié ce livre.
Ce mec est un poseur, il tient son stylo comme un manche de pioche, et pour compenser la vacuité du propos, les phrases sont truffées de mots abscons et de références incompréhensibles. le style est pompeux, ampoulé, amphigourique, indigeste comme un pudding trop cuit.
Monsieur Tesson n'est pas un simple voyageur, touriste, routard ou globe-trotter, c'est un "wanderer". Son modèle est " l'Anarque (non, non, pas l'Arnaque), héros contemplatif de Jünger qui regarde le monde depuis sa haute loge sans jamais s'y salir"
Monsieur Tesson est géographe, c'est une noble occupation, qu'il le reste.
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Citations & extraits (45) Voir plus Ajouter une citation
balooobalooo05 juin 2010
Les gens imaginent que l'errant va le nez au vent. Pourtant c'est avec rigueur qu'il trace sa route. Il faut de la discipline pour ne pas céder à l'envie d'une halte. Il faut de la méthode pour gagner le rythme nomade, cette cadence nécessaire à l'avancée et qui aide le marcheur à oublier sa lenteur. Lors de mes traversées transcontinentales, je m'efforçais (.. .) de disposer toujours de la même façon mes effets au bivouac, de réciter dans le même ordre ma cargaison de poèmes... Minuscules stratagèmes qui constituent la Règle monastique du voyageur. Voyager, ce n'est pas choisir les ordres, c'est faire entrer l'ordre en soi.
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JunieJunie12 octobre 2012
Le vagabond évite tout ce qui risquerait d'enlaidir sa vie. Comme le faisaient les Celtes, il évite les êtres difformes, et rejette les situations conflictuelles, persuadé que la vilenie de l'âme s'exprime dans la laideur extérieure. Au moindre nuage menaçant son esthétique de vie, il prend la tangente. N'avoir qu'un bâton et un chapeau à plume permet de tourner les talons si le climat se gâte.....
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margomargo20 avril 2012
L'enfer, ce n'est pas les autres, c'est l'obligation de vivre avec eux. Le mieux consiste donc à construire un donjon solitaire avec le ciment de son rêve suffisamment solide pour que le ressac du monde extérieur s'y fracasse.
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wictoriawictoria27 septembre 2008
Il est cependant une autre catégorie de nomades. Pour eux, ni tarentelle ni transhumance. Ils ne conduisent pas de troupeaux et n'appartiennent à aucun groupe. Ils se contentent de voyager silencieusement, pour eux-mêmes, parfois en eux-mêmes. On les croise sur les chemins de monde. Ils vont seuls, avec lenteur, sans autre but que celui d'avancer.
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mallollomallollo16 novembre 2015
Je n'ai donc plus tellement soif de mes semblables et me demande même – avec prudence – si l'humanisme n'est pas un réflexe de défense corporatiste, une sorte de syndicalisme biologique destiné à protéger l'espèce à laquelle on appartient, à défendre ses prérogatives. [...] L'Amour porté à l'Homme par lui-même [...] ne serait que l'adoration de soi-même dans le miroir de l'autre. Une façon de se masturber en faisant croire à son prochain que c'est lui qu'on caresse.
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