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ISBN : 2266167596
Éditeur : Pocket (2008)


Note moyenne : 3.55/5 (sur 110 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Pour ralentir la fuite du temps, Sylvain Tesson parcourt le monde à pied, à cheval, à vélo ou en canot. Dans les steppes d'Asie centrale, au Tibet, dans les forêts françaises ou à Paris, il marche, chevauche, mais escalade aussi les monuments à mains nues. Pour mieux em... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Dirlandaise, le 07 mai 2012

    Dirlandaise
    J'avais un peu peur de la déception que pouvait entraîner la lecture d'un deuxième livre de Sylvain Tesson après l'admirable "Dans les forêts de Sibérie" mais heureusement, la magie de monsieur Tesson a encore exercé son emprise sur moi et je me suis encore une fois laissée séduire par cet homme que rien n'arrête, cet homme libre qui refuse de se laisser piéger par le monde moderne et prend tous les moyens mis à sa disposition pour y échapper. Un tel homme ne peut que se creuser un chemin royal dans mon coeur et ne plus jamais le quitter.
    Dans ce petit livre, monsieur Tesson fait l'éloge de tout ce qu'il aime : le voyage, le bivouac, la solitude des grands espaces, la forêt, l'alpinisme urbain, le vagabondage joyeux etc. Tout cela est écrit avec une simplicité et une sincérité touchante. J'ai particulièrement aimé le chapitre fascinant sur l'alpinisme urbain de même que celui faisant l'éloge du bivouac. La vie de Sylvain Tesson est extraordinairement riche et lumineuse. le lire redonne goût à la vie et je donnerais tout pour le rencontrer au moins une fois car je suis tombée sous le charme de ce grand voyageur. Je dévore ses livres et lorsque j'aurai tout lu de lui, je relirai encore et encore afin de continuer à goûter aux aventures et à la quête de l'essentiel qui caractérisent les écrits de ce merveilleux auteur.
    "Vivre, c'est faire de son rêve un souvenir."
    "Une vie est réussie quand elle n'est faite que de verbes d'action."
    "L'enfer, ce n'est pas les autres, c'est l'obligation de vivre avec eux."
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  • Par keisha, le 10 septembre 2012

    keisha
    Sylvain Tesson voyage. A pied principalement, à cheval, à bicyclette. Rarement autrement que by fair means.
    Qu'est ce qui le pousse?
    "C'est pour contempler le monde, boire à sa coupe et m'en gorger que je le sillonne."
    Géographe de formation, "la géographie, la plus belle des disciplines", il explique pourquoi la géomorphologie devint pourtant sa discipline préférée.
    Comme en Ouzbékistan, la déception est possible:
    "L'une des vertus du bon wanderer est de ne rien attendre du chemin qu'il emprunte. A chaque pas il cueille les émotions, il se gorge de nouveautés, mais il n'essaie pas de trouver des correspondances entre ce qu'il découvre et ce qu'il espérait trouver. (...) le monde qu'on a sous les yeux sera toujours moins beau qu'une photo sépia ou que sa description dans une chronique ancienne.(...) Mieux vaut dans ce cas s'interdire, au moment de prendre la route, d'emporter avec soi ce que l'on sait déjà de l'endroit où on va. Un esprit vierge est la meilleure longue-vue pour balayer les horizons."
    Découvrant au fil de ses voyages l'oppression de la femme par l'homme, "le wanderer que je suis redeviendra humaniste lorsque cessera la suprématie du mâle", il a appris à rester seul et vivre plus densément.
    Bivouacs, hamacs dans les arbres, mais aussi escalades nocturnes et nuits dans les cathédrales, voilà ce qu'il évoque, avant de terminer par la rencontre d'habitants de cabanes au bord du Baïkal, qui sans doute font pressentir son séjour de six mois dans cette même région. La boucle est bouclée!
    "Vivre, c'est faire de son rêve un souvenir."
    Victor, occupant d'une cabane, ne possède que trois choses : "une hache pour n'avoir pas froid, un fusil pour n'avoir pas faim et une Bible pour n'avoir pas peur."
    Une lecture hautement recommandable, une bouffée de liberté. le début m'a donné l'impression que l'auteur a la bougeotte, mais ensuite j'ai été fascinée par ses expériences... L'écriture est belle, ce qui ne gâte rien!

    Lien : http://enlisantenvoyageant.blogspot.fr/2012/09/petit-traite-sur-limm..
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    • Livres 1.00/5
    Par Junie, le 12 octobre 2012

    Junie
    Pas la peine de tourner autour du pot: je n'ai pas du tout apprécié ce livre.
    Ce mec est un poseur, il tient son stylo comme un manche de pioche, et pour compenser la vacuité du propos, les phrases sont truffées de mots abscons et de références incompréhensibles. le style est pompeux, ampoulé, amphigourique, indigeste comme un pudding trop cuit.
    Monsieur Tesson n'est pas un simple voyageur, touriste, routard ou globe-trotter, c'est un "wanderer". Son modèle est " l'Anarque (non, non, pas l'Arnaque), héros contemplatif de Jünger qui regarde le monde depuis sa haute loge sans jamais s'y salir"
    Monsieur Tesson est géographe, c'est une noble occupation, qu'il le reste.
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    • Livres 3.00/5
    Par TwiTwi, le 29 mars 2013

    TwiTwi
    Petit précis de philosophie du voyage, cet essai de Sylvain Tesson nous emmène dans ses pas aux quatre coins du monde : chevauchant les steppes, escaladant les cathédrales, dormant dans l'entrée d'un immeuble ou arpentant les forêts de Sibérie, l'auteur semble avoir tout fait, tout vu.
    Il explique :
    Depuis que j'observe les éleveurs de yacks au Tibet, les cavaliers de Mongolie, les berges afghans ou les sherpas de Khumbu, et depuis que - par périodes- je m'essaie à les imiter, j'en suis venu à la conclusion que le nomadisme est la meilleure réponse à l'échappée du temps. Mon but n'est pas le rattraper mais de parvenir à lui être indifférent.
    Moi qui me sens pourchassée par le temps qui passe et qui suis hantée par l'idée de la mort qui finira par arriver, inéluctable, ce depuis mon adolescence, et avec une acuité qui s'accroît exponentiellement chaque jour que je passe à travailler, à poireauter dans les transports ou dans de quelconques files d'attente, j'envie cet état d'esprit. C'est presque un super pouvoir d'être indifférent au temps alors qu'il obsède le monde entier.
    Je me suis rendue compte que cette lecture n'avait rien d'agréable pour moi quand je me suis retrouvée à bouquiner ce petit livre, littéralement écrasée entre un gars et la porte dans un RER bondé s'éloignant de Paris à une allure de tortue. Comment se prendre en plein dans la face la médiocrité de son existence. C'est là que la raison de cette envie de voyage à l'autre bout du monde, sur un continent où je n'ai jamais mis les pieds, dans des steppes où à l'infini on ne voit que l'herbe et le ciel prend tout son sens. C'est le compromis que mon moi branché matérialisme et confort casanier veut bien donner à mon moi qui rêve d'aventures.
    Sinon à part ça, le livre, je l'ai trouvé fouillis, fourre-tout. Je suppose à l'image d'un sac de vagabond. du coup j'ai quand même eu un petit peu de mal à m'y retrouver. On passe du coq à l'âne sans transition aucune. Les chapitres s'enchaînent sans logiques apparentes. C'est bourré d'anecdotes de voyage livrées brutes de décoffrage, nous offrant un regard, lacunaire cependant, sur les autres cultures.
    L'auteur en plus d'être voyageur est aussi quelqu'un de très instruit : il a d'excellentes références littéraires. de nombreux auteurs sont cités. Il propose même une petit bibliothèque du vagabondage où Kerouac côtoie Nietzsche, Shakespeare ... et Tolkien.
    Un chapitre est consacré au voyage à cheval. Il est bien trop court. Cela dit, ce qu'il en dit est fort juste et ce n'est pas l'objet principal du livre.
    Bref, le monde est immense, c'est un fait, et ce traité est petit, c'est un fait aussi. On ne met pas l'immensité du monde dans un livre. C'est avant tout un petit bouquin d'invitation au voyage. A voyager différemment , ce l'auteur appelle le "nomadisme" ou le "vagabondage", un voyage qui n'a pas d'autres but en soi que de rester indifférent au temps qui passe.

    Lien : http://ledragongalactique.blogspot.fr/2013/03/petit-traite-sur-limme..
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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 02 juin 2011

    brigittelascombe
    "Voyageur, je rafle ce que je peux" disait Goethe, voilà une citation que s'approprie Sylvain Tesson qui se dit "wanderer" encore un terme cher à Goethe situé entre errant libre et nomade à l'affut de merveilles.
    Après avoir écrit une dizaine de livres sur ses nombreux périples et avoir produit des documentaires d'aventures, l'auteur nous livre ici ses pensées glanées de ci de là sur les chemins du monde.
    Essayer d'imiter les éleveurs de yacks du Tibet,les cavaliers de Mongolie,les bergers afghans c'est un peu freiner la course des heures et multiplier les existences propres.
    Le corps réclame il lui faut son du. Et pourquoi se priver d'opiacées naturelles secrétées par l'effort prolongé. Si la gaité est à ce prix, go!
    Marche à pied,vélo, moto,cheval,canot ou escalade de monuments à mains nues rien ne rebute cet éternel baladin pour atteindre un état contemplatif des merveilles qui le nourrissent. Et puis écrire le soir pour prolonger sa route n'est ce pas une autre façon de vagabonder?
    Des aventures à engranger,une soif de l'autre, un bonheur de vivre, un optimisme et un humanisme à partager, voilà ce que nous propose Sylvain Tesson:un sacré coup de fouet pour booster le moral en berne des plus endormis. Punch garanti!
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Citations et extraits

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  • Par Junie, le 12 octobre 2012

    Le vagabond évite tout ce qui risquerait d'enlaidir sa vie. Comme le faisaient les Celtes, il évite les êtres difformes, et rejette les situations conflictuelles, persuadé que la vilenie de l'âme s'exprime dans la laideur extérieure. Au moindre nuage menaçant son esthétique de vie, il prend la tangente. N'avoir qu'un bâton et un chapeau à plume permet de tourner les talons si le climat se gâte.....
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  • Par balooo, le 05 juin 2010

    Les gens imaginent que l'errant va le nez au vent. Pourtant c'est avec rigueur qu'il trace sa route. Il faut de la discipline pour ne pas céder à l'envie d'une halte. Il faut de la méthode pour gagner le rythme nomade, cette cadence nécessaire à l'avancée et qui aide le marcheur à oublier sa lenteur. Lors de mes traversées transcontinentales, je m'efforçais (.. .) de disposer toujours de la même façon mes effets au bivouac, de réciter dans le même ordre ma cargaison de poèmes... Minuscules stratagèmes qui constituent la Règle monastique du voyageur. Voyager, ce n'est pas choisir les ordres, c'est faire entrer l'ordre en soi.
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  • Par wictoria, le 27 septembre 2008

    Il est cependant une autre catégorie de nomades. Pour eux, ni tarentelle ni transhumance. Ils ne conduisent pas de troupeaux et n'appartiennent à aucun groupe. Ils se contentent de voyager silencieusement, pour eux-mêmes, parfois en eux-mêmes. On les croise sur les chemins de monde. Ils vont seuls, avec lenteur, sans autre but que celui d'avancer.

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  • Par margo, le 20 avril 2012

    L'enfer, ce n'est pas les autres, c'est l'obligation de vivre avec eux. Le mieux consiste donc à construire un donjon solitaire avec le ciment de son rêve suffisamment solide pour que le ressac du monde extérieur s'y fracasse.

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  • Par brigittelascombe, le 02 juin 2011

    Quand l'heure n'est pas au souvenir, il suffit de tourner les yeux vers l'extérieur.Dans la plus aride des steppes, les contemplateurs trouveront toujours à s'émerveiller.Leur oeil naturaliste décèlera la plus microscopique trace de vie.Leur âme sera capable de transcender les misérables choses.Léonard de Vinci imaginait la montagne en regardant un caillou.

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