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ISBN : 9782234070899
Éditeur : Stock (2011)


Note moyenne : 3.98/5 (sur 387 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
« Je suis veuf, Sylvie est morte le 12 novembre, c’est bien triste, cette année on n’ira pas faire les soldes ensemble. Elle est partie discrètement sur la pointe des pieds, en faisant un entrechat et le bruit que fait le bonheur en partant. Sylvie m’a quitté, mais pas ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Verdorie, le 14 mars 2014

    Verdorie
    Non pas quarante ans, comme J.-L. Fournier et sa femme Sylvie, mais vingt ans que mon mari et moi avons partagé les belles choses et aussi la plus moche. Contrairement à l'auteur dont la femme meurt subitement, nous savions longtemps en avance qu'il allait mourir.
    Cela ne change rien au fait que l'autre est bel et bien parti tout en restant présent...du jour au lendemain vous retournerez trois fois le même bac à linge sale en vous demandant ce qui ne va pas...avant de vous rendre compte que vous ne laverez plus jamais ses slips et ses chemises...alors vous vous précipitez sur sa taie d'oreiller qui garde encore un peu de son odeur...son chat a d'ailleurs eu la même idée...
    La vie n'est pas différente après, on la vit différemment, c'est tout. On abandonne certaines lectures parce que même derrière les mots les plus innocents se cachent des souvenirs qui font (encore) mal...et on reprend...
    Il m'a fallu un certain temps avant de pouvoir lire un livre tel que "Veuf". C'est l'humour ironique, pince-sans-rire, parfois impertinent qui m'a donné envie de lire ce texte sur le deuil. J'y ai trouvé des mots et images-souvenirs qui correspondent à mon ressenti d'il y a des années maintenant...l'auteur m'a rappelé la maladresse des gens qui ne savent comment vous consoler (le chat excepté !), les objets lui appartenant qui refont surface sans crier gare comme autant de moments de vertige, le courrier à son nom qui continue à arriver...
    ...le jardin qui renaît, l'année d'après...que vous regardez en vous demandant : "est-ce que j'étais heureux avant ton départ ? On a tendance, après un grand malheur, à penser qu'avant, c'était toujours bien. Ce n'était pas toujours bien, c'était mieux."
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    • Livres 4.00/5
    Par lehane-fan, le 03 octobre 2012

    lehane-fan
    Des mots sur des maux .
    Des maux sur des mots .
    40 ans . 40 ans d'amour éperdu puis le vide sidéral provoqué par la disparition de l'être aimé .
    Sylvie et Jean-Louis . Jean-Louis et Sylvie . Aussi désassortis que TF1 et l'intelligence , aussi complémentaires que le yin et le yang . Ils conjuguaient leur présent au pluriel , leur futur s'est obscurci , l'imparfait règne désormais en maître , Sylvie n'est plus .
    Jean-Louis Fournier évoque pudiquement tous ces petits riens , ces gestes du quotidien qui pouvaient parfois aller jusqu'à l'exaspérer mais qui lui font désormais cruellement défaut . Une plume pudique et déchirante pour dire sa douleur , pour exorciser l'inextinguible absence .
    Véritable cri du cœur et de l'âme , Fournier bouleverse de simplicité et d'émotion . Sujet funèbre . Écriture lumineuse .
    Et comme pour se mentir un peu plus , cette illusoire rengaine qu'il tente de faire sienne : «  Tous les jours , et à tout point de vue , je vais mieux , de mieux en mieux . « 
    Veuf , étourdissante déclaration d'amour...
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    • Livres 4.00/5
    Par babounette, le 14 novembre 2014

    babounette
    Je n'ai plus grand chose à dire après 84 critiques d'un tout petit livre mais ô combien grand par ce qu'il contient. Jean-Louis Fournier nous parle de sa femme décédée dans un style doux, tendre et oui, je peux le dire, léger. Pas de longues plaintes, mais des mots pour le dire, pour son ressenti pour retrouver la sérénité. ainsi, il répète tous les jours plusieurs fois cette phrases "tous les jours, et à tout point de vue, je vais mieux, de mieux en mieux". En un mot, il nous explique à sa manière l'avant Sylvie et l'après Sylvie. A lire.
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    • Livres 5.00/5
    Par marina53, le 26 septembre 2012

    marina53
    Un livre court, incisif, qui va droit au but. Une écriture comico-tragique. Tel est le style de Jean-Louis Fournier.
    Dans Veuf, Jean-Louis Fournier nous raconte à sa manière l'histoire d'amour qu'il a vécue avec sa femme, femme qu'il a adorée et choyée pendant 40 ans. Mais, voilà, Sylvie est morte, sans prévenir. Il se retrouve seul face à sa solitude, ses souvenirs et son chagrin.
    Dans ce magnifique roman, c'est à travers ses écrits qu'il la fait revivre. Il revient sur des anecdotes, leur aventure, leur jardin, leur amour... toujours avec un certain humour noir.
    Un véritable roman chaleureux, humain, parfois drôle, parfois triste.
    Malgré son sens de l'humour, j'ai ressenti une très forte émotion en lisant ce livre et n'ai pu laissé quelques larmes couler.
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    • Livres 5.00/5
    Par carre, le 12 mai 2012

    carre
    Que dire d'un livre aussi bouleversant. Jean-Louis Fournier dans ce style qu'on lui connait, rend un magnifique et inconsolable hommage à l'être aimée, terrassée par une crise cardiaque. Il n'y a pas un mot de trop, tout est d'une tendresse, d'une humanité, d'une force, d'une pudeur, d'une sincérité, d'une émotion qui vous cueille page après page. Et comme le disait une personne à Fournier lors d'une rencontre, dédicace dans ma librairie préférée "Merci Monsieur Fournier d'avoir mis les mots que je ressentais et que je ne pouvais exprimer depuis que je suis veuve". Oui , merci Monsieur Fournier.Tout est dit.
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Critiques presse (4)


  • LaLibreBelgique , le 22 novembre 2011
    Époustouflant de justesse, de beauté et de dérision parfois piquante, signe d’une grande pudeur, "Veuf" émeut aux larmes mais fait sourire beaucoup plus souvent. Jean-Louis Fournier serait content, lui qui note en exergue ces mots de Voltaire, comme pour prévenir le lecteur : "Il est poli d’être gai".
    Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
  • Lexpress , le 08 novembre 2011
    Pas de lamentation ni de pathos, mais de la tristesse et de l'humour, toujours, dans ce récit d'une longue vie à deux et de quelques mois de solitude.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • LeFigaro , le 27 octobre 2011
    Rire de ce qui rend triste, rire de ce qui fait peur, c'est la voie étroite choisie depuis longtemps, et avec le talent que l'on sait, par l'inclassable écrivain-humoriste.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro
  • Bibliobs , le 17 octobre 2011
    C'est la chronique d'un veuvage « frais » que déroule ici Jean-Louis Fournier, chez qui la dérision est le masque de la pudeur. Aussi n'en craint-il pas les cruautés: elles le gardent de la tentation du lamento.
    Lire la critique sur le site : Bibliobs

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Citations et extraits

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  • Par Croquignolle, le 13 décembre 2014

    J'ai retrouvé ta montre, celle que je t'avais offerte. Elle marche toujours, j'aurais préféré que ce soit elle qui s'arrête.

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  • Par kathy, le 11 avril 2012

    Le jour où l'eau courante ne court plus on regrette sa fraîcheur, quand la lampe s'éteint on regrette sa lumière, et le jour où sa femme meurt, on se rend compte à quel point on l'aimait. C'est triste de penser qu'il faut attendre le pire pour enfin comprendre. Pourquoi le bonheur, on le reconnaît seulement au bruit qu'il fait en partant?

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  • Par araucaria, le 09 février 2013

    Le jour où l'eau courante ne court plus, on regrette sa fraîcheur, quand la lampe s'éteint, on regrette sa lumière, et le jour où sa femme meurt, on se rend compte à quel point on l'aimait. C'est triste de penser qu'il faut attendre le pire pour enfin comprendre. Pourquoi le bonheur, on le reconnaît seulement au bruit qu'il fait en partant?

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  • Par IzaBzh, le 20 janvier 2012

    Sur mon téléphone portable, j'ai retiré ton nom de mes contacts. J'ai appuyé sur "chercher", j'ai fait dérouler tous les noms jusqu'à "Sylvie", puis j'ai appuyé sur "option" et là j'ai choisi "supprimer". Mon écran a affiché une terrible question : "Supprimer Sylvie ?". J'ai hésité longtemps. Finalement, j'ai enfoncé avec émotion la touche "OK". J'avais l'impression d'être le président de la République qui appuyait sur le bouton rouge de la bombe atomique. Est apparu alors sur l'écran une petite poubelle avec un couvercle sautillant qui s'est posé dessus pour la fermer. Voilà, c'était fait, je t'avais mise à la poubelle.
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  • Par julinou, le 09 décembre 2011

    C'est triste de penser qu'il faut attendre le pire pour enfin comprendre. Pourquoi le bonheur, on le reconnaît seulement au bruit qu'il fait en partant ?

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