Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 2253167312
Éditeur : Le Livre de Poche (2013)


Note moyenne : 4/5 (sur 232 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
« Je suis veuf, Sylvie est morte le 12 novembre, c’est bien triste, cette année on n’ira pas faire les soldes ensemble. Elle est partie discrètement sur la pointe des pieds, en faisant un entrechat et le bruit que fait le bonheur en partant. Sylvie m’a quitté, mais pas ... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (64)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par lehane-fan, le 03 octobre 2012

    lehane-fan
    Des mots sur des maux .
    Des maux sur des mots .
    40 ans . 40 ans d'amour éperdu puis le vide sidéral provoqué par la disparition de l'être aimé .
    Sylvie et Jean-Louis . Jean-Louis et Sylvie . Aussi désassortis que TF1 et l'intelligence , aussi complémentaires que le yin et le yang . Ils conjuguaient leur présent au pluriel , leur futur s'est obscurci , l'imparfait règne désormais en maître , Sylvie n'est plus .
    Jean-Louis Fournier évoque pudiquement tous ces petits riens , ces gestes du quotidien qui pouvaient parfois aller jusqu'à l'exaspérer mais qui lui font désormais cruellement défaut . Une plume pudique et déchirante pour dire sa douleur , pour exorciser l'inextinguible absence .
    Véritable cri du cœur et de l'âme , Fournier bouleverse de simplicité et d'émotion . Sujet funèbre . Écriture lumineuse .
    Et comme pour se mentir un peu plus , cette illusoire rengaine qu'il tente de faire sienne : «  Tous les jours , et à tout point de vue , je vais mieux , de mieux en mieux . « 
    Veuf , étourdissante déclaration d'amour...
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 49         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 19 juillet 2012

    Juste-Lire-Avec-Plaisir
    Lorsque l'on a trouvé sa moitié, s'imaginer sans elle est comme un pincement au cœur. Et ce pincement se transforme rapidement en outil qui tord et serre le cœur.
    Loin de moi, l'idée de me mettre à la place de Jean-Louis Fournier qui a perdu sa femme, sa « Sylvie » après quarante ans d'amour.
    Cependant, je peux lire ce livre. Tenter de la faire revivre comme il l'a fait en écrivant. C'est un joli livre qu'il nous offre. Rempli de tendresse, de tristesse, de souvenirs…
    Jamais il ne s'apitoie sur son sort, jamais il ne baisse les bras. C'est un homme courageux, qui va de l'avant. La tristesse est là mais lui préfère penser à toutes ces années de bonheur, à ces souvenirs qui donnent le sourire.
    Et le sourire se dessine plusieurs fois lors de la lecture. Vous connaissez ce moment après la perte d'un être cher ? Ce moment où on parle de lui en souriant, avec une impression de sérénité. Ce moment où la douleur semble moins forte, où les souvenirs que l'on se raconte atténue le manque.
    Je pense donc que Jean-Louis Fournier a entièrement raison lorsqu'il dit que les souvenirs doivent être partagés. Quoi de mieux pour repousser l'absence que de parler d'elle [de lui] avec un ami. La faire revivre le temps d'un instant.
    Le courage d'un homme que l'on ne peut qu'admirer. Un homme qui a décidé que la vie n'avait qu'un côté et qu'en plus, il était bon. Malgré la douleur, c'est un livre que l'on referme avec une sensation de bien-être.
    Ce livre, c'est comme lorsque la mort n'est pas plus cet outil qui tord le cœur, mais un simple pincement. Ce n'est certes pas des plus agréables mais les souvenirs heureux viennent bousculer tout ça.
    Monsieur Jean-Louis Fournier, j'espère que votre Sylvie vous voit de là où elle est et qu'elle est touchée par ces magnifiques bouts d'amour que vous avez écrit.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 44         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par marina53, le 26 septembre 2012

    marina53
    Un livre court, incisif, qui va droit au but. Une écriture comico-tragique. Tel est le style de Jean-Louis Fournier.
    Dans Veuf, Jean-Louis Fournier nous raconte à sa manière l'histoire d'amour qu'il a vécue avec sa femme, femme qu'il a adorée et choyée pendant 40 ans. Mais, voilà, Sylvie est morte, sans prévenir. Il se retrouve seul face à sa solitude, ses souvenirs et son chagrin.
    Dans ce magnifique roman, c'est à travers ses écrits qu'il la fait revivre. Il revient sur des anecdotes, leur aventure, leur jardin, leur amour... toujours avec un certain humour noir.
    Un véritable roman chaleureux, humain, parfois drôle, parfois triste.
    Malgré son sens de l'humour, j'ai ressenti une très forte émotion en lisant ce livre et n'ai pu laissé quelques larmes couler.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 30         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par carre, le 12 mai 2012

    carre
    Que dire d'un livre aussi bouleversant. Jean-Louis Fournier dans ce style qu'on lui connait, rend un magnifique et inconsolable hommage à l'être aimée, terrassée par une crise cardiaque. Il n'y a pas un mot de trop, tout est d'une tendresse, d'une humanité, d'une force, d'une pudeur, d'une sincérité, d'une émotion qui vous cueille page après page. Et comme le disait une personne à Fournier lors d'une rencontre, dédicace dans ma librairie préférée "Merci Monsieur Fournier d'avoir mis les mots que je ressentais et que je ne pouvais exprimer depuis que je suis veuve". Oui , merci Monsieur Fournier.Tout est dit.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 30         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par Juin, le 12 octobre 2011

    Juin
    Un titre comme une gifle... Jean-Louis Fournier parle de sa femme, décédée avant l'hiver. Il dit ' c'est bien triste. Cette année on n'ira pas faire les soldes ensemble." Il commence dans l'humour mais dans ce court roman qui se lit très vite il y a les souvenirs, la peine, les mots des gens -trop souvent inutiles -, les catalogues de fleurs et les lettres des associations humanitaires qui arrivent pour sa femme et lui rappellent d'avoir du coeur. Elle qui en est morte justement de ce coeur qui s'est arrêté brutalement.
    Il y a les objets qui racontent, le questionnaire des pompes funèbres pour noter le degré de satisfaction, le manque..
    On ne pleure pas en lisant ce livre, on écoute juste la voix de J-L Fournier qui dans de courts chapitres nous parle de sa condition de Veuf.
    Touchant.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 22         Page de la critique


Critiques presse (4)


  • LaLibreBelgique , le 22 novembre 2011
    Époustouflant de justesse, de beauté et de dérision parfois piquante, signe d’une grande pudeur, "Veuf" émeut aux larmes mais fait sourire beaucoup plus souvent. Jean-Louis Fournier serait content, lui qui note en exergue ces mots de Voltaire, comme pour prévenir le lecteur : "Il est poli d’être gai".
    Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
  • Lexpress , le 08 novembre 2011
    Pas de lamentation ni de pathos, mais de la tristesse et de l'humour, toujours, dans ce récit d'une longue vie à deux et de quelques mois de solitude.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • LeFigaro , le 27 octobre 2011
    Rire de ce qui rend triste, rire de ce qui fait peur, c'est la voie étroite choisie depuis longtemps, et avec le talent que l'on sait, par l'inclassable écrivain-humoriste.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro
  • Bibliobs , le 17 octobre 2011
    C'est la chronique d'un veuvage « frais » que déroule ici Jean-Louis Fournier, chez qui la dérision est le masque de la pudeur. Aussi n'en craint-il pas les cruautés: elles le gardent de la tentation du lamento.
    Lire la critique sur le site : Bibliobs

> voir toutes (94)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par kathy, le 11 avril 2012

    Le jour où l'eau courante ne court plus on regrette sa fraîcheur, quand la lampe s'éteint on regrette sa lumière, et le jour où sa femme meurt, on se rend compte à quel point on l'aimait. C'est triste de penser qu'il faut attendre le pire pour enfin comprendre. Pourquoi le bonheur, on le reconnaît seulement au bruit qu'il fait en partant?

    Commenter     J’apprécie          0 37         Page de la citation

  • Par araucaria, le 09 février 2013

    Le jour où l'eau courante ne court plus, on regrette sa fraîcheur, quand la lampe s'éteint, on regrette sa lumière, et le jour où sa femme meurt, on se rend compte à quel point on l'aimait. C'est triste de penser qu'il faut attendre le pire pour enfin comprendre. Pourquoi le bonheur, on le reconnaît seulement au bruit qu'il fait en partant?

    Commenter     J’apprécie          0 32         Page de la citation

  • Par IzaBzh, le 20 janvier 2012

    Sur mon téléphone portable, j'ai retiré ton nom de mes contacts. J'ai appuyé sur "chercher", j'ai fait dérouler tous les noms jusqu'à "Sylvie", puis j'ai appuyé sur "option" et là j'ai choisi "supprimer". Mon écran a affiché une terrible question : "Supprimer Sylvie ?". J'ai hésité longtemps. Finalement, j'ai enfoncé avec émotion la touche "OK". J'avais l'impression d'être le président de la République qui appuyait sur le bouton rouge de la bombe atomique. Est apparu alors sur l'écran une petite poubelle avec un couvercle sautillant qui s'est posé dessus pour la fermer. Voilà, c'était fait, je t'avais mise à la poubelle.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 13         Page de la citation

  • Par julinou, le 09 décembre 2011

    C'est triste de penser qu'il faut attendre le pire pour enfin comprendre. Pourquoi le bonheur, on le reconnaît seulement au bruit qu'il fait en partant ?

    Commenter     J’apprécie          0 55         Page de la citation

  • Par marina53, le 27 septembre 2012

    Chaque fois que je vois des affaires à toi, j'ai du chagrin, surtout ton sac à main. Chaque fois que je rentrais à la maison et que je le voyais assoupi sur une chaise de l'entrée, j'étais rassuré, tu étais là.
    Maintenant, ton sac est toujours là, mais pas toi.

    Commenter     J’apprécie          0 28         Page de la citation

> voir toutes (14)

Videos de Jean-Louis Fournier

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Jean-Louis Fournier

La grande librairie 01/12/2011 sur France 5 de François Busnel, Jean-Louis Fournier parle de son nouveau livre "Veuf"








Sur Amazon
à partir de :
5,60 € (neuf)

   

Faire découvrir Veuf par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (396)

> voir plus

Quiz