ISBN : 9782234070899
Éditeur : Stock (2011)


Note moyenne : 4.08/5 (sur 84 notes) Ajouter à mes livres
« Je suis veuf, Sylvie est morte le 12 novembre, c’est bien triste, cette année on n’ira pas faire les soldes ensemble. Elle est partie discrètement sur la pointe des pieds, en faisant un entrechat et le bruit que fait le bonheur en partant. Sylvie m’a quitté, mais pas ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par carre, le 12 mai 2012

    carre
    Que dire d'un livre aussi bouleversant. Jean-Louis Fournier dans ce style qu'on lui connait, rend un magnifique et inconsolable hommage à l'être aimée, terrassée par une crise cardiaque. Il n'y a pas un mot de trop, tout est d'une tendresse, d'une humanité, d'une force, d'une pudeur, d'une sincérité, d'une émotion qui vous cueille page après page. Et comme le disait une personne à Fournier lors d'une rencontre, dédicace dans ma librairie préférée "Merci Monsieur Fournier d'avoir mis les mots que je ressentais et que je ne pouvais exprimer depuis que je suis veuve". Oui , merci Monsieur Fournier.Tout est dit.
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    Critique de qualité ? (23 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Juin, le 12 octobre 2011

    Juin
    Un titre comme une gifle... Jean-Louis Fournier parle de sa femme, décédée avant l'hiver. Il dit ' c'est bien triste. Cette année on n'ira pas faire les soldes ensemble." Il commence dans l'humour mais dans ce court roman qui se lit très vite il y a les souvenirs, la peine, les mots des gens -trop souvent inutiles -, les catalogues de fleurs et les lettres des associations humanitaires qui arrivent pour sa femme et lui rappellent d'avoir du coeur. Elle qui en est morte justement de ce coeur qui s'est arrêté brutalement.
    Il y a les objets qui racontent, le questionnaire des pompes funèbres pour noter le degré de satisfaction, le manque..
    On ne pleure pas en lisant ce livre, on écoute juste la voix de J-L Fournier qui dans de courts chapitres nous parle de sa condition de Veuf.
    Touchant.
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    Critique de qualité ? (19 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par chocobogirl, le 09 janvier 2012

    chocobogirl
    Jean-Louis Fournier a perdu sa femme. le coeur de Sylvie s'est arrêté de manière inattendue, laissant l'auteur à sa solitude et à son chagrin.
    Veuf, loin d'être un récit larmoyant sur la détresse d'un homme, est un véritable hommage à l'absente, à celle à qui il doit d'être ce qu'il est.
    L'auteur nous raconte donc son veuvage, au gré de ses souvenirs. Il parle de leur rencontre, des moments de joie à ses côtés. Mais surtout, il se penche sur sa propre solitude et à travers elle, ne fait qu'évoquer un peu plus Sylvie.
    Il y a le courrier qui arrive toujours à son nom, les catalogues de roses et les factures d'un téléphone qui ne sert plus. Il y a son nom dans le répertoire qu'il faut un jour effacer à tout jamais. Il y a les questionnaires stupides de satisfaction du crématorium ou pire encore, l'échelle de point de malheur qu'un grand psychologue dresse dans son "sortir du deuil".
    Il parle de la gêne des proches, des mots de consolation qu'on ne trouve pas et qui ne servent, de toute manière, à rien.
    Mais surtout, il nous raconte Sylvie, sa Sylvie. Celle qui avait tant de coeur, ce coeur qui l'a lâché injustement. Celle qui savait donner vie aux plantes, qui a su apprivoiser ses 2 enfants handicapés. Celle qui était attentive et l'aidait dans son travail.
    Il s'adresse parfois à elle directement, souligne avec douceur les conséquences de son départ.
    Mais loin d'être le récit plombant attendu, le texte contient la légèreté, l'humour aussi parfois dont l'auteur use ici avec pudeur et élégance. Il se moque de sa propre personne, dédramatise les faits tout en nous montrant par là toute la difficulté de continuer à être, tout simplement. Une litanie rythme ses mots, qu'il tente de faire sienne.
    "Tous les jours, à tout point de vue, je vais de mieux en mieux."
    L'humour et la dérision lui servent de garde-fou pour ne pas sombrer.
    Mais à travers ses successions d'anecdotes, de souvenirs, Jean-Louis Fournier offre en fait un véritable hommage envers son aimée. Il ne pouvait lui faire plus beau cadeau que ce texte où l'auteur se met à nu avec ses failles, ses erreurs, et tout cet amour qui occupe souvenirs et objets qui se rattachent à elle. Un amour qui l'a grandi et dont il est reconnaissant de tout ce qu'il lui a apporté.
    Avec une économie de mots, une pudeur délicate et une élégance sans pareille qui se pare parfois de touches ironiques pour alléger son propos, Jean-Louis Fournier réussit avec brio à parler du deuil, de son propre deuil sous une forme originale qui ne pourra que toucher au coeur le lecteur. Un hommage vibrant et émouvant à une femme aimée comme chacun voudrait peut-être en être un jour l'instigateur. A mille lieux d'un récit nombriliste et larmoyant , Veuf nous confie le souvenir poétique de Sylvie afin qu'elle continue d'être à travers la mort. A nous de faire de même avec nos morts mais aussi nos vivants, en n'oubliant pas la valeur des petits bonheurs et de l'amour dans sa simplicité.
    La vie continue et n'oublions pas qu'il "est poli d'être gai" comme nous le rappelle l'auteur avec cette exergue de Voltaire.

    Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-veuf-jean-louis-fourni..
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    Critique de qualité ? (13 votes positifs)
  • Par Kittiwake, le 13 mai 2012

    Kittiwake
    Beaucoup de commentaires ont déjà été émis avec pour point commun l'émotion suscitée par cette confession douloureuse d'un écrivain qui rit et tente de faire rire pour ne pas pleurer, et je ne peux que m'y associer .
    On retrouve le style de Jean Louis Fournier, toujours aussi prompt à se saisir des malentendus, sous-entendus ou ratés involontaires de la communication : « Je ne comprends pas, c'est justement quand on a eu un grand malheur que j'on a besoin de voeux de bonheur, ceux qui sont déjà heureux n'en ont pas besoin». Que de paroles n'énonce-t-on pas sans réfléchir à l'impact qu'elles peuvent avoir, englués que nous sommes dans des automatismes de convenance!
    Lorsque la vraie douleur survient, et que l'âme à vif est hypersensible à tout ce que vient lui rappeler son malheur, comme une peau écorchée ressent la brûlure au contact de l'eau, tout ce qui fait de nous un être vivant, rappelle la cruelle absence. Se réveiller le matin pour se souvenir que le pire est arrivé («Maintenant tous les matins je me réveille seul. Je ne me souviens plus tout de suite de la triste nouvelle, comme si tu remourais tout les matins»). Retrouver les objets désormais inutiles. Effacer le contact d'un téléphone («Voulez-vous réellement supprimer X»?). Revivre les rituels festifs . Ouvrir les courriers posthumes. Seul. Tout cela contribue a rendre l'existence pesante, injuste, et culpabilisante.
    L'humour présent tout au long de ces pages a un goût amer. Cela revient à chercher du positif dans cette situation : plus de risque de maladie ou de vieillesse diminuée.
    C'est un testament d'amour, magnifique et dérangeant, auquel il est difficile de rester indifférent

    Lien : http://kittylamouette.blogspot.fr/2012/05/veuf.html
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    • Livres 4.00/5
    Par kathy, le 11 avril 2012

    kathy
    Ma critique, pour une fois, sera une citation - car qui ne saurait présenter mieux que quiconque cette déclaration d'amour, que l'auteur lui-même.
    Je dirais simplement que cet ouvrage de Jean-Louis Fournier est : Un merveilleux hommage poétique, émouvant et beau, rendu à Sylvie, sa complice durant quatre décennies.
    "Sylvie est partie discrètement sur la pointe des pieds, en faisant un entrechat et le bruit que fait le bonheur en partant.
    Elle ne voulait pas déranger, elle m'a dérangé au-delà de tout.
    Cette année, l'hiver a commencé plus tôt, le 12 novembre. Je crois qu'il va durer très longtemps et être particulièrement rigoureux.
    Sylvie m'a quitté, mais pas pour un autre. Elle est tombée délicatement avec les feuilles. On discutait de la couleur du bec d'un oiseau qui traversait la rivière. On n'était pas d'accord, je lui ai dit tu ne peux pas le voir, tu n'as pas tes lunettes, elle ne voulait pas le reconnaître par coquetterie, elle m'a répondu, je vois très bien de loin, et elle s'est tue, définitivement.
    J'ai eu beaucoup de chance de la rencontrer, elle m'a porté à bout de bras, toujours avec le sourire.
    C'était la rencontre entre une optimiste et un pessimiste, une altruiste et un égoïste. On était complémentaires, j'avais les défauts, elle avait les qualités. Elle m'a supporté quarante ans avec le sourire, moi que je ne souhaite à personne. Elle n'aimait pas parler d'elle, encore moins qu'on en dise du bien. Je vais en profiter, maintenant qu'elle est partie. »

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Critiques presse (4)


  • LaLibreBelgique , le 22 novembre 2011
    Époustouflant de justesse, de beauté et de dérision parfois piquante, signe d’une grande pudeur, "Veuf" émeut aux larmes mais fait sourire beaucoup plus souvent. Jean-Louis Fournier serait content, lui qui note en exergue ces mots de Voltaire, comme pour prévenir le lecteur : "Il est poli d’être gai".
    Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
  • Lexpress , le 08 novembre 2011
    Pas de lamentation ni de pathos, mais de la tristesse et de l'humour, toujours, dans ce récit d'une longue vie à deux et de quelques mois de solitude.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • LeFigaro , le 27 octobre 2011
    Rire de ce qui rend triste, rire de ce qui fait peur, c'est la voie étroite choisie depuis longtemps, et avec le talent que l'on sait, par l'inclassable écrivain-humoriste.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro
  • Bibliobs , le 17 octobre 2011
    C'est la chronique d'un veuvage « frais » que déroule ici Jean-Louis Fournier, chez qui la dérision est le masque de la pudeur. Aussi n'en craint-il pas les cruautés: elles le gardent de la tentation du lamento.
    Lire la critique sur le site : Bibliobs

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Citations et extraits

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  • Par Moob, le 25 mai 2012

    Dans ce livre, dans ses mots, vit et revit un couple éternel ! un amour, un vrai, qui ne s'arrête jamais.
    La preuve en est donnée par la gaieté des mots, des idées qui arrivent avec la fraîcheur de la spontanéité de la vie, évoquée par la beauté des petits riens quotidiens, la complicité et tout ce qui continue à être comme si de rien n'était ! Tapi en soi, cet amour demeure et dépasse même la mort.
    De l'histoire de ce couple qui perdure à travers la pensée de l'auteur, nous la vivons avec sa joie et sa pudeur. Ce qui s'est si naturellement construit, avec cet équilibre fragile que nous partageons avec tendresse selon nos propres références, avec cette dose d'humour en plus qui dissout si bien les rapports de force... le respect, l'admiration de l'un et l'autre lui ont donné une force de survie devenue indestructible !

    J'ai choisi ce livre sur son titre ! je ne connaissais pas encore l'auteur mais tourmentée par tous les aspects de ce sujet, le deuil, son propre deuils de quelque chose ou ses deuils, tous différents et à multiples facettes, où chacun a son histoire qui n'est jamais la même...

    Et pourtant cette femme partie, toujours présente... le paradoxe semble s'éclipser dans l'écriture et je sens une fée qui passe silencieusement comme un reflet que l'on croit saisir !
    Le bonheur n'est pas une illusion puisqu'il a été ! ce bonheur que l'on veut partager jusqu'au dernier souffle de celui qu'on aime...
    Si parfois le doute plane avant de l'avoir perdu, est-ce à la certitude poignante de l'arrêt d'un cœur que commence le deuil ? ou est-ce le temps qui passe après la séparation ?
    Au fil des pages, je revis étrangement à travers cette présence, sa délicatesse, ses couleurs, sa féminité, sa douceur, son attention, son insouciance, sa jeunesse intérieure, ses choix comme une enchanteresse... elle me ressemble, puisque je l'ai déjà vécu.
    Le souffle s'est éteint... soudain, le deuil silencieux devient un dialogue intérieur qui n'en finit jamais.
    La simplicité, l'humanité, la gaieté, la tendresse et l'humour rendent ce livre facile à lire sur un sujet plutôt sombre. Il ne m'a pas paru venir d'un tempérament spécialement pessimiste comme le revendique l'auteur. Je ressens au contraire un souffle d'optimisme, ne le lui aurait-elle donc pas insufflé le sien ? Histoire de vase communiquant !
    Merci pour l'alliance de la justesse des mots et de la poésie des images.
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  • Par Kittiwake, le 13 mai 2012

    Maintenant tous les matins je me réveille seul. Je ne me souviens plus tout de suite de la triste nouvelle, comme si tu remourais tout les matins
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  • Par Kittiwake, le 13 mai 2012

    « Je ne comprends pas, c’est justement quand on a eu un grand malheur que j’on a besoin de voeux de bonheur, ceux qui sont déjà heureux n’en ont pas besoin»
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par kathy, le 11 avril 2012

    Le jour où l'eau courante ne court plus on regrette sa fraîcheur, quand la lampe s'éteint on regrette sa lumière, et le jour où sa femme meurt, on se rend compte à quel point on l'aimait. C'est triste de penser qu'il faut attendre le pire pour enfin comprendre. Pourquoi le bonheur, on le reconnaît seulement au bruit qu'il fait en partant?
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  • Par IzaBzh, le 20 janvier 2012

    Sur mon téléphone portable, j'ai retiré ton nom de mes contacts. J'ai appuyé sur "chercher", j'ai fait dérouler tous les noms jusqu'à "Sylvie", puis j'ai appuyé sur "option" et là j'ai choisi "supprimer". Mon écran a affiché une terrible question : "Supprimer Sylvie ?". J'ai hésité longtemps. Finalement, j'ai enfoncé avec émotion la touche "OK". J'avais l'impression d'être le président de la République qui appuyait sur le bouton rouge de la bombe atomique. Est apparu alors sur l'écran une petite poubelle avec un couvercle sautillant qui s'est posé dessus pour la fermer. Voilà, c'était fait, je t'avais mise à la poubelle.
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La grande librairie 01/12/2011 sur France 5 de François Busnel, Jean-Louis Fournier parle de son nouveau livre "Veuf"








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