Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 2253118419
Éditeur : Le Livre de Poche (2007)


Note moyenne : 3.45/5 (sur 102 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Je regarde une vieille photo. J'étais pas mal, avant. Pourquoi, chaque année, je me trouve de moins en moins bien ? Peut-être parce que c'est l'hiver ? Si vous passez l'hiver, vous verrez : l'été, c'est pareil. Vous savez comment on s'aperçoit qu'on est vieux ? Quand, m... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (24)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par marina53, le 13 février 2013

    marina53
    Cette fois-ci, c'est bien à lui-même que Jean-Louis Fournier s'en prend. En se regardant dans le miroir et en ayant réalisé à quel point il était devenu vieux, puisqu'il a 60 ans, il porte sur lui-même un regard acerbe, tendre, amusé et non dénué d'humour. La vieillesse et la mort sont des sujets d'autant plus difficiles à aborder, surtout lorsque l'on se sent directement concerné. Et pourtant, Fournier réussit à nous en parler avec dérision, malice et sans amertume. Ce sont des sujets de la vie quotidienne, comme par exemple la visite médicale, ou des évènements plus particuliers comme les anniversaires qui nous font bien rappeler tous les ans que l'on vieillit, que Fournier aborde. Toujours avec un certain tact et sans regret sur la vie qui passe, Fournier nous donne ici une belle leçon et quelques avis aux «anciens jeunes» comme il les appelle et des conseils aux plus jeunes, histoire de leur montrer ce à quoi ils doivent s'attendre...
    Fournier nous offre ici un livre frais et plaisant qui se laisse lire très agréablement et donne du baume au cœur lorsque l'on voit ce que l'on est capable de faire...même à 60 ans!
    Mon dernier cheveu noir... une belle épi-taphe!
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 23         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par zabeth55, le 22 novembre 2014

    zabeth55
    Cette fois, l'auteur, à l'approche de la soixantaine, aborde la question du vieillissement.
    Et malgré son âge, au niveau de l'humour et de l'autodérision, il est au mieux de sa forme. Avec toujours en prime cette petite pointe de cynisme.
    Comme quoi, un même sujet peut être traité de manière totalement différente (référence à ma dernière lecture : « Les vieilles » de Pascale Gautier.
    Avec Jean-Louis Fournier, on est sûr d'au moins toujours sourire, et de passer un bon moment. Et là, ce fut vraiment le cas.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 19         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par IreneAdler, le 17 novembre 2013

    IreneAdler
    Ou comment dédramatiser la prise d'âge par l'ironie. il semblerait que le mordant de Fournier ne porte pas dentier : la verve est toujours aussi énergique. Et en pleine forme. Il ne semble pas que cela soit dû à l'abus de morphine.
    Fournier se moque des vieux, de ceux qui ne s'assument pas, et surtout de lui-même. On vieillit et alors ? Pas besoin de devenir pour autant un vieux con croulant et sénile.
    A offrir à tous les vieux, pour retrouver l'énergie des 20 ans !
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 13         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par Marcelline, le 22 mars 2012

    Marcelline
    Une succession de pensées humoristiques sur le thème de la vieillesse, comme un tir de rafales que l'on prend en pleine figure!...
    Je n'ai pas ri aux éclats au fil des pages qui se succèdent à toute vitesse mais j'ai souri d'un bout à l'autre, en me disant que j'aimerais avoir le don de retenir quelques idées pour pouvoir les replacer à-propos lors de mon prochain dîner mondain (!).
    En somme, un excellent moment sur un sujet que, sous l'ironie et la dérision, on sent quand même difficile pour l'auteur...
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 11         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par Mimimelie, le 28 mai 2014

    Mimimelie
    Petit livre plein de charme et de vérités sur la vieillesse au masculin.
    En réalité j'en connais au moins une, de senior, qui s'est en tous points reconnue, à un détail donjuanesque près que, comme dirait Brassens, « la pudeur m'interdit de nommer ici ».
    Il n'est pas une page où l'on ne sourit, où l'on ne se dit « c'est bien ça… » ; Léger, distrayant, drôle, en refermant ce livre j'ai eu comme l'impression de me quitter Trop vite…
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 10         Page de la critique

> voir toutes (47)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par patatarte2001, le 19 avril 2015

    Quand on est petit, on adore les toboggans.
    Comme les marches sont trop hautes, on n'est pas capable d'attendre le haut du toboggan tout seul, on pleure pour qu'on nous y monte.
    Quand on est là haut, on est au ciel, près du bonheur. On regarde la grande rampe en bois ciré ou en métal brillant. On a un peu peur mais il y a papa et maman qui nous attendent en bas. On imagine la descente et, surtout, l'arrivée, dans le sable ou dans l'eau.
    Après, on pleure, pour qu'on nous y remonte tout de suite.
    Quand on grandit, on monte tout seul en haut du toboggan, on descend des centaines de fois, sans lassitude.
    Cinquante ans plus tard, je suis arrivé en haut du toboggan, beaucoup plus haut celui-là. Cette fois, j'ai plus trop envie de me laisser glisser. J'aime mieux ne pas imaginer la descente. J'ai la trouille de partir les pieds devant.
    Je ne devrais pas. Peut être que mes parents, descendus avant moi, m'attendent en bas
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation

  • Par patatarte2001, le 18 avril 2015

    Dans le métro, une jeune fille de vingt ans est assise, charmante, distinguée. J'ai l'impression qu'elle me regarde furtivement. Je me tiens à la barre chromée devant elle. Peut-être qu'elle me trouve élégant ? J'ai un manteau noir et une belle écharpe écossaise. Le matin, je me suis lavé les cheveux, ils sont longs et mousseux. Elle me trouve peut être une tête d'artiste, de musicien. J'ai pris un air inspiré, je me suis mis à pianoter distraitement sur la barre chromée comme sur une contrebasse. Peut-être a-t-elle un père ordinaire dont elle aimerait changer et elle se dit, avec nostalgie : " C'est un père comme ça que j'aimerais avoir " ? Non, c'est bien mieux, elle pense aux jeunes qu'elle fréquente, souvent incultes. Elle veut mieux, elle mérite mieux. Elle rêve d'un type qui lui apprenne des choses, qui lui ouvre les portes de la culture. Question culture, j'en connais un rayon, je peux lui citer, dans l'ordre alphabétique, dix pianistes classiques et dix peintres dont le nom commence par un B. Soudain elle se lève, elle vient vers moi, elle me sourit. elle est encore plus belle, je suis bouleversé. Comment va-t-elle s'y prendre pour me dire que je l'intéresse ? Elle dit : "Voulez-vous vous asseoir, monsieur ?" J'encaisse le coup. J'accepte l'offre, je remercie et je m'assois. Elle m'a pris pour un vieux, je vais la prendre pour une petite morveuse. Je lui propose une place assise . Sur mes genoux.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la citation

  • Par patatarte2001, le 18 avril 2015

    Tout le monde se dit : " Il est devenu sympathique, Fournier, en vieillissant. Maintenant il s'interesse aux autres." S'ils savaient pourquoi je me préoccupe d'eux, ils me trouveraient moins sympathique. J'aime les observer, voir le travail du temps, constater les dégâts, mesurer l'ampleur du désastre. Voir les visages se noyer dans la graisse. Voir les nez violets où la couperose commence à dessiner la carte du vignoble français. Voir les mentons pointer, les yeux s'enfoncer. Imaginer les têtes de mort. Sous les caricatures, essayer de reconnaître les originaux. Pouvoir dire : "Ils ont pris un coup de vieux."
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation

  • Par patatarte2001, le 19 avril 2015

    Mes chaussures commencent à être fatiguées, comme moi. Il va falloir en changer. Le marchand de chaussures m'a proposé son dernier modèle, une paire de bottines en peau de caribou. Il assure qu'elles sont faites pour durer cent ans. J'ai dit pas moi. Je n'ai plus beaucoup de chemin à parcourir et je n'ai pas envie que mes chaussures me survivent. De toute façon, je n'ai pas besoin d'une paire, j'ai déjà un pied dans la tombe.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la citation

  • Par patatarte2001, le 19 avril 2015

    Quand vous entendrez le docteur à votre chevet dire : " C'est la fin", essayez, malgré votre état, de faire rire une dernière fois. Ajoutez ; " Des haricots"

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation







Sur Amazon
à partir de :
5,22 € (neuf)

   

Faire découvrir Mon dernier cheveu noir : Avec quelques conseils aux anciens jeunes par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Quiz