> Denis Lagae-Devoldère (Traducteur)

ISBN : 2351780051
Éditeur : Editions Gallmeister (2006)


Note moyenne : 3.89/5 (sur 46 notes) Ajouter à mes livres
Le garde commença à parler de bois à brûler. Je hochais la tête sans arrêt, comme si j'avais abattu des forêts entières avant de le rencontrer.
- Il te faudra sans doute sept cordes de bois, m'expliqua-t-il. Fais attention à ça. Tu dois t'en constituer toute une ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 13 mai 2010

    LiliGalipette
    Récit autobiographique de Pete Fromm.
    L'auteur raconte comment, alors qu'il était étudiant en biologie animale à l'université de Missoula, il a tout abandonné pour vivre sept mois au milieu des Rocheuses, dans le parc naturel de Selway-Bitterroot. Embauché par l'office de la pêche et de la chasse de l'Idaho, il est chargé de surveiller un bassin où grandissent des alevins de saumon. Avec pour seul logis une tente de toile et pour seule compagnie une jeune chienne nommée Boone, Pete Fromm affronte l'hiver des Rocheuses et la solitude glacée d'une enclave reculée.
    Il s'agit clairement d'un témoignage. L'auteur raconte son histoire, à la première personne. Il pose un regard plus mûr sur une folle expérience de jeunesse. Folle parce que vécue après un certain nombre de décisions inconsidérées. Nourri de récits de trappeurs, comme ceux de Jim Beckworth, de Hugh Glass ou de A. B. Guthrie, plein d'idées romantiques sur la vie en pleine nature, il s'engage sur un coup de tête dans une aventure humaine qui frôle avec la survie.
    Ce saut dans l'inconnu et dans l'immensité blanche de l'hiver est avant tout un saut dans la solitude, le silence et le temps. D'abord fort occupé à préparer ses réserves de bois pour affronter le froid, très vite Pete est rattrapé par le danger de l'ennui et de l'inaction. "Je commençais à deviner que tâcher de rester occupé allait sans doute devenir la plus importante de mes occupations." (p. 40) Mais s'occuper n'est pas la plus grande difficulté, il faut d'abord trouver quoi faire: "En acceptant de venir ici, j'avais dans la tête une vague idée de liberté: n'obéir à personne, ne faire que ce que je voulais. Il me semblait maintenant avoir négligé le fait tout simple que même si je pouvais faire tout ce qui me chantait, et à n'importe quel moment, il n'y avait rien à faire. [...] Et si je perdais la raison à force d'ennui?" (p. 52)
    Heureusement, la nature offre très vite à l'auteur des perspectives alléchantes. Ce coin de nature qui n'appartient qu'à lui pendant tout l'hiver est un lieu à conquérir à force de marches et d'explorations dans les bois et les montagnes. À cela s'ajoutent les plaisirs inconnus de la chasse et de la trappe pour lesquelles l'auteur se découvre des talents insoupçonnés. Au hasard de ses traques et de ses promenades, il rencontre les animaux emblématiques des Rocheuses sauvages: l'orignal, le mouflon, le wapiti, la grouse et le raton laveur pour les plus sympathiques, le puma, le lynx, l'ours, l'aigle et le coyote pour les plus inquiétants.
    L'auteur était à cette époque un gamin perdu, aux idées parfois irréfléchies. Il frôle plusieurs fois la mort et s'engage dans des aventures inconsidérées. Il se sait gauche et dénué de l'expérience que les chasseurs du coin étalent avec fierté. "Faudrait-il que je regarde toujours par-dessus mon épaule pour vérifier que personne ne me surprenne en train de faire une idiotie dont seul un blanc-bec pourrait avoir l'idée?" (p. 67) Cependant, après des mois d'expériences diverses et de situations incroyables, il se sent devenir un autre homme, davantage conscient de ses capacités et plus fort de ses limites.
    La solitude et le silence tant redoutés des débuts, l'inquiétude paniquée de l'homme seul, font rapidement place à un sentiment de plénitude. Il est chez lui dans cette vallée isolée, il recherche et protège sa tranquillité. Aussi ne supporte-il pas le flot des touristes qui envahissent les lieux dès le retour du printemps. Il a développé une jalousie possessive à l'égard d'une nature indifférente et éternelle, qui ne se laisse pas posséder simplement parce qu'un homme a affronté ses rigueurs pendant sept mois.
    Ces sept mois sont une éternité toute relative. L'auteur s'interroge souvent sur ce qui se passe en dehors, dans la civilisation, le vrai monde qu'il devra retrouver à l'issue de cette expérience unique. Est-il en train de tout manquer, de se priver d'une part de sa jeunesse? Ou vit-il plutôt un moment parfait parce qu'éphémère? "Pendant tout ce temps passé à regretter ce que je manquais dans l'autre monde, jamais je ne m'étais rendu compte de ce que je manquerais en quittant Indian Creek. [...] Il me restait toute une vie à vivre dans la civilisation, mais à peine quelques mois à vivre ici." (p. 170)
    Pete Fromm, avec son récit autobiographique, s'inscrit dans le courant littéraire nord-américain du Nature Writing. Les éditions Gallmeister ont fait connaître ce genre en France. Et je suis très attirée par cette littérature, même si je ressens la difficulté de l'écrire. L'auteur le dit lui-même: "J'étais venu ici pour avoir une histoire à raconter, mais il se passa un certain temps avant que je ne trouve quelque chose à dire." (p. 221) Peu importe le temps qu'il a fallu à Pete Fromm pour coucher ces mots sur papier, le résultat est époustouflant. Pour avoir vécu quelques mois d'hiver au Québec, j'ai reconnu certaines des sensations décrites pas l'auteur: le froid aigu qui grignotte le nez et les doigts, le bonheur d'avoir chaud par - 20°C parce qu'on s'affaire à dégager un chemin, la magie de la neige qui chante sous les pieds ou de la glace qui craque dans les arbres. La beauté des espaces vierges de toute trace et le silence assourdissant d'un horizon calfeutré de neige sont des paysages superbement rendus par Pete Fromm.


    Lien : http://lililectrice.canalblog.com/archives/2010/05/13/17874938.html
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  • Par trust_me, le 17 octobre 2011

    trust_me
    A l'automne 1978, Pete Fromm s'apprête à passer sa troisième année à l'université du Montana. Il apprend par hasard que le Fish and Game Department de l'Idaho (l'équivalent de l'ONF) cherche quelqu'un pour s'occuper de 2,5 millions d'œufs de saumon implantés dans le bras d'une rivière. le job est à priori simplissime : veiller sur les œufs pour leur permettre de passer l'hiver sans geler afin qu'ils puissent entamer leur grande migration vers l'océan dès le printemps. de la mi-octobre à la mi-juin, Pete Fromm va donc passer huit mois au cœur des montagnes rocheuses, seul sous une tente. Séduit par les récits de trappeurs que lui a racontés un copain de fac, il s'est embarqué dans cette aventure sans aucune expérience de la vie en pleine nature, encore moins l'hiver.
    Tour à tour bucheron, braconnier, chasseur de lynx et éleveur d'œufs de saumon, il raconte avant tout une aventure humaine inoubliable pour un jeune de 19 ans. La rudesse de l'hiver dans cette partie de l'Idaho est particulièrement difficile à supporter : neige, blizzard, températures polaires… Pete Fromm va s'adapter. Pour éviter la monotonie, il multiplie les activités et apprend à découvrir la beauté de la nature qui l'entoure. Et malgré quelques moments de doute et de déprime passagère, il gardera de son passage à Indian Creek un souvenir impérissable.
    De prime abord, on pourrait penser que ce récit a beaucoup de points communs avec Into the Wild. En fait, les deux textes sont très différents. Déjà, dans Indian Creek, les événements sont racontés par celui qui les a vécus. Ensuite, les motivations de Pete Fromm n'ont aucun rapport avec celles de Christopher McCandless. Il n'y a chez lui aucune volonté de fuir la société. Il veut juste jouer les trappeurs et vivre des aventures qu'il s'imagine déjà raconter à ses petits enfants, rien de plus. Enfin, le texte de Pete Fromm se termine parfaitement bien et est souvent assez drôle, ce qui n'est évidemment pas le cas d'Into the Wild.
    D'ailleurs, l'auteur a la finesse de ne pas embarquer le lecteur dans d'interminables réflexions philosophiques sur le sens de la vie alors que son expérience de la solitude en milieu hostile aurait pu facilement l'entraîner dans cette voie. Il préfère, sans nier les difficultés, insister sur les bons moments et les petites anecdotes concernant son quotidien.
    Indian Creek est un roman que l'on peut sans problème classer parmi les œuvres de Nature Writing (genre littéraire mêlant observation de la nature et considérations autobiographiques). C'est frais, vivifiant et très joliment écrit. A découvrir d'urgence pour tous ceux qui sont en manque d'air pur et de nature sauvage.


    Lien : http://litterature-a-blog.blogspot.com/2010/07/indian-creek.html
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    • Livres 4.00/5
    Par encoredunoir, le 06 janvier 2012

    encoredunoir
    Éloignons nous un peu du polar le temps d'un hiver dans l'Idaho.
    Indian Creek, c'est l'histoire des sept mois que Pete Fromm a passé dans une tente des Eaux et Forêts aux confins de l'Idaho, près de la frontière avec le Montana, pour garder deux millions d'œufs de saumon.
    Porté par une série de concours de circonstances, de hasards de la vie et de décisions prises à brûle-pourpoint, c'est là que Fromm échoue à vingt ans alors qu'il est étudiant à Missoula, après, donc, avoir été embauché par le département des Eaux et Forêts de l'Idaho. Sept mois seul dans les Rocheuses, comme dans les récits de trappeurs, avec un travail qui l'occupe environ une demi-heure par jour. Cela laisse du temps pour l'introspection ou, pour un jeune étudiant épris d'aventures, tester in vivo les recettes trouvées dans l'abondante littérature américaine consacrée aux hommes des bois, à la manière de tanner les peaux ou de saler la viande, ou encore de se fabriquer des mocassins.
    On l'aura compris, nous sommes bien là dans un de ces romans de nature writing américain auxquels Gallmeister accorde une place de choix. Il ne s'agit pas pour autant d'une resucée de Thoreau, de Jim Harrison ou d'Edward Abbey. On ne trouvera là ni la réflexion politique et philosophique du premier, ni une fresque ou une histoire de famille dans la veine du second, pas plus qu'une odyssée engagée et farfelue comme celle qui a fait connaitre le troisième.
    Indian Creek est un roman initiatique, un récit d'aventures à taille humaine qui se suffit à lui-même. Écrit simplement, sans lyrisme pompeux ni sécheresse de ton, il laisse la place à l'auteur-narrateur-héros de vivre maladroitement son aventure avec recul et humour et sans donner quelque leçon que ce soit.
    Sans doute n'y a-t-il pas grand-chose de plus à en dire si ce n'est que cette absence de morale ne signifie pas vacuité du récit. Et qu'elle permet de laisser la place à l'expression juste de sentiments simples.
    Ce n'est ni haletant, ni trépidant. C'est beau comme un récit au coin du feu qui vous transporte ailleurs, éveille votre curiosité, vous sourire, vous fait rêver. Parfois, avec le talent, cela suffit à faire un bon livre.


    Lien : http://encoredunoir.over-blog.com/article-indian-creek-de-pete-fromm..
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    • Livres 4.00/5
    Par chocobogirl, le 18 juin 2011

    chocobogirl
    Pete Fromm est étudiant en biologie dans le Montana. Il choisit son cursus un peu par hasard et est devenu champion de natation aussi par hasard. Son frère jumeau, blessé, déclarant forfait pour une compétition, l'entraineur l'envoie d'office dans la piscine pour le remplacer !
    Et son parcours se poursuivra sur la même lancée : Maitre nageur dans une piscine pour l'été, une copine lui parle d'un ami qui vient de lacher un emploi et de l'employeur qui se retrouve un peu dans la panade. le job consiste à garder des oeufs de saumons pendant tout un hiver en solitaire. Bercé par les récits et les romans d'aventures de son compagnon de chambrée, Pete décide sur un coup de tête de proposer sa candidature.
    Il a 20 ans et ignore qu'il s'embarque pour une expérience exceptionnelle !
    Voici donc notre innocent embarqué dans un tourbillon dont il ne mesure pas encore les implications. 2 semaines de préparation pendant lesquels il passe plus de temps à se bitturer et à faire des pots de départs qu'à réellement se préparer ! Heureusement le colocataire prend les choses en main et lui offre même un adorable chiot pour lui tenir compagnie pendant ces futurs mois de solitude.
    Pete se retrouve enfin parachuté pour 7 mois au fin fond des Montagnes Rocheuses dans un campement précaire fait d'une tente et d'un poêle pour affronter un hiver où la neige bloquera tout accès à sa personne.
    Le jeune homme réalise enfin et commence à douter... Il n'est absolument pas préparé et passe pour un crétin auprès des gardes venus l'aider à s'installer.
    Il ne sait pas chasser, ni utiliser une tronconneuse pour couper le bois indispensable à sa survie, ...etc.
    Bref, on ne peut que craindre pour lui !
    Il va très vite se retrouver seul dans un environnement difficile et découvre qu'il va lui falloir occuper son temps.
    Pourtant Pete va se révéler débrouillard. Il va devoir apprendre à occuper son temps et commencera par se lancer dans la provision de bois.
    Par moment, la solitude et l'ennui lui pèse tant qu'il rêve de retour à la civilisation. Les moments de déprime sont nombreux et une simple rencontre râtée avec son père peut faire baisser les bras du jeune intrépide.
    Mais peu à peu, Pete Fromm va de plus en plus apprécier cette vie au contact de la nature. il va découvrir la riche vie animale et observer son environnement naturel, il pistera pendant des heures les animaux pour mieux en comprendre la vie, il apprendra à utiliser les ressources que la nature lui offre, en chassant, en évitant le gachis, à tanner les peaux et à conserver la viande sans frigo,...
    Et surtout, quand le printemps arrive, que les humains reprennent leurs droits sur ce coin de paradis qu'il s'était approprié, que la fin du contrat arrive, Pete fromm se prend à regretter ces moments privilégiés passés en tête à tête avec la nature...
    Outre l'intérêt aventureux de ce récit, l'intéret du livre se situe également dans l'écriture et le regard porté par l'auteur sur cette expérience de jeunesse. Pete Fromm n'hésite pas à appuyer avec humour sur sa naiveté et son inconséquence de l'époque. Il tourne en dérision sa bêtise et explique comment il a appris de ses erreurs.
    Car cette expérience qu'il a mis tant de temps à mettre à l'écrit se révèle bien plus forte que ce qu'elle en laisse paraitre. S'interrogeant sur le sens de son expérience, Pete s'interroge aussi sur notre incapacité éventuelle à profiter du moment présent et notre envie du toujours plus de consommation. Ne cherchons nous pas toujours ce qui nous manque ? Pourquoi ne pouvons-nous pas profiter du strict minimum ? Apprenons donc à profiter du présent et bien plus encore de la simplicité de la nature et des richesses qu'elle nous offre...
    A travers son apprentissage d'une vie réduite au minimum matériel, Pete Fromm nous offre une très belle déclarartion d'amour à la Nature dans ce qu'elle a de plus beau : sa simplicité, sa richesse et sa beauté. Profitons en avant qu'il ne soit trop tard...
    Comme dirait un collègue : C'est comme Into the wild mais en mieux car y'a pas de mort à la fin !

    Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-indian-creek-peter-fro..
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    • Livres 2.00/5
    Par Folfaerie, le 27 mai 2010

    Folfaerie
    Pete Fromm est l'une des nouvelles plumes de L'Ouest américain. Indian Creek est le premier livre traduit en français, mais il est l'auteur d'autres romans et nouvelles.

    Il a une vingtaine d'années quand, sur une brusque impulsion, il accepte une offre d'emploi originale : surveiller des oeufs de saumons implantés dans un bras de rivière, durant sept mois, quelque part dans les Montagnes Rocheuses, dans le parc naturel de la Selway-Bitterroot. Ce qui implique de vivre dans la nature, seul, et à la dure.
    Ne connaissant rien à rien, Pete accepte avec enthousiasme, heureux à l'idée de passer quelques mois dans le wilderness qui fait tant rêver les jeunes américains. Et les lecteurs aussi.
    Moi en tout cas, j'étais partante pour cette immersion dans une littérature que j'affectionne particulièrement, depuis la découverte de Thoreau. Mon enthousiasme s'est cependant émoussé au fil des pages, je dois bien le reconnaître.
    Passons sur le fait qu'en quelques semaines (jours ?), le jeune homme apprend tout un tas de trucs inconnus jusqu'alors comme couper du bois, faire la cuisine, tanner des peaux de bêtes, conserver de la viande, etc. Grâce aux livres qu'il a emportés et dont il suit scrupuleusement les conseils, il devient même trappeur.
    Notre Daniel Boone des temps modernes, qui n'avait jamais touché un fusil, devient non seulement un bon tireur, mais aussi un bon trappeur. Il capture des animaux sauvages qu'il tue pour les manger. Je précise pour que ce soit bien clair.
    Le hic, outre le fait que je ne goûte guère les scènes de chasse et de mise à mort, c'est que Pete n'est pas seul au monde, perdu dans la jungle, mais seulement à une soixantaine de km de Missoula (Montana) qu'il dispose d'un camion, qu'il reçoit de temps en temps la visite des gardes du parc et surtout des chasseurs du coin. Disons que ce n'est pas une solitude complète. L'auteur nous ressort l'éternel cliché du type qui mesure sa virilité et sa capacité à survivre dans la nature à l'aune du nombre d'animaux trucidés et consommés. Et ça, c'est quelque chose qui m'agace particulièrement en littérature.
    Heureusement, parfois il lui arrive des choses cocasses (en raison de son inexpérience), souvent il s'extasie sur les paysages (et du coup moi aussi) et enfin, le fait qu'il ait avec lui une petite chienne adoptée juste avant son départ, est le prétexte de scènes à la Jack London, de jolis moments d'amitié entre l'homme et le chien.
    Pour le reste, son séjour dans les Rocheuses ressemble par moments à certains passages de Rambo (c'est qu'il est fortiche le gars, il se tire de toutes les situations, frôle la mort, évite les accidents, réchappe de peu à une intoxication, etc.) et au journal intime d'un jeune blanc-bec à qui ses copains et les fêtes manquent un peu quand même.
    Je n'ai pas ressenti d'émotion particulière durant cette lecture, je n'ai pas décelé cette passion immodérée pour le monde sauvage ou tout simplement ce respect pour la nature que j'ai déjà rencontrés chez Ed Abbey, John Muir, Rick Bass, Norman McLean ou d'autres auteurs que j'aime. Ces sentiments nesont pas absents, mais c'est plus discret chez Pete Fromm, probablement parce que le récit est surtout centré autour de sa petite personne.
    Je m'en veux un peu de terminer sur une note négative, aussi dois-je ajouter que l'écriture m'a plu, et que, globalement, j'ai apprécié ce récit (essentiellement si je fais abstraction des scènes de chasse) même s'il ne figurera pas dans mes préférés.


    Lien : http://lectures-au-coin-du-feu.over-blog.com/article-indian-creek-pe..
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Critiques presse (1)


  • Actualitte , le 12 septembre 2011
    C’est un beau récit, vif et alerte. Dynamique et plein de fraîcheur (par -30°C, c’est normal). C’est une aventure intense dont pourtant pas grand-chose de personnel ne transpire à l’exception de ses faits et gestes, des aventures grandes ou petites, des inquiétudes face à la force des éléments.
    Lire la critique sur le site : Actualitte

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Citations et extraits

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  • Par wictoria, le 13 septembre 2010

    De la mi-octobre à la mi-juin, j’allais être responsable de deux millions et demi d’oeufs de saumon implantés dans un bras entre deux rivières. La route la plus proche se trouvait à quarante miles, l’être humain le plus proche à soixante miles. Si j’étais intéressé, précisa-t-il, je n’aurais que deux semaines pour me préparer.
    J’entendais de moins en moins ce qu’il disait. Tout me semblait parfait. J’allais enfin découvrir le monde sauvage. Film ou réalité ? Galère ou liberté sans limite ? Mais, de toute manière, peu importe ce que j’allais découvrir, j’aurais une histoire à raconter plus tard, mon histoire.
    Je dis au garde que tout cela me semblait très intéressant. Si j’avais été plus attentif, j’aurais sans doute pu l’entendre secouer la tête.
    — Et le salaire, ça ne vous intéresse pas ? demanda-t-il.
    Je lui répondis que si, bien sûr, même si je n’y avais pas songé.
    — Deux cents dollars par mois, lança-t-il.
    — D’accord, répondis-je.
    C’était trop beau pour être vrai. Être payé, en plus. Il me conseilla d’y réfléchir et de le rappeler le lendemain.
    — Entendu, fis-je.
    Une formalité. Ma décision était prise.
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  • Par chocobogirl, le 18 juin 2011

    Le garde commença à parler de bois à brûler. Je hochais la tête sans arrêt, comme si j'avais abattu des forêts entières avant de le rencontrer.
    - Il te faudra sans doute sept cordes de bois, m'expliqua-t-il. Fais attention à ça. Tu dois t'en constituer toute une réserve avant que la neige n'immobilise ton camion.
    Je ne voulais pas poser cette question, mais comme cela semblait important je me lançai :
    - Heu... C'est quoi, une corde de bois ?
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  • Par ignatus-reilly, le 10 septembre 2011

    Je songeai de nouveau à ce que représenterait un tel parcours fait en rampant le long de la rivière sombre et humide après m'être amputé le pied avec une hache. Personne n'avait été témoin de ce qu'avait rapporté Hugh Glass dans son livre et, tout à coup, il me sembla qu'il était au moins aussi menteur que Jim Beckworth.
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  • Par ignatus-reilly, le 10 septembre 2011

    C'était ça, mon boulot. Rien de plus. S'il y avait de la glace, c'était l'affaire de quinze minutes par jour, en comptant le trajet. J'avais tout le reste du temps pour moi, mais je devais passer chaque jour à cet endroit de la rivière.
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  • Par chocobogirl, le 18 juin 2011

    En acceptant de venir ici, j’avais dans la tête une vague idée de liberté : n’obéir à personne, ne faire que ce que je voulais. Il me semblait maintenant avoir négligé le fait tout simple que, même si je pouvais faire tout ce qui me chantait, et à n’importe quel moment, il n’y avait rien à faire
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