> Michelle Herpe-Voslinsky (Traducteur)

ISBN : 2867463815
Éditeur : Liana Lévi (2005)


Note moyenne : 4/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres

Dans la chaleur moite du bassin du Mississippi, un coup de fusil vient ébranler la plantation Marshall. Le Cajun Beau Boutan a été abattu devant la porte du vieux Mathu, Noir indépendant et fier, que tout accuse du meurtre. Pour sauver du ... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 3.00/5
    Par sylbiade, le 18 mai 2012

    sylbiade
    Louisiane. Un Cajun, Beau Boutan est affalé dans un champs de canne à sucre, abattu d'un coup de fusil. le coupable ? Apparemment le vieux Mathu, un des rares Noirs à avoir tenu tête toute sa vie durant aux Blancs. Pour sauver la peau du nègre, pour préserver le peu de dignité qu'il leur reste, pour venger les multiples humiliations et lâchetés qu'ils ont subi depuis des générations, la communauté nègre et créole se rassemble. Tous les vieux Noirs font front avec Mathu, s'accusant du crime, et les questions du shérif Mapes ne font que réveiller leurs vieux souvenirs, leurs anciennes blessures.
    Une construction originale (le narrateur change à chaque chapitre, et l'histoire se construit peu à peu tel un puzzle), brossant le portrait d'une société en pleine mutation.
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    • Livres 4.00/5
    Par Onclepaul, le 02 février 2011

    Onclepaul
    A l'époque où l'individualisme, prôné par des hommes politiques, est devenu le maître mot, la valeur de ceux qui réussissent, la solidarité ne sera jamais un vain mot. Je ne parle pas de la solidarité entre nations lors d'événements climatiques dramatiques, lors de catastrophes humanitaires. Ni de la solidarité nationale lorsqu'il s'agit de mettre la main à la poche pour aider de grandes causes médicales, surtout lorsque ce sont les moins riches qui donnent le peu qu'ils possèdent. Ni de la solidarité des musiciens qui enregistrent un disque pour telle ou telle cause, et dont certains participants au nom tombé dans les oubliettes espèrent grappiller une part du succès et un retour en grâce. Non je pense à cette poignée d'hommes qui pour sauver un frère de sang s'accusent d'un crime qu'ils n'ont pas commis comme dans Colère en Louisiane de Ernest J. Gaines.

    Lien : http://mysterejazz.over-blog.com/
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Citations et extraits

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  • Par sylbiade, le 18 mai 2012

    - Vous pouvez pas voir tout ça, Shérif, parce que vous n'avez jamais pu le voir. Vous ne pouvez pas voir Red Rider avec Job, Jack avec Diamant. Vous pouvez pas voir les gens dans l'église, vous pouvez pas entendre les chants et les prières. Fallait être là avant, pour plus rien voir ni entendre maintenant. Mais moi j'étais là, et je vois plus tout ça, et c'est pour ça que j'l'ai fait. J'l'ai fait pour ceux qui sont là-bas sous les arbres. J'l'ai fait parce que le tracteur, il se rapprochait de plus en plus du cimetière, et j'avais peur, si j'le faisais pas, qu'un jour le tracteur il entre et il retourne les tombes, et se débarrasse de toutes les preuves qu'on ait jamais existé.
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  • Par sylbiade, le 18 mai 2012

    - Comment qu'un homme sur un chariot avec des mules, de la chair et du sang, pourrait couper la route à un tracteur, une machine ? C'est pas possible. Pas possible. Mais c'est ce qu'ils ont dit. Et moi, comme j'avais peur, même après avoir vu ce qui s'était passé, j'ai dit comme les Blancs. Par peur de souffrir un peu dans ma chair, j'ai battu mon propre frère avec une tige de canne même pareil que les Blancs.

    Il nous a tous regardés l'un après l'autre. Il voulait qu'on le juge pour ce qu'il avait fait. Que nous on le juge ? Comment un seul aurait pu le faire ? Qui n'avait pas fait de même, un jour ou l'autre ?
    On est restés silencieux.
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  • Par sylbiade, le 18 mai 2012

    - T'es pas mort, Fix, a dit le vieux.
    - C'est pourtant ce qu'ils disent, l'All-American et le boucher. Ils disent que mes idées sont dépassées. Ils disent qu'aimer sa famille, défendre l'honneur de sa famille, c'est dépassé. Il reste quoi ? Toute ma vie, j'ai cru que ça valait la peine de vivre pour ça. Ma famille. Ma famille.
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  • Par Pecosa, le 06 avril 2012

    Il continuait à vivre dans le passé. Il croyait qu'il pouvait toujours battre les gens comme son père le faisait il y a trente ou quarante ans. Il s'est mis à battre Charlie dans le champs là-bas derrière, et Charlie a couru chez Mathu. J'étais près de la porte, je parlais avec Mathu. On lui a demandé ce qui s'était passé, et il nous a dit que Beau l'avait frappé avec une tige de canne. Quelques minutes plus tard, Beau est arrivé sur le tracteur, armé d'un fusil.
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