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ISBN : 2253010847
Éditeur : Le Livre de Poche

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.98/5 (sur 166 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
A la « Buvette du Piémont », un vieux journalier est attiré par un grand gars qui parait affreusement triste et provoque ses confidences : Albin venait de la montagne, de Baumugnes. Trois ans auparavant, il était tombé amoureux fou d'une fille qui s'est laissé séduire p... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 17 décembre 2011

    brigittelascombe
    Il m'a pris soudain comme une envie de m'enivrer d'air vif, cette tramontane du pays de Manosque qui fouette le sang et vous insuffle le mot bonheur; de m'égarer aux abords de Baumugnes; de plonger dans la transparence bleutée de la Durance qui s'abreuve à la pureté des glaciers; d'écouter dans une simple buvette les quelques notes d'accordéon qui survolent la familiarité des mots pour tisser un cocon d'amitié, tiens un peu comme celui de l'Amédée et de l'Albin, ces deux hommes de peine qui se louaient au gré des fermes sans se connaître avant de se rejoindre au fil des mots. J'ai eu envie de m'asseoir là pour toucher du doigt leur entente toute fraternelle, savoureuse comme le bon pain; de ressentir à travers la verve d' Amédée le souffle de l'amour qui passe par le petit trou de la lorgnette, entre Albin et Angèle, fille perdue abusée par Louis et enfermée par son père dans une sombre cave pour avoir fauté.
    Alors,s'élèvera légère la complainte de l'harmonica, "ce son qui ronfle,ce son qui pleure", qui arrive sur vous comme "un grand morceau de pays forestier arraché tout vivant, avec la terre,toute la chevelure des racines de sapins,les mousses, l'odeur des écorces"; une musique qui s'égoutte "longue source blanche", lumineuse "queue de comète".
    Oui, il m'a soudain pris l'envie d'arpenter les chemins du conteur Jean Giono. Des chemins divins!
    Un du pays de Baumugnes est l'un des romans les plus représentatifs de l'oeuvre de Jean Giono. Il parle d'hommes,de nature,d' amitié et d'amour, d' émotions simples et fortes. Ecrit au "je" son débit alerte, son parler parfois cru, nous entrainent dans l'imagination fertile de l'auteur, sur ces terres de Haute Provence qu'il a tant aimées. Giono c'est toute une philosophie qui plante ses racines dans la terre aride, s'immisce entre les rocailles, descend en profondeur, là où tout nait, là où tout meurt, pour y puiser sa sève.
    Giono, c'est la vie malgré tout!
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    • Livres 5.00/5
    Par lecassin, le 15 octobre 2012

    lecassin
    « Un de baumugnes » est le deuxième volume de la trilogie de Pan, paru en 1929… mais c'est aussi « Angèle », l'adaptation cinématographique, que Marcel Pagnol en fit en 1934 avec Fernandel et Orane Demazis dans le rôle titre.
    Après le Hameau des Bastides Blanches théâtre du premier volume de cette trilogie de Pan, Jean Giono nous transporte à Marigate et à Baumugnes, dans sa chère Provence.
    Amédée travaille comme journalier à Marigrate, un village qui longe la Durance. C'est là qu'il rencontre Albin, Un de baumugnes pourrait-on dire puisqu'il en est originaire…
    Albin finit par se confier et lui parler d'Angèle, la fille de la de ferme la Douloire qui le hante depuis trois ans : depuis le jour où il la vit pour la première fois, et où séduite par Louis, celui-ci l'emmena « travailler » à la ville.
    Amédée ira se faire embaucher à la Douloire, chez les parents d'Angèle pour tenter d'en savoir plus et par amitié pour Albin… Il sera accueilli par le père de la belle armé d'un fusil…
    Est-ce la Provence où l'époque, début XX e, qui crée des caractères tels que Giono nous les dépeint ici ; sans doute les deux à la fois. Il en résulte un texte d'une très grande beauté qui fait du style de Giono quelque chose de reconnaissable entre mille. « Un de baumugnes », un roman d'amour, certes, amis également d'amitié…Magnifique.
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    • Livres 5.00/5
    Par Heureuse, le 26 septembre 2010

    Heureuse
    Il est difficile de rentrer dans ce livre. Les phrases sont rocailleuses, comme la terre que Giono aime tant. Elles ont du mal à sortir, comme le secret qu'Albin a coincé dans sa gorge.
    Puis elles coulent avec beaucoup plus d'aisance, de fluidité au fur et à mesure que l'histoire avance, que l'intrigue se dénoue.
    Ce que j'aime chez Giono? Son style inimitable. Avec lui les mots chantent, crient, pleurent.Il sait leur donner une autre dimension, un autre sens.
    J'aime ses personnages, tellement beaux, tellement fiers. J'aime cet amour pudique, ces passions discrètes, cette émotion qu'on enfouit et qui surgit brutalement, comme la nature de ce beau pays.
    On parle beaucoup de l'Asie, du raffinement de sa culture., de la simplicité Mais en grattant bien, on a aussi de bien belles choses chez nous, sous des abords plus frustes. Il suffit de savoir regarder ce qu'il y a derrière l'apparence.
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    • Livres 3.00/5
    Par Megelio, le 05 juillet 2013

    Megelio
    L'histoire d'Un de baumugnes me tentait beaucoup. On est plongé au cœur d'une famille, pas toujours très ouverte et sympathique mais qui reste très soudée malgré les événements qui surviennent et les ragots qui vont bon train. L'image de la folie de l'homme face à la solitude et l'isolement dans sa campagne est marquante. C'est surprenant, rustre mais ça me semble très réaliste. Et encore une fois, j'ai trouvé Jean Giono agréablement poétique.
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    • Livres 4.00/5
    Par araucaria, le 07 mai 2012

    araucaria
    Très joli roman au parfum de Provence et empli de bons sentiments. Un livre très agréable.

    Lien : http://araucaria.20six.fr/

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Citations et extraits

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  • Par ssab, le 08 septembre 2012

    -Qu'est ce que c'est que ça, Clorinde?
    Ça, c'était une musique de vent, ah, mais une musique toute bien savante dans les belles choses de la terre et des arbres.
    Ça sentait le champ de maïs ténébreux : de longues tiges et de larges feuilles.
    Ça sentait la résine et le champignon et l'odeur de la mousse épaisse.
    Ça sentait la pomme qui sèche.
    -Ça fait Clorinde, c'est lui en bas, qui se désennuie en jouant de la musique. C'est comme ça tous les jours. C'est rudement beau
    Oui, c'est rudement beau.
    Et ça poignait durement dans le milieu du ventre comme quand on vous dit l'expression de toute la vérité bien en face.
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  • Par Megelio, le 20 juin 2013

    - Je suis ici à me pourrir, qu’il parle ; je vais plier mon paquet et je décampe.
    - Laisse tomber, que j’y réponds, s’il y a quelqu’un qui t’a malmené, ou si on t’a dit une raison de trop, faut jamais s’en souvenir avec du vin dans le gésier. C’est un mauvais moment. Les choses, ça passe au courant du jour, laisse tomber : Une heure ? une heure ; Un jour ? un jour. A mesure que ça défile, ça efface.
    - C’est pas de ça, qu’il me fait ; les mauvaises raisons c’est rien pour moi. Ce que j’ai, c’est du sérieux et ça compte ; ça m’est entré dedans petit à petit comme un fil d’eau, et, maintenant, c’est gros et lourd sur mes jambes et ça m’empêche d’être heureux au soleil. Tant vaut que je parte.
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  • Par Megelio, le 23 juin 2013

    On s’assemblait par sympathie ; ça, chez nous, c’est de règle. On se met cinq ou six, au jugé d’après la tête, et en avant. J’en avais visé un, grand, avec des yeux d’eau claire qui débordaient sur ses joues, et, sous sa moustache, un rire comme de la neige. Ce qui m’avait attiré, je ne vous cache pas, c’est que, dans ces yeux, y avait quelque chose d’amer ; une ombre, comme le reflet d’une viande qui pourrirait au fond d’une fontaine.
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  • Par gean25, le 13 juin 2012

    Je sentais que ça allait venir.
    Après boire, l'homme qui regarde la table et qui soupire, c'est qu'il va parler.

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  • Par kristolikid, le 09 mars 2014

    C'est plus fatigant de marcher de nuit que de jour.
    Le jour, les yeux peuvent s'amuser, le regard gambade devant et par côté comme un bon chien, et il rapporte des choses plaisantes : tantôt une pomme, tantôt un verger avec ses fleurs; ça occupe. La nuit, si par malheur on a du souci, il vous saute dessus, se carre sur vos épaules; tant va la route, il faut le porter, lui en plus de tout le reste et ça fait beaucoup pour deux jambes.
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