> Marcel Pagnol (Adaptateur)
> Jean Giono (Antécédent bibliographique)

ISBN : 2877065170
Éditeur : Editions de Fallois (2005)


Note moyenne : 3.86/5 (sur 7 notes) Ajouter à mes livres
Dans le pays, quand on a besoin de régler un différend, plutôt que de s'adresser au juge de paix, on va trouver Clarius Barbaroux si grande est la réputation de sagesse du maître de la Douloire: la ferme qu'il exploite dans les collines au-dessus de Marseille avec sa, f... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 5.00/5
    Par Couperine, le 03 septembre 2011

    Couperine
    Angèle, fille de Clarius Barbaroux, rêve, comme toutes les filles de son âge et de sa condition (elle est la fille d'un fermier, certes aisé, mais l'agriculture n'attire pas vraiment l'adolescente), qu'un homme riche viendra lui demander sa main. Lorsque celui-ci, Louis, se présente à elle, elle ne se méfie évidemment pas, aveuglée par le conte de fée qui s'offre à elle et que le beau ténébreux lui a fait miroiter. Elle le suit sans avertir personne et ne donne plus de nouvelles à sa famille. Louis s'avère être un proxénète. Inévitablement, Angèle, qui est tombée dans ses filets, se retrouve sur le trottoir. Comble de malheur, elle est enceinte.
    Saturnin, le domestique, s'inquiète pour elle. Il fait tout pour la retrouver, allant jusqu'à tuer Louis. Il ramène Angèle et son fils à la maison. Si la mère, Philomène, en pleure de joie, ce ne sera pas le cas de Clarius qui considère qu'Angèle a sali la réputation de sa famille. Il l'enferme, elle et le petit, à la cave. Heureusement, Saturnin, aidé de l'autre valet, Amédée, vont faire en sorte qu'elle retrouve son honneur en lui faisant épouser Albin, un homme simple au grand cœur.

    Eh bien, je croyais connaître Pagnol sous prétexte que j'avais lu Le château de ma mère, La gloire de mon père, Jean de Florette et Manon des sources... je me trompais lourdement. Mais pourquoi, oui pourquoi n'avais-je jamais mis le nez dans ses pièces ? Peut-être parce que sa réputation le précédait ? En effet, généralement, lorsqu'on nous dit "Pagnol", on pense de suite à la Provence, à l'accent chantant... aux histoires "gentillettes" de cet auteur. Oui mais voilà, sous des dehors bien sympathiques, cet écrivain ne raconte pas que des histoires agréables qui font passer un bon moment de lecture. Et j'ai même l'impression qu'il se déchaîne un peu plus dans ses pièces de théâtre ou dans ses scénarios car le ton est plus acerbe. Alors certes, Angèle est tirée de l'œuvre de Giono, Un de Baumugnes. le thème n'est donc pas de lui. Cependant, la mise en scène l'est et c'est avec une réelle conviction que Pagnol dénonce le proxénétisme, la société des années 20, les filles-mères dénigrées etc....
    Du coup, j'ai acheté ses œuvres complètes. Comme quoi, on peut très bien (re)découvrir un auteur à tout âge !

    Lien : http://www.lydiabonnaventure.com/litt%C3%A9rature-des-xxe-et-xxie-si..
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    • Livres 3.00/5
    Par annie, le 18 avril 2009

    annie
    Angèle est la fille de Clarius Barbaroux, un paysan. Un beau jour, elle quitte sa famille sans avertir personne pour suivre un bellâtre. Celui-ci s'avère être un proxénète et prostitue Angèle.
    Quelques mois plus tard, elle revient à la maison avec un enfant. Son père l'enferme à la cave avec son bébé. Mais les bons valets Saturnin et Amédée veillent sur elle.
    Angèle est un film français réalisé par Marcel Pagnol en 1934, d'après le roman Un de baumugnes (1929) de Jean Giono.


    Lien : http://mazel-livres.blogspot.com/
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Citations et extraits

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  • Par Couperine, le 03 septembre 2011

    Clarius : A qui est ce petit ?

    Angèle : Il est à moi.

    Clarius : A toi seule ?

    Angèle : A moi seule.

    Clarius : Maintenant, au moins, nous savons qu'il ne peut rien nous arriver de pire. (Un temps.) C'est un grand malheur que tu sois partie. C'est un autre malheur que tu sois revenue. Et c'est encore un malheur plus affreux que tu nous rapportes ce bâtard. Je ne te demande pas d'explications ; mais cet enfant, je ne le veux pas. Il n'est pas de chez nous. Si tu l'avais fait comme il faut, ça serait été, pour cette maison, le plus beau cadeau du Bon Dieu. Mais de la façon que tu l'as fait, ce n'est rien pour nous. C'est notre malheur qu'il respire. C'est une honte qui bouge et qui crie. Maintenant tu es revenue toute maigre et toute sale, tant pis pour toi ! Tu l'as voulu. Si tu veux partir, va-t-en. Si tu veux rester, toi, je veux bien vous nourrir tous les deux ; mais en secret. Ce que je t'offre, ce n'est pas une maison : c'est une cachette. C'est de ça que tu as besoin. Dis si tu veux rester...

    Philomène : Oui, Clarius, elle veut rester.

    Clarius : Alors, menez-la dans la cave de derrière, et rapportez-moi la clef. Et souvenez-vous que personne ici ne doit savoir cette honte qui nous vient de la ville. Allez, et ne m'en parlez plus jamais.
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