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ISBN : 2253010847
Éditeur : Le Livre de Poche (30/11/-1)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.03/5 (sur 264 notes)
Résumé :
A la « Buvette du Piémont », un vieux journalier est attiré par un grand gars qui parait affreusement triste et provoque ses confidences : Albin venait de la montagne, de Baumugnes. Trois ans auparavant, il était tombé amoureux fou d'une fille qui s'est laissé séduire par le Louis, « un type de Marseille, un jeune tout creux comme un mauvais radis». Le Louis ne lui avait pas caché que son intention était de mettre la fille sur le trottoir.
Depuis, Albin était... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
TheWind
30 novembre 2016
  • 5/ 5
Quel talent ce Giono ! Quelle authenticité ! Qui n'est pas sans rappeler d'autres auteurs ou artistes célèbres ...
Il y a du Brassens dans sa façon de croquer ses personnages, du Brel dans ses envolées tragiques, du Pagnol dans sa Provence, du Fernandel dans son terroir ...
Que dire de plus ?
Que j'aime sa simplicité, son amour de la terre, son honnêteté.
Que j'ai aimé retrouver dans ce récit toute la rusticité qu'on trouvait autrefois dans nos campagnes, toute la rudesse de la vie paysanne sous laquelle se dissimulait bien souvent une tendresse bourrue, une maladresse touchante.
Si le premier volet de la Trilogie de Pan rendait un bel hommage à la nature en la personnifiant, ce deuxième roman, lui, offre une part belle à l'amitié et à l'amour...J'ai hâte de voir ce que me réserve le troisième !
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sylvaine
23 août 2015
  • 5/ 5
Pour moi un vrai et grand coup de coeur !
Sur les bords de la Durance pas très loin de Manosque le narrateur Amédée et son ami Albin se sont loués pour les foulaisons à Marigrate
Un soir de « moins bien » Albin se raconte. Lui plutôt du genre taiseux vide son sac dans l'oreille d'Amédée.
Trois ans plus tôt Albin était venu dans cette même ferme se louer. Il y a fait ami avec le Louis, un gringaler sachant nager tout droit venu de Marseille Un petit voyou de Louis , un malingre ayant du mal à soulever sa fourche mais pour causer aux femmes pas son pareil. C'est comme cela qu'un soir Albin voit arriver à l'épicerie en face du cabanon une superbe jeune fille tenant en main les rênes de son cheval et il en tombe amoureux ! C'était sans compter sans cet escogriffe de Louis qui non seulement arrive à ses fins avec Angèle mais à la persuade de le suivre à Marseille. Je vous laisse imaginer la suite.
Depuis ce jour Albin, jeune et pur jeune homme ne vit plus.
Amédée décide de lui venir en aide .Il va aller prendre des nouvelles de la dite Angèle et les fera savoir à Albin en fonction du résultat ce dernier aura toujours le choix de remonter aux Baumugnes dans sa montagne !!
Amédée décide donc de se faire embaucher à la Douloire, le père l'accueille avec le fusil…
Une écriture magique il n y a pas d'autres termes ! Comment résister à la « monica » des Baumugnes ? Comment ne pas entendre ce que la musique exprime ?
Une histoire d'amour, une histoire d'amitié avec un grand A, l'amour d'un pays, des bords de la Durance, l'amour de ces habitants, de la nature. Que n'ai je déjà fait mes bagages pour aller découvrir ces bois ces bords de la Durance et mettre mes pas dans ceux de Giono
Grand, grand coup de coeur !!!!!
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brigittelascombe
17 décembre 2011
  • 5/ 5
Il m'a pris soudain comme une envie de m'enivrer d'air vif, cette tramontane du pays de Manosque qui fouette le sang et vous insuffle le mot bonheur; de m'égarer aux abords de Baumugnes; de plonger dans la transparence bleutée de la Durance qui s'abreuve à la pureté des glaciers; d'écouter dans une simple buvette les quelques notes d'accordéon qui survolent la familiarité des mots pour tisser un cocon d'amitié, tiens un peu comme celui de l'Amédée et de l'Albin, ces deux hommes de peine qui se louaient au gré des fermes sans se connaître avant de se rejoindre au fil des mots. J'ai eu envie de m'asseoir là pour toucher du doigt leur entente toute fraternelle, savoureuse comme le bon pain; de ressentir à travers la verve d' Amédée le souffle de l'amour qui passe par le petit trou de la lorgnette, entre Albin et Angèle, fille perdue abusée par Louis et enfermée par son père dans une sombre cave pour avoir fauté.
Alors,s'élèvera légère la complainte de l'harmonica, "ce son qui ronfle,ce son qui pleure", qui arrive sur vous comme "un grand morceau de pays forestier arraché tout vivant, avec la terre,toute la chevelure des racines de sapins,les mousses, l'odeur des écorces"; une musique qui s'égoutte "longue source blanche", lumineuse "queue de comète".
Oui, il m'a soudain pris l'envie d'arpenter les chemins du conteur Jean Giono. Des chemins divins!
Un du pays de Baumugnes est l'un des romans les plus représentatifs de l'oeuvre de Jean Giono. Il parle d'hommes,de nature,d' amitié et d'amour, d' émotions simples et fortes. Ecrit au "je" son débit alerte, son parler parfois cru, nous entrainent dans l'imagination fertile de l'auteur, sur ces terres de Haute Provence qu'il a tant aimées. Giono c'est toute une philosophie qui plante ses racines dans la terre aride, s'immisce entre les rocailles, descend en profondeur, là où tout nait, là où tout meurt, pour y puiser sa sève.
Giono, c'est la vie malgré tout!
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Chouchane
12 septembre 2014
  • 5/ 5
C'est Amédée - un ouvrier agricole rude à la tâche et le coeur sensible - qui parle. Il raconte, dans la langue splendide de Giono, une histoire d'hommes et de femmes et nous offre un grand moment de littérature.
Amédée, après avoir loué ses bras pour les foulaisons du blé, s'assoit boire un coup avec les autres ouvriers et là il voit Albin, un de ces hommes « qui sont seuls dans le monde, seuls sur leurs jambes avec un grand vide autour, tout rond ». Cet homme triste et solitaire semble remplit d'amertume et Amédée se sent l'âme de le soulager. Pour cela, rien de mieux que les mots, ceux qui racontent.
Ainsi on passe au récit d'Albin. C'est lui qui vient de Baumugnes. Un village retranché où se sont réfugiés des humains que, pour punir de leur croyance, on a amputé de la langue. Ces hommes et ses femmes se sont alors servis, pour communiquer, du son de l'harmonica. Comme eux, Albin sait parler avec la musique en soufflant dans le bois et le métal. On retrouve le réalisme fantastique de Giono qui emballe son lecteur dès les premières lignes. Un été de travaux Albin rencontre Louis, un marseillais de la pire espèce lui aussi embauché aux champs. Surtout, il découvre furtivement entre les roseaux Angèle. « Elle avait troussé jupon et elle était nue de toutes ses cuisses ; sans corsage, elle était nue de ses roux comme de grosses prunes et, ainsi faite, elle pataugeait dans l'herbe et l'eau ». Il n'est hélas pas le seul à avoir mesuré la pure beauté d'Angèle, Louis aussi. Plus cruel et manipulateur, c'est Louis qui va mener une danse manipulatrice et dramatique pour Angèle.
Amédée reprend alors le fil du récit. Il décide de retrouver la trace d'Angèle et c'est cette aventure qui va occuper la fin du roman. Giono sait mêler suspens, poésie et analyse psychologique des personnages et d'une histoire simple faire un chef d'oeuvre. Tout concours à rendre puissant le récit, le travail des hommes dans les champs, le silence devant la soupe du soir, la souffrance silencieuse, les mots de l'harmonica dans la nuit. Les sentiments permettront aux hommes de transgresser les carcans sociaux et quand le bonheur arrive enfin au rendez-vous c'est dans un champ de blé que Giono nous le représente.
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Domichel
22 avril 2015
  • 5/ 5
Il ne m'aura pas fallu longtemps après « Colline » pour continuer la « Trilogie de Pan », par « Un de Baumugnes », qui n'est pas la suite du précédent.
Cette fois encore, la magie de l'écriture a fait son oeuvre d'enchantement.
Amédée, ouvrier agricole plus très jeune, se loue à la tâche de ferme en ferme pour un toit, la soupe et quelque argent. le dimanche soir il retrouve ses collègues pour boire le coup, et fait la connaissance d'Albin, un autre tâcheron comme lui, de trente ans son cadet, qui semble remâcher son malheur dans son coin. Mis en confiance et détendu sous l'effet du vin, il va se confier à son collègue et lui conter son histoire. Celle d'une rencontre un peu féerique d'une jeune et très belle fille, Angèle, qui pour son malheur sera tombé sous l'emprise de Louis, un fieffé personnage qui aura tôt fait de l'emmener à Marseille pour la mettre au turbin sur le trottoir. Seulement Albin ne peut oublier la belle et veut aller chez les parents d'Angèle pour savoir ce qu'il est advenu de cette dernière. Pressentant un malheur ou des mensonges, c'est Amédée qui va s'en charger, et promet à son compagnon de lui donner quelques nouvelles d'ici la Toussaint.
À partir de ce moment, l'histoire au présent se met en marche, et dans la bouche d'Amédée c'est presque une enquête policière qui débute. Comme dans le premier volume de la trilogie, grâce à une écriture ramassée, drue et riche, Giono nous emmène dans ces paysages de Haute-Provence qu'il connaît si bien et dont il nourrit son récit. Moins axée sur la force de la nature mais davantage sur la psychologie des personnages, c'est une galerie de portraits d'hommes et de femmes simples, quelquefois rustres, mais toujours aux sentiments contenus, que l'auteur nous présente. Dans un pays sauvage, c'est à travers les humains que la dureté de la nature va ressortir parfois avec beaucoup de violence. Clarius le père, prompt à empoigner son fusil ; Saturnin le valet, en proie à des rires plus inquiétants que drôles ; maman Philomène, soumise mais à l'occasion rebelle ; Albin, volontaire et idéaliste ; Louis, fourbe et fainéant ; Angèle, confiante sans retenue ; et ceux de Baumugnes dont on découvrira l'histoire. Au milieu de tous, évolue Amédée, courageux, rusé, philosophe et conscient de son propre sort, sans doute le plus attachant de tous…
Dans cette histoire aux accents de tragédie antique, on retiendra la beauté des images et la complexité des caractères, avec une pointe de suspense qui est la bienvenue dans un récit lent et mesuré. Même si le roman est court il faut cependant du temps pour le lire et en apprécier le contenu, car chaque mot, chaque respiration, chaque image a son importance. Pour paraphraser Saint-Exupéry, s'il n'y a rien à rajouter, il n'y a rien à retrancher et c'est ce qui fait la force de ce livre.
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Citations & extraits (38) Voir plus Ajouter une citation
lecassinlecassin17 janvier 2017
Les choses de la terre, mon vieux, j'ai tant vécu avec elles, j'ai tant fait ma vie dans l'espace qu'elles laissaient, j'ai tant eu d'amis arbres, le vent s'est tant frotté contre moi que, quand j'ai de la peine, c'est à elles que je pense pour la consolation.
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lecassinlecassin17 janvier 2017
Moi, j'ai dans moi Baumugnes tout entier, et c'est lourd, parce que c'est fait de grosse terre qui touche le ciel, et d'arbres d'un droit élan; mais c'est bon, c'est beau, c'est large et net, c'est fait de ciel tout propre, de bon foie gras et d'arbres aiguisés comme un sabre. Baumugnes ! La montagne des muets ; le pays où on ne parle pas comme les hommes.
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lecassinlecassin17 janvier 2017
Il avait déjà dans ses gestes pour essuyer les meubles des rondeurs et des mouvements de doigts qui dépassaient le monde ordinaire et s'en allaient toucher au fond de l'air la mystérieuse matrice de l'espérance.

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lecassinlecassin17 janvier 2017
Il n'osait pas respirer trop fort, ni parler... sans force, tout lié en gerbe par cette sacrée corde du bonheur...
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lecassinlecassin17 janvier 2017
Le bonheur voyez- vous, c'est encore la meilleure corde pour attacher les rodomonts.
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