ISBN : 271430303X
Éditeur : José Corti (1980)


Note moyenne : 4.17/5 (sur 18 notes) Ajouter à mes livres
Le titre de cette œuvre est le plus explicite des quatrième de couverture ; l’absence de virgule entre les deux gérondifs rend le glissement de l’un à l’autre logiquement équivalant, tant il est vrai qu’ "on écrit d’abord parce que d’autres avant vous ont écrit".
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Critiques et avis(1)

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  • Par keisha, le 12 juin 2011

    keisha
    Première impression de relecture : brillant, intelligent, mais... costaud quand même. Pourtant je l'avais lu à une époque lointaine...

    Par manque de persévérance temps, je n'ai vraiment relu attentivement que les deux parties intitulées Proust considéré comme terminus et Stendhal, Balzac, Flaubert, Zola, parues à part aux Éditions Complexe en 1986.

    Tout est dit dans le titre, en fait. Gracq évoque des auteurs et des Oeuvres que j'ai déjà lues, ce qui facilite la compréhension évidemment, même s'il bouscule à plaisir en imposant vivement ses opinions tranchées. Fort visiblement il préfère Le Rouge et le Noir à La chartreuse de parme, Stendhal à Flaubert; c'est son droit, et il sait argumenter. de toute façon, il sait trouver des qualités à Tous, et il s'agit surtout de comparer. Les faiblesses d'un roman peuvent devenir des forces.


    "Si je pousse la porte d'un livre de Beyle, j'entre en Stendhalie, comme je rejoindrais une maison de vacances: le souci tombe des épaules, la nécessité se met en congé, le poids du monde s'allège; tout est différent : la saveur de l'air, les lignes du paysage, l'appétit, la légèreté de vivre, le salut même, l'abord des gens. Chacun le sait (et peut-être le répète-t-on un peu complaisamment, car c'est tout de même beaucoup dire) tout grand romancier crée un 'monde' -Stendhal, lui, fait à la fois plus et moins: il fonde à l'écart pour ses vrais lecteurs une seconde patrie habitable, un ermitage suspendu hors du temps, non vraiment situé, non vraiment daté, un refuge fait pour les dimanches de la vie, où l'air est plus sec, plus vivifiant, où la vie coule p lus désinvolte et plus fraîche - un Éden des passions en liberté, irrigué par le bonheur de vivre, où rien en définitive ne peut se passer très mal, où l'amour renaît de ses cendres, où même le malheur vrai se transforme en regret souriant."

    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-en-lisant-en-ecr..
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Citations et extraits

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  • Par keisha, le 12 juin 2011

    Si je pousse la porte d'un livre de Beyle, j'entre en Stendhalie, comme je rejoindrais une maison de vacances: le souci tombe des épaules, la nécessité se met en congé, le poids du monde s'allège; tout est différent : la saveur de l'air, les lignes du paysage, l'appétit, la légèreté de vivre, le salut même, l'abord des gens. Chacun le sait (et peut-être le répète-t-on un peu complaisamment, car c'est tout de même beaucoup dire) tout grand romancier crée un 'monde' -Stendhal, lui, fait à la fois plus et moins: il fonde à l'écart pour ses vrais lecteurs une seconde patrie habitable, un ermitage suspendu hors du temps, non vraiment situé, non vraiment daté, un refuge fait pour les dimanches de la vie, où l'air est plus sec, plus vivifiant, où la vie coule p lus désinvolte et plus fraîche - un Éden des passions en liberté, irrigué par le bonheur de vivre, où rien en définitive ne peut se passer très mal, où l'amour renaît de ses cendres, où même le malheur vrai se transforme en regret souriant.
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  • Par ivredelivres, le 02 novembre 2010

    Ils sont fortunés les livres dont on sent que, derrière l'agitaiton, même frénétique, qui peut à l'occasion les habiter, ils ont été écrits de bout en bout comme dans la poussière d'or et dans la paix souriante et regrettante d'une fin de journée d'été.
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  • Par ivredelivres, le 02 novembre 2010

    Quelle bouffonerie, au fond, et quelle imposture, que le métier de critique : un expert en objets aimés ! Car après tout, si la littérature n'est pas pour le lecteur un répertoire de femmes fatales, et de créatures de perdition, elle ne vaut pas qu'on s'en occupe.
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  • Par ivredelivres, le 02 novembre 2010

    Un livre qui m'a séduit est comme une femme qui me fait tomber sous le charme : au diable ses ancêtres, son lieu de naissance, son milieu, ses relations, son éducation, ses amies d'enfance !
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  • Par ivredelivres, le 02 novembre 2010

    Une histoire de la littérature, contrairement à l'histoire tout court, ne devrait comporter que des noms de victoires, puisque les défaites n'y sotn une victoire pour personne.
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1001libraires.com - Bertrand Fillaudeau : les Manuscrits de guerre de Julien Gracq
Bertrand Fillaudeau, qui dirige les éditions José Corti en compagnie de Fabienne Raphoz, nous raconte l'histoire éditoriale des "Manuscrits de guerre" de Julien Gracq qui viennent d'être récemment publiés. L'occasion de mettre en perspective les deux textes qui le constituent dans l'oeuvre et la logique de création de l'auteur du Rivage des Syrtes.








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