ISBN : 2714302610
Éditeur : José Corti (1989)


Note moyenne : 3.83/5 (sur 12 notes) Ajouter à mes livres
Trois récits composent ce volume :

La route (avait été publié par André Dalmas dans Le Nouveau Commerce, cahier 2, automne-hiver 1963, p. 7-23). Dans ce court texte, La Route, Julien Gracq signe une dérive onirique, sur décor de catastrophe et de civilisa... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 3.00/5
    Par cicou45, le 20 juin 2011

    cicou45
    Trois récits composent cet ouvrage : La route, La presqu'île et le roi Cophetua. La première se déroule à une époque indéterminée dans une ville assiégée et l'on y croise des hommes qui sont envahis par la peur et le doute et qui attendent...mais attendent quoi ?
    Dans la deuxième nouvelles, le lecteur fait la connaissance de Simon qui attend lui aussi, mais sur le quai d'une gare, la femme qu'il aime. Celle-ci n'arrivant pas par le premier train, Simon décide alors d'errer dans la ville et le lecteur suit ses pérégrinations et ses réflexions tout au long de la nouvelle. Enfin, le troisième et dernier récit qui compose cet ouvrage narre l'histoire d'un homme, le narrateur, dont on ne connait pas le nom, et qui a été invite par un de ses amis journaliste. Cela se passe en 1917 dans la banlieue parisienne. Cependant, cet ami n'arrivant toujours pas, le narrateur se retrouve alors seul avec la servante de ce dernier.
    Ces trois nouvelles qui ont pour sujet principal ; l'Attente, comme vous l'aurez compris, peuvent parfois paraître ennuyeuses car il ne se passe rien. Cependant, l'écriture de Gracq est d'une telle beauté que je ne pouvais pas me permettre de ne pas porter une note convenable à cet ouvrage.
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Citations et extraits

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  • Par Grapheus, le 24 décembre 2010

    ... il sembla d'abord que ce fût le silence. Puis le froissement faible des roseaux passa avec une bouffée de vent ; des cris d'enfants montèrent de l'autre bout du pâtis, aussi suraigus que des cris de martinets. Puis des voix d'hommes toutes proches, à l'abri derrière un appentis de charrettes : voix du soir qui parlent pour parler, plus égales et moins hautes, déjà au bord du silence, avec de longs intervalles, comme si à travers elles la trame de la journée se défaisait. Puis le gong lointain d'une casserole heurtée, passant par une porte ouverte — l'épais froissement de roseaux d'une toue invisible, le râclement mou, étouffé, de la proue plate glissant pour l'accostage sur la vase de la berge, et le bruit final de bois heurté de la gaffe reposée sur les planches, pareil au verrou tiré sur la journée finie...
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  • Par Ilianah, le 16 décembre 2011

    Une minute, il pensa qu'il était profondément heureux, c'est-à-dire qu'il sentit qu'il allait cesser de l'être.
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1001libraires.com - Bertrand Fillaudeau : les Manuscrits de guerre de Julien Gracq
Bertrand Fillaudeau, qui dirige les éditions José Corti en compagnie de Fabienne Raphoz, nous raconte l'histoire éditoriale des "Manuscrits de guerre" de Julien Gracq qui viennent d'être récemment publiés. L'occasion de mettre en perspective les deux textes qui le constituent dans l'oeuvre et la logique de création de l'auteur du Rivage des Syrtes.








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