Je pensais ouvrir un livre divertissant, voir drôle dans le genre « les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus »...mauvaise pioche !!! C'est un livre tout ce qu'il y a de plus sérieux et qui plus est, très interessant et instructif.
Serge Héfez est psychiatre, psychanalyste, thérapeute de couple et de famille et responsable de l'unité de thérapie familiale du service de Psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent à l'hopital de la Pitié-Salpêtrière...point à la ligne ! (déjà ça force le respect, non ?)
En introduction, il explique que depuis quelques décennies, le couple a changé, la conception du couple plus exactement ! Chacun cherche la conception du bonheur, le prince charmant, le coup de foudre qui dure.
« Le couple a-t-il un avenir ? Année après année, les enquètes démographiques, qui mesurent avec précision la réduction considérable de la durée moyenne de la vie conjugale, semble vouloir dire que non. » Très rassurant, car telles sont les premières lignes du livre !
Mais ensuite on se retrouve plongé dans son cabinet, un peu comme spectateur de quelques unes de ses consultations où il a reçu et aidé divers couples de cultures et de préférences sexuelles différentes.
Je ne sais pas trop comment écrire ce que je pense de ce livre parce que je pense que chacun aura son propre ressenti. J'adore observer les gens et essayer de comprendre leurs réactions face à certaines situations (je vous rassure rien de malsain ni de pervers...). Et là, je me suis rendue compte à quel point l'enfance, l'adolescence avaient un impact considérable sur la construction des couples et de la vie de famille.
En tout cas, il reste pour moi un livre très interessant et aussi très rassurant. Même si rien n'est jamais sûr, les couples consultent de plus en plus et se battent aussi, de plus en plus, pour essayer de comprendre les failles, les erreurs faites, même si cela doit les mener à la rupture...au moins, ils savent ce qui n'a pas fonctionné et pourquoi.
J'ai remarqué que les hommes et les femmes se posent beaucoup plus de questions qu'avant, peut-être même trop des fois.
Trop de remise en question tue la remise en question ?