Par Victor Hugo

Note moyenne : 4.79/5 (sur 14 notes)
Gallimard
ISBN : 2070102645  
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C'est un tel classique qu'on a toujours l'impression de l'avoir déjà lu... ou vu : avec Michel Bouquet dans le rôle de Javert, ou bien Depardieu. Relire donc Les Misérables, publié par Victor Hugo en 1862, offre le plaisir de la reconnaissance et du recommencement. Toujours on sera emporté par la tension romanesque du livre, ses figures inoubliables, ses langues multiples - n'oublions pas que Hugo est le premier à introduire l'argot et la langue populaire dans le français écrit -, ses histoires et son temps. De la récidive malheureuse de Jean Valjean, frais libéré du bagne, à sa progressive rédemption, de l'enfance désastreuse de Cosette à son idylle avec Marius, de la figure sacrificielle de Fantine aux personnages sinistres de Thénardier et de Javert, le roman propose une belle leçon d'humanité vivante. "Je viens détruire la fatalité humaine, écrit Hugo, je condamne l'esclavage, je chasse la misère, j'enseigne l'ignorance, je traite la maladie, j'éclaire la nuit, je hais la haine. Voilà ce que je suis et voilà pourquoi j'ai fait Les Misérables." --Céline Darner

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Critiques et avis sur Hugo : Les Misérables


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    • Livres 5.00/5
    Par MarcBibliotheca, 2010-03-05 19:15:14

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    Ce vaste roman qu'est Les Misérables est l'un des romans les plus populaires de la littérature française, un roman fleuve que Victor Hugo mettra quinze ans à écrire avant de le faire publier en mars 1862...



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    • Livres 5.00/5
    Par sentinelle, 2010-02-14 11:16:47

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    « Les misérables » est un roman foisonnant au possible : les digressions y sont fréquentes et s’il existe un fil conducteur principal (l’histoire de Jean Valjean allant de sa sortie du bagne en 1815 à sa mort en 1833), cette composition centrale est sans cesse interrompue par les multiples sinuosités imposées par l’auteur. Et si Victor Hugo n’hésite pas à abandonner son sujet principal pour mieux emprunter les chemins de traverse, c’est pour mieux aborder une multitude de thèmes qui lui sont chers : évocation de l’année 1817 et description de la bataille de Waterloo, condition de détention au bagne et vie du proscrit (marqué à jamais par son infamie et pour lequel les possibilité de rédemption et de réhabilitation sont nulles et non avenues), discussion sur le vocabulaire argotique, portrait de Paris ou présentation du couvent du Petit Picpus, remémoration des barricades lors des journées révolutionnaires de 1832 sans oublier une traversée des égouts de Paris des plus épiques.



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Citations et extraits de Hugo : Les Misérables


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  • Par MarcBibliotheca, 2010-03-05 19:48:29

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    La philosophie est le microscope de la pensée.
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  • Par MarcBibliotheca, 2010-03-05 19:22:28

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    Il vient une heure où protester ne suffit plus ; après la philosophie il faut l’action ; la vive force achève ce que l’idée a ébauché.
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  • Par MarcBibliotheca, 2010-03-05 19:22:19

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    Parfois, insurrection, c'est résurrection.
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  • Par MarcBibliotheca, 2010-03-05 19:49:08

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    Cette pierre est toute nue. […]. On n’y lit aucun nom.

    Seulement, voilà de cela bien des années déjà, une main y a écrit au crayon ces quatre vers qui sont devenus peu à peu illisibles sous la pluie et la poussière, et qui probablement sont aujourd’hui effacés :

    Il dort. Quoique le sort fût pour lui bien étrange,

    Il vivait. Il mourut quand il n’eut plus son ange,

    La chose simplement d’elle-même arriva,

    Comme la nuit se fait lorsque le jour s’en va.
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  • Par MarcBibliotheca, 2010-03-05 19:48:56

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    Être le granit, et douter ! être la statue du châtiment fondue tout d’une pièce dans le moule de la loi, et s’apercevoir subitement qu’on a sous sa mamelle de bronze quelque chose d’absurde et de désobéissant qui ressemble presque à un cœur !
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