> Marie-Hélène Sabard (Adaptateur)
> Alphonse de Neuville (Illustrateur)
> Adrien Marie (Illustrateur)
> Théodore Lix (Illustrateur)

ISBN : 221104199X
Éditeur : Ecole des loisirs (1996)


Note moyenne : 4.35/5 (sur 234 notes) Ajouter à mes livres
C'est un tel classique qu'on a toujours l'impression de l'avoir déjà lu... ou vu : avec Michel Bouquet dans le rôle de Javert, ou bien Depardieu. Relire donc Les Misérables, publié par Victor Hugo en 1862, offre le plaisir de la reconnaissa... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par Jotman, le 22 avril 2011

    Jotman
    Fin de la lecture. Complètement bouleversé suis-je. Wow ! Il se passe beaucoup d'évènements en peu de temps. Beaucoup de surprises, de suspense dans ce roman. J'ai bien aimé le lire ! Pour moi il nous apprend à découvrir ce que s'est que d'être véritablement un misérable. Quelqu'un qui vit dans la rue en se reposant sur de durs pavés. Un habillement très peu coûteux et qui ne permet pas une très grande protection du froid. Les larmes aux yeux chaque jour pour affronter le dur combat qu'offre la vie à ceux-ci. Je suis complètement retourné depuis la fin de la lecture. Un roman qui pour moi a le mérite d'être lu et devrait être lu par beaucoup de personnes qui ne pensent pas au monde de la rue. Ce sont des égoïstes compatissant à aucune souffrance ! le style de "l'auteur" (bien que le livre ait été abrégé) est assez mystérieux et complexe à déchiffrer. Mais avec de l'habitude et de la réflexion, le lecteur "jeune" peut arriver à comprendre.

    Du côté de l'histoire, ce qu'il y a de très importants à dire c'est que les personnages sont assez nombreux et que quelques fois on à peine à s'y retrouver. Malgré cela, on compati envers leur misères pour Les misérables et on les découvre en tournant lentement les pages. le roman est divisé en cinq partie : "Fantine", "Cosette", "Marius"; " L'Idylle rue Plumet et l'épopée rue Saint-Denis"; " Jean Valjean". Dans la première partie, on suit au fil du récit une jeune fille du nom de Fantine vivant dans la misère tout en essayant de s'y démener quotidiennement (et entre temps, un jeune-homme dénommé Jean Valjean qui a passé dix neuf ans au bagne). Lorsque Fantine va trouver un travail très bien payer par un dénommé Mr Madeleine. Lorsqu'elle va se faire licencier à cause de la découverte de sa grossesse, son patron va lui donner de l'argent et voilà que re-continue le combat quotidien avec la rue. Lorsque Cosette est née, sa mère Fantine, lui trouvera refuge chez des gens peu aimables dénommés "Thénardiers". Chaque mois, elle devra payer une rançon pour l'hébergement de sa fille chez eux. Puis, elle continue à chercher du travail et à réclamer l'aumône dans la rue en parvenant qu'à payer de justesse les réclames mensuelle. Puis les jours se succèderont, sans grande réussite jusqu'à la nouvelle apparition de Monsieur Madelaine qui réussira à la sortir des problèmes les plus importants. Pour la partie Cosette, on suit celle-ci dans cette deuxième partie en découvrant son quotidien totalement affreux, traité comme une bonniche par les Thénardiers. Puis je vous laisse découvrir le roman pour savoir ce qu'il en adviendra. Pour les autres parties, je reste silencieux ^^

    En conclusion , j'ai bien aimé ce roman qui permet de faire comprendre la misère et être un misérable. Une leçon de morale qui se métamorphose en leçon de vie. Bien que dans certaines pages le narrateur est un peu ennuyeux dans ses discours philosophiques Une oeuvre à découvrir sans plus attendre et à re-vivre de nombreuses fois pour comprendre et se "sentir près d'eux".


    Lien : http://jotman.skyrock.com/2981918863-Les-Miserables-de-Victor-Hugo.h..
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  • Par Aela, le 06 février 2011

    Aela
    Une dimension épique. Une oeuvre traversée par une méditation religieuse sur le thème du mal, un mal qui peut être vaincu par la puissance de l'amour.
    Jean Valjean incarne un forçat racheté et à travers lui c'est toute une conscience qui se manifeste.
    Jean Valjean est prêt à risquer sa vie d'homme libre pour aider les opprimés et s'il trouve cette force, c'est parce qu'une personne (l'évêque Myrial) lui a donné sa chance au début du livre, la chance de sortir de sa condition de proscrit.
    Un livre immense...
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par philcoba78, le 16 décembre 2010

    philcoba78
    Un livre qui nous accompagne tout au long de notre existence. le terrible Javert, la pauvre Fantine.
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  • Par aventuriers, le 01 novembre 2007

    aventuriers
    Une ode au respect du genre humain. L'instruction comme préalable à l'intégration sociale : thème contemporain s'il en est. Et puis cet exemple de générosité qu'est Jean Valjean, notamment pour Cosette. Si l'humanisme avait une Bible, ce serait Les misérables.
    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Hindy, le 16 décembre 2010

    Hindy
    Le genre de livre dont on ressort cabossé...
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Citations et extraits

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  • Par sentinelle, le 07 février 2010

    Javert était né dans une prison d’une tireuse de cartes dont le mari était aux galères. En grandissant, il pensa qu’il était en dehors de la société et désespéra d’y rentrer jamais, Il remarqua que la société maintient irrémissiblement en dehors d’elle deux classes d’hommes, ceux qui l’attaquent et ceux qui la gardent ; il n’avait le choix qu’entre ces deux classes ; en même temps il se sentait je ne sais quel fond de rigidité, de régularité et de probité, compliqué d’une inexprimable haine pour cette race de bohèmes dont il était. Il entra dans la police. Il y réussit. À quarante ans il était inspecteur.
    [...]
    Cet homme était composé de deux sentiments très simples et relativement très bons, mais qu’il faisait presque mauvais à force de les exagérer, le respect de l’autorité, la haine de la rébellion; et à ses yeux le vol, le meurtre, tous les crimes, n’étaient que des formes de la rébellion. Il enveloppait dans une sorte de foi aveugle et profonde tout ce qui a une fonction dans l’état, depuis le premier ministre jusqu’au garde champêtre. Il couvrait de mépris, d’aversion et de dégoût tout ce qui avait franchi une fois le seuil légal du mal. Il était absolu et n’admettait pas d’exceptions.
    [...]
    Il était stoïque, sérieux, austère ; rêveur triste; humble et hautain comme les fanatiques. Son regard était une vrille, cela était froid et cela perçait. Toute sa vie tenait dans ces deux mots : veiller et surveiller. Il avait introduit la ligne droite dans ce qu’il y a de plus tortueux au monde ; il avait la conscience de son utilité, la religion de ses fonctions, et il était espion comme on est prêtre. Malheur à qui tombait sous sa main ! Il eût arrêté son père s’évadant du bagne et dénoncé sa mère en rupture de ban. Et il l’eût fait avec cette sorte de satisfaction intérieure que donne la vertu. Avec cela une vie de privations, l’isolement, l’abnégation, la chasteté, jamais une distraction. C’était le devoir implacable, la police comprise comme les Spartiates comprenaient Sparte, un guet impitoyable, une honnêteté farouche, un mouchard marmoréen, Brutus dans Vidocq.
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  • Par sentinelle, le 07 février 2010

    Au point de vue de l’histoire, de la raison et de la vérité, le monachisme est condamné.

    Les monastères, quand ils abondent chez une nation, sont des nœuds à la circulation, des établissements encombrants, des centres de paresse là où il faut des centres de travail. Les communautés monastiques sont à la grande communauté sociale ce que le gui est au chêne, ce que la verrue est au corps humain. Leur prospérité et leur embonpoint sont l’appauvrissement du pays. Le régime monacal, bon au début des civilisations, utile à produire la réduction de la brutalité par le spirituel, est mauvais à la virilité des peuples. En outre, lorsqu’il se relâche, et qu’il entre dans sa période de dérèglement, comme il continue à donner l’exemple il devient mauvais par toutes les raisons qui le faisaient salutaire dans sa période de pureté.

    Les claustrations ont fait leur temps. Les cloîtres, utiles à la première éducation de la civilisation moderne, ont été gênants pour sa croissance et sont nuisibles à son développement. En tant qu’institution et que mode de formation pour l’homme, les monastères, bons au dixième siècle, discutables au quinzième, sont détestables au dix-neuvième. La lèpre monacale a presque rongé jusqu’au squelette deux admirables nations, l’Italie et l’Espagne, l’une la lumière, l’autre la splendeur de l’Europe pendant des siècles, et, à l’époque où nous sommes, ces deux illustres peuples ne commencent à guérir que grâce à la saine et vigoureuse hygiène de 1789.

    Le couvent, l’antique couvent de femmes particulièrement, tel qu’il apparaît encore au seuil de ce siècle en Italie, en Autriche, en Espagne, est une des plus sombres concrétions du Moyen Age. Le cloître, ce cloître-là, est le point d’intersection des terreurs. Le cloître catholique proprement dit est tout rempli du rayonnement noir de la mort.

    Le couvent espagnol surtout est funèbre. Là montent dans l’obscurité, sous des voûtes pleines de brume, sous des dômes vagues à force d’ombre, de massifs autels babéliques, hauts comme des cathédrales ; là pendent à des chaînes dans les ténèbres d’immenses crucifix blancs ; là s’étalent, nus sur l’ébène, de grands Christs d’ivoire ; plus que sanglants, saignants ; hideux et magnifiques, les coudes montrant les os, les rotules montrant les téguments, les plaies montrant les chairs, couronnés d’épines d’argent, cloués de clous d’or, avec des gouttes de sang en rubis sur le front et des larmes en diamants dans les yeux. Les diamants et les rubis semblent mouillés, et font pleurer en bas dans l’ombre des êtres voilés qui ont les flancs meurtris par le cilice et par le fouet aux pointes de fer, les seins écrasés par des claies d’osier, les genoux écorchés par la prière ; des femmes qui se croient des épouses ; des spectres qui se croient des séraphins. Ces femmes pensent-elles ? non. Veulent-elles ? non. Aiment-elles ? non. Vivent-elles ? non. Leurs nerfs sont devenus des os ; leurs os sont devenus des pierres. Leur voile est de la nuit tissue. Leur souffle sous le voile ressemble à on ne sait quelle tragique respiration de la mort. L’abbesse, une larve, les sanctifie et les terrifie. L’immaculé est là, farouche. Tels sont les vieux monastères d’Espagne. Repaires de la dévotion terrible ; antres de vierges ; lieux féroces.
    [...]
    Un couvent, c’est une contradiction. Pour but, le salut ; pour moyen, le sacrifice. Le couvent, c’est le suprême égoïsme ayant pour résultante la suprême
    Abdiquer pour régner, semble être la devise du monachisme.

    Au cloître, on souffre pour jouir. On tire une lettre de change sur la mort. On escompte en nuit terrestre la lumière céleste. Au cloître, l’enfer est accepté en avance d’hoirie sur le paradis.

    La prise de voile ou de froc est un suicide payé d’éternité.

    Il ne nous parait pas qu’en un pareil sujet la moquerie soit de mise. Tout y est sérieux, le bien comme le mal.
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  • Par Aela, le 06 février 2011

    "Mon ami, reprit l'évêque, avant de vous en aller, voici vos chandeliers. Prenez-les."
    Il alla à la cheminée, prit les deux flambeaux d'argent et les apporta à Jean Valjean. Les deux femmes le regardaient faire sans un mot, sans un geste, sans un regard qui pût déranger l'évêque.
    Jean Valjean tremblait de tous ses membres. Il prit les deux chandeliers machinalement et d'un air égaré.
    "Maintenant dit l'évêque, allez en paix. _ A propos, quand vous reviendrez, mon ami, il est inutile de passer par le jardin. Vous pourrez toujours entrer et sortir par la porte de la rue. Elle n'est fermée qu'au loquet jour et nuit."
    Puis se tournant vers la gendarmerie:
    "Messieurs, vous pouvez vous retirer."
    Les gendarmes s'éloignèrent.
    Jean Valjean était comme un homme qui va s'évanouir.
    L'évêque s'approcha de lui, et lui dit à voix basse:
    "N'oubliez pas, n'oubliez jamais que vous m'avez promis d'employer cet argent à devenir honnête homme."
    Jean Valjean, qui n'avait aucun souvenir d'avoir rien promis, resta interdit. L'évêque avait appuyé sur ces paroles en les prononçant. Il reprit avec une sorte de solennité:
    "Jean Valjean, mon frère, vous n'appartenez plus au mal, mais au bien. "
    1ère partie, livre II, XII
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  • Par sentinelle, le 07 février 2010

    Une des magnanimités de la femme, c’est de céder. L’amour, à cette hauteur où il est absolu, se complique d’on ne sait quel céleste aveuglement de la pudeur. Mais que de dangers vous courez, ô nobles âmes ! Souvent, vous donnez le cœur, nous prenons le corps. Votre cœur vous reste, et vous le regardez dans l’ombre en frémissant. L’amour n’a point de moyen terme ; ou il perd, ou il sauve. Toute la destinée humaine est ce dilemme-là. Ce dilemme, perte ou salut, aucune fatalité ne le pose plus inexorablement que l’amour. L’amour est la vie, s’il n’est pas la mort. Berceau ; cercueil aussi. Le même sentiment dit oui et non dans le cœur humain. De toutes les choses que Dieu a faites, le cœur humain est celle qui dégage le plus de lumière, hélas ! et le plus de nuit.

    Dieu voulut que l’amour que Cosette rencontra fût un de ces amours qui sauvent.
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  • Par gteisseire2, le 20 février 2011

    Du reste, Jean Valjean se savait délivré de Javert. On avait raconté devant lui, et il avait vérifié le fait dans le Moniteur, qui l'avait publié, qu'un inspecteur de police nommé Javert avait été trouvé noyé sous un bateau de blanchisseuses entre le pont au Change et le Pont-Neuf, et qu'un écrit laissé par cet homme, d'ailleurs irréprochable et fort estimé de ses chefs, faisait croire à un accès d'aliénation mentale et à un suicide. - Au fait, pensa Jean Valjean, puisque, me tenant, il m'a laissé en liberté, c'est qu'il fallait qu'il fût déjà fou.
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VICTOR HUGO, la révolte d'un géant - Jean- Côme Nogues .
Après Molière dans L'homme qui a séduit le soleil, Jean-Côme Noguès raconte Victor Hugo.Valentin a des rêves plein la tête... Son voeu le plus cher est de devenir poète, comme Victor Hugo. Il quitte donc sa province natale et s'installe à Paris chez un cousin. Mais rencontrer le géant des Lettres n'est pas chose facile. Alors Valentin le cherche partout : au théâtre, dans les rues, place Royale, où il demeure. Sans succès. Jusqu'au jour où l'Histoire lui donne un coup de pouce : une révolte éclate sous les fenêtres de son héros...








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