> Marie-Hélène Sabard (Adaptateur)
> Alphonse de Neuville (Illustrateur)
> Adrien Marie (Illustrateur)
> Théodore Lix (Illustrateur)

ISBN : 221104199X
Éditeur : L'Ecole des loisirs (1996)

Existe en édition audio



Note moyenne : 4.33/5 (sur 282 notes) Ajouter à mes livres
C'est un tel classique qu'on a toujours l'impression de l'avoir déjà lu... ou vu : avec Michel Bouquet dans le rôle de Javert, ou bien Depardieu. Relire donc Les Misérables, publié par Victor Hugo en 1862, offre le plaisir de la reconnaissa... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par nastasiabuergo, le 09 mars 2012

    nastasiabuergo
    NB: il y a une telle pléthore d'éditions, certaines en 2 volumes, d'autres en 3 et même la version pléiade en 1 seul. Mon commentaire se réfère à l'origine à l'édition GF en 3 volumes, mais disposant également de la version pléiade et folio en 2 volumes, je vais le compléter pour qu'il convienne bon an mal an à toutes les versions.
    On a tout dit, écrit ou filmé sur ce livre, mais le mieux, c'est encore de le lire car notre vieux Victor est plus que jamais l'immense écrivain que nous connaissons et que c'est toujours un plaisir de lire une telle langue, à la fois sophistiquée et abordable. Dans le premier tiers du roman, on fait connaissance de l'incontournable Jean Valjean. D'abord vaurien puis, écœuré par sa propre noirceur, initié à la générosité par un évêque sans prétention, bienfaiteur de certaines âmes sans titre ni fortune (le père Fauchelevent et quelques autres dont je préfère vous taire les noms au cas où vous n'auriez pas connaissance de l'histoire). Hugo nous fait aussi de temps en temps quelques digressions sur des sujets qui l'intéressent, notamment la bataille de Waterloo. Bien que n'ayant qu'un vague rapport avec le fil de la narration, on ne s'ennuie pas de ces méandres dans le panier ventripotent de notre histoire de France (Du moins y ai-je pris plus de plaisir qu'à la lourde digression sur le Petit Picpus en début de second tome).
    Outre Jean Valjean, nous suivons les mésaventures de la pauvre Fantine, où l'on se heurte à l'une des scènes les plus horribles jamais écrites, la séance chez le dentiste, je ne vous en dit pas plus, mais ce passage remue bien les entrailles! Les "méchants" sont sublimes de méchanceté, Javert, le flic zélé et obtus, les Thénardiers, veules et cupides sont aux petits oignons...
    Dans la version en 2 tomes, le premier tome s'enfonce plus avant dans l'histoire et suite à l'épisode du couvent, on fait également la connaissance de Marius, le fils d'un vaillant soldat de la grande armée, "volé" (sous peine de se faire déshériter) à son père par le grand-père maternel, vestige vivant de l'époque Louis XV, fervent royaliste. le petit Marius grandit donc dans cette schizophrénie des origines et se retrouve un peu déboussolé à la mort de son père, qui lui est quasi inconnu, lorsqu'il prend conscience que son père fut un héros de Napoléon, traité comme le dernier des gueux par son vieux grand-père. En somme, tempête sous un crâne, quête identitaire, et tous les assauts de la misère jusqu'à ce que son œil croise celui d'une belle jeune fille...
    Maintenant, pour la version pléiade en 1 seul volume:
    Dans cette édition, vous avez évidemment la suite et la fin de l'histoire. Marius fait la connaissance de son voisin, alias une vieille connaissance du lecteur dont je vous laisse découvrir l'identité. Une embuscade gigantesque attend l'infortuné Jean Valjean, et toutes les vipères sont prête à lui sauter sur le dos. Marius assiste impuissant à l'exécution d'un traquenard diabolique. Il apprend à craindre ce voisin et décide de quitter son voisinage. le dépit le gagne car sa belle inconnue lui a glissé entre les doigts. Ses amis républicains suivent attentivement la montée de la pression sociale et sauront prendre les armes et monter des barricades en temps voulu. Victor Hugo nous fait entrer de plain-pied dans une des multiples insurrections qui ont émaillé la période de la restauration. Il nous fait monter sur les barricades et comprendre pourquoi, quelques années plus tard, Napoléon III a tant tenu à faire redessiner Paris par Haussmann, vu la facilité avec laquelle une guerre de rue pouvait voir le jour dans le Paris d'alors. L'émeute en question est celle du 5 juin 1832, c'est-à-dire une de celles qui ont avorté, pas comme leurs glorieuses consœurs de 1830 et 1848. Marius se joindra-t-il a eux lors de l'insurrection? Retrouvera-t-il son aimée? Jean Valjean parviendra-t-il à s'extirper de l'étau et de la malédiction qui le pressent toujours un peu plus? le père Gillenormand pardonnera-t-il à son petit-fils et le petit-fils au grand-père dans ce gigantesque malentendu? Hugo saura-t-il nous faire haleter jusqu'au bout? La réponse à cette dernière question est oui. Et pour conclure, si papy Hugo ne vous arrache pas une petite larme avec son final, allez d'urgence consulter un cardiologue car vous avez sûrement un petit problème de ce côté-là.
    Bref, lisez, relisez, re-relisez, délectez-vous de notre vieux Victor. de la grandiloquence, de la simplicité, un bon scénario, donc un roman qui tient toutes ses promesses, chapeau bas MONSIEUR Hugo.
    A noter que ce volume pléiade est d'assez mauvaise qualité pour 2 raisons: d'une part, lorsqu'on achète un volume de ce prix, on espère qu'il y ait un vrai travail de relecture, or, il y a beaucoup de coquilles disséminées dans l'ouvrage. Deuxièmement, les commentaires sont presque systématiquement inutiles ou inintéressants, car Maurice Allem, fait toute une comparaison avec la première version de l'œuvre intitulée "Les Misères" et l'essentiel de notes consiste à dire "cette phrase manque dans Les misères", "tel mot est différent", etc. en somme, on s'en fiche, à moins de faire une thèse sur les différentes versions du manuscrit d'Hugo avant publication définitive. Bref, on espèrerait des vrais commentaires utiles ou des explications ciblées pas une glose de spécialiste sans intérêt. Cependant, le fait de tenir l'intégralité de l'histoire dans un seul volume est assez agréable, et en cela le format pléiade est intéressant.
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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 13 mai 2012

    brigittelascombe
    Qui ne se souvient du célèbre Les misérables de Victor Hugo, ce roman fleuve (historique,social et philosophique) en un, deux ou trois tomes de nombreuses fois adapté au cinéma?
    Qui ne se souvient de l'antipathique et borné inspecteur Javert qui traque sans fin l'ex forçat bon, fort et adroit Jean Valjean reconverti en maire? de Fantine, la fille publique arrêtée, relâchée? Des cruels Thénardier maltraitants? de la recherche par Jean Valjean de l'enfant de Fantine? de Gavroche symbole des minots de Paris?
    Les misérables porte bien son nom puisque Victor Hugo (poète classique, partisan des idées républicaines,écrivain et académicien du XIX° siècle) nous parle de misère sociale et de combat du bien et du mal sur pan d'histoire (de la fin de l'ère napoléonienne).
    "Le fonctionnaire ne peut se tromper", c'est l'absurdité du système administratif français (à travers le personnage obtus de Javert) que nous dépeint Hugo (d'une plume féroce) pour s'élever contre l'injustice faite à celui qui a déjà payé et que l'on veut abattre à tout prix. Classique!
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
  • Par Jotman, le 22 avril 2011

    Jotman
    Fin de la lecture. Complètement bouleversé suis-je. Wow ! Il se passe beaucoup d'évènements en peu de temps. Beaucoup de surprises, de suspense dans ce roman. J'ai bien aimé le lire ! Pour moi il nous apprend à découvrir ce que s'est que d'être véritablement un misérable. Quelqu'un qui vit dans la rue en se reposant sur de durs pavés. Un habillement très peu coûteux et qui ne permet pas une très grande protection du froid. Les larmes aux yeux chaque jour pour affronter le dur combat qu'offre la vie à ceux-ci. Je suis complètement retourné depuis la fin de la lecture. Un roman qui pour moi a le mérite d'être lu et devrait être lu par beaucoup de personnes qui ne pensent pas au monde de la rue. Ce sont des égoïstes compatissant à aucune souffrance ! le style de "l'auteur" (bien que le livre ait été abrégé) est assez mystérieux et complexe à déchiffrer. Mais avec de l'habitude et de la réflexion, le lecteur "jeune" peut arriver à comprendre.

    Du côté de l'histoire, ce qu'il y a de très importants à dire c'est que les personnages sont assez nombreux et que quelques fois on à peine à s'y retrouver. Malgré cela, on compati envers leur misères pour Les misérables et on les découvre en tournant lentement les pages. le roman est divisé en cinq partie : "Fantine", "Cosette", "Marius"; " L'Idylle rue Plumet et l'épopée rue Saint-Denis"; " Jean Valjean". Dans la première partie, on suit au fil du récit une jeune fille du nom de Fantine vivant dans la misère tout en essayant de s'y démener quotidiennement (et entre temps, un jeune-homme dénommé Jean Valjean qui a passé dix neuf ans au bagne). Lorsque Fantine va trouver un travail très bien payer par un dénommé Mr Madeleine. Lorsqu'elle va se faire licencier à cause de la découverte de sa grossesse, son patron va lui donner de l'argent et voilà que re-continue le combat quotidien avec la rue. Lorsque Cosette est née, sa mère Fantine, lui trouvera refuge chez des gens peu aimables dénommés "Thénardiers". Chaque mois, elle devra payer une rançon pour l'hébergement de sa fille chez eux. Puis, elle continue à chercher du travail et à réclamer l'aumône dans la rue en parvenant qu'à payer de justesse les réclames mensuelle. Puis les jours se succèderont, sans grande réussite jusqu'à la nouvelle apparition de Monsieur Madelaine qui réussira à la sortir des problèmes les plus importants. Pour la partie Cosette, on suit celle-ci dans cette deuxième partie en découvrant son quotidien totalement affreux, traité comme une bonniche par les Thénardiers. Puis je vous laisse découvrir le roman pour savoir ce qu'il en adviendra. Pour les autres parties, je reste silencieux ^^

    En conclusion , j'ai bien aimé ce roman qui permet de faire comprendre la misère et être un misérable. Une leçon de morale qui se métamorphose en leçon de vie. Bien que dans certaines pages le narrateur est un peu ennuyeux dans ses discours philosophiques Une oeuvre à découvrir sans plus attendre et à re-vivre de nombreuses fois pour comprendre et se "sentir près d'eux".


    Lien : http://jotman.skyrock.com/2981918863-Les-Miserables-de-Victor-Hugo.h..
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  • Par Aela, le 06 février 2011

    Aela
    Une dimension épique. Une oeuvre traversée par une méditation religieuse sur le thème du mal, un mal qui peut être vaincu par la puissance de l'amour.
    Jean Valjean incarne un forçat racheté et à travers lui c'est toute une conscience qui se manifeste.
    Jean Valjean est prêt à risquer sa vie d'homme libre pour aider les opprimés et s'il trouve cette force, c'est parce qu'une personne (l'évêque Myrial) lui a donné sa chance au début du livre, la chance de sortir de sa condition de proscrit.
    Un livre immense...
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  • Par aventuriers, le 01 novembre 2007

    aventuriers
    Une ode au respect du genre humain. L'instruction comme préalable à l'intégration sociale : thème contemporain s'il en est. Et puis cet exemple de générosité qu'est Jean Valjean, notamment pour Cosette. Si l'humanisme avait une Bible, ce serait Les misérables.
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Citations et extraits

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  • Par DakotaHW, le 27 mai 2012

    Pourtant, sur certains points et en certains lieux, en dépit de la philosophie, en dépit du progrès, l'esprit claustral persiste en plein dix-neuvième siècle et une bizarre recrudescence ascétique étonne en ce moment le monde civilisé. L'entêtement des institutions vieillies à se perpétuer ressemble à l'obstination du parfum ranci qui réclamerait notre chevelure, à la prétention du poisson gâté qui voudrait être mangé, à la persécution du vêtement d'enfant qui voudrait habiller l'homme à la tendresse des cadavres qui reviendraient embrasser les vivants.
    Ingrats! dit le vêtement, je vous ai protéger contre le mauvais temps, pourquoi ne voulez-vous plus de mo? Je viens de la mer, dit le poisson. J'ai été la rose, dit le parfum, je vous ai aimés, dit le cadavre. Je vous ai civilisés, dit le couvent. À cela, une seule réponse: Jadis.
    (...) Quant à nous, nous respectons çà et là et nous épargnons le passé, pourvu qu'il consente à être mort. S'il veut être vivant, nous l'attaquons et nous tâchons de le tuer...
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  • Par brigittelascombe, le 13 mai 2012

    Les paysans asturiens sont convaincus que dans toute portée de louve, il y a un chien, lequel est tué par la mère sans quoi, en grandissant, il dévorerait les autres petits.
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  • Par brigittelascombe, le 13 mai 2012

    Le fonctionnaire ne peut se tromper.
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  • Par Aela, le 06 février 2011

    "Mon ami, reprit l'évêque, avant de vous en aller, voici vos chandeliers. Prenez-les."
    Il alla à la cheminée, prit les deux flambeaux d'argent et les apporta à Jean Valjean. Les deux femmes le regardaient faire sans un mot, sans un geste, sans un regard qui pût déranger l'évêque.
    Jean Valjean tremblait de tous ses membres. Il prit les deux chandeliers machinalement et d'un air égaré.
    "Maintenant dit l'évêque, allez en paix. _ A propos, quand vous reviendrez, mon ami, il est inutile de passer par le jardin. Vous pourrez toujours entrer et sortir par la porte de la rue. Elle n'est fermée qu'au loquet jour et nuit."
    Puis se tournant vers la gendarmerie:
    "Messieurs, vous pouvez vous retirer."
    Les gendarmes s'éloignèrent.
    Jean Valjean était comme un homme qui va s'évanouir.
    L'évêque s'approcha de lui, et lui dit à voix basse:
    "N'oubliez pas, n'oubliez jamais que vous m'avez promis d'employer cet argent à devenir honnête homme."
    Jean Valjean, qui n'avait aucun souvenir d'avoir rien promis, resta interdit. L'évêque avait appuyé sur ces paroles en les prononçant. Il reprit avec une sorte de solennité:
    "Jean Valjean, mon frère, vous n'appartenez plus au mal, mais au bien. "
    1ère partie, livre II, XII
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  • Par sentinelle, le 07 février 2010

    Javert était né dans une prison d’une tireuse de cartes dont le mari était aux galères. En grandissant, il pensa qu’il était en dehors de la société et désespéra d’y rentrer jamais, Il remarqua que la société maintient irrémissiblement en dehors d’elle deux classes d’hommes, ceux qui l’attaquent et ceux qui la gardent ; il n’avait le choix qu’entre ces deux classes ; en même temps il se sentait je ne sais quel fond de rigidité, de régularité et de probité, compliqué d’une inexprimable haine pour cette race de bohèmes dont il était. Il entra dans la police. Il y réussit. À quarante ans il était inspecteur.
    [...]
    Cet homme était composé de deux sentiments très simples et relativement très bons, mais qu’il faisait presque mauvais à force de les exagérer, le respect de l’autorité, la haine de la rébellion; et à ses yeux le vol, le meurtre, tous les crimes, n’étaient que des formes de la rébellion. Il enveloppait dans une sorte de foi aveugle et profonde tout ce qui a une fonction dans l’état, depuis le premier ministre jusqu’au garde champêtre. Il couvrait de mépris, d’aversion et de dégoût tout ce qui avait franchi une fois le seuil légal du mal. Il était absolu et n’admettait pas d’exceptions.
    [...]
    Il était stoïque, sérieux, austère ; rêveur triste; humble et hautain comme les fanatiques. Son regard était une vrille, cela était froid et cela perçait. Toute sa vie tenait dans ces deux mots : veiller et surveiller. Il avait introduit la ligne droite dans ce qu’il y a de plus tortueux au monde ; il avait la conscience de son utilité, la religion de ses fonctions, et il était espion comme on est prêtre. Malheur à qui tombait sous sa main ! Il eût arrêté son père s’évadant du bagne et dénoncé sa mère en rupture de ban. Et il l’eût fait avec cette sorte de satisfaction intérieure que donne la vertu. Avec cela une vie de privations, l’isolement, l’abnégation, la chasteté, jamais une distraction. C’était le devoir implacable, la police comprise comme les Spartiates comprenaient Sparte, un guet impitoyable, une honnêteté farouche, un mouchard marmoréen, Brutus dans Vidocq.
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Hugh Jackman et Anne Hathaway sur le plateau de l'adaptation cinématographique des Misérables de Victor Hugo par Tom Hooper (Discours d'un roi).








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