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ISBN : 2738108393
Éditeur : Odile Jacob (2000)


Note moyenne : 3.36/5 (sur 33 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Un pavé dans la mare. Les propos de Samuel Huntington ont souvent été controversés, critiqués : il est vrai que son interprétation de l'évolution de la politique mondiale et des relations internationales est percutante. Les chocs ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (5)

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    • Livres 3.00/5
    Par Luniver, le 25 août 2014

    Luniver
    À l'effondrement de l'Union Soviétique, le sort du monde semblait réglé : la démocratie et le libéralisme avaient triomphé, ce n'était qu'une question de temps avant que l'ensemble des pays ne se décident à les adopter. Force est de constater, quelques années plus tard, que cette prévision ne semble pas sur le point de s'accomplir.
    Pour l'auteur, de nouveaux blocs se sont constitués, basés non plus sur une doctrine politique, mais sur les affinités culturelles : on n'aime finalement que ceux qui nous ressemblent. Les civilisations d'Huntington sont définies comme les plus larges rassemblements de « Nous », comme les premières subdivisions juste après « être humain ». Il en existe huit aujourd'hui : chinoise, japonaise, hindoue, islamique, occidentale, latino-américaine, africaine et orthodoxe. La civilisation occidentale amorcerait sa décadence, tandis que les autres prendraient lentement conscience de leurs forces et chercheraient à étendre leur influence.
    Ce découpage du monde permet de prédire les risques de conflit et leur gravité. En résumé, les conflits intracivilisationnels resteront modérés puisqu'il ne manquera pas de voisins prêts à calmer le jeu, tandis que les conflits intercivilisationnels peuvent vite dégénérer en entraînant dans la course toute la population des deux blocs qui s'affrontent.
    Huntington a fait quelques prédictions sur base de son modèle qui se sont réalisées, comme le déchirement de l'Ukraine, à cheval sur les civilisations occidentale et orthodoxe. Il paraît cependant fort imprécis pour d'autres conflits : bonne chance pour expliquer les récents conflits au Proche-Orient en considérant la civilisation islamique comme un bloc compact et bien soudé. On notera aussi que tous les conflits sont ramenés à des guerres de religion, les autres variables étant passées sous silence, et que les civilisations sont considérées comme homogènes et éternelles. Même si l'auteur admet que son modèle est limité dans le temps (fin du XXe siècle, début du XXIe), les nombreux débats sur l'identité nationale qui fleurissent un peu partout montre bien que cette identité est loin d'être évidente.
    L'essai est intéressant et ne peut pas être balayé d'un revers de la main, mais il peine à me convaincre pleinement. Si le modèle décrit peut permettre de défricher le terrain, il me paraît être vite limité pour comprendre vraiment un conflit particulier. le ton me paraît également exagérément pessimiste, les civilisations paraissent à la fin du livre être composées de guerriers sanguinaires prêts à s'entretuer pour faire triompher la leur.
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    • Livres 5.00/5
    Par Caracalla, le 18 octobre 2012

    Caracalla
    Etrange ouvrage que tout le monde critique sans l'avoir jamais lu. Remettons donc quelques idées reçues en place :
    1. Huntington est un thuriféraire des faucons du Pentagone (Bush, Rumsfeld ...).
    NON. Jeune Huntington est un conseiller de l'administration démocrate (et non républicaine), en particulier de Jimmy Carter qui n'est pas resté dans les annales comme Le président le plus agressif.
    2. Huntington est un va-t-en-guerre responsable de l'invasion de l'Irak
    NON. Il est au contraire isolationniste, considérant qu'une attaque contre le monde musulman est l'un des plus gros risque de nouvelle guerre mondiale.
    4. Huntington oppose des civilisations méconnaissant la possibilité d'une "civilisation mondiale", renforcée tous les jours par la mondialisation.
    NON. Exemple type de l'argument de celui qui n'a pas lu l'ouvrage. (re)-lire le chapitre III.
    3. Huntington caricature, il simplifie à outrance. C'est bien un amerlock qui ne comprend rien à la complexité du monde.
    OUI et NON. On tombe toujours sur le problème du modèle en sciences (humaines). Plus un modèle est simple, caricaturale d'une certaine façon, plus il est explicatif. Plus vous faites entrer de variables, moins il sera caricaturale mais moins aussi sera t-il cohérent. Huntington fait un choix : libre à chacun de le trouver trop simple ou trop complexe, à condition de garder à l'esprit la remarque précédente.
    4. Huntington est comme tous les Américains fermé sur la seule culture anglo-saxonne.
    OUI et NON. "Occidentale" probablement. Il avoue d'ailleurs lui même méconnaître la civilisation chinoise et plus encore indienne. "Américaine" non. À l'index, un des auteurs les plus cité est ... Fernand Braudel dont on retrouve presque mot pour mot des passages entiers. Mais aussi (rien que pour les Français) : Balladur, Chirac, Clemenceau, Régis Debray, Delors, Durkheim, VGE, Juppé, Gilles Kepel, P. Lelouche, BHL, Marcel Mauss, Mitterrand,
    Pasqua, Jean Raspail, Maxime Rodinson, Olivier Roy, …
    5. Huntington est essentiellement pessimiste.
    OUI. C'est certain, aussi bien sur le déclin de l'occident qu'en ce qui concerne le risque de nouveau conflit mondial, qu'il croyait très probable.
    Bref un livre qui mérite vraiment d'être lu ... ne serait-ce que pour en avoir une idée indépendante !
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    • Livres 4.00/5
    Par Zedbahr, le 05 avril 2012

    Zedbahr
    Le choc des civilisations, oeuvre majeure d'Huntington dans laquelle il élabore son concept pour décrire les relations internationales est devenue un ouvrage de référence dans l'étude de la géopolitique actuelle.
    On pourra lui donner le sens de la réécriture de Léviathan de Hobbes, dans lequel Léviathan a trouvé son nom : Civilisation, même si le concept est présenté comme quasi-inconscient. Au dessus des nations, il y a la culture.
    Le maître mot serait donc civilisation.
    Et les conflits globaux seraient donc fruit des aspérités de chacune de celle qui régissent le globe.
    Avec finesse, et pertinence, Huntington dépeint le monde tel qu'il le théorise, sujet aux confrontations des civilisations.
    Huntington nous explique ce que l'on pourrait résumer aujourd'hui (non sans ironie) :
    "Toutes les civilisations ne se valent pas, et chacune d'entre elles se pense la meilleure, ce qui assure sa survie."
    D'une justesse imparable.
    Un ouvrage sujet à de nombreuses polémiques mais dont le caractère "référentiel" n'est pourtant pas mis à mal, dans les milieux sérieux de la profession.
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    • Livres 5.00/5
    Par Aela, le 22 janvier 2011

    Aela
    Cet essai, publié aux USA en 1996 et traduit en français en 2000 suscita de nombreuses polémiques. Ecrit peu après la chute du communisme, son hypothèse est que la politique internationale n'est plus le fait d'oppositions idéologiques mais de conflits entre groupes issus de différentes civilisations.Confronté à la puissance grandissante de l'islam et à la montée en force de l'économie chinoise, l'Occident parviendra-t-il à conjurer son déclin? Pour Samuel Huntington, Professeur à l'Université de Harvard, membre de la direction de la revue Foreign Policy, les peuples se regroupent désormais en fonction de leurs affinités culturelles.
    L'exemple de l'Ukraine est révélateur dans ce livre: l'auteur y voyait déjà les germes de la Révolution "orange" et ceci car "la frontière civilisationnelle entre l'occident et l'orthodoxie passe en plein coeur de l'ukraine..."
    A méditer donc.
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    • Livres 4.00/5
    Par Hashka, le 28 janvier 2013

    Hashka
    Comprendre le monde dans lequel nous avançons, avec un angle de vue plus global.
    Nos relations, leur fondements et les perspectives.

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Citations et extraits

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  • Par Caracalla, le 18 octobre 2012

    « L’idée selon laquelle la diffusion de la culture de masse et des biens de consommation dans le monde entier représente le triomphe de la civilisation occidentale repose sur une vision affadie de la culture occidentale. L’essence de la civilisation occidentale, c’est le droit, pas le MacDo. Le fait que les non-Occidentaux puissent opter pour le second n’implique pas qu’ils acceptent le premier.
    C’est également sans conséquence directe sur leur attitude à l’égard de l’Occident. Quelque part au Moyen-Orient, une demi-douzaine de jeunes gens peuvent bien porter des jeans, boire du Coca-Cola, écouter du rap et cependant faire sauter un avion de ligne américain. Pendant les années soixante-dix et quatre-vingt, les Américains ont consommé des millions de voitures, de postes de télévision, d’appareils photo et de gadgets électroniques japonais sans se « japoniser » pour autant. Ils sont même devenus de plus en plus hostiles au Japon. Seule l’arrogance incite les Occidentaux à considérer que les non-Occidentaux « s’occidentaliseront » en consommant plus de produits occidentaux. Le fait que les Occidentaux identifient leur culture à des liquides vaisselle, des pantalons décolorés et des aliments trop riches, voilà qui est révélateur de ce qu’est l’Occident. »
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  • Par Zedbahr, le 05 avril 2012

    Normativement, l'Occident, dans sa prétention à l’universalité, tient pour évident que les peuples du monde entier devraient adhérer aux valeurs, aux institutions et à la culture occidentale parce qu’elles constituent le mode de pensée le plus élaboré, le plus lumineux, le plus libéral, le plus rationnel, le plus moderne. Dans un monde traversé par les conflits ethniques et les chocs entre civilisations, la croyance occidentale dans la vocation universelle de sa culture a trois défauts majeurs : elle est fausse, elle est immorale et elle est dangereuse. [...] L’impérialisme est la conséquence logique de la prétention à l’universalité.
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  • Par Caracalla, le 18 octobre 2012

    « Ce livre […] est une interprétation de l’évolution de la politique globale après la guerre froide. Il entend présenter une grille de lecture, un paradigme de la politique globale qui puisse être utile aux chercheurs et aux hommes politiques. Pour tester sa signification et son opérativité, on ne doit pas se demander s’il rend compte de tout ce qui se produit en politique internationale. Ce n’est certainement pas le cas. On doit plutôt se demander s’il fournit une lentille plus signifiante et plus utile que tout autre paradigme pour considérer les évolutions internationale. J’ajouterai qu’aucun paradigme n’est valide éternellement. L’approche civilisationnelle peut aider à comprendre la politique globale à la fin du XXe siècle et au début du XXIe. Pour autant, cela ne veut pas dire que cette grille de lecture est pertinente pour le milieu du XXe ni qu’elle le sera pour le milieu du XXIe. »
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  • Par Caracalla, le 18 octobre 2012

    « Il est […] de la responsabilité des dirigeants occidentaux non de tenter de façonner d’autres civilisations à l’image de l’Occident, ce qui est au-delà de leurs possibilités en raison du déclin de leur puissance, mais de préserver, de protéger et de revigorer les qualités uniques de la civilisation occidentale. Parce qu’il s’agit du plus puissant des Etats, cette responsabilité écrasante incombe d’abord aux Etats-Unis d’Amérique. Pour préserver la civilisation occidentale […] il est de l’intérêt des Etats-Unis et des pays européens : — […] d’encourager l’« occidentalisation » de l’Amérique latine — et, enfin et surtout, d’admettre que toute intervention de l’Occident dans les affaires des autres civilisations est probablement la plus dangereuse cause d’instabilité et de conflit généralisé dans un monde aux civilisations multiples. »
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  • Par Caracalla, le 18 octobre 2012

    « Dans ce monde nouveau, les conflits les plus étendus, les plus importants et les plus dangereux n’auront pas lieu entre classes sociales, entre riches et pauvres, entre groupes définis selon des critères économiques, mais entre peuple appartenant à différentes entités culturelles. Les guerres tribales et les conflits ethniques feront rage à l’intérieur même de ces civilisations. Cependant, la violence entre les Etats et les groupes appartenants à différentes civilisations comporte un risque d’escalade si d’autres Etats ou groupes appartenant à différentes civilisations se mettent à soutenir leurs “frères”. »
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Une première médicale mondiale à Créteil
Une première mondiale à l'hôpital Henri MONDOR de Créteil : une greffe réussie sur trois personnes atteintes de la maladie de Huntington, affection génétique qui provoque la démence et la mort. Il s'agit d'une greffe de cellules foetales implantées directement dans le cerveau. Marc PESCHANSKI, directeur de recherche à l'INSERM, explique le procédé. PASCAL est l'un des trois patients...











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