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ISBN : 2253031194
Éditeur : Le Livre de Poche (1983)

Note moyenne : 3.57/5 (sur 837 notes)
Résumé :
" Lui un peu voyou, elle un peu bêcheuse, ces deux bambins qui totalisent moins de vingt-trois printemps vont se rencontrer, se flairer, se reconnaître et vivre dans l'incompréhension générale ce qu'il est légitime d'appeler un grand amour.
J'aime dans le roman de Patrick Cauvin - outre toutes les qualités de fraîcheur, de légèreté, d'invention qu'il faut pour faire l'enfant sans faire la bête - j'aime ce qu'il dit sans avoir l'air d'y toucher et qui va bea... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (60) Voir plus Ajouter une critique
Ambages
13 novembre 2016
  • 5/ 5
« T'as un titre ? Faut quelque chose qui accroche, un truc tout public, tu lis ça sur la couverture et tu sais que c'est le best-seller. »
e = mc² mon Amour !
Bon d'accord, toi t'as entendu e = mc² et moi, mon Amour. Classique ! Mais eux, ces jeunes, ils sont plus intelligents. Einstein et Racine unis.
« On peut dire que la vie commence à onze ans. » Quand Daniel rencontre Lauren, un éclair, une lumière dans son ciel de banlieusard s'allume. « C'est elle ! Une partie de la nuit vient de s'épaissir en forme de fille. » Ils vivent la même expérience, des surdoués dans un « étrange univers » qui ne leur « avait pas fait encore de véritables places, coincés entre des enfants trop bêtes et des adultes sans génie. » Lauren, américaine, vit à Paris dans le XVIème arrondissement feutré de la capitale. Mais leur intelligence leur permet de communiquer instantanément. Ils ont une avance sur les adultes et savent se dire leur amour, chacun conscient des limites de son univers. Ils décident alors de partir. Mais « où vont les gens qui s'aiment ? » Un pont, un soupir... Bingo !
Pourquoi classer ce roman dans la littérature jeunesse ? « Un baiser plein de temps perdu », ça n'a pas d'âge. Les enfants ont sûrement plus de sagacité et de discernement que les adultes, en matière d'amour ils prennent sans attendre. Ça me ferait bien rire de les voir reprendre le classement Babélio pour y insérer des étiquettes du genre « littérature vieillesse. »
« Plus je m'avance dans la vie, plus je me rends compte qu'il n'y a vraiment que cela qui compte pour un homme : être aimé. »
J'ai adoré la plume de cet auteur, une belle finesse d'esprit. Au début de la lecture, l'écriture m'a fait penser à l'Attrape-coeurs de Salinger. Un rythme assez proche. Puis je suis entrée dans son univers de bonté. Un très joli moment de lecture.
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cicou45
04 octobre 2012
  • 4/ 5
D'un côté, in y a ELLE : Lauren, jeune fille de 11 ans issue d'un milieu relativement aisé et enfant unique de Kay et Steve King, originaire des Etats-Unis et habitant maintenant un très bel appartement du XVI e arrondissement de Paris et de l'autre, il y a LUI : Daniel, fils de Françoise et Marcel Michon issu d'un milieu plutôt modeste et habitant dans un modeste appartement à La Garenne dans la banlieue de Paris. Alors qu'elle est très romantique, passionnée de lecture et idolâtrant notamment Racine, lui est plutôt accro au cinéma. A part leur âge (Daniel a également 11 ans), vous me direz certainement que ces deux enfants n'on absolument rien en commun. Eh bien si, détrompez-vous, car ils sont tous les deux surdoués donc très en avance sur leur âge, sur leurs camarades de classe et souvent considérés comme des êtres étranges par leurs parents qui ne les comprennent pas non plus. Aussi, entre Lauren et Daniel va naître un véritable amour, non pas de ceux que l'on a notamment à cet âge-là, à savoir des petits flirts sans conséquence mais un amour qui va au-dessus de tout cela si bien que nos deux jeunes génies, qui se sont rencontrés par le plus grand des hasards durant les vacances d'été et ne supportant pas de se voir, une fois la reprise des classes (celle de leur année de 5ème) commencée, de se voir qu'une fois par semaine, décident d'élaborer un plan afin de s'évader pour Venise. Seulement, bien qu'ils aient pensé à tout, ils leur font néanmoins être accompagné d'un adulte pour pouvoir passé la frontière...
Bon, je ne vous en dis pas plus sinon cela reviendrait à vous raconter toute l'histoire et cela n'aurait pas grand intérêt mais sachez en tout cas que j'ai beaucoup apprécié le lecture de ce roman qui est très touchant, parfois rempli de naïveté mais également de raisonnements hautement planifiés et de projets mûrement réfléchis. L'écriture de Patrick Cauvin, auteur que je ne connaissais absolument pas jusqu'alors, est fluide et agréable à lire. Cet ouvrage est en réalité un roman à deux voix, ce qui en fait d'ailleurs son originalité puisque les narrateurs sont successivement, chapitre après chapitre, Lauren et Daniel. A découvrir !
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Hugo
29 mars 2010
  • 5/ 5
Je retiendrais cette formule et un jour je dirais à ma bien aimée : "E=MC2 mon amour"...Ses yeux brilleront d'incompréhension, alors je lui expliquerai comment j'ai découvert ce terrible théorème...A la fois troublée et amoureuse, elle me répondra : "c'est n'est pas grave loulou, je t'aime comme tu es, mais pas ce soir j'ai mal au bide..."
Et moi avec ma bouche en cul de poule et mon regard de beau gosse, je lui répondrais : "t'as rien pigé au truc là"...
La morale, c'est que si elle avait lu ce putain de bouquin, bah j'aurai certainement été de meilleur humeur...
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SabiSab28
01 décembre 2015
  • 4/ 5
Dans le cadre du challenge variétés, une catégorie me paraissait compliquée "lire un livre paru l'année de notre naissance" et en furetant, je m'aperçois que c'est le cas de E=Mc2, mon amour. Et là, je me dis "bingo" (comme notre jeune héros)! J'avais en tête que ce livre m'avait marqué puisqu'en le trouvant je ressentais une bouffée de nostalgie bienfaisante, de retour en enfance (je me revoyais dans ma chambre d'ado, allongée sur mon lit et passant l'après-midi à lire ...ah! c'était le bon temps tout !!).
Et double "bingo" !! Ce livre est touchant de sincérité, d'amitié, d'amour, de partage, de simplicité.
L'histoire est vieille comme Shakespeare, 2 adolescents que tout oppose, à part leur extrême intelligence, tombe amoureux, certes à 11 ans (mais quitte à être en avance, autant l'être dans tous les domaines!) et seront confrontés au dictât de la normalité - mère de tous les vices pour réussir dans la vie.
Mais voilà, ces deux enfants-là ne sont pas comme les autres (malheureusement pour eux, la différence complique l'intégration) : ils ne lisent pas, ni ne regardent des oeuvres pour enfants, ils n'idolâtrent pas leurs parents au point de s'en oublier. Non, c'est l'inverse : lui est expert en cinéma et elle en littérature et parle en alexandrins, et ils parlent d'amour, de leur amour réciproque comme même les adultes en sont incapables.
Mais, le monde est géré par des adultes qui prennent les décisions même pour des enfants plus matures, plus intelligents qu'eux, donc l'avenir semble compromis pour nos deux tourtereaux ...
Le livre est écrit à 2 voix alternativement, chaque chapitre est soit raconté par Daniel que l'on distingue par son parlé "titi parisien", très typique mais mal vieilli il faut le dire, soit par Lauren, avec son langage soutenu parsemé d'alexandrins. Ainsi, on se rend compte que les deux personnages avancent ensemble côte à côte dans une même direction, n'est-ce pas le signe d'un amour véritable ?
En plus de l'amour, il y a beaucoup d'humour dans ce livre : on imagine la tête du père quand Lauren lui parle philosophie, de la consternation des copains devant leur jeu "ultra simpliste" d'un mélange d'échecs-belote-poker, ...
Et enfin de l'incompréhension, pourquoi la société n'a-t-elle pas de place pour ces 2 enfants surdoués au point que même leurs parents les regardent comme des extra-terrestes, qu'ils sont prêts à inventer un stratagème pour partir dans des contrées lointaines pour ne plus être vus différemment ?
Patrick Cauvin essaye de briser le silence de la différence, de casser les cases où chacun est mis dès la naissance. Mais où en est-on presque 40 ans plus tard ? Bien sûr,la prise en charge d'enfants surdoués, ou déficients a considérablement évoluée mais n'est pas efficiente pour autant ...allez encore des efforts !!
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sabine59
27 mai 2016
  • 4/ 5
Ah, ce livre ! C'est toute mon adolescence, le premier roman de Patrick Cauvin que je lisais, une histoire émouvante où amour et humour s'associent .
Je me souviens ( je fais mon Perec...) que mes amies et moi n'arrêtions pas de lancer à tout bout de champ " Bingo" comme Daniel.Je me souviens aussi que l'on s'identifiait aux deux jeunes héros, et que l'on aurait aimé vivre un pareil amour...Rêves d'ados, les plus beaux...
C'est le cocktail réussi de tendresse, de dérision, de gravité sous une apparente légèreté , d'invention qui font que ce livre reste dans la mémoire.Je trouve que l'auteur a su faire parler des adolescents( même si, ici, ils ont une particularité: ils sont surdoués !) avec justesse.Il retranscrit bien leur univers.Et montre tout ce qui sépare les adultes et eux.
Les chapitres alternent le point de vue de chacun; celui de Daniel, à l'humour décapant.Un exemple, alors qu'il évoque Marcel, son père: "C'est le seul type que j'ai vu parler avec un speaker de télévision et même aujourd'hui, je ne m'y habitue pas..." Et il y a le ressenti de Lauren, qui, par déformation, suite à sa lecture de "Etude structurale du théâtre racinien", ponctue ses réflexions de vers, tels " Lauren, ton front pur est marqué du destin".
Ils se rencontrent dans une station thermale, et malgré leurs différences sociales et culturelles, vont connaître un coup de foudre, qui paraîtra incompréhensible à leur entourage.Après une fugue à Venise, leurs destins vont se séparer...L'auteur a écrit une suite, plus tard, que je n'ai pas lue, par peur d'être déçue.
L'image que je garde de ce livre, sans doute un peu faussée par la nostalgie, c'est celle- ci, image magnifique empruntée à Prévert: " Les enfants qui s'aiment ne sont là pour personne"...
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Citations & extraits (42) Voir plus Ajouter une citation
kolibrikolibri28 juillet 2010
- "Dis moi quelque choses, que je l'emporte".
Panique. Je cherche, ça tourne, il faut trouver quelque chose dont elle se souvienne, quelque chose qui résume tout ce que nous avons été, quelque chose qui soit bien à nous, à nous deux seuls, où il y ait nos cerveaux trop gros et nos coeurs si larges, quelque chose qu'aurait dit... je ne sais pas moi, un type qui serait à la fois Einstein et Racine; Einstein et Racine !...
Alors, d'un seule coup je me penche au dessus de la rambarde, les mains en porte-voix, et hurle : e=mc², mon amour.
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JeannepeJeannepe18 septembre 2016
Enfin, je peux dire que, depuis un mois, je gamberge. J’ai dû faire trois tours du monde avec elle, je l’ai descendue une dizaine de fois de tous en flammes (j’adore les films-catastrophes) ; je l’ai sauvée de pas mal de sinistres salopards, à Hong Kong en particulier où ça a été dur. J’ai liquidé pour elle une quarantaine de mecs de la C.I.A. Pourtant rusés et bourrés de gadgets, on a chassé pas mal de tigres et, la fois où elle a glissé de l’éléphant, juste au moment où la carabine Springfield s’est enrayée, ça a été vraiment au millimètre : ça s’est terminé au couteau, et j’ai bien cru que je ne l’aurais pas, le sacré félin, mais après, c’était formidable, elle me refaisait le pansement toutes les cinq minutes en m’apportant du whisky plein de glaçons, et dehors les singes qui poussaient des cris dans leurs cages et le Kilimandjaro plein de vautours impassibles, là on peut dire que c’est elle qui m’a arraché à la mort, un peu comme John Wayne dans Hatari.
Ce que j’aime pas trop dans ce genre de film, c’est que les types ont des shorts très larges, et avec mes allumettes, ça fait gringalet comme allure.
+ Lire la suite
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JeannepeJeannepe22 octobre 2013
Enfin, je peux dire que, depuis un mois, je gamberge. J’ai dû faire trois tours du monde avec elle, je l’ai descendue une dizaine de fois de tous en flammes (j’adore les films-catastrophes) ; je l’ai sauvée de pas mal de sinistres salopards, à Hong Kong en particulier où ça a été dur. J’ai liquidé pour elle une quarantaine de mecs de la C.I.A. Pourtant rusés et bourrés de gadgets, on a chassé pas mal de tigres et, la fois où elle a glissé de l’éléphant, juste au moment où la carabine Springfield s’est enrayée, ça a été vraiment au millimètre : ça s’est terminé au couteau, et j’ai bien cru que je ne l’aurais pas, le sacré félin, mais après, c’était formidable, elle me refaisait le pansement toutes les cinq minutes en m’apportant du whisky plein de glaçons, et dehors les singes qui poussaient des cris dans leurs cages et le Kilimandjaro plein de vautours impassibles, là on peut dire que c’est elle qui m’a arraché à la mort, un peu comme John Wayne dans Hatari.
Ce que j’aime pas trop dans ce genre de film, c’est que les types ont des shorts très larges, et avec mes allumettes, ça fait gringalet comme allure.
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nanetnanet28 septembre 2010
Ca s'ouvre et... Bingo, pour le coup, il n'y a plus de banlieue. Il n'y a plus de Paris non plus, plu sde France, ni d'univers, juste une fille plantée, unique sur la planète, devant moi et pour moi seul ; Oui, voilà ce que c'est, Lauren, en cette seconde, et je la verrai maintenant comme ça, avec son sacré sourire.
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angie22angie2228 juillet 2014
Si elle vient, c'est quand même dans la poche parce qu'on ne va pas me dire qu'avec son intelligence, une fille de onze ans trois mois qui se pointe à neuf heures dix du soir dans un lieu désert avec un garçon de douze ans dans moins de dix mois, elle ne s'attend pas tout de même à ce qu'il lui propose un chat perché.
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