ISBN : 2253031194
Éditeur : LGF - Livre de Poche (1983)


Note moyenne : 3.6/5 (sur 181 notes) Ajouter à mes livres
" Lui un peu voyou, elle un peu bêcheuse, ces deux bambins qui totalisent moins de vingt-trois printemps vont se rencontrer, se flairer, se reconnaître et vivre dans l'incompréhension générale ce qu'il est légitime d'appeler un grand amour. J'aime dans le roman de Patr... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Hugo, le 29 mars 2010

    Hugo
    Je retiendrais cette formule et un jour je dirais à ma bien aimée : "E=mc2 mon amour"...Ses yeux brilleront d'incompréhension, alors je lui expliquerai comment j'ai découvert ce terrible théorème...A la fois troublée et amoureuse, elle me répondra : "c'est n'est pas grave loulou, je t'aime comme tu es, mais pas ce soir j'ai mal au bide..."
    Et moi avec ma bouche en cul de poule et mon regard de beau gosse, je lui répondrais : "t'as rien pigé au truc là"...
    La morale, c'est que si elle avait lu ce putain de bouquin, bah j'aurai certainement été de meilleur humeur...
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    Critique de qualité ? (14 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Melisende, le 28 septembre 2011

    Melisende
    Trouvé il y a un peu plus d'un an pour quelques centimes dans un vide-grenier, je me suis enfin décidée à me plonger dans ce titre, sans doute le plus connu de Patrick Cauvin. J'avais envie de bons sentiments, d'un truc contemporain, plutôt court, pour changer de mes habituelles lectures imaginaires...
    Quelques semaines après ma lecture (il faut que j'arrête de tant tarder à rédiger mes billets !), je ne me souviens plus des détails et j'ai du mal à délivrer un ressenti clair. Je ne sais pas si j'ai apprécié ou non cette lecture. Je ne l'ai pas détestée, mais disons que j'en ressors mitigée, avec une impression de "Mouais... bof.".
    Daniel et Lauren sont deux gamins que tout sépare. L'un est issu de la classe moyenne française et a un langage châtié tout droit sorti des films américains dont il raffole, l'autre est fille de deux riches américains et s'exprime sur le modèle des alexandrins de Racine qu'elle vénère. Ils tombent l'un sur l'autre alors qu'ils sont en vacances et oublient leurs différences pour ne garder que ce qui les rassemble : ils ont 11 ans et sont surdoués. Tous les deux pas à leur place chez eux, près de parents et d'amis qui ne les comprennent pas, ils trouvent le bonheur ensemble. Mais à 11 ans, malgré un QI élevé, difficile de vivre le grand amour et d'être pris au sérieux...
    Le résumé me tentait. Cette histoire me semblait mignonne et fraîche, avec tout juste ce qu'il faut de gravité... mais je n'ai pas réussi à adhérer. Concrètement, le fil de l'intrigue est mince et se résume à : deux enfants pas comme les autres tentent de vivre leur histoire d'amour malgré leur entourage. Il faut bien avouer que ça ne m'a pas passionnée. Leur rencontre survient rapidement dans le texte, s'en suit la phase des retrouvailles en cachette (les 3/4 du roman) puis la fuite en Italie dans la dernière partie. Même si c'est plein de bons sentiments, je me suis parfois ennuyée.
    Si je n'ai pas accroché à cette aventure amoureuse, je crois que c'est également à cause des deux personnages principaux. Je me doutais qu'en suivant l'histoire d'amour de deux surdoués, ça n'allait pas être ordinaire, mais je ne pensais pas que les deux enfants m'agaceraient autant. A aucun moment je n'ai pas réussi à m'attacher à ces deux héros prétentieux, dans leur monde. Leur histoire aurait pu être émouvante mais elle n'a pas eu l'effet escompté sur moi. Leur façon très particulière de s'exprimer n'a pas aidé à me les rendre plus touchants ; au contraire, elle a creusé l'écart déjà existant. Je sais que le côté "brut de décoffrage" de Daniel et les alexandrins de Lauren participent à la constitution de leur personnalité et en cela c'est un plus, mais cela n'a pas fonctionné avec moi, point.
    Patrick Cauvin a choisi d'utiliser l'alternance des points de vue : Daniel et Lauren se partagent le texte, un chapitre sur deux. Je ne sais pas quoi penser de ce choix, je suis mitigée. D'un côté, le lecteur a ainsi la possibilité d'entrer dans la tête des deux enfants et donc de savoir qu'elles sont réellement les pensées de chacun ; de l'autre, passer ainsi de l'un à l'autre toutes les 10 pages demande une petite gymnastique qui n'est pas toujours confortable. Si je n'ai pas apprécié la façon différente de s'exprimer des deux surdoués, je dois en revanche reconnaître que l'auteur maîtrise les deux voix narratives.
    Dans l'ensemble, c'est un petit roman (220 pages) qui se lit bien, pas forcément conseillé aux plus jeunes je pense. du moins, je doute que des ados de 12 ans en 2011, puissent vraiment apprécier cette lecture qui date de 1977 ; les expressions utilisées n'existent plus, les références - cinématographiques notamment - ne sont plus d'actualité... je pense qu'un jeune en 2011, se sentirait trop perdu s'il se lançait dans cette aventure ; qu'en pensez-vous ?
    Un avis en demi-teinte donc. Je reconnais l'originalité et le côté émouvant de cette histoire, la maîtrise de l'auteur en ce qui concerne ses deux personnages principaux et leur voix narrative ; mais je n'ai tout simplement pas accroché et n'ai qu'effleuré cette histoire. Peut-être aurait-ce été différent si je l'avais lu 10 ans plus tôt ?

    Lien : http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/e-mc-mon-amour-de-patrick-..
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par quenlore, le 25 octobre 2011

    quenlore
    C'est l'histoire d'amour entre deux surdoués âgés de onze ans.
    Daniel Michon vit avec ses parents dans la banlieue de Paris. Daniel rêve, parle, pense et ne vit presque que pour le cinéma américain et les acteurs d'Hollywood. Sa grande idole est Robert Redford et son premier amour était Jane Russel dans "Les hommes préfèrent les blondes".
    Lauren King est super-intelligente. Lauren adore Racine, comprend fort bien Einstein et vit pour la lecture. Elle habite avec ses parents les beaux quartiers de Paris.
    C'est un de ces romans qu'on lit ado et qu'on n'oublie jamais pour le plaisir qu'ils nous ont procuré !
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Melo, le 24 septembre 2010

    Melo
    Pendant la lecture de ce livre, ma curiosité s'en fût titillée. En effet, je me suis demandée pourquoi Patrick Cauvin nous livre une histoire d'enfants surdoués. L'a-t-il été lui-même ? A-t-il eu dans son entourage des enfants qui l'étaient ? Mes recherches en sont au point mort, je n'ai encore rien trouvé à ce sujet. Parce que c'est bien l'un des thèmes prédominant de ce tout petit roman qui a connu un succès fulgurant dès sa parution en 1977 et qui me paraît aujourd'hui, en 2010, intemporel. On y trouve aussi la passion des amours adolescentes et le regard plein de désillusions des enfants envers le monde adulte. Et quand on conjugue les trois à la fois, on obtient Lauren et Daniel, deux préados de presque douze ans qui sont des personnages aussi attendrissants que détestables.
    Lui, vient de la classe populaire. Elle, est une jeune fille de la haute, comme on dit. Lui, a un langage parfois fleuri. Elle, s'entraîne à faire des vers raciniens. Lui, rêve des actrices de cinéma américain. Elle, rêve de rencontrer un homme, un vrai. Tous deux vivent dans une famille dans laquelle ils se sentent incompris. Au collège, ils s'ennuient en récoltant les meilleurs notes et en faisant exprès de paraître moins doués qu'ils ne le sont, pour éviter d'être rejetés par les autres. Et ils rêvent tous deux de rencontrer leur âme sœur. le destin va bien évidemment les y aider.
    Surdoués, mais aussi détestables. Ils font preuve d'un mépris certain pour (et oui, rien que ça) tout le reste du monde. On rencontre, à ce sujet, des descriptions particulièrement savoureuses des adultes. Je pense notamment à la mère de Lauren, riche écervelée plus portée sur sa sublime apparence que par la nourriture de l'esprit. Ou encore au père de Daniel, homme de la France d'en bas, empreint à critiquer le gouvernement dès que la situation s'y prête, les fesses bien collées à son fauteuil devant la télévision. J'ai beaucoup apprécié aussi le personnage de l'animateur radio, qui, après avoir dit 3 phrases à l'antenne, s'affale dans son fauteuil, épuisé, vanné par tant d'effort. Il y a aussi les camarades de nos deux ados… des amis utiles mais pas très fut-fut…
    Tous ces personnages, comme le disent nos deux protagonistes, ont le cerveau qui colle. Aucun ne brille par son esprit. Mais malgré leur intelligence hors du commun, Lauren et Daniel restent des enfants, et c'est avec un plaisir certain que j'ai partagé leur vision du monde en me remémorant la mienne au même âge.
    Pour lire la suite, clic :

    Lien : http://meli-melo-de-songes-et-de-livres.webuda.com/2010/09/emc%C2%B2..
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    • Livres 4.00/5
    Par Well-read-kid, le 15 mars 2010

    Well-read-kid
    Un de ces livres tout simple qui exercent sur nous une certaine fascination : à peine commencez-vous la première page que vous êtes à fond dans l'histoire, que vous le sortez dans les transports en commun au mépris de votre mp3, que vous envisagez de vous y plonger en rentrant le soir (il est quatre heures du matin, mais qu'importe !), que les pages défilent sans que vous ne vous en rendiez compte.
    L'histoire ? Elle n'est pourtant pas bien compliquée, mais si bien racontée ! C'est une histoire d'amour entre deux enfants de onze ans, Lauren et Daniel, tous deux surdoués. Elle adule Racine, il vénère le septième art, ce qui émaille leur récit à deux voix de références à Andromaque, Bérénice, Robert Redford et Humphrey Bogart. L'histoire se passe dans les années 70, ce qui a un charme légèrement décalé (et oui, l'argot a changé depuis, ce qui surprend un peu au début, mais on s'y fait vite). En même temps, on réalise que rien n'a bien changé depuis. L'amour est une chose intemporelle.
    Pourquoi on aime ? Pour le style alerte, frais, tendre. Pour Daniel et Lauren, qui sont mignons comme tout, souvent drôles...à vrai dire, on se marre souvent dans ce livre, l'auteur ayant beaucoup d'humour. Puis finalement, c'est assez original : c'est la première fois que je lisais une histoire d'amour entre deux gamins.
    Je suis actuellement plongée dans la suite, mais, comme toute suite, je crains qu'elle ne me déçoive. Ce second livre s'appelle « Pythagore, je t'adore » et campe nos héros quatre ans après. Je n'en dis pas plus pour éviter de spoiler les éventuelles personnes intéressées par la lecture.
    J'ai bien l'intention de lire davantage de livres de cet auteur, E=MC², mon amour étant le deuxième

    Lien : http://well-read-kid.skyrock.com
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Citations et extraits

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  • Par kolibri, le 28 juillet 2010

    - "Dis moi quelque choses, que je l'emporte".
    Panique. Je cherche, ça tourne, il faut trouver quelque chose dont elle se souvienne, quelque chose qui résume tout ce que nous avons été, quelque chose qui soit bien à nous, à nous deux seuls, où il y ait nos cerveaux trop gros et nos coeurs si larges, quelque chose qu'aurait dit... je ne sais pas moi, un type qui serait à la fois Einstein et Racine; Einstein et Racine !...
    Alors, d'un seule coup je me penche au dessus de la rambarde, les mains en porte-voix, et hurle : e=mc², mon amour.
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  • Par nanet, le 28 septembre 2010

    Ca s'ouvre et... Bingo, pour le coup, il n'y a plus de banlieue. Il n'y a plus de Paris non plus, plu sde France, ni d'univers, juste une fille plantée, unique sur la planète, devant moi et pour moi seul ; Oui, voilà ce que c'est, Lauren, en cette seconde, et je la verrai maintenant comme ça, avec son sacré sourire.
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  • Par nanet, le 01 octobre 2010

    Enfin, il parle.
    "ça va durer longtemps, cette pluie ?
    - Treize minutes quarante-trois ", dis-je.
    J'aurais pu ajouter les dixièmes, mais faut pas pousser.
    Tout le monde me regarde. Nénette aussi. [...] Et Nénette éclate.
    Je ne sais pas si elle sait faire grand-chose dans la vie, mais elle sait rire.
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  • Par vek, le 24 août 2008

    Il n'est pourtant pas bien compliqué de se rendre compte qu'une ontologie fondamentale dont on veut renouveler la signification ne peut passer que par une phénoménologie de l'existence explicitant la structure globale de l'être-là.
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  • Par multicolore, le 05 octobre 2010

    Ça s'enchevêtre, Venise, c'est un méli-mélo de ponts minuscules, de quais. On a tout aimé, même l'odeur de vieille mer clapotante au bas des murs. Il y avait des canaux étroits, le linge séchait aux fenêtres dans le soleil jaune qui filtrait à peine entre les toits, en bas c'était humide et nous avons trouvé des milliers de fontaines, des puits et des margelles sculptées, tout antique et superbe, et il y a eu une place avec une église où on est entrés parce qu'on recherchait l'ombre et que lorsqu'on visite l'Italie, y a pas à dire, il faut donner un peu dans la religion.
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Vidéo de Patrick Cauvin

Ranny rend hommage à un grand écrivain marseillais disparu récemment : Patrick Cauvin.








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