ISBN : 2757815245
Éditeur : Points (2010)


Note moyenne : 3.27/5 (sur 22 notes) Ajouter à mes livres
Tout a changé dans la vie de Frédo, qui pousse des chariots dans un hôpital pour vieux, le jour où Alphonse Lepointre, plombier-zingueur dans le civil mais resté truand dans l'âme, a été admis aux urgences. Ensemble, ils décident de monter le coup de leur vie : c'est le... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par lehane-fan, le 12 avril 2012

    lehane-fan
    Arf , votre choucroute capillaire , estampillée F. Provost ( dont le cout avoisine quand meme le PIB du Niger) , vient de retomber comme un vieux soufflé . Ce petit ensemble Deschiens qui semblait tant vous sied devant le miroir d'un Tartine et Chocolat de renom vous paraît désormais à...sied . Et que dire de votre louable mais timide envie de briller en société en appliquant scrupuleusement les avisés conseils d'une baronne de R. , fiere boursouflure au puratinisme archaique aussi anachronique que sa particule amoureusement arrachée au prix d'une carriere d'actrice sacrifiée alors que prometteuse en diable . Qui se souvient de Chantage , les Impures...et de tant d'autres nanars mémorables inconnus des cinéphiles les plus avertis ? Personne...Non , pour le bal des débutantes , ça va pas etre possible! Par contre , Le Bal des débris vous tend gracieusement ses protheses en acajou véritable( dont le cout avoisine seulement le QI de M.Vendetta ) . Ç'en est presque risible...
    Jonquet m'avait enthousiasmé avec Mygale , il confirme avec le savoureux Bal des Débris ! de là à dire que cet auteur n'est pas loin de détroner ma mythique série policiere Fantomette , avantageusement exposée dans ma bibliotheque en acajou... , il y a encore de la route mais il en prend le chemin ce petit canaillou...
    Fredo et Lepointre , deux pointures du banditisme largement contournables dans le milieu de la gériatrie ! Fredo bosse dans un hopital pour vieux . A la colle avec Jeanine , assistante sociale mangeant , buvant et revant CGT , il pousse inlassablement des chariots qui eux-memes poussent inexorablement leurs occupants vers la tombe . Alzheimer , sénilité , incontinence , tous ces petits bonheurs du quotidien qui vous font appréhender la vieillesse avec la sérénité d'un moine bouddhiste . Boulot routinier qui lui va comme un gant ! Je pointe , je pousse , je bouffe du syndicalisme . Ambition , zéro...Ambition revue à la hausse lorsque Lepointre , patient furtif au passé compromettant , lui propose de s'acoquiner afin de soulager la mere d'Artilan , riche veuve hospitalisée chambre 9 , ladite suite étant étrangement gardée par l'ACSE , barbouzes en mal de contrats juteux ! Ça sent le gros coup ça mon Fredo qu'il lui dit le Lepointre ! En définitive , ça sentait surtout les emmerdes !
    Tout de suite , ce scénario m'a rappelé la triplette magique (Serrault-Blier-Lefebvre) qui officiait dans « Ç'est pas parce qu'on à rien à dire qu'il faut fermer sa gueule « ! Des bras cassés en quete d'un gros coup qui tourne forcément à la farce . L'on suit , ici , le prof et son apprenti ( dit petit scarabée ) échaffauder laborieusement un plan pour le voir finalement évoluer dans l'imprévu le plus total ! Les personnages principaux et secondaires sont savoureux . Catalogue non exhaustif des clichés les plus tenaces . Cela va du directeur d'hopital arriviste à la militante syndicale possédée en passant par la vilaine surveillante secretement amoureuse...Et c'est bon ! La plume décapante et l'humour noir de Jonquet font mouche ! Un roman noir vaudevillesque qui , sans se prendre au sérieux , parvient cependant à accrocher l'attention de l'amateur de polar qui se prend au jeu . du second degré au service d'un scénario qui tient la route , Jonquet a visé juste et fort ! Jubilatoire d'assister ces deux manches dans leur lamentable déroute et de les voir , malgré tout , s'accrocher , s'adapter et rebondir dans l'espoir d'arriver à leur fin ! L'auteur a bossé en milieu hospitalier et ça se sent . La description de ce petit monde en fin de vie est tout aussi triste que touchante . Sans se faire l'avocat du diable , Jonquet démystifie la mort par un sarcasme et une ironie bienfaisantes . le petit bémol qui gache sensiblement un plaisir non dissimulé , cet épilogue que l'on sent venir à des années lumieres ! Car , à moins d'etre handicapé par le rhume de l'année ou de faire preuve d'une imagination proche de l'encéphalogramme plat , cette conclusion est aussi surprenante qu'une canicule estivale ( canicule qui ne manquera cependant pas de faire la une de tous les journaux à l'instar de sa vilaine consoeur la neige qui , elle , a l'outrecuidance de tomber en hiver...sic...) .
    Je me réjouis à l'avance d'entamer incessamment sous peu Moloch de ce Jonquet qui m'a conquis !
    Le Bal des débris , ravissement de lecture à visage découvert...
    3.5 / 5
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    Critique de qualité ? (19 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Seraphita, le 18 mai 2009

    Seraphita
    Frédéric, dit « Frédo », est un jeune aide-soignant de 24 ans qui travaille dans un « hôpital de vieux » dans lequel il passe ses journées à pousser des chariots emmenant des patients en rééducation. Il rencontre un patient inhabituel, Lepointre, 65 ans, qui a toutes ses facultés mentales et surtout l'envie, comme lui, de monter « un coup ». L'occasion se présente un jour quand, intrigué par la présence permanente d'un vigile devant la chambre de Mme d'Artilan, Frédo découvre que celle-ci cache de somptueux bijoux dans une mallette, reliée à un filin ainsi qu'à un système d'alarme. Nos deux compères vont fomenter un complot et se retrouver impliqués dans une aventure dont ils ne soupçonnaient pas l'ampleur…
    il s'agissait du premier roman policier noir que je lisais. J'ai d'abord été déroutée par le style de l'auteur : le langage est très cru, incisif, ironique, acerbe, ce que l'on retrouve dans le titre de l'ouvrage (l'auteur évoque une soirée festive dans laquelle les personnes âgées étaient invitées à danser, après s'être déguisées). A mon sens, l'intrigue peinait à se mettre en place. Mais le roman noir campe une ambiance, et en ce sens, l'ouvrage de Thierry Jonquet est plutôt réussi : on se croirait vraiment dans un service de gérontologie, côtoyant toute la misère humaine, la déchéance de la vieillesse. Un excellent polar noir, malgré une petite difficulté à entrer, de prime abord, dans le roman.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Apikrus, le 01 juin 2011

    Apikrus
    Le narrateur - qui travaille comme "pousse-chariot" dans un hôpital pour "vieux" de l'Assistance Publique - trouve, par hasard, l'occasion d'y réaliser un vol qui devrait lui permettre de changer sa vie. Thierry Jonquet, qui avant d'être écrivain, exerça son activité professionnelle dans le secteur médico-social (ergothérapeute), connaît particulièrement bien le milieu dans lequel se déroule son intrigue. Son regard sur cet univers et la description qu'il en fait sont très intéressants, pleins d'ironie et d'humour noir, non seulement à propos des gens qui y travaillent mais aussi au sujet de ceux qui viennent s'y faire soigner et/ou y mourir... La présentation de la militante CGT avec qui vit le narrateur est dans le même esprit. La lecture des trois premiers chapitres, par lesquels l'auteur plante le décor et ses personnages a été jubilatoire tant les portraits de ces derniers - hauts en couleurs - sont précis et drôles. Durant les quatre chapitres suivants, l'auteur raconte le déroulement du "casse" de manière un peu trop loufoque selon moi, ce qui nuit à la crédibilité de l'histoire mais pas à l'agrément de la lecture (la perte de finesse dans l'écriture étant compensée par un gain dans sa fluidité, l'intrigue prenant alors le pas sur le décor). Durant le dernier tiers du livre le suspense devient prépondérant, sans occulter le côté comique des situations, et ce jusquà la surprenante fin de l'histoire...
    En conclusion, ce roman m'a paru original, amusant et bien écrit, donc très agréable à lire. Il s'agit du roman de JONQUET que j'ai préféré parmi ceux que j'ai lus de lui (Mygale, Ad vitam aeternam, La vie de ma mère, Les orpailleurs), sans doute car sa noirceur s'efface beaucoup derrière l'humour.
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    • Livres 2.00/5
    Par canel, le 24 juin 2011

    canel
    Fred est "pousseur de chariots" dans un hôpital pour personnes âgées. A vingt-quatre ans, il a d'autres ambitions, plus ou moins honnêtes. Aussi se montre-t-il enthousiaste lorsque Lepointre, un pensionnaire de la maison de retraite, lui propose de dévaliser une riche vieillarde.
    C'est la première fois que je suis déçue par un roman de Thierry Jonquet. Titre, couverture, écriture, et intrigue m'ont agacée... J'ai d'abord eu l'impression désagréable d'écouter l'accent gouailleur de Gabin dans un vieux polar en noir et blanc. Et puis l'histoire loufoque ne m'a absolument pas convaincue. Oui, d'accord, j'ai souri, la description de Jeanine, syndicaliste pure et dure, est amusante, et la critique des établissements de gériatrie et de l'acharnement thérapeutique est bien sentie. Mais les excès et le grotesque m'ont empêchée de savourer cet ouvrage, que j'ai même lu sur plusieurs semaines...
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    • Livres 3.00/5
    Par luocine, le 12 mars 2011

    luocine
    Quand les blogueuses (désolé, Messieurs, mais je ne connais pas de blogueurs écrivant à propos de livres !) disent ne pas trop s'intéresser aux romans policiers, mais trouver celui dont elles vont parler intéressant, ça m'accroche toujours.
    Comme, de plus, Anne-Sophie, disait avoir bien ri, je n'ai pas résisté au plaisir d'acheter puis de lire le roman de Jean-Pierre Jonquet.
    C'est vrai que c'est drôle, d'un humour noir, féroce et décapant.
    Les rebondissements du vol des diamants par la bande de bras cassés ne manquant ni d'idées ni de courage à l'ouvrage mais tombant sur des imprévus tous plus cocasses les uns que les autres, sont vraiment bien trouvés. La fin est inattendue et somme toute « morale ».
    Mais voilà, si j'ai bien ri parfois, j'ai été gênée de la caricature des maisons de retraite. Je connais trop de gens qui y ont vécu sinon des moments de bonheur, au moins des moments où on a su alléger leurs souffrances.
    J'ai tort, sans doute, car dans ce petit roman, il ne s'agit ni d'un reportage ni d'une charge contre ce genre d'établissements, c'est seulement tous les travers et les défauts qui sont ici mis en lumière.
    Je pense qu'il faut être plus jeune que moi pour rire sans arrière pensée à la lecture de ce livre, être encore bien loin d' accompagner des parents dans ce genre de maisons où y penser pour soi.
    J'ai beaucoup ri, quand même, mais avec une sorte de gêne, je vais le prêter pour connaître les réactions des uns et des autres.
    La soirée animation , le bal costumé (d'où le titre) est irrésistible, mais terrible d'irrespect, on sent la colère de l'auteur qui a lui-même travaillé dans ce milieu !


    Lien : http://luocine.over-blog.com/
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Citations et extraits

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  • Par mgeffroy, le 09 mars 2008

    Je suis affecté au service de rééducation. Mon port d'attache en quelque sorte. N'allez pas croire ça, il ne s'agit pas de coller les vieux dans un lit et d'attendre qu'ils claquent ! Ah non, non, non ! Avant, il faut qu'on les opère, qu'on les irradie, qu'on essaie sur eux les nouveaux médicaments, et surtout qu'on les rééduque ! Manquerait plus qu'à 90 ans ils marchent de travers ! Marcher droit, bouffer droit, crever droit, et qu'ça saute, une, deux !
    Le service de rééducation, c'est du moderne. Il y a des cages avec des poulies, des sacs de sable, des haltères et des poids. C'est pas parce qu'on est vieux qu'on ne doit plus porter de poids. [...]
    Mon boulot, c'est d'aller dans les étages et de virer les vieux de leur lit douillet, de le hisser sur mes chariots, et de les expédier au rez-de-chaussée, dans les bras des kinés. Dans les gros bras pleins de poils des kinés.
    Et les kinés les rectifient : T'as le col du fémur en cale sèche ? Te bile pas grand-père, en deux coups les gros, je te masse, je te secoue, je t'articule ! Hop ! A raison d'un vieux par demi-heure et par kiné, ça carbure, mes chariots !
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  • Par luocine, le 12 mars 2011

    N’allez pas croire ça, il ne s’agit pas de coller les vieux dans un lit et d’attendre qu’ils claquent ! Ah non, non, non ! Avant, il faut qu’on les opère, qu’on les irradie, qu’on essaie sur eux les nouveaux médicaments, et surtout qu’on les rééduque ! Manquerait plus qu’à 90 ans ils marchent de travers ! Marcher droit, bouffer droit, crever droit, et qu’ça saute, une deux !
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  • Par luocine, le 12 mars 2011

    Les blouses blanches en goguette, les stéthoscopes baladeurs, les seringues en folie, le satin des costumes, les paillettes du maquillage, tout cela ne parvenait pas à chasser l’odeur de poubelle à douleur, de fosse à agonie.



    L’odeur de sang et de cadavre, l’odeur d’angoisse et de mépris. La Mort et la Merde

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  • Par luocine, le 12 mars 2011

    Bantrek, c’est le médecin. Il n’a pas réussi à faire autre chose que gériatrie. En langage médical, pour ne pas dire « les vieux » ils disent gériatrie.
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Vidéo de Thierry Jonquet

Bande annonce de La Piel que Habito, un film de Pedro Almodóvar avec Antonio Banderas. Adaptation de Mygale, le roman de Thierry Jonquet








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