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ISBN : 2070408019
Éditeur : Gallimard (1999)

Existe en édition audio



Note moyenne : 4.06/5 (sur 321 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
«Alex était parti, après avoir embrassé le vieux. Huit jours plus tard, il attaquait la succursale du Crédit Agricole et tuait le flic. Au village, tout le monde devait avoir gardé la page du journal, avec la photo d'Alex à la Une et celle du flic en famille.»
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par marina53, le 04 février 2013

    marina53
    Richard Lafargue est un brillant chirurgien. Il aime se montrer en public au bras de la jeune et jolie Eve. Mais, celle-ci n'est pas celle que l'on croit. Celle que l'on pense être sa femme n'est finalement que son objet, qu'il séquestre depuis plusieurs années dans son manoir et pour qui il éprouve autant d'attirance que de d'aversion. Il s'occupe bien d'elle, mais pour autant la drogue à l'opium, et la fait se prostituer. Entre ces deux êtres, un lien très fort est tissé.
    Alex, lui, est un malfrat. Braqueur de banque et petite frappe, il a les flics à ses trousses depuis qu'il a tué un gendarme lors d'un cambriolage.
    Quant à Vincent, il nous raconte son histoire, enfermé entre quatre murs, menotté et enchainé. Il y a quatre ans, il s'est fait pourchassé et traqué par un homme. Depuis, celui-ci le retient prisonnier. Surnommé La Mygale par ce dernier, cet homme le maintient malgré tout en vie.
    Quatre destins qui vont inévitablement finir par se croiser....dans bien d'étranges circonstances...
    Totalement ingénieux et diabolique, Jonquet tient son lecteur en haleine jusqu'aux toutes dernières pages. Judicieusement construit, ce roman en trois parties fait la part belle au suspense et dévoile une intrigue des plus machiavéliques. Jonquet jongle parfaitement entre les différents narrateurs et les scènes de flash-back s'intègrent pertinemment. Ecrites à la deuxième personne du singulier, celles-ci impliquent d'autant plus le lecteur dans le sentiment de soumission et de captivité.
    Un huis clos oppressant dont on ne ressort pas indemne.
    La Mygale m'a prise dans ses filets...
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    • Livres 4.00/5
    Par le_Bison, le 06 février 2013

    le_Bison
    Richard Lafargue, un brillant chirurgien esthétique.
    Alex Verni, apprenti voleur qui tente son premier coup en solo et qui flingue un flic.
    Vincent Moreau, l'ami d'Alex qui a disparu de la surface de la terre.
    Un trio de choc. Mais je n'oublie pas Ève, sublime Ève qui reste cloisonné dans la villa de Richard, qui joue du piano à poil et qui m'émeut à un point que tu ne peux imaginer.
    Je me verrai bien dans la peau de Richard. Je suis brillant et talentueux, totalement pervers avec des tendances sadiques. Il prostitue la belle Ève pour pouvoir mieux zyeuter ses ébats. Mais lorsque la belle Ève, de son piano, se retourne vers moi, cuisses écartées et pianotant sa chatte, je ne peux plus rien faire… Non Richard c'est pas moi…
    Alex, mon petit Alex. Un gars qui boit des canettes de bière en tee-shirt et en caleçon, dans une petite maison de campagne dans le Sud. le soleil, la bière, la détente quoi. Il a tué un flic, et alors. Il n'avait qu'à pas se mettre dans son chemin qui va du guichet à la sortie de la banque. Son premier coup en solo. Oui, mais il s'est quand même pris une balle dans le gras de la cuisse, le gars. Pas très futé. Ce type ne peut pas être moi…
    Vincent Moreau. Lui, je l'aime bien. Il passe la totalité du roman entièrement nu, attaché par deux grosses chaines. Oui, ça me correspond, cette tendance sadomasochiste. Souffrir, nu et enchainé, à la merci d'une bonne âme charitable. Je m'y verrai bien dans sa peau. Sauf que je pressens que ça va mal finir. Être nu, c'est pas une vie. Certes, socialement, on peut grimper quelques échelons, mais ça a ses limites.
    Et si je devenais simplement la belle Ève, la si belle héroïne de ce roman à scalper le souffle.
    [...]

    Lien : http://leranchsansnom.free.fr/?p=4591
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    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 09 octobre 2014

    LiliGalipette
    Eve est séquestrée par Richard qui la soumet aux désirs d'autres hommes. « Je ferai ce que tu voudras, ensuite. […] / Taisez-vous, vos promesses ne valent rien ! Et vous faites déjà ce que je veux ! » (p. 53) Vincent est séquestré par Mygale. « Mygale car il était telle l'araignée, lente et secrète, cruelle, féroce, avide et insaisissable dans ses desseins, caché quelque part dans cette demeure où il te séquestrait depuis des mois, une toile de luxe, un piège doré dont il était le gardien et le détenu. » (p. 77) Alex se cache de la police, au gré des planques et des recherches. Quel lien unit ces trois personnes entravées, empêchées de bouger comme elles le voudraient ? Quelles sont l'histoire, la blessure et la vengeance dissimulées derrière ces trois captivités plus ou moins consenties ?
    Je n'en dirai pas davantage. Après avoir traîné des pieds pour lire ce roman, je dois avouer que j'ai passé un excellent moment. La prose est simple, presque simpliste et le style n'a rien d'étourdissant, mais l'intrigue est si bien nouée, si tortueuse qu'on s'attend à voir une araignée s'échapper à toute allure de la reliure, à la voir tomber des pages et à nous courir sur les mains. Mygale fait cet effet : une terreur diffuse et une angoisse sourde qui vous pétrifient et vous empêchent de refermer le livre.
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    • Livres 4.00/5
    Par mariech, le 21 mars 2012

    mariech
    Ce n'est pas vraiment le genre de livres que je lis facilement car je n'aime pas les livres ou les films qui font peur et je me protège comme je peux . Mais ici , j'avais entendu parler du film d' Almodovar avec Antonio Bandéras et j'ai commencé à lire tout ce que je pouvais trouver comme critiques sur Internet , évidemment , j'ai fini par en trouver une qui dévoile toute l'intrigue .
    Puis quelque temps par après , je vois le livre en bibliothèque et là quand même , je n'ai pas pu résister .
    Evidemment comme je connaissais l'histoire , j'ai pu affronter mes peurs un peu plus facilement mais il y a quand même quelques passages qui font un drôle d'effet dans le ventre , entre peur et fascination , je crois que je me fais comprendre .
    Au final , je suis quand même assez contente de ma lecture , évidemment celui qui l'a lu avant le battage médiatique a été plus impresionné mais moi mais il ne fallait ça pour conjurer ma peur .
    Je n'irai pas jusqu'à dire que je lirai d'autres livres de l'auteur mais un petit frisson de temps en temps ça secoue le quotidien
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    • Livres 4.00/5
    Par lehane-fan, le 14 octobre 2011

    lehane-fan
    Retors et machiavélique à souhait !
    Petit roman de 150 pages donc l'histoire posée et les personnages travaillés : connais pas !! Et c'est tant mieux ! Mygale est un TGV que l'on prend en pleine face et autant vous dire que le controleur n'est pas votre ami , mais alors pas du tout !!
    Quatre personnages et demi : Richard Lafargue , Eve , Vincent et Alex . Et dans le role de la demi-portion au role fantomatique puisque ses rares interventions oscillent entre cris et prostration : Viviane , jeune fille internée sur laquelle , à l'instar d'un ascenseur facétieux attendu comme le messie afin de vous sauver la mise apres 5 h de courses éffrénées et 156 sacs collectés pesant chacun son demi quintal et comptant sur vos p'tits bras musclés pour atteindre le 7e ciel , l'on pourrait placarder : en dérangement .
    Un role mineur dans le prochain Almodovar à l'adapatation tres , tres , libre ( mais néanmoins talentueuse..) mais cependant essentiel puisque de ce personnage découlera la folie vengeresse de ce pas si bon docteur Lafargue ! Docteur Feelgood n'aura jamais aussi mal porté son nom...
    Richard et Eve sont à la colle . Si ,si meme si cela parait difficile à croire tant leurs rapports sont atypiques . Cris et injures semblent etre le ciment de ce couple des temps modernes...Le fait qu'Eve soit enfermée jour et nuit mettra cependant la puce à l'oreille des lecteurs les plus perspicaces .
    Vincent et Alex sont , eux , deux amis d'enfance , deux petites frappes , deux énormes branleurs pour tout dire . Mais leurs fortunes sont bien diverses car si l'on découvre un Vincent cloitré , aux prises avec un geolier pervers à souhait qu'il finira par voir comme étant son meilleur pote ( vous avez dit Stockolm ? ) , Alex n'a pas vraiment grand chose à lui envier pour le coup . Apres avoir finalement réussi le casse de sa vie , il est désormais possesseur de 4 millions d'euros ( youpi ) mais de fait recherché par toutes les polices de France et de Navarre . Un flic y ayant laissé sa peau dans l'affaire ( moins youpi deja ) .
    Diantre et double bigre me direz-vous , quel rapport entre ces quatre tristes sires ? A priori : aucun !
    Et c'est là qu'il est tres fort ce bougre de Jonquet . En quelques dizaines de pages , il va demeler , sous nos yeux ébaubis , un écheveau improbable aussi démoniaque que diabolique ( ce qui veut dire exactement la meme chose , on est d'accord mais je manquais d'adjectifs...j'en appelle à la clémence du jury votre honneur ! ) . le puzzle prend forme . L'on se délecte des révélations à venir car l'on se doute que la douleur y aura une place prépondérante .
    L'écriture est nerveuse et épurée au max ! Pas de personnage faible . Chacun tient son role dans l'histoire . Un role complémentaire qui met en lumiere les trois autres .
    Petit bémol concernant une ou deux facilités de l'auteur . Notamment le fait que Lafargue , miraculeusement , en vienne à croiser la route de Vincent puis d'Alex , le cadre de l'histoire etant la petite ville de Paris et sa proche banlieue...Passons..
    Re-petit bémol sur un scénario que l'on sent venir malgré tout à des kilometres..Et une grosse ficelle , une...Passons..
    Le gros point noir réside , comme bien souvent , dans un final abracadabrantesque à la crédibilité plus que douteuse...Mais faisons fi de ces quelques indélicatesses...
    Ces petits travers sont facilement éclipsés par l'énorme plaisir pris à dévorer ce bouquin !
    Venez découvrir ce Frankenstein des temps modernes !
    La Mygale m'a prise dans sa toile et j'ai aimé ça!!
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Citations et extraits

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  • Par Aproposdelivres, le 13 octobre 2014

    Richard Lafargue arpentait d'un pas lent l'allée tapissée de gravier qui menait au mini-étang enchâssé dans le bosquet bordant le mur d'enceinte de la villa. La nuit était claire, une soirée de juillet, le ciel parsemé d'une pluie de scintillement laiteux. Embusqué derrière un bosquet de nénuphars, le couple de cygnes dormait d'un sommeil serein, le cou replié sous l'aile, la femelle, gracile, douillettement blottie contre le corps plus imposant du mâle.
    Lafargue cueillit une rose, huma un instant cette odeur douceâtre, presque écœurante, avant de revenir sur ses pas. Au-delà de l'allée bordée de tilleuls, la maison se dressait, masse compacte et sans grâce, trapue. Au rez-de-chaussée, l'office, où Line – la femme de chambre – devait prendre son repas. Un jet plus clair vers la droite, et un ronronnement feutré : le garage où Roger – le chauffeur – était occupé à faire tourner le moteur de la Mercedes. Le grand salon enfin, dont les rideaux sombres ne laissaient filtrer que de minces rais de lumière.
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  • Par Aproposdelivres, le 13 octobre 2014

    Il tourna les trois verrous qui, de l'extérieur, bloquaient la porte d'entrée de l'appartement où vivait celle qui s'obstinait à rester sourde à son appel. Sans faire de bruit, il referma la porte et s'avança dans le boudoir. La pièce baignait dans l'obscurité, seule la lampe à abat-jour posée sur le piano dispensait un éclairage tamisé. Tout au fond de la chambre jouxtant le boudoir, le néon cru de la salle de bains ponctuait d'une tache blanc vif l'extrémité de l'appartement.Dans la pénombre, il se dirigea vers la chaîne et coupa le son, interrompant les premières notes de la mélodie qui, sur le disque, suivait The Man I love. Il domina sa colère avant de murmurer d'un ton neutre, exempt de reproches, une remarque pourtant acerbe sur la durée raisonnable d'une séance de maquillage, du choix d'une robe, de la sélection des bijoux convenant au type de soirée à laquelle lui et Ève étaient conviés...
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  • Par Aproposdelivres, le 13 octobre 2014

    Lafargue leva les yeux vers le premier étage et son regard s'attarda sur les fenêtres de l'appartement d'Ève. Une lueur délicate, une persienne entrouverte d'où s'échappaient les notes d'une musique timide, un piano, les premières mesures de cet air, The Man I Love...
    Lafargue réprima un geste d'agacement et, d'une démarche brusque, pénétra dans la villa, claquant la porte, courant presque jusqu'à l'escalier, grimpa les marches en bloquant sa respiration. Parvenu à l'étage, il dressa le poing puis se contint et se résigna à frapper doucement de l'index recourbé.
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  • Par LiliGalipette, le 09 octobre 2014

    « Je ferai ce que tu voudras, ensuite. […] / Taisez-vous, vos promesses ne valent rien ! Et vous faites déjà ce que je veux ! » (p. 53)

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  • Par le_Bison, le 03 février 2013

    Il se remit à boire, tétant la boîte de bière, se gargarisant de mousse, recracha. Il s’assit sur le banc de la véranda, soufflant, rotant de nouveau. De la poche de son short, il tira un paquet de Gauloises. La bière avait éclaboussé son tee-shirt, déjà crasseux de graisse et de poussière.

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Video de Thierry Jonquet

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Vidéo de Thierry Jonquet

Bande annonce de La Piel que Habito, un film de Pedro Almodóvar avec Antonio Banderas. Adaptation de Mygale, le roman de Thierry Jonquet








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