ISBN : 2070408019
Éditeur : Gallimard (1999)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.98/5 (sur 107 notes) Ajouter à mes livres
«Alex était parti, après avoir embrassé le vieux. Huit jours plus tard, il attaquait la succursale du Crédit Agricole et tuait le flic. Au village, tout le monde devait avoir gardé la page du journal, avec la photo d'Alex à la Une et celle du flic en famille.»
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par mariech, le 21 mars 2012

    mariech
    Ce n'est pas vraiment le genre de livres que je lis facilement car je n'aime pas les livres ou les films qui font peur et je me protège comme je peux . Mais ici , j'avais entendu parler du film d' Almodovar avec Antonio Bandéras et j'ai commencé à lire tout ce que je pouvais trouver comme critiques sur Internet , évidemment , j'ai fini par en trouver une qui dévoile toute l'intrigue .
    Puis quelque temps par après , je vois le livre en bibliothèque et là quand même , je n'ai pas pu résister .
    Evidemment comme je connaissais l'histoire , j'ai pu affronter mes peurs un peu plus facilement mais il y a quand même quelques passages qui font un drôle d'effet dans le ventre , entre peur et fascination , je crois que je me fais comprendre .
    Au final , je suis quand même assez contente de ma lecture , évidemment celui qui l'a lu avant le battage médiatique a été plus impresionné mais moi mais il ne fallait ça pour conjurer ma peur .
    Je n'irai pas jusqu'à dire que je lirai d'autres livres de l'auteur mais un petit frisson de temps en temps ça secoue le quotidien
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    Critique de qualité ? (19 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par lehane-fan, le 14 octobre 2011

    lehane-fan
    Retors et machiavélique à souhait !
    Petit roman de 150 pages donc l'histoire posée et les personnages travaillés : connais pas !! Et c'est tant mieux ! Mygale est un TGV que l'on prend en pleine face et autant vous dire que le controleur n'est pas votre ami , mais alors pas du tout !!
    Quatre personnages et demi : Richard Lafargue , Eve , Vincent et Alex . Et dans le role de la demi-portion au role fantomatique puisque ses rares interventions oscillent entre cris et prostration : Viviane , jeune fille internée sur laquelle , à l'instar d'un ascenseur facétieux attendu comme le messie afin de vous sauver la mise apres 5 h de courses éffrénées et 156 sacs collectés pesant chacun son demi quintal et comptant sur vos p'tits bras musclés pour atteindre le 7e ciel , l'on pourrait placarder : en dérangement .
    Un role mineur dans le prochain Almodovar à l'adapatation tres , tres , libre ( mais néanmoins talentueuse..) mais cependant essentiel puisque de ce personnage découlera la folie vengeresse de ce pas si bon docteur Lafargue ! Docteur Feelgood n'aura jamais aussi mal porté son nom...
    Richard et Eve sont à la colle . Si ,si meme si cela parait difficile à croire tant leurs rapports sont atypiques . Cris et injures semblent etre le ciment de ce couple des temps modernes...Le fait qu'Eve soit enfermée jour et nuit mettra cependant la puce à l'oreille des lecteurs les plus perspicaces .
    Vincent et Alex sont , eux , deux amis d'enfance , deux petites frappes , deux énormes branleurs pour tout dire . Mais leurs fortunes sont bien diverses car si l'on découvre un Vincent cloitré , aux prises avec un geolier pervers à souhait qu'il finira par voir comme étant son meilleur pote ( vous avez dit Stockolm ? ) , Alex n'a pas vraiment grand chose à lui envier pour le coup . Apres avoir finalement réussi le casse de sa vie , il est désormais possesseur de 4 millions d'euros ( youpi ) mais de fait recherché par toutes les polices de France et de Navarre . Un flic y ayant laissé sa peau dans l'affaire ( moins youpi deja ) .
    Diantre et double bigre me direz-vous , quel rapport entre ces quatre tristes sires ? A priori : aucun !
    Et c'est là qu'il est tres fort ce bougre de Jonquet . En quelques dizaines de pages , il va demeler , sous nos yeux ébaubis , un écheveau improbable aussi démoniaque que diabolique ( ce qui veut dire exactement la meme chose , on est d'accord mais je manquais d'adjectifs...j'en appelle à la clémence du jury votre honneur ! ) . le puzzle prend forme . L'on se délecte des révélations à venir car l'on se doute que la douleur y aura une place prépondérante .
    L'écriture est nerveuse et épurée au max ! Pas de personnage faible . Chacun tient son role dans l'histoire . Un role complémentaire qui met en lumiere les trois autres .
    Petit bémol concernant une ou deux facilités de l'auteur . Notamment le fait que Lafargue , miraculeusement , en vienne à croiser la route de Vincent puis d'Alex , le cadre de l'histoire etant la petite ville de Paris et sa proche banlieue...Passons..
    Re-petit bémol sur un scénario que l'on sent venir malgré tout à des kilometres..Et une grosse ficelle , une...Passons..
    Le gros point noir réside , comme bien souvent , dans un final abracadabrantesque à la crédibilité plus que douteuse...Mais faisons fi de ces quelques indélicatesses...
    Ces petits travers sont facilement éclipsés par l'énorme plaisir pris à dévorer ce bouquin !
    Venez découvrir ce Frankenstein des temps modernes !
    La Mygale m'a prise dans sa toile et j'ai aimé ça!!
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Madamedub, le 12 mars 2012

    Madamedub
    En 2011 sortait sur nos écrans « La piel que habito » du célèbre réalisateur espagnol Pédro Almodovar. Ce film noir est directement inspiré du roman « Mygale » d'un autre européen, Thierry Jonquet. L'occasion pour nous de lire cette histoire de patience, de vengeance, de haine et de mauvaises rencontres.
    Mauvaises rencontres : comme celle du papillon englué accidentellement dans la toile de l'araignée, qui patiente en attendant le « festin futur ».
    « Mygale », c'est la succession de rencontres malheureuses, de piqures mortelles et venimeuses. La patience de l'araignée guetteuse est sa force de chasse.
    Richard Lafargue est chirurgien plastique. Homme nanti, il alterne entre l'hôpital où il travaille, sa clinique privée et sa luxueuse villa du Vésinet. On ne lui connaît pas de nouvelle épouse, mais depuis la mort de sa femme, et la maladie psychique de sa fille qui vie recluse en Normandie, il vit avec Ève, une jeune femme qui semble en tout point parfaite….mais l'écriture, piquante comme le venin, précise directement le ton de la relation : le mépris, les insultes, la distance….et Ève qui dort dans un appartement privé….sous verrous. Thierry Jonquet place directement leur relation d'une violence extrême sous le signe pourtant de la retenue : peu d'échanges de brutalité ou de coups, le mépris pousse pourtant Richard à prostituer Ève, et à se repaître de sa déchéance. Quelle crime expie t-elle ?
    Alex et Vincent sont des petits voyous de campagne. Alex, plus porté sur l'action que la réflexion, tente un braquage risqué en solo suite à la disparition soudaine de Vincent.
    Richard, Vincent, Alex, Ève se retrouvent sur l'échiquier de la Mygale. Leurs destins sont croisés sans qu'ils ne comprennent réellement comment ni à quel point.
    Thierry Jonquet alterne avec efficacité les styles et les narrations au grès de ses personnages et de leur réminiscences, entraînant en quelques pages le lecteur dans le labyrinthe de la toile infernale du piège tissé.
    On comprend que Pedro Almodovar se soit épris de ce récit noir, ses thèmes de prédilection sont ici réunis : la fuite, le changement d'identité, la sexualité et la mutation.
    Le livre se lit donc d'une traite, tant il entraîne le lecteur au fond du nid du prédateur. Prédateur que nous sommes tous, si tant est que l'on nous pousse aux confins de nos retranchements, quand pour survivre il ne nous reste plus d'autres choix que celui de changer, de muer, de s'adapter primitivement au milieu aussi hostile qu'il soit.
    « Mygale » est l'histoire de cette transformation de l'homme dans un « autre » quand la situation, trop poisseuse et vénéneuse, l'y contraint.

    Lien : http://madamedub.com/WordPresse3/
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    Critique de qualité ? (17 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par verobleue, le 02 septembre 2011

    verobleue
    Un moment d'inattention et voilà que je me retrouve sans livre : impossible !
    Mmm, je scrute ma pal : je cherche un petit livre. Oui, « Mygale de Thierry Jonquet ». de plus, il vient d'être adapté au cinéma par Pedro Almodóvar sous le titre « La piel que habito » avec Antonio Banderas dans le rôle du Chirurgien. Allez, hop !
    Alex Barny abat un policier qui lui a arraché sa cagoule lors d'un braquage. Blessé d'une balle dans la cuisse, activement recherché par la police, il se planque dans un mas provençal.
    Vincent Moreau, ami d'Alex (ils sont du même village) a disparu il y a 4 ans lors d'une sortie en moto.

    Richard Lafargue, chirurgien plastique de renommée internationale, travaille le matin dans un hôpital parisien, l'après-midi dans sa clinique de Boulogne. le soir, il rejoint Ève à la villa du Vésinet dans la région parisienne. Régulièrement, le couple se rend dans une institution psychiatrique et rend visite à Viviane. Richard prostitue Ève, la drogue à l'opium et lorsqu'il s'absente, l'enferme dans sa chambre à la villa.
    « Mygale » de Thierry Jonquet est très dérangeant. En 156 pages, il nous entraine dans un récit sombre, machiavélique et déroutant de relations perverses. Un roman noir et radical qui se lit d'une traite, sans temps mort : Thierry Jonquet est court, précis, percutant et sait jouer avec nos nerfs.
    Les éléments s'enchaînent minutieusement, les personnages sont dépeints de manière remarquable, se lient et se délient dans des profondeurs malsaines. Comme eux, le lecteur descend lentement dans le dégoût. Bourreaux ou victimes ?
    A nous d'imaginer ce qui va se passer ensuite ...
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    • Livres 5.00/5
    Par Seraphita, le 30 décembre 2011

    Seraphita
    Richard, la cinquantaine, est chirurgien plasticien. Il vit avec Eve, une jeune femme qu'il n'hésite pas à malmener. Alex, quant à lui, est un petit truand qui vient de faire un casse meurtrier. Il se cache pour fuir la police. Enfin, Vincent, un jeune homme d'une vingtaine d'années, raconte son calvaire : un tortionnaire qu'il a surnommé « Mygale » le retient captif depuis de longues années et le soumet à des tortures raffinées. Quand la route des trois protagonistes se croise, la perversité est au rendez-vous…
    J'avais lu de Thierry Jonquet « Le Bal des débris » et « Les orpailleurs ». J'avais déjà pu apprécier le talent particulier de cet auteur. Avec ce livre court, dévoré en une journée, j'ai été véritablement conquise par sa maestria.
    Il a su imaginer un scénario diabolique, incroyablement pervers (âmes sensibles s'abstenir), où la cruauté et la haine déferlent. le début est véritablement mystérieux : on assiste à trois histoires, trois récits différents sans bien comprendre où l'auteur veut emmener son lecteur. le récit de Vincent est poignant ; qui plus est, il est écrit à la deuxième personne du singulier, ce qui rend l'identification à la victime plus fort.
    Puis tout se met en place à travers un scénario habilement mené, et la noirceur de l'âme humaine est révélée au grand jour, par un dévoilement allant crescendo. le récit est bien construit et découpé en trois parties, dont les titres sont en lien avec le titre même du livre. le mystère et l'énigme, présents dès le début de l'ouvrage et qui m'ont captivée, ne cessent de croître au fur et à mesure de l'avancée des pages. Les rebondissements, multiples, sont au rendez-vous.
    J'avais apprécié, dans « Le Bal des débris » du même auteur, le tour de force final ; ici, je retrouve le brio de Thierry Jonquet qui a su me séduire par son imagination véritablement diabolique et perverse. Un roman excessivement noir, qui explore la cruauté humaine, le sadisme extrême, que j'ai trouvé bien écrit, d'une écriture précise, quasi-chirurgicale dans les descriptions, osant des détails crus, n'épargnant rien au lecteur, une écriture rythmée sans fioritures littéraires. Ce roman est véritablement troublant. A ne pas mettre entre toutes les mains…
    Le récent film de Pedro Almodovar « La piel que habito » me semble une excellente adaptation cinématographique de ce roman noir.
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Citations et extraits

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  • Par mgeffroy, le 28 janvier 2008

    Richard Lafargue arpentait d'un pas lent l'allée tapissée de gravier qui menait au mini-étang enchâssé dans le bosquet bordant le mur d'enceinte de la villa. La nuit était claire, une soirée de juillet, le ciel parsemé d'une pluie de scintillements laiteux.
    Embusqué derrière un bosquet de nénuphars, le couple de cygnes dormait d'un sommeil serein, le cou replié sous l'aile, la femelle, gracile, douillettement blottie contre le corps imposant du mâle (...).
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  • Par Ys, le 09 septembre 2011

    Tu retenais ton souffle, guettant le moindre bruit, accroupi contre le mur, affolé comme un cafard surpris en pleine lumière. Tu n'étais plus qu'un insecte prisonnier d'une araignée repue, qui te gardait en réserve pour un repas à venir. Elle t'avait capturé pour te savourer en toute quiétude, quand l'envie lui viendrait de goûter ton sang. Tu imaginais ses pattes velues, ses gros yeux globuleux, implacables, son ventre mou, gorgé de viande, vibrant, gélatineux, et ses crocs venimeux, sa bouche noire qui allait te sucer la vie.
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Vidéo de Thierry Jonquet

Bande annonce de La Piel que Habito, un film de Pedro Almodóvar avec Antonio Banderas. Adaptation de Mygale, le roman de Thierry Jonquet








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