Cette nouvelle intrigue mettant en scène Clémence de Rosmadec n'est en réalité qu'un aimable prétexte pour
Yves Josso de plonger le lecteur dans l'ambiance artistique de la fin du XIXème siècle. On retrouve au fil des pages, Gauguin, Emile Bernard,
Van Gogh, Toulouse-Lautrec, Suzanne Valadon, Seurat, Signac, Berthe Morizot et bien d'autres ainsi que le poète
Stéphane Mallarmé. On se promène de Montmartre et des environs du cimetière du même nom, à Vaugirard, en passant par le boulevard de Clichy, la place Maubert et le quartier de la Sorbonne et de l'Odéon, on découvre un Paris agreste, avec ses champs et ses gardeuses de chèvres, ses terrains en friche, comme celui où est installé l'atelier de Cóllico, l'univers des peintres en devenir, des rapins comme ils disent, leurs déboires et leurs joies, l'entraide qui les anime, eux qui ont du mal à subsister parce qu'ils refusent de stagner dans un art qui n'évolue pas. Ce qui n'empiète pas sur leur joie de vivre, souvent aidés en cela par l'absorption immodérée d'alcool blanc et de verte, comme était désignée l'absinthe. Quant à Clémence, elle se montre une femme libérée avant l'heure, son cœur et son corps ne pouvant se départager entre Gildas et Erwan.
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