ISBN : 2226180664
Éditeur : Albin Michel (2007)


Note moyenne : 4.1/5 (sur 10 notes) Ajouter à mes livres

" En affinant ses perceptions, en captant en elle les moindres frémissements, Fabienne Verdier est parvenue à avoir une connaissance aiguë de son activité intérieure.. A la faveur de maintes métamorphoses, elle a éliminé... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(1)

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par Malaura, le 18 octobre 2011

    Malaura
    Ce petit livre précieux ouvre sur des horizons vastes et pleins, sur l'Univers que l'on porte en soi, sur celui qui est là, au dehors, et que bien souvent l'on ne regarde plus, un livre petit en nombre de pages, mais grand par la portée spirituelle et vitale, par la grâce et le souffle qu'il insuffle au lecteur. Un livre source de vie…
    Mais au-delà de la philosophie de vie qu'il véhicule, cet ouvrage enchanteur recèle en ses pages des trésors de belles phrases qu'on aurait envie de faire siennes et qui occasionnent ravissement et transport.
    « Entretien avec Fabienne Verdier » est le face-à-face complice, intime, chaleureux, de deux grands artistes.
    Elle, c'est Fabienne Verdier, artiste peintre, partie sur ses vingt ans, dans les années 1980, au fin fond de la Chine, pour apprendre auprès d'un maître zen l'art de la calligraphie. Un parcours extraordinaire et difficile que l'artiste, également écrivain, relatait dans le superbe récit « Passagère du silence ».
    Lui, c'est Charles Juliet, écrivain, homme de théâtre et poète avant tout ; ses mots, longtemps forgés dans le doute et la solitude, sont devenus au fil du temps, nourriture, apaisement et partage.
    La rencontre de ces deux poètes, l'un par la plume, l'autre par le pinceau, offre un moment de poésie pure.
    Fabienne Verdier nous ouvre les portes de son atelier, Charles Juliet, interroge, retranscrit et transmet ce qui émane de l'œuvre du peintre, et le lecteur bercé, apaisé, bienheureux, assiste à ce moment d'intimité magique où la parole, comme la main qui peint, se met en mouvement, s'écoule, se rassasie et fuse, dans un naturel, une simplicité, une évanescence proche de la plénitude.
    Et c'est bien de plénitude dont il s'agit ici, mais aussi de méditation, de contemplation, de rigueur, d'ascétisme…de toutes ces choses transmises à Fabienne Verdier par le maître calligraphe et qu'elle met en pratique au quotidien pour alimenter et faire exister son art. Sagesse, discipline de vie, recherche d'absolu, volonté d'unicité avec le Tout…que cette artiste inclassable nous donne en partage comme une leçon de vie à méditer.
    Il se dégage alors de ces lignes une douceur cotonneuse, un sentiment de légèreté, une impression d'osmose parfaite avec l'Univers ; c'est la combinaison du recueillement et du détachement, un état transitoire entre l'être et le non-être fait de contemplations et d'errances méditatives, fait de pleins et de riens, de vacuité et d'abondance, qui amène au trait ample, délié, vibratoire du pinceau sur la toile.
    « Je peins mon vide de tableau comme une parcelle d'univers prête à recevoir ».
    « Etre nuage et eau »…Fabienne Verdier a trouvé la « voie des souffles » et demain, lorsqu'un nouveau jour se lèvera, peut-être arriverons-nous, nous aussi, comme l'artiste dans son atelier, à puiser dans le vol lent d'un oiseau, dans le mouvement ralenti d'un nuage, dans la délicatesse d'une branche de coudrier, cette respiration du monde qui apporte exaltation et sérénité ?
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (16 votes positifs)

> voir toutes (8)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par meyeleb, le 04 octobre 2011

    L’être qui a eu à vivre la mort à soi-même a été dépouillé des illusions, des prétentions, des simagrées du moi et a atteint une certaine impersonnalité. Il est simple, modeste, il aime le silence, le retrait, se tient au contact de ses ressources et à l’écoute de sa nécessité. Après s’être éprouvé, il ne craint plus de s’abandonner au non vouloir, de s’immerger dans la tiédeur de la source. Se lover au plus intime de soi est même ce qui est recherché. En peignant, c’est aussi très exactement ce que recherche Fabienne.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par Laetirature, le 17 mai 2011

    Car se connaître est essentiel. Si on ne se connaît pas, on reste soumis aux conditionnements issus de l'enfance, de la famille, de l'éducation reçue, du milieu social où l'on a grandi, de la personnalité dont on a hérité ou qui nous a été imposée.
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par meyeleb, le 04 octobre 2011

    Pour la peinture, ma nécessaire conviction, c'est cet abandon pour laisser advenir. Retrouver ce coeur pur, naturel celui de l'enfant. Abattre les frontières entre le soi et le vivant de toutes choses. Et alors un échange incessant s'engage, extérieur-intérieur, un cycle naturel de revitalisation, d'auto-régénérescence incroyable.
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par meyeleb, le 04 octobre 2011

    Le début de l'aventure, c'est peut-être quand on n'a plus que son regard intérieur pour construire.
    Citation de qualité ? (7 votes positifs)
  • Par Laetirature, le 17 mai 2011

    Apprendre à se concentrer, apprendre à tenir et mouvoir un pinceau, apprendre à reproduire les modèles avec grande exactitude, apprendre à voir, à discerner des nuances excessivement subtiles, la technique de l'art du pinceau exige un long apprentissage.
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)

> voir toutes (13)

Videos de Charles Juliet

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Charles Juliet

La grande librairie 16/02/2012 sur France 5 de François Busnel, Charles Juliet parle de son nouveau livre "Accueils"











Acheter sur Amazon

Faire découvrir Entretien avec Fabienne Verdier par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (20)

> voir plus

Quiz