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ISBN : 2234075424
Éditeur : Stock (2013)


Note moyenne : 4.3/5 (sur 131 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Dans une maison de santé, une redoutable infirmière, "La Chef", terrorise ses pensionnaires et fait régner, grâce à un arsenal de "traitements de choc", un ordre de fer, réduisant ses pensionnaires à une existence quasi-végétative.
Surgit alors McMurphy, un colos... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Walden-88, le 12 décembre 2012

    Walden-88
    Un asile, quelque part en Oregon, on y compte de nombreux fracassés, des allumés du ciboulot, des dingues quoi ! Ils sont répartis en plusieurs catégories les Légumes, les Chroniques, les Aigus et enfin les Agités. Miss Ratched, l'infirmière en chef, fait régner l'ordre et la discipline dans son service, n'hésitant pas à recourir aux psychotropes, à des électrochocs pour calmer les plus agités, parfois même une petite lobotomie s'impose...
    Jusque là rien de bien original me direz-vous, mais c'était sans compter avec l'apparition de Mc Murphy. Cet énergumène d'Irlandais, ce pilier de tripot, ce joueur de cartes, ce bagarreur invétéré en impose (et pas seulement par la taille). S'il s'est fait interner chez les maboules, quittant ainsi la ferme pénitentiaire, c'est pour se la couler douce et ne compte pas se laisser mener à la baguette par la Ratched.
    Mc Murphy compte bien dynamiter le Système de l'intérieur et n'aura de cesse de contrecarrer les plans de La Chef. Un sentiment de révolte apparait alors chez certains de ses camarades qui prennent conscience de leurs conditions de vie.
    Et à tous ceux qui disent avoir la flemme de lire ce livre car ils ont vu le film de Milos Forman avec Jack Nicholson, le livre est bien meilleur, comme souvent. le personnage de Bromden alias Grand Chef (est un indien qui se fait passer pour sourd et muet, il est aussi le narrateur du récit) est complexe et très intéressant de par sa double culture.
    N'hésitez pas à consulter l'excellente critique de Hahasiah si vous voulez en savoir plus
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    • Livres 4.00/5
    Par Philemont, le 16 janvier 2014

    Philemont
    Randall McMurphy, petite frappe braillarde et remuante, choisit l'asile pour échapper à la prison. Miss Ratched dirige d'une main de fer son service psychiatrique, et sanctionne tout manquement à grand renfort de pilules et autres traitements de choc, lesquels rendent la vie quasi végétative. Entre les deux personnages s'engage une lutte qui monte crescendo dans la tragédie.
    L'histoire de cette confrontation est par ailleurs narrée par un troisième personnage, Bromden, le « Grand Chef » indien qui se fait passer pour sourd et muet, et qui de ce fait en est un témoin privilégié. Il sera aussi le seul à s'échapper physiquement de l'enfer dans lequel il vit avec McMurphy et les autres malades. Il en sera certainement tout autrement de sa santé psychique...
    Par ce biais Ken KESEY nous immerge donc dans un univers psychiatrique glacial et n'ayant plus rien d'humain. Les « malades » y sont simplement parqués, en aucun cas soignés ; pour beaucoup on peut même s'interroger sur la réalité de leurs problèmes de santé, certains étant d'ailleurs là à titre volontaire. Quant à l'équipe médicale, incarnée par Miss Ratched, on peut se demander si elle ne pourrait pas tout simplement être gardienne de prison, et si ce n'est pas elle qui a un problème de psychopathie.
    Vol au-dessus d'un nid de coucou est un roman fort, peut-être même l'oeuvre culte de toute une génération d'américains. Il est notamment remarquable pour l'épaisseur psychologique des personnages mis en scène, et ce d'autant plus qu'il s'agissait alors du premier roman de Ken KESEY, inspirateur par ailleurs du mouvement psychédélique apparu dans le milieu des années 1960. Il sera rendu célèbre internationalement un peu plus tard, grâce à l'adaptation cinématographique de Milos Forman en 1975. Il est depuis considéré comme un classique de la littérature mondiale.
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    • Livres 5.00/5
    Par Luniver, le 06 septembre 2011

    Luniver
    Grand Chef nous raconte son existence au sein d'un asile, dirigée par La Chef qui impose une discipline stricte, réduisant ses pensionnaires au rang de légumes dociles. le moindre écart est sanctionné par des punitions barbares allant jusqu'aux électrochocs ou à la lobotomie pure et simple. Grand Chef se fait passer pour sourd et muet, bien que comprenant parfaitement tout ce qui se dit autour de lui.
    Il assiste à l'arrivée de McMurphy, qui a choisi l'asile pour éviter la prison, véritable grain de sable dans cette mécanique bien huilée. Fort en gueule, celui-ci transgresse une à une toutes les petites règles invisibles mises en place par La Chef, qui va tout faire pour le remettre en place.
    Ce livre est un véritable chef-d'œuvre. À lire absolument !
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    • Livres 5.00/5
    Par fx131, le 26 mars 2014

    fx131
    Un livre fondamental pour comprendre la folie du monde psychiatrique. Certes le film est présent en permanence à l'esprit , pour autant , pour ne pas étre saisi par l'univers aliénant présent ici , il faut étre inhumain. Les soignants n'en sortent pas grandis , passant de l'infirmiére sadique à des aides soignants dont le mépris envers les patients transpirent en permanence , à des psychiatres qui brillent par leur absence de compréhension humaine. L'on est pris d'une colére froide devant tant d'inhumanité , tant de détachement face a la souffrannce humaine , devant l'addiction totale au pouvoir de la soignante en chef . Au fond ce livre c'est un plaidoyer contre l'aliénation du millieu psychiatrique , c'est un pamphlet pour la liberté... Un tel livre à une importance fondamentale dans le monde contemporain...
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    • Livres 4.00/5
    Par Shan_Ze, le 10 février 2014

    Shan_Ze
    Browden, surnommé Grand Chef à l'hôpital psychiatrique où il se fait passer pour sourd et muet, raconte comment l'arrivée d'un nouveau résident change entièrement l'ambiance qui y régne. Cet homme, Mc Murphy va pousser les malades à se rebeller contre l'autorité de l'infirmière-chef et libérer leurs consciences.
    Un roman plaisant sur l'importance des personnalités et leur impact sur celles des autres.
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Citations et extraits

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  • Par Alice_, le 11 août 2014

    Papa dit que, si l'on n'y prend garde, les gens réussissent à vous obliger à faire ce qu'ils estiment que vous devez faire - à moins que vous ne vous entêtiez à faire tout le contraire avec une obstination de mule, rien que pour leur apprendre.

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  • Par Alice_, le 10 août 2014

    Et McMurphy continue de passer les Chroniques en revue. Il serre la main du colonel Matterson, de Ruckly, du vieux Pete, la main des Brouettes, la main des Circulants, la main des Légumes. Des mains qu'il lui faut prendre sur les genoux où elles gisent comme autant d'oiseaux morts, oiseaux mécaniques, merveilleux assemblages d'os minuscules et de fils métalliques, oiseaux tombés d'épuisement. Il serre toutes les mains qui se présentent à mesure qu'il avance, sauf celle du gros George, notre maniaque de l'eau, qui s'écarte en souriant de cette patte insalubre. McMurphy se contente de le saluer d'un signe et en s'éloignant, il murmure à l'adresse de sa main droite:
    - Comment ce bonhomme peut-il bien être au courant de tous les péchés auxquels tu as été mêlée?
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  • Par Alice_, le 10 août 2014

    Mais une Admission c'est une autre affaire. Le plus docile des nouveaux a besoin d'être un peu travaillé pour être placé sur les rails. Et on ne sait jamais s'il n'aura pas assez le goût de la liberté pour tout mettre sans dessus dessous, s'il ne va pas faire un affreux gâchis et perturber le fonctionnement du service. Or, comme je le disais tout à l'heure, quand les choses ne tournent pas rond, ça la met dans tous les états, la Chef.
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  • Par Alice_, le 10 août 2014

    On n'a jamais vu un type pareil. Ils lui demandent d'où il vient, ce qu'il a fait : c'est la première fois que je les entends interroger quelqu'un de cette façon. Il répond qu'il possède un don particulier, qu'il n'était rien qu'un vagabond, un bûcheron sans emploi fixe avant que l'armée ne lui eût révélé son génie. De même qu'elle apprend aux uns à tirer au flanc et à d'autres à devenir des fumistes, elle a fait de lui un joueur de poker. Depuis, il s'y est mis pour de bon et s'est consacré exclusivement au jeu. Si on le laissait faire, il se bornerait à cette seule activité, il resterait célibataire, il vivrait où et comme ça lui chanterait, mais, ajoute-t-il, " vous savez bien que la société persécute les génies. Depuis que j'ai répondu à l'appel de ma vocation, j'ai connu tant de prisons de province, que je pourrais écrire un livre. On prétend que je suis un bagarreur invétéré sous prétexte que j'ai assommé quelques types. Merde! Ils ne faisaient pas tant de raffut quand je cognais du temps que j'étais un va-nu-pieds de bûcheron! C'était excusable, ils disaient alors: c'est un mec qui travaille dur et qui lâche de la vapeur. Mais quand vous êtes joueur, qu'on sait que vous en organisez une par-ci par-là dans un tapis, suffit de cracher de travers pour être considéré comme un criminel! Bon Dieu! A force de quitter une cabane pour entrer dans une autre, je commençais à devenir cher pour le contribuable!"
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  • Par chapochapi, le 09 septembre 2010

    Et c'était toujours le même petit garçon. Les cinq mille enfants habitaient les cinq mille maisons appartenant aux types qui étaient descendus du train. Des maisons tellement semblables que, régulièrement, les gosses se trompaient de demeure et de famille. Nul ne s'en apercevait. Ils dînaient, ils allaient au lit. Le seul que l'on remarquait était le petit du bout de la file : il avait tant d'égratignures et de bleus que, où qu'il allât, on se rendait tout de suite compte qu'il n'était pas à sa place. Il était incapable de bavarder. Incapable, aussi, de rire. C'est dur, de rire, lorsque l'on sent peser sur soi les ondes venant de chaque voiture qui vous croise, de chaque maison devant laquelle on passe.
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Ken Kesey - Et quelquefois j'ai comme une grande idée .
Dominique Borde nous présente l'ouvrage de Ken Kesey "Et quelquefois j'ai comme une grande idée". Parution le 3 octobre aux éditions Monsieur Toussaint Louverture. Notes de Musique : The Horace Silver Quintet 8 - Que Pasa (Trio Version)








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