> William Olivier Desmond (Traducteur)

ISBN : 2226077642
Éditeur : Albin Michel (1995)


Note moyenne : 3.66/5 (sur 68 notes) Ajouter à mes livres
Ralph Roberts, habitant Derry, la soixantaine, perd sa femme d'une tumeur au cerveau. quelques mois plus tard, il commence à souffrir d'insomnie. Il dort quelques minutes de moins chaque jour, se réveillant chaque fois un peu plus tôt.

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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par verobleue, le 26 octobre 2011

    verobleue
    Ralph Roberts, récemment veuf, souffre d'Insomnie. Il s'endort tous les soirs à la même heure pour s'éveiller de plus en plus tôt chaque matin. Incapable de se rendormir, incapable de récupérer les heures de sommeil. Rien n'y fait. La fatigue s'empare de lui, lui fait apercevoir de drôles de fumées qui entourent les gens et qui, selon la couleur et la forme, lui indiquent l'état d'esprit et de santé de la personne. Il n'est pas le seul insomniaque. Loïs Chassey, « cette sacrée Loïs », membre elle-aussi du « Club des Vieux Croulants de Derry », l'est également et tous deux perçoivent tout un univers d'auras colorées en mouvement. Ils voient également des « Docs Chauves » armés de ciseaux ou d'un scalpel rouillé avec lesquels ils coupent les panaches colorés des êtres vivants. Sont-ils en train de perdre la tête, ou sont-ils propulsés par leurs Insomnies à un autre niveau de conscience?
    Mais à Derry, évidemment, personne ne semble rien remarquer alors que la tension monte, autour du débat sur l'avortement, du libre choix des femmes et sur la venue de cette féministe acharnée, Susan Day.
    La lutte entre l'Intentionnel et l'Aléatoire semble sur le point de s'achever. Sauf si Ralph, 70 ans, insomniaque, se transforme en centurion - justicier et lutte contre le Roi Pourpre…
    A première vue, « Insomnie » de Stephen King n'est peut-être pas le livre le plus passionnant de l'auteur et doit même se révéler carrément déroutant pour le lecteur néophyte. le rythme du livre est lent, le personnage principal est vieux, l'observation du cadre de vie est méticuleuse.
    Stephen King crée comme toujours sa propre mythologie, transforme les trois Parques en trois docs chauves, faisant de l'état d'Insomnie un sas d'entrée pour des niveaux supérieurs de perception, développant comme toujours un univers particulier où l'on retrouve ses réflexions personnelles sur l'existence du mal et sur son intolérable présence. Mais ce n'est pas tout, Stephen King s'aventure encore et toujours dans son observation critique de la société américaine avec sa mentalité conservatrice et son comportement face à l'avortement, la violence conjugale et la vieillesse.
    Personnellement, je le trouve captivant et le rythme qu'il acquiert vers la fin est irrésistible. Là, King se lâche dans ses délires mystiques et s'adresse particulièrement aux initiés car dans ce livre, on rencontre quelques subtiles anecdotes qui font référence à d'autres livres de l'auteur mais là, il faut en avoir lu pas mal pour savoir de quoi on parle. Lorsque vous aurez pris de la bouteille, vous relirez « Insomnie » avec un autre œil.
    « Insomnie » est surtout un superbe livre fantastique, haletant et qui peut se lire tout seul.
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par odin062, le 29 juillet 2010

    odin062
    Derry est vraiment une ville effrayante et cauchemardesque où, heureusement, nous ne mettrons jamais les pieds.
    Après deux années d'enchainement des pires livres de Stephen King, je retrouve enfin l'auteur qui m'a donné envie de lire autant de livres. Surement un des meilleurs depuis "ça" tant les ressemblances sont nombreuses. On retrouve un horrible métamorphe entrainant chez le lecteur, les pires insomnies.
    Cette fois ci, au revoir les âmes d'enfants et bonjour le troisième âge. Un personnage, Ralph, plus qu'attachant avec sa triste histoire et ses heureuses connaissances. On ne s'ennuie pas une seconde durant ces petits instants de vie partagés avec le lecteur. D'autant plus que le fantastique entre rapidement en jeu et que la spirale s'emballe au bout d'une centaine de pages déjà !
    Bien entendu, ce livre reste un King, avec ses petits clins d'oeils dont un passage évoquant le petit Gage de Simetierre ou encore la genèse d'un certain Patrick des Tours sombres que je n'ai d'ailleurs toujours pas lu. Un livre agréable à lire sous l'aura du soleil.
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par michaels, le 26 décembre 2010

    michaels
    Ce que je retiens d'Insomnie est son rythme assez lent, ça traîne un peu par moment et c'est donc un peu déconcertant.
    Sinon, j'ai bien aimé "Insomnie" dans la manière qu'à eu Stephen King d'interpréter les Auras. Une manière assez originale. En effet, je trouve ça cocasse que pour voir les "Auras" et ce qu'on appelle les mondes internes (invisibles aux yeux des humains) et donc, activer ce fameux Troisième Oeil, il faille être vieux et super insomniaque.
    Pourquoi pas... Franchement, ça se tient !
    Sinon, j'ai accroché aux Docs Chauves ! Une exploitation remarquable des Moires (ou Parques) à la sauce Stephen King !
    Ce que le livre a aussi de plus, c'est son rapport étroit avec le cycle de La tour sombre ! Ayant lu le cycle, le clin d'oeil (énorme) fait plaisir !
    Sinon, oui, « Insomnie » est plein de Magie, dommage que le rythme rompe par moment cette magie !
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Ellioth, le 16 janvier 2012

    Ellioth
    L'histoire débute bien par la narration détaillée des principaux personnages du roman. On s'intéressent tout de suite à eux...Cela se gâte ensuite quand survient le surnaturel décomposé entre l'intentionnel et l'aléatoire. Bref, un livre qui aurait pu être mieux ficelé au niveau du surnaturel pour rendre l'histoire plus crédible...
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    • Livres 2.00/5
    Par pizzzaman, le 29 mai 2011

    pizzzaman
    plaisir gaché par le rythme mou, long et chiant de cette histoire pourtant sympathique nous entrainant dans un univers fantastique unique toujours ancré dans un quotidien banal, comme on l'aime chez king, trés moyen
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Citations et extraits

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  • Par Samm31, le 18 avril 2012

    Nathalie avait bu la moitié de son biberon et manifestait des signes de désintérêt. La tétine lui sortit à moitié de la bouche et un filet de lait lui dégoulina jusqu'au menton. Ralph l'essuya de la main, et ses doigts laissèrent une série de délicates traînés gris-bleu dans l'air.
    Le bébé eut un geste pour les attraper et rit tandis qu'elles se dissolvaient dans son poing. Ralph en oublia de respirer.
    Elle les voit. La petite voit ce que je vois.
    C'est dément, Ralph. C'est du délire et tu le sais bien.
    Justement, non, il ne savait rien de tel. Il venait de le voir, de voir Nathalie essayer de saisir les traînés d'aura que laissaient ses doigts.
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  • Par verobleue, le 13 octobre 2011

    -[...]C’est pourtant un joli nom, River Hall, tu ne trouves pas ?
    -Pas mal, oui.
    -C’est comme le nom d’une salle dans un palais enchanté. Mais j’ai eu l’occasion de rendre visite à quelques amies à Strawberries Fields – tu sais, le foyer gériatrique de Showhegan – et je sais ce qu’est une salle de récré pour vieux. Tu peux bien lui donner un nom sensationnel, on trouve toujours un placard plein de jeux de société dans un coin, des puzzles dans lesquels il manque trois ou quatre pièces et une télé constamment branchée sur un feuilleton familial – jamais on n’y voit le genre de film dans lequel de beaux jeunes gens enlèvent leurs vêtements et se roulent sur le plancher devant un feu de cheminée. Ces salles sentent toujours la colle… la pisse…et les aquarelles dans leurs boîtes en tôle… et le désespoir. »
    Lois tourna ses yeux sombres vers lui.
    - -« J’ai seulement soixante-huit ans, Ralph. Je sais bien que dire soixante-huit et ajouter seulement, ça n’a aucun sens pour le Docteur Fontaine-de-Jouvence ; mais pour moi, si. Parce que ma mère est morte à quatre-vingt-douze ans l’an dernier et que mon père a vécu jusqu’à quatre-vingt-six ans. Dans ma famille, mourir à quatre-vingt ans, c’est mourir jeune… et si je devais passer douze ans dans un endroit où on t’appelle à la salle à manger par haut-parleur, je deviendrais folle.
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  • Par verobleue, le 06 octobre 2011

    Il existait une sorte de code de conduite pour ce genre de situation : comment se comporter dans une collision à faible vitesse. Bien sûr, songea Ralph, il devait se produire une douzaine d’accrochages par jour à Derry, et peut-être le double en hiver, lorsqu’il y avait de la neige et que les routes étaient glissantes. On descendait de voiture, on rencontrait l’adversaire à la hauteur du point de collision entre les deux véhicules (où ceux-ci se trouvaient encore souvent, imbriqués l’un dans l’autre), on regardait, on secouait la tête. Parfois – en fait, assez fréquemment, pour tout dire -, ce moment était ponctué de quelques paroles coléreuses : les responsabilités étaient (hâtivement) attribuées, les aptitudes à la conduite de l’autre remises en question, des menaces de procès proférées. Quelque chose disait à Ralph que tout cela servait à dissimuler ce que les conducteurs n’osaient pas avouer carrément : Espèce d’idiot, vous m’avez fichu une frousse de tous les diables !
    L’Étape finale de ce pas de deux tristounet était l’Échange des Textes Sacrés d’Assurance, stade auquel, en général, les conducteurs commençaient à retrouver le contrôle de leurs émotions… du moins dans la mesure où personne n’était blessé, ce qui semblait être le cas ici. Parfois, les conducteurs se séparaient même sur une poignée de mains.

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  • Par verobleue, le 06 octobre 2011

    Sa proposition d’offrir un café à Ralph s’avéra être surtout une figure de style : le breuvage d’aspect diabolique venait d’une vieille machine, au fond de la salle de permanence. Ralph en prit une gorgée prudente et fut soulagé de constater que son goût valait un peu mieux que son aspect.
    « Sucre ? Crème ? Un révolver pour tirer dessus ? »
    Ralph sourit et secoua la tête. « C’est très bien comme ça… mais ce serait probablement une erreur de se fier à mon jugement. J’ai ramené ma consommation à deux tasses par jour, depuis l’été dernier, et du coup, j’ai tendance à toujours le trouver bon.
    - C’est comme moi avec la cigarette ; moins j’en fume, meilleures je les trouve. Le péché est une pute. »
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  • Par verobleue, le 13 octobre 2011

    La solitude, c'est ce qu'il y a de pire quand on vieillit, je crois. Pire que les douleurs en tout genre, que les intestins paresseux ou le souffle court en montant un escalier que l'on aurait grimpé quatre à quatre quand on avait vingt ans... la solitude est pire.
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Stephen King au sujet de la nouvelle comédie musicale, GHOST BROTHERS OF DARKLAND COUNTY, coécrite par Stephen King & John Mellencamp.








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