Dans la maison Santoire on baisse pas ,on part d'un coup ou en trois mois le temps d'engraisser les docteurs et les infirmières qui empêchent pas de mourir. C'est la maison qui veut ça, partir d'un coup, net propre sec.
Originaire d'Aurillac, Marie-Hélène Lafon sort aujourd'hui son quatrième roman, Les derniers indiens, aux éditions Buchet Chastel. La confrontation de deux mondes. Celui des Santoires, paysans propriétaires fiers de leurs biens et de leur passé. Et celui de leurs voisins, simples ouvriers agricoles, qui n'ont pas de manières. Un monde qui décline face à un monde qui a le goût de l'avenir. Un tableau de familles, en pays clos, à la vie à la mort.