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ISBN : 2070134598
Éditeur : Gallimard


Note moyenne : 3.71/5 (sur 578 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Le narrateur, apprenti romancier, prend conscience à l’occasion du décès de son grand-père de tout ce qu’il n’a pas su vivre avec lui. Il comprend que le seul moyen de garder l’amour vivant est de cultiver la mémoire des instants heureux. Dans le même temps, frappée par... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par cicou45, le 28 septembre 2011

    cicou45
    J'ai vraiment adoré ce roman, la preuve étant que je l'ai littéralement dévoré en deux jours. Il y en a qui ne vivent que d'amour et d'eau fraîche, moi je viens d'amour bien entendu, de littérature et d'eau fraîche histoire de me remettre de mes émotions. Et combien il y en a eu dans cette prose que j'ai trouvé magique et envoûtante. Certes, cette lecture n'est pas des plus réjouissantes puisque l'on y parle beaucoup de mort, de solitude, de séparation mais aussi, et avant tout je dirais, d'amour et de vie.
    La trame du roman est celle d'un jeune garçon qui se remémore les bons souvenirs passées avec son grand-père avant que ce dernier ne rende l'âme. Et puis le jeune garçon grandit et apprend que la vie peut continuer, mais après avoir perdu des êtres qui vous sont extrêmement chers. de toutes façons, la vie finit toujours par se frayer un chemin. Elle n'a pas d'autre alternative que de continuer à avancer et d'entraîner avec elle ceux qui croient qu'ils ont été laissés pour compte sur le long chemin de la vie souvent parsemé d'embûches mais aussi de joies et de petits riens qui font que l'on continue à s'émerveiller des surprises que celle-ci nous réserve. Puis, après la mort du grand-père, ses enfant prennent la dure décision d'emmener leur mère (la grand-mère du narrateur) dans une maison de retraite mais cette dernière est loin de se résoudre à accepter la condition qu'on lui impose, à savoir celle de vielle femme incapable de subvenir seule à ses besoins. Aussi, aussi insensé que cela puisse paraître et ayant retrouvé l'inconscience de ses dix-sept ans, elle décide faire une fugue et de s'envoler sur le chemin de son enfance et de sa ville natale : Etretat. C'est encore une fois le petit-fils qui retrouvera sa trace et décidera de l'accompagner dans sa dernière folie à savoir la reconquête d'une tâche qu'elle l'impression d'avoir laissé inachevée. C'est en l'accompagnant dans l'école de son enfance qu'il fera la rencontre d'une jeune institutrice, Louise, qui deviendra bientôt sa femme et avec qui il aura un enfant : Paul.
    Alors que le lecteur assiste à la formation d'un couple, un autre se déforme et ainsi de suite. C'est un peu une sorte de "tournez manège" assez étourdissant et pourtant tellement vrai : la vie est ainsi faite.
    Ce que j'ai aussi trouvé éblouissant dans ce livre est aussi qu'il ne s'agit pas d'un simple roman mais aussi d'un recueil de souvenirs de personnages célèbres ou non qui n'ont peut-être été évoqués que dans une seule phrase ou qui n'ont joué qu'un rôle mineur dans l'histoire mais qui ponctuent celle-ci d'une manière extraordinaire, comme des parenthèses que l'on inclurait dans un phrase mais qui ont réellement lieu d'être et à cet endroit précis ! A découvrir !
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    • Livres 3.00/5
    Par Lolokili, le 20 septembre 2011

    Lolokili
    Peut-être vaut-il mieux éviter d'entamer ce livre avec un moral dans les chaussettes. le libraire m'avait prévenue : « Il est bien mais bon... le sujet hein... » (c'est pas un bavard le libraire).
    Le fait est qu'au vu des thèmes tristement universels abordés ici, nostalgie du temps qui passe, sénilité, mort, dépression, rupture sentimentale, incompréhension entre les êtres... et j'en oublie, il y aurait de quoi douter de l'intérêt de l'existence en général et du plaisir à lire ce livre en particulier. Mais non. Une ironie douce-amère et l'humour décalé du style pimentent ces « souvenirs » tour à tour graves, touchants, comiques ou absurdes, sans trop sombrer dans la neurasthénie. Pas un chef-d'œuvre de littérature, mais un plaisant moment de lecture.
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    • Livres 4.00/5
    Par kathy, le 30 juin 2012

    kathy
    Employé comme veilleur de nuit dans un hôtel parisien, le narrateur, jeune homme pudique et mélancolique, désireux de rencontrer le grand amour, attend dans une solitude volontaire, l'inspiration littéraire. Mais comme tout un chacun, il est confronté à la vie et la mort.
    D'abord, la MORT de son grand-père, auquel il aurait voulu dire, tant qu'il était encore temps, qu'il l'aimait, sans y être parvenu. Ensuite, la VIE de sa grand-mère, placée en maison de retraite contre son gré et partie sans prévenir. Il l'accompagnera cependant dans son ultime fugue.
    Ses deux aïeux, sont le prétexte pour l'auteur, à disséquer, avec tendresse, sensibilité et justesse, ses souvenirs. Il nous entraîne dans une réflexion sur les turbulences de la vie, la mort, la fuite du temps, les relations intergénérationnelles, la mémoire familiale, et…. l'urgence de vivre.
    Au chapelet de souvenirs personnels égrenés, s'ajoutent subrepticement Les Souvenirs de van Gogh, Nietzsche, Serge Gainsbourg, du caissier de nuit de l'autoroute A13,… Comme si le narrateur, en plongeant dans LA (notre) mémoire collective, grave ou légère, souhaitait nous inciter à inscrire, NOUS AUSSI, nos souvenirs. Car seuls Les Souvenirs restent. le reste disparaît aussitôt le dernier souffle rendu.
    Alors… tant qu'il est encore temps : «Vivez, si m'en croyez, n'attendez à demain : Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie ».
    Un récit, des souvenirs d'enfance attachants qui nous font déambuler sur le fil du temps tout en se laissant bercer par la musique des mots de David Foenkinos.
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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 30 août 2011

    brigittelascombe
    Novembre 2009.Nous étions côte à côte pour la fête du livre du Var.Envieuse, j'ai vu défiler face à David Foenkinos tout un fan club discontinu de quinquagénaires éblouies.
    Mais que lui voulaient-elles donc à ce garçon bon chic bon genre, à "ce postadolescent romantique", toutes ces groupies surexcitées qui échangeaient ses titres comme de bonnes recettes incontournables?
    Aujourd'hui j'ai la réponse: primo il est le fils,gendre et petit fils idéal,deuxio, il est un écrivain hors pair.Il suffit de lire ses Souvenirs pour s'en convaincre.
    "C'était absurde,à quoi cela servait de courir,il était là, il était mort,il allait à coup sûr m'attendre sans bouger".
    Son grand père mort, il manie l'humour pour éviter, par pudeur,des excés de sensiblerie.
    Et pourtant!
    "Est-ce qu'on s'habitue aux souffrances?"
    Les souffrances s'égrènent, ponctuées de souvenirs qui s'enclenchent à chaque nom évoqué, pause café ou pause cigarette,qui permettent à l'esprit de s'évader d'un quotidien trop lourd,morbide ou difficile à gérer.
    Ah ce grand père, "joyeux et facétieux" qui l'emmenait voir Guignol! Et le bus pour y aller tout au bout de la ligne,presqu'au bout du monde.
    Quelle aventure!Quelle expédition!
    Retour case passé du premier bal des grands-parents, "rhapsodie de rotules",de l'enfant mort porté trois mois de plus et du prénom Michel donné à son père.
    Retour case présent. Un emploi de veilleur de nuit dans un hôtel tout "en fantasmant sur les femmes qui montent les marches".
    Modiano a travaillé là confie Gérard le propriétaire. "Mais non je déconne!"
    Et hop! L'imagination galopante de David Foenkinos enclenche sur un souvenir "Modiano".
    Il a l'imagination débridée.Normal le gardien de nuit écrit le jour!
    Le livre est ainsi monté, entre la maison de retraite de la grand mère perdue dans ses pensées, la peur de vieillir de son père,l'hospitalisation de sa mère dépressive,sa propre "vie sexuelle qui ressemble à un film suédois","ses rêves d'aventures torrides",sa rencontre "inoubliable" avec Louise, se faufilent Les souvenirs tendres,ironiques ou farfelus, de Kawabata,à Nietzsche, du voisin au propriétaire de l'hôtel en passant par Lelouch,Aloïs Alzheimer,Mastroïani et bien d'autres.
    Les souvenirs est un bon livre, il nous touche, car il relate les pans de vie,traumatismes ou secrets que nous enfouissons tous au fond de notre mémoire.Il explore les rapports humains, valse à trois temps où le narrateur se pose en témoin souvent déstabilisé
    par ses propres émotions.
    "Leur évidence se transforma en mariage" à propos des grands parents, "C'est ta mère,tu es vraiment insensible" crache le père, "Sa possible folie m'avait terrifié" pense-t il en réponse.
    Et un dialogue truculent et succulent car plein d'humour une ultime dispute entre les parents qui se lancent à la tête des petits noms d'oiseaux qui vont crescendo: "tu pues,pédophile,petite bite,frigide..." alors qu'il leur présente sa fiancée.Bonjour l'ambiance!
    Une écriture sensible !
    David Foenkinos, la trentaine, après des études de lettres à la Sorbonne,s'est formé au jazz pour devenir prof de guitare, puis s'est adonné à l'écriture.
    Ses romans, à succés, sont traduits en plusieurs langues. Certains sont couronnés des lauriers des prix littéraires.
    Le Potentiel érotique de ma Femme(prix Roger Nimiers 2004)
    Qui se souvient de David Foenkinos?(prix Giono 2007)
    La délicatesse (prix des Dunes (2010) sera prochainement adapté au cinéma avec Audrey Tautou dans le rôle féminin principal.
    Les souvenirs, roman de David Foenkinos (Editions Gallimard) a été sélectionné pour le prix Goncourt 2011. Encore un prix?
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    • Livres 3.00/5
    Par Corboland78, le 25 mars 2012

    Corboland78
    David Foenkinos, écrivain français est né en 1974 à Paris. Il étudie les lettres à la Sorbonne, tout en se formant au jazz, ce qui l'amène au métier de professeur de guitare. Son premier roman est publié en 2002 chez Gallimard. Il est aujourd'hui considéré comme l'un des meilleurs écrivains de la nouvelle génération. Son nouveau roman, Les Souvenirs, vient tout juste de paraître.
    Le roman débute par un regret, alors qu'il assiste son grand-père durant ses derniers instants, Patrick le narrateur constate « je voulais lui dire que je l'aimais, mais je n'y suis pas parvenu ». le personnage central du livre a du mal à communiquer et il n'est pas le seul, les autres personnages du roman se parlent peu ou avec difficultés, n'ayant rien à se dire ou n'osant pas s'exprimer, ses parents les premiers. Dans ce contexte on ne s'étonne pas que Patrick soit un solitaire et un sentimental sans petite amie, un timide qui se verrait bien écrivain. Dans l'immédiat et pour gagner sa vie, il tient l'accueil de nuit dans un hôtel, en profitant pour noter des idées pour son futur premier roman qui peine à s'écrire.
    Après le décès du grand-père paternel, il y aura la mise en maison de retraite de la grand-mère, laquelle fera une fugue ; ses parents qui prennent leur retraite et sa mère qui semble donner des signes de folie, la rencontre avec sa future femme et le divorce de ses parents, puis l'inverse à savoir son divorce et le retour de sa mère au foyer conjugal. Comme on le voit on ne s'ennuie pas, résumé ainsi ça peut paraître abracadabrant, et ça l'est un peu car David Foenkinos ne manque pas d'humour, mais tout s'enchaîne harmonieusement avec beaucoup de talent.
    Le roman est ponctué de remarques sur un peu tout, comme ces pages critiques sur les pavillons de banlieue « Je les trouve sinistres. J'aime les maisons de campagnes ou les appartements ; j'aime qu'on choisisse son camp. » Et les jolies formules déroutantes ne manquent pas, « je suis heureux quand je contemple une femme suisse ou un paysage mauve » ou encore « Finalement le dernier enfant que j'avais côtoyé, ça devait être moi.»
    Au fur et à mesure qu'on s'insinue dans le livre, chaque personnage raconte un souvenir qui vient enrichir le récit et le nourrir d'instants de vie. le récit n'est pas le seul à se nourrir des souvenirs, les humains y trouvent aussi matière à se construire, c'est ce que découvrira Patrick devenu un homme, enfin prêt à écrire son fameux roman.
    L'écriture de David Foenkinos est délicate, faite de sérénité, et le tout sonne terriblement juste, la moindre remarque donne l'impression d'avoir été vécue. le ton évolue entre passages émouvants et moments drôles, sans excès dans l'un comme dans l'autre. le roman pourrait être autobiographique – on ne le sait pas – mais qu'il le soit ou non, cela n'a pas grande importance, ce qui est évident c'est que ce bouquin est un très bon livre et l'auteur un jeune homme plein de talent.
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Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de Lauren Malka pour le Magazine Littéraire

    Les funérailles d’un grand-père, les dernières volontés d’une grand-mère, la fuite du temps et des souvenirs, ce sont des sujets sérieux. Aussi graves peut-&eci... > lire la suite

    Critique de qualité ? (13 l'ont appréciée)

Critiques presse (6)


  • Lexpress , le 03 octobre 2011
    Un roman maîtrisé qui énonce, sans prétention, mais avec justesse, ses remarques sur le temps, la vie, l'amour ou les dynamiques familiales.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • LesEchos , le 20 septembre 2011
    Un roman charmant, moderne même - avec cette manière paresseuse de déambuler sur le fil du temps : David Foenkinos devrait attendrir de nombreux lecteurs avec ses « Souvenirs » en forme de tranches de vie douces-amères et de saga familiale tout juste ébauchée.
    Lire la critique sur le site : LesEchos
  • Bibliobs , le 15 septembre 2011
    Gravité et légèreté s'équilibrent. Pour son dixième roman, David Foenkinos nous offre un récit enlevé et attachant.
    Lire la critique sur le site : Bibliobs
  • LeMonde , le 26 août 2011
    Les Souvenirs, de David Foenkinos, n'est pas un mauvais livre, c'est un livre inutile.
    Lire la critique sur le site : LeMonde
  • Bibliobs , le 26 août 2011
    Un souffle de folie slave balaie ce grand livre captivant.
    Lire la critique sur le site : Bibliobs
  • Lexpress , le 18 août 2011
    David Foenkinos signe un roman réussi sur la solitude, avec un personnage qui oscille entre souvenirs et oubli.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par mlseditions, le 17 octobre 2014

    dans la chambre, face à son corps, une image m'a saisi : la mouche. Une mouche posée sur son visage. C'était donc ça la mort. Quand les mouches se posent sur nous et qu'on ne peut plus les chasser.

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  • Par luocine, le 10 novembre 2011

    J'ai souvent entendu dire qu'"un véritable ami c'est quelqu’un qu'on peut appeler en pleine nuit quand on se retrouve avec un cadavre sur les bras". Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai toujours aimé cette idée. Il y a des gens qui passent leur temps à se demander ce qu'ils feraient s'ils gagnaient au Loto, moi je me demande qui j'appellerai le jour ou je devrai me débarrasser d'un corps (car il est très peu probable que je gagne un jour au Loto) je parcours la liste de mes amis, et j’hésite. Je pèse le pour et le contre d'une lâcheté éventuelle. Et puis, je me rends compte que le chois est plus complexe que prévu: aimer un ami. C'est aussi éviter de l'impliquer dans une histoire aussi sordide que risquée.
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  • Par A-F, le 02 juillet 2011

    Deux jours avant, il était encore vivant. J'étais allé le voir à L'hôpital du Kremlin Bicêtre, avec l'espoir gênant que ce serait la dernière fois. L'espoir que le long calvaire prendrait fin. Je l'ai aidé à boire avec une paille. La moitié de l'eau a coulé le long de son cou et mouillé davantage encore sa blouse, mais à ce moment-là, il était bien au-delà de l'inconfort. Il m'a regardé d'un air désemparé, avec sa lucidité des jours valides. C'était sûrement ça le plus violent, de le sentir conscient de son état. Chaque souffle s'annonçait à lui comme une décision insoutenable. Je voulais lui dire que je l'aimais mais je n'y suis pas parvenu. J'y pense encore à ces mots, et à la pudeur qui m'a retenu dans l'inachèvement sentimental. Une pudeur ridicule en de telles circonstances. Une pudeur impardonnable et irrémédiable. [...] Ces dernières années avaient été pour lui qu'une longue déchéance physique. Il avait voyagé d'hôpital en hôpital, de scanner et scanner, dans la valse lente et ridicule des tentatives de prolonger notre vie moderne. A quoi ont rimé tous ces derniers trajets en forme de sursis? Il aimait être un homme; il aimait la vie; il ne voulait pas boire avec une paille.
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  • Par Carosand, le 15 mai 2012

    Sans savoir pourquoi, il fut attiré par elle, c'était fou, c'était évident, c'était instinctif. Il devait à tout prix lui parler. Mais dès qu'il avança vers elle, il commença à souffrir. Cette image, cette fille sortant de l'église, le hantait déjà comme si elle était un souvenir et non le présent. Une fois face à elle, il se mit en travers de son chemin et lui dit : "Vous êtes si belle que je préfère ne jamais vous revoir."
    Mon père aimait plus que tout ce souvenir car il estimait, sûrement à juste titre, que c'était la seule fois de sa vie où il avait été héroïque, étonnant, et même charmant. Il n'en revenait pas d'avoir été soumis à une telle pulsion. Et puis, bien sûr, pour saisir entièrement la saveur de ce moment, il fallait ajouter que cette femme allait devenir sa femme. Cette femme allait devenir ma mère.
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  • Par kathy, le 18 juin 2012

    Deux jours auparavant, mon grand-père était encore vivant. J'étais allé le voir à l'hôpital avec l'espoir gênant que ce serait la dernière fois. L'espoir que le long calvaire prendait fin. (...) Il m'a regardé d'un air désemparé, avec sa lucidité des jours valides. C'était sûrement ça le plus violent, de le sentir conscient de son état. Chaque souffle s'annonçait à lui comme une décision insoutenable. Je voulais lui dire que je l'aimais, mais je n'y suis pas parvenu. J'y pense encore à ces mots, à la pudeur qui m'a retenu dans l'inachèvement sentimental. Une pudeur ridicule en de telles circonstances. Une pudeur impardonnable et irrémédiable. J'ai si souvent été en retard sur les mots que j'aurais voulu dire. Je ne pourrai jamais faire marche arrière vers cette tendresse. Sauf peut-être avec l'écrit, maintenant. Je peux lui dire, là.
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