ISBN : 2283023483
Éditeur : Buchet-Chastel (2009)


Note moyenne : 3.51/5 (sur 75 notes) Ajouter à mes livres
Paul a quarante-six ans. Paysan, à Fridières, Cantal.

Cinquante trois hectares, en pays perdu, au bout de rien.

Il n’a pas tout à fait choisi d’être là, mais sa vie s’est faite comme ça. Paul n’a qu’une rage : il ne veut pas finir seul, san... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Malaura, le 05 septembre 2011

    Malaura
    Parce qu'il refuse de finir sa vie tout seul, Paul, 46 ans, exploitant agricole dans une ferme du Cantal, passe une petite annonce dans un journal.
    C'est Anne, qui y répond.
    Cette femme de 37 ans vit dans le Nord avec son fils de 11 ans.
    Elle aussi est seule depuis qu'elle a tourné le dos aux années de violence passées auprès d'un homme alcoolique.
    Quelques coups de téléphone, deux-trois rencontres et Anne accepte de venir vivre à la ferme.
    Mais la cohabitation avec les oncles et la soeur de Paul s'avère difficile...
    Les mots de Marie-Hélène Lafon s'égrennent posément, sûrement, chacun d'eux justement calibré, mûri, poli comme un caillou roulant en bouche.
    Se déroulant en longues phrases amples, ils disent le monde rural, les difficultés de s'implanter en milieu paysan, les silences "gras" des taiseux, les efforts, les petitesses...
    Ils racontent surtout, dans une langue riche et stylisée, l'histoire d'amour d'êtres ordinaires, qui s'unissent en un compagnonnage pratique et raisonnable pour s'arracher à la solitude qui les guette.
    Un beau roman.
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    • Livres 3.00/5
    Par Seraphita, le 14 mars 2010

    Seraphita
    Annette, 37 ans, séparée de son conjoint Didier, vit dans le nord, à Bailleul, avec son fils Eric. Paul, 46 ans, est agriculteur à Fridières, dans le Cantal, où il vit en famille avec deux oncles et sa sœur, Nicole. Quand ces deux êtres que la solitude effraie se rencontrent à Nevers, une nouvelle histoire s'écrit, à l'unisson de deux voix, à laquelle se mêle une troisième, celle d'Eric.

    « L'annonce » est un court roman (un peu moins de 200 pages) qui peut paraître de prime abord assez déroutant. le style est étrange, l'écriture plutôt dense. Parfois, l'auteur aligne plusieurs mots (noms, verbes, …) sans les séparer de virgules, ce qui, à la fois, rend la lecture difficile, mais en même temps offre un souffle à la phrase.
    Les digressions sont multiples, les aller-retour entre passé et présent sont nombreuses. Tantôt le lecteur est emmené vers la vie commune d'Annette et Paul à Fridières, tantôt il est transporté dans le passé de la vie de tel ou tel personnage, ou à l'époque de la première rencontre à Nevers entre Annette et Paul.
    Les mots choisis par l'auteur sont précis, les descriptions nombreuses et travaillées. La vie paysanne à Fridières est bien rendue, dans sa dureté, sa simplicité, mais aussi sa beauté. J'ai été déroutée au départ par l'écriture un peu alambiquée de Marie-Hélène Lafon qui nous emmène dans de multiples digressions, mais je me suis laissée porter ensuite par cette description d'une histoire d'amour qui se cherche, qui s'éprouve, qui se trouve finalement, par cette analyse fine du passé familial de chacun des protagonistes.
    Annette est une femme meurtrie par l'existence qui croit en le pouvoir de l'amour et le recherche. Son conjoint était alcoolique et la battait. Paul est un homme que la solitude effraie et qui ne veut pas finir célibataire. Ce roman explore la manière dont deux solitudes vont se rencontrer, à la croisée des chemins, explorant la géographie de la France. Eric, le fils d'Annette, va souder leur destin.
    J'ai eu l'impression d'un roman en recherche : recherche généalogique, explorant les histoires familiales de chacun, recherche d'un chemin à tracer à deux, d'un sens à donner à deux existences, recherche de mots à compiler, d'un livre à faire naître, d'une écriture en cheminement, en travail.
    Un beau livre, dont le style et l'écriture peuvent sembler difficiles d'accès a priori.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par silmaril, le 26 janvier 2012

    silmaril
    Une belle histoire de rencontre, entre une femme du nord, brisée par une union avec un homme désastreux, de laquelle est tout de même issu un garçon qui, s'il ressemble physiquement à son père, ne semble pas vouloir marcher sur ses traces : est encore à sauver.
    La description des choses, de la maison est omniprésente dans ce roman, tout y est précisément détaillé, d'ailleurs la nuit ne tombe pas bêtement, au début du roman, elle prend pour cela plusieurs phrases, un paragraphe : on est d'emblée dans l'ambiance.
    Ceci dit, à part les mains de Paul, la poitrine opulente d'Annette, la frange rouge de Nicole, la grandeur des Oncles, on ne sait pratiquement rien de leur apparence. Et bizarrement, ça ne m'a pas du tout empêchée de les imaginer aussi précisément que s'il y avait eu dix pages sur chacun d'eux... La maison quant à elle, tient beaucoup de place. C'est finalement un personnage à part entière.
    Déroutant au début, je m'y suis accrochée sans m'en rendre compte, à tel point que ces personnages me restent, qu'ils me font l'impression d'être des cousins éloignés dont on m'aurait raconté le début d'histoire, il me semble que je pourrais demander à un tel : et alors, et à Fridières ? Sont-ils restés ? Que deviennent-ils ?
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par InColdBlog, le 08 septembre 2010

    InColdBlog
    L'annonce, de Marie-Hélène Lafon, c'est l'histoire de deux solitudes qui, en dépit des circonstances, veulent encore croire à la possibilité d'un avenir.
    Deux adultes, plus très jeunes mais pas encore vieux, qui veulent repartir de zéro et tirer un trait sur leur vie “d'avant” : pour Annette, un mariage avec un mari alcoolique et violent qui enchaînait les séjours en cure de désintoxication et en prison ; pour Paul, une première relation avortée, quelques années auparavant, pour cause d'incompatibilité avec les autres occupants de la ferme.
    La vie à la ferme est rude. Physiquement, on imagine bien comment le travail de la terre peut être harassant, combien les bêtes peuvent exiger d'attention, ne tolérant pas la moindre inflexion dans le déroulement de leur journée.
    Dans le hameau de Fridières, il en va des bêtes comme des humains, sclérosés dans un monde d'habitudes et de traditions, où l'imprévu et la nouveauté n'ont pas leur place. La vie à la ferme, l'organisation des journées de travail, la réalisation même des tâches, c'est comme si tout avait été décrété une fois pour toute, des années auparavant, sans que personne n'imagine aujourd'hui revenir dessus. Tout est décidé à l'avance, la vie comme un train électrique pour enfant, suit immuablement les mêmes rails, sans jamais en dévier. le rituel de la lecture de La Montagne à la ferme en est l'exemple frappant.
    Contrairement à sa sœur Nicole, Paul ne peut se contenter de cet avenir tout tracé, qui l'étouffe. Au fil du temps, il a réussi à faire évoluer un peu les choses, lentement, soucieux de ne braquer personne.
    Annette devra elle aussi composer avec les autres membres de la famille, essayer de se faire accepter et de trouver sa place dans cet environnement austère et hostile, où même si chacun garde ses sentiments pour soi, tous lui font comprendre qu'elle est une étrangère, qu'elle n'est pas ici sa place.
    Malgré tout, la cohabitation s'organise entre, le rez-de-chaussée où les oncles et Nicole continuent à habiter et l'étage où se sont installés Paul, Annette et Eric (surnommés les Américains, à cause de la cuisine de la même nationalité que Paul leur a aménagée). Devenus inséparables, l'enfant et la chienne de la ferme, Lola, vont faire faire office de zone neutre entre les deux camps.
    En à peine plus de 200 pages, dans un style ciselé et précieux, Marie-Hélène Lafon explore deux années d'une histoire d'amour, fragile, tout en devenir, âpre mais non dénuée de sensualité, où le silence et la pudeur des sentiments prennent toute la place. Une histoire entre deux êtres décidés à devenir maîtres de leur destin, qui devront apprendre à se connaître, et lutter contre le poids des usages et des préjugés campagnards. Une histoire qui, comme Nevers, à mi-parcours entre Bailleul et Fridières, se situe dans une zone intermédiaire, quelque part entre passion et habitude.
    "« Annette se tenait debout devant la vue, suivant, comme du doigt, les nervures des ombres couchées en bêtes dociles au flanc des arbres dont elle ne savait pas le nom. Elle ne demanderait pas à Paul, elle n'était pas une écolière, elle n'était pas en voyage d'agrément ni en séjour chez de lointains cousins, elle ne donnerait pas dans le tourisme éclairé, elle n'avait pas loué un gîte pour les vacances, n'explorait pas méthodiquement l'exotique contrée, faune flore et autochtones inclus. Il s'agissait de faire sa vie là, de commencer de recommencer là. Elle attendrait que Paul dise, l'air de rien, comme en passant, ce qu'il y avait à savoir, sans donner de leçon. »"
    C'est une très belle découverte que celle que je viens de faire avec ce roman de Marie-Hélène Lafon. Ce fut également pour moi un voyage nostalgique dans le passé, auprès des membres de la branche paysanne de ma famille (comme une preuve ultime de l'immuabilité de la mentalité des campagnes ?).

    Lien : http://www.incoldblog.fr/?index/oeuvres/L%27annonce
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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 08 juillet 2011

    brigittelascombe
    Quelle est donc cette annonce dont nous parle Marie Hélène Laffon?
    La petite annonce passée dans le journal qui va unir les destins de Paul, 46 ans, solitaire en mal de solitude,célibataire endurci, agriculteur à Fridières et Annette, blessée par l'existence, divorcée, un enfant,ouvrière à Bailleul?
    Ou clin d'oeil à l'Angélus de Millet, cette attente fébrile de regain face à la terre ingrate?
    Marie Hélène Laffon se dit "écrivain de sillon". Ses origines campées dans la terre, elle a écrit une dizaine de romans situés dans le monde paysan. L'annonce a obtenu le prix Page des libraires.
    Et ce monde clos, Annette, la simple, pleine d'espoir et d'optimisme, avec son petit Eric pour seul bagage, va devoir l'affronter.
    Paul est "calme et décidé", mais c'est un taiseux.
    Il leur faudra apprendre à se connaitre et à parler.
    Annette, au départ découragée par les animaux, la soeur Nicole qui régente tout, et la nuit qui monte à l'assaut, et ce silence qui envahit tout, et ce corps d'homme dont elle ignore tout, va s'accomoder, car c'est toujours mieux que rien, puis va s'apprivoiser,puis...
    Elle en a essuyé des platres:le divorce,la violence, le chomage, alors, cette annonce..Faut faire avec!
    Une écriture apre comme une terre que l'on défriche et des grains qui se sèment et reviennent en mantra, pour bien les planter, bien profond!
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Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de Chloé Brendlé pour le Magazine Littéraire

    On croirait presque à une histoire d'amour à la Giono, avec Annette, la femme qui « vient de la ville », du nord de la France, et Paul, l'agriculteur du Cantal (Fridières) aux mains calleuses. La première a... > lire la suite

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Critiques presse (1)


  • Lexpress , le 20 juillet 2011
    Marie-Hélène Lafon traite cette histoire d'amour toute simple avec une sensibilité éloignée de toute niaiserie et une écriture digne du meilleur Pierre Michon. Emouvant et juste.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par InColdBlog, le 08 septembre 2010

    Elle n’avait rien connu d’autre et comprit à Nevers, en novembre et plus encore en janvier, qu’avec Paul il faudrait tout inventer. Les corps aussi ; les corps surtout. Pas réapprendre, pas recommencer ; inventer. Dans le train du retour, en novembre, elle avait pensé aux mains de Paul dont l’image, très nette, flottait dans son demi-sommeil. Des mains larges et vives qui accompagnaient les paroles, des mains récurées, durcies par des travaux qu’elle ne connaissait pas. Ces mains seraient sur elle, posées, chaudes, appuyées ; ces mains avaient manqué, s’étaient ouvertes sur le vide, avaient attendu, et savaient vouloir. Après la première nuit en janvier à Nevers, dans la chambre minuscule et surchauffée, Annette avait eu un moment de découragement. Faire semblant, avoir l’air de redouter, s’acquitter de, ravaler sa peine, et sentir celle de l’autre rangée enkystée enfouie. Sentir aussi que c’était mieux que rien, sans doute. Annette secouait la tête dans le train du retour. C’était le prix, il y avait un prix, cet inconfort cette gêne moite. On n’avait pas seize ans, ni vingt ; on n’était pas des enfants, des jeunes premiers, des mariés du jour, des éblouis, des nantis de la vie. Il faudrait s’arranger. On s’accommoderait. Elle s’arrangerait de cet homme calme et décidé qui la prenait, elle avec l’enfant le fils, et lui faisait une place pour durer, peut-être. En juillet à Fridières, Annette avait connu le vrai corps de Paul, un corps en état d’urgence, aiguisé par les travaux immuables et les fenaisons pressantes, un corps d’homme qui court, qui lutte, entre les prés et l’étable, les bras le torse le dos le ventre les cuisses rompus à d’autres étreintes, aux bêtes rétives, aux outils, aux rouleaux de ficelle dure, aux écrous qui résistent dans les rouages chauds des machines. Elle avait senti au long d’elle le soir dans le lit sourdre de Paul cette tension nourrie des mille obstacles de chaque jour qu’il déposait comme il l’eût fait d’un vêtement usé. Par cet abandon, tandis que la fenêtre restait ouverte sur les fragrances têtues des nuits de juillet, sur leur ardeur crépitante de bêtes sonores, Annette avait été apprivoisée.
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  • Par litolff, le 23 juin 2010

    A Nevers, le lundi 19 novembre, Annette avait vu sans le voir le corps de Paul. Toute son attention avait été happée, dévorée par les mots de Paul. Et par ses mains. Qui parlaient avec lui, soutenaient sa parole, la relançaient ou reposaient à plat sur la table, dans les creux de silence, et frémissaient comme mues de l’intérieur par de sourds tressaillements qui disaient ou tentaient de dire ce que Paul taisait, ce qu’il gardait tapi sous le flot des choses audibles. Ni Annette ni Paul n’iraient extirper ce qui restait, s’incrustait, dessous. On ne gratterait pas les vieilles plaies de solitude et de peur, on n’était pas armé pour ça, pas équipé ; on s’arrangerait autrement.
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  • Par litolff, le 15 novembre 2010

    La nuit de Fridières ne tombait pas, elle montait à l’assaut, elle prenait les maisons les bêtes et les gens, elle suintait de partout à la fois, s’insinuait, noyait d’encre les contours des choses, des corps, avalait les arbres, les pierres, effaçait les chemins, gommait, broyait. Les phares des voitures et le réverbère de la commune la trouaient à peine, l’effleuraient seulement, en vain. Elle était grasse de présences aveugles qui se signalaient par force craquements, crissements, feulements, la n nuit avait des mains et un souffle, elle faisait battre le volent disjoint et la porte mal fermée, elle avait un regard sans fond qui vous prenait dans son étau par les fenêtres, et ne vous lâchait pas, vous les humains réfugiés blottis dans les pièces éclairées des maisons dérisoires.
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  • Par litolff, le 15 novembre 2010

    Paul avait dit, une cuisine sans cloisons, ouverte, américaine ; et cet adjectif, relevé par Nicole sourdement effarée de l'invasion dont était menacé son territoire, fut aussitôt enrolé par les oncles pour désigner, au pluriel, les deux impétrants, les formidables, les Américains qui à l'avenir mangeraient avec Paul, dans une cuisine de même nationalité, tandis qu'eux, les trois, les frustes Gaulois, les Cantalous préhistoriques, n'en mangeraient pas moins, aux mêmes heures et en bas, dans leur cuisine française.
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  • Par oops, le 17 septembre 2011

    En juin, le pays était un bouquet, une folie. Les deux tilleuls dans la cour, l'érable au coin du jardin, le lilas sur le mur, tout bruissait, frémissait, ondulait ; c'était gonflé de lumière verte, luisant, vernissé, presque noir dans les coins d'ombre, une gloire inouïe, qui les jours de vent léger, vous saisissait, vous coupait les mots, les engorgeait dans le ventre où ils restaient tapis, insuffisants, inaudibles. Sans les mots on se tenait éberlué dans cette rutilance somptueuse.
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Vidéo de Marie-Hélène Lafon

Originaire d'Aurillac, Marie-Hélène Lafon sort aujourd'hui son quatrième roman, Les derniers indiens, aux éditions Buchet Chastel. La confrontation de deux mondes. Celui des Santoires, paysans propriétaires fiers de leurs biens et de leur passé. Et celui de leurs voisins, simples ouvriers agricoles, qui n'ont pas de manières. Un monde qui décline face à un monde qui a le goût de l'avenir. Un tableau de familles, en pays clos, à la vie à la mort.








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