> Mimi Perrin (Traducteur)
> Isabelle Perrin (Traducteur)

ISBN : 2020557215
Éditeur : Editions du Seuil (2005)


Note moyenne : 3.95/5 (sur 86 notes) Ajouter à mes livres
Le diplomate Justin Quayle est affecté à Nairobi, Kenya, au haut commissariat britannique qu'il représente au C.E.D.A.O., un organisme chargé de contrôler l'action humanitaire en Afrique. Sa séduisante épouse, la jeune avocate Tessa, s... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par carre, le 23 mars 2012

    carre
    Le diplomate John Quayle débarque à Nairobi au Kenya avec sa jeune épouse Tessa, avocate. La vie de cet agent gouvernemental bascule dans l'horreur lorsque sa femme, révoltée par le sort des autochtones et militant auprès d'OGN est retrouvée violée, assassinée. Partie avec le docteur Bluhm, médecin africain très impliqué auprès de la population celui-ci a disparu. Effondré, Quayle doit néammoins prouver son innocence car la rumeur enfle disant que Tessa voyageait avec son amant. Dès lors l'homme effacé, discret va se faire violence pour faire la lumière sur l'abominable meurtre de Tessa. Et découvrir l'hypocrisie meurtrière de l'Angleterre qui cache la vérité pour protéger le lobby de l'industrie pharmaceutique. Les lecteurs coutumiers de le Carré seront surpris car ici, point de manipulation, de poker menteur, d'espions retournés, Justin est juste un homme blessé dans sa chair et son honneur, ,indigné et seul, il n'a qu'une idée, laver l'honneur de l'être aimé.
    La charge de le Carré bien que fiction, fait bien évidemment penser aux scandales qui éclaboussent régulièrement les laboratoires pharmaceutiques et l'on ce dit que le réel est peut être dans ces pages.
    La belle Tessa hante constamment le récit et l'on se dit que le combat pour rétablir la vérité coute que coute est une formidable preuve d'amour.
    Passionnant, glaçant, captivant. le meilleur le Carré pour moi.

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    Critique de qualité ? (21 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Chaplum, le 22 avril 2012

    Chaplum
    La découverte du cadavre de Tessa Quayle, assassinée alors qu'elle venait de passer la nuit dans un oasis dans le Nord du Kenya, avec un beau médecin belge d'origine africaine et qu'ils partaient vers le Turkana, produit des remous au Foreign Office. Il faut dire que la belle et jeune avocate était mariée à un des diplomates mais qu'elle menait de grands combats contre la pauvreté et les injustices en Afrique. Ce qui n'était pas toujours du goût des autorités britanniques. Mais alors que la Grande Bretagne veut étouffer l'affaire, Justin, le mari de Tessa veut au contraire faire la lumière sur le meurtre de sa femme qui, il le découvre, se battait contre de grands groupes pharmaceutiques.
    J'ai longtemps cru que John le Carré écrivait d'ennuyeux romans d'espionnage jusqu'à ce que je voie quelques bribes du film tiré de ce roman et qui m'ont donné envie de le lire. Si ce n'est pas vraiment un roman d'espionnage, on se retrouve malgré tout plongé en plein coeur d'une intrigue où l'auteur nous montre comment humanitaire, politique, corruption, recherche médicale et quête du plus grand profit sont étroitement liés et ce au détriment des régions pauvres du monde dont la population paie encore et toujours la cupidité de ses dirigeants corrompus et des pays occidentaux. Rien de nouveau sous le soleil, cela ne fait que confirmer ce que je savais déjà de mes lectures et de mes recherches sur un sujet qui m'interpelle.
    Dans ce cas-ci, la cible sont les industries pharmaceutiques qui testent des médicaments pas encore au point sur des populations du Tiers-Monde qui ne pourront pas se défendre en cas de problème. Les premiers effets secondaires indésirables se font rapidement sentir entraînant la mort de nombreuses personnes au Kenya mais ils sont occultés par la société qui compte mettre le produit sur le marché. Cependant Tessa et son ami Bluhm, le médecin belge, ne l'entendent pas de cette oreille, au risque de défier les autorités et ces multinationales sans foi ni loi. Ils le paieront de leur vie.
    John le Carré signe avec La constance du Jardinier un thriller passionnant et haletant qu'il est difficile de lâcher tant le lecteur a envie de découvrir ce qu'il est arrivé aux deux amis. Justin, le mari qui ignore tout de ce que faisait sa femme car sa position diplomatique empêchait Tessa de pouvoir lui confier ses recherches et découvertes. Il avait une confiance aveugle en elle et c'est pourquoi il ne supporte pas qu'elle soit salie par les ragots après sa mort. Les personnages de Justin et de Tessa sont tous les deux forts et passionnés mais chacun à leur manière. le romancier prend le temps de les développer et chaque étape nous permet d'entrevoir de nouvelles facettes de leur caractère.
    Ce roman est beaucoup plus qu'un simple thriller et c'est peut-être la seule critique que j'émettrai. C'est que parfois il tire en longueur. Les narrateurs changent tout au long du récit et s'alternent. le lecteur découvre la vie du Haut Commissariat au Kenya et le rôle que les différents diplomates et donc que les politiques ont joué dans cette histoire. Mais parfois, cela regorge de détails un peu inutiles, selon moi.
    Un roman passionnant que je conseille, certes pas optimiste sur l'état de notre monde, mais qui me permet de découvrir un auteur de grande qualité !

    Lien : http://www.chaplum.com/la-constance-du-jardinier-de-john-le-carre-6302
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    Critique de qualité ? (15 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par patouche, le 12 avril 2012

    patouche
    Plutôt bien écrit ,avec une histoire qui peut paraître réaliste ,j'avoue que j'ai été surpris par ce livre .
    Un récit qui est en fait un prétexte pour dénoncer les abus des laboratoires pharmaceutiques( même si l'auteur s'en défend en fin d'ouvrage).
    Les fameux "labos" qui auraient tendance à utiliser le continent africain comme" terrain d'essai" pour leurs nouvelles molécules avant de les commercialiser en occident .
    Je lirai certainement d'autres livres de john le Carre .
    Désolé de ne pas l'avoir défendu mieux que cela, j'ai parfois du mal a trouver les mots, mais il méritait surement mieux .
    Heureusement, certaines personnes sur le site (plus doués que moi ) l'on certainement déjà fait.
    Il n'est pas possible que ce livre soit passé inaperçu .
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    Critique de qualité ? (16 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Eric75019, le 29 janvier 2011

    Eric75019
    Le grand retour de John le Carré avec ce livre, à plus d'un titre : la justesse et l'humanité des personnages, notamment Justin Quayle, le fonctionnaire amateur de plantes exotiques se transformant en espion dur à cuire pour rester fidèle à ses convictions, la "thèse" courageuse et peu exploitée dans les romans, dénonçant les magouilles criminelles des multinationales pharmaceutiques, le scénario implacable qui ne vous lâche plus dès la première page, la parfaite fluidité et la maîtrise du style (j'ai trouvé un peu verbeux certains autres romans de le Carré, comme "Un pur espion" ).
    Justin Quayle, diplomate jusqu'alors sans histoire, cherche à établir la vérité sur la mort de sa femme et veut défendre sa mémoire. Il sera alors contraint de poursuivre un combat qui au départ n'était pas le sien. Il découvre progressivement - en même temps que le lecteur - tout un pan de la vie de sa femme qui lui avait jusqu'alors échappé. En voulant rester jusqu'au bout fidèle à la mémoire de sa femme et à de profondes convictions morales, il devra renier le système auquel il appartient, devenir un paria malgré lui et, dans une logique tragique, chercher les ultimes réponses de sa quête dans un rendez-vous final, là ou tout avait commencé.
    Un très grand écrivain et un très grand roman à ne manquer sous aucun prétexte !
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par cris, le 23 juin 2009

    cris
    Tessa Quayle, jeune et belle avocate anglaise, est sauvagement assassinée près du lac Turkana dans le nord du Kenya. Son compagnon de voyage et amant supposé, médecin africain d'une ONG, a disparu de la scène du crime. Justin, l'époux de Tessa, diplomate au haut-commissariat britannique de Nairobi et jardinier amateur, se lance dans une quête solitaire à la recherche des tueurs et de leur mobile, une quête qui l'entraîne à Londres puis à travers l'Europe et au Canada, pour le ramener en Afrique jusqu'au Sud-Soudan et se terminer sur les lieux mêmes du crime. Au long de son périple, il se heurtera à la violence et aux sombres machinations des multinationales pharmaceutiques, mais sa plus grande révélation sera la découverte de cette épouse qu'il n'a guère eu le temps d'aimer. La Constance du jardinier mêle l'histoire bouleversante d'un homme, grandi par la tragédie et l'impitoyable exploration de la face cachée de la mondialisation. Un livre réelement touchant à lire tout de suite si vous ne connaissé pas John le Carré.
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Citations et extraits

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  • Par patouche, le 12 avril 2012

    "Selon ce même raisonnement ,l'aide au tiers-monde n'est qu'une autre forme d'exploitation , reprend-il.
    Les vrais bénéficiaires en sont les pays qui avancent l'argent à crédit ,les politiciens et officiels africains qui touchent d'énormes pots-de-vin, et les industriels et marchands d'armes occidentaux qui s'en mettent plein les poches.Les victimes sont l'homme de la rue, les déracinés,les pauvres et les indigents...et les enfants qui n'auront pas d'avenir.
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    Citation de qualité ? (8 votes positifs)
  • Par Morduedelecture, le 28 mars 2011

    Il aime Dieu et le monde entier, mais aussi les espèces sonnantes et trébuchantes et le dieu Profit. C'est ce qu'il dit : "Le jeune Lorbeer est croyant, il vénère le Dieu chrétien, il vénère les femmes, mais il vénère aussi beaucoup le dieu Profit." Ce sera sa perte. Il croit en Dieu et n'en tient pas compte. Personnellement, je désapprouve, mais peu importe. Pour un humaniste, Dieu est un prétexte pour ne pas être humaniste. Nous serons humanistes dans l'au-delà ; en attendant, vive le Profit.
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    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par patouche, le 04 avril 2012

    Woodrow et Gloria se disaient souvent en citant le proverbe chinois que les invités , c'est comme le poisson : ça pue dès le troisième jour .
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