> Jean Guiloineau (Traducteur)

ISBN : 2267019957
Éditeur : Christian Bourgois Editeur (2008)


Note moyenne : 3.21/5 (sur 29 notes) Ajouter à mes livres
Quittant l'Australie avec ses deux enfants, Olivia se réfugie en France dans la demeure familiale où elle a grandi. Après des années d'absence, elle y retrouve sa mère et son frère, de retour avec sa femme. Dans cet univers fragile, riche en émotions, chacun tente de te... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Nina, le 11 mai 2009

    Nina
    Julia Leigh : Edition Bourgois - 104 pages
    Rentrée littéraire 2008
    Un minuscule roman écrit avec un immense talent ! En effet, il a fallu juste 104 pages à Julia Leigh pour nous transporter dans un univers très énigmatique, où se mêle une époque ancienne et moderne à la fois, où les drames, et la violence sont omniprésents. Mais qu'est-ce qui hante cette demeure : Secrets de famille, non-dits ?
    Une femme et ses deux enfants arrivent près d'un château, dont on comprend très vite qu'elle n'en connait pas ou plus les habitudes car elle ne sait pas comment y pénétrer, le portail central est muni d'un dispositif de sécurité dont elle ignore le code d'ouverture.
    Avec l'aide de ses enfants, Elle arrivera à écarter la vigne vierge, à ouvrir une vieille porte oubliée et à pénétrer dans ce domaine au décor suranné. Les jardiniers et les serviteurs la saluent et l'appellent Olivia, elle n'est donc pas une intruse même si son arrivée est un peu singulière.
    Olivia a un frère qui arrive lui aussi d'une façon impromptue avec sa jeune femme et comble de l'horreur leur enfant mort-né que la mère ne veut pas enterrer tout de suite. Olivia elle, a fuit un mari violent. Ce château est le berceau de leur enfance mais aussi et surement de leur névrose, on peut deviner un amour incestueux entre le frère et la sœur, mais quoi d'autre ? le mystère plane.
    Les journées dans ce château sont étouffantes, les tensions montent, le seuil de la folie n'est pas loin. Chez ces adultes fragilisés, en proie à des émotions douloureuses, qu'ils ont du mal à maitriser, le quotidien est difficile. Et les enfants dans tout ça ? Et bien pour rajouter une dose d'angoisse à ce décor macabre, il y a un bébé qui attend sa sépulture, une petite fille qui a un comportement et un vocabulaire des plus étranges et un petit garçon qui a décidé de s'enfuir.
    Je vous conseille la lecture de ce roman, dont l'ambiance me fait beaucoup penser à celle des livres de Marguerite Duras et ses personnages qui avancent sur une corde raide.
    Julia Leigh est un auteur à suivre, pour le moment "Ailleurs" est le seul roman édité en France. On peut remarquer qu'elle est édité chez Christian Bourgois qui est une excellente maison d'édition.
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  • Par MIOP, le 09 février 2012

    MIOP
    Ce texte sombre à l'écriture elliptique est un huis clos fascinant voire même étouffant tant il s'en dégage une atmosphère froide et lugubre dans la tradition du roman anglais du XIXème siècle. le style est épuré et sobre et Julia Leigh nous distille l'art de l'étrangeté avec brio.
    Mais Ailleurs est aussi un texte lumineux sur l'amour, le déni et la douleur, délivré avec beaucoup de sensibilité et de subtilité.
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    • Livres 4.00/5
    Par EmiLIT, le 27 juin 2010

    EmiLIT
    Olivia rentre chez elle, par la porte du jardin, à demie camouflée sous les ronces.
    Elle rentre le bras dans le plâtre, suivie de deux enfants, ses enfants. Un petit garçon âgé de 9 ans et une petite fille de 6 ans qui ne se sépare jamais de sa poupée. Pour les accueillir, il y a Ida, la gouvernante et puis la mère d'Olivia, une vieille dame âgée.
    Aucune d'entre elles ne commentent cette arrivée inopinée comme si Olivia était partie il y a peu de temps de la maison familiale.
    Puis Marcus, le frère d'Olivia, arrive avec sa femme Sophie. Celle-ci porte encore le bracelet de la maternité et dans ses bras repose Alice, leur fille mort-née.
    Olivia et Marcus se retrouvent sans émotion apparente et pourtant à lui seul elle dit, "Il m'a assassiné.".
    Dans la grande propriété familiale, quelque part en France, se déroule les drames d'une famille. Tout en murmures, dans cette grande maison isolée, se joue la vie, sa tristesse, et ses deuils.
    Dans ce roman, rien n'est dit, rien ne se dit.
    L'ambiance est là, pesante.
    Les personnages semblent glisser à travers leur vie, comme ils évoluent à travers les pièces de la grande maison.
    Cette apparente légèreté n'empêche pas la souffrance d'apparaitre, aigue, tenace.
    La vie a été et est difficile pour Olivia dont le dos est recouvert de bleus, pour Sophie qui ne peut pas se séparer de son enfant tant rêvée, de Marcus qui est débousselé et des enfants propulsés dans un monde inconnu.
    Le roman véhicule une sorte d'esthétisme glacé, à travers les décors, les personnages mais au moment où l'on croit atteindre le détachement le plus complet, surgit une étincelle de vie qui pousse les personnages vers l'avant, leur redonnant un visage plus humain. Et c'est dans ce balancement que le roman trouve sa force et touche le lecteur.
    Une étonnante découverte, un roman surprenant, à lire.
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    • Livres 2.00/5
    Par kathel, le 13 septembre 2010

    kathel
    Une femme, nommée le plus souvent La femme, arrive avec ses deux enfants dans un château où elle ne semble pas attendue. Elle est accueillie par sa mère et son frère qui vient de rentrer avec sa femme après que celle-ci ait subi un accouchement difficile. La femme et les enfants s'installent mais on sent que leur passé pèse très lourdement sur eux…
    Il est difficile de parler de ce court roman, dérangeant par son atmosphère lourde, pleine d'un silence rompu seulement par quelques paroles anodines, bizarres ou provocantes. L'ambiance évoque un genre que je connais assez peu, le conte gothique et m'a rappelé Le Tour d'écrou, le seul roman d'Henry James que j'ai lu et que j'avais beaucoup aimé. Là, je n'arrive même pas à savoir si j'ai apprécié ce roman ou non. Je suis allée jusqu'au bout, mais il n'était pas très long et j'étais curieuse de comprendre tout ce qui restait mystérieux dans le récit. Il faut dire que l'auteur écrit d'une manière très elliptique, et j'ai beaucoup admiré sa façon d'avancer dans le récit sans trop en dire. Trop regarder « comment c'est fait » signifie souvent qu'on n'est pas vraiment entré dans l'histoire et c'est un peu le cas ici : c'est très bien fait mais je n'ai pas éprouvé d'émotion, à part un peu de trouble ou de gêne devant certaines scènes.
    Voilà, je pense que pour le lire, il vaut mieux ne pas en savoir trop, donc à votre tour de le découvrir !

    Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-24771207.html
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    • Livres 5.00/5
    Par 270778, le 08 mai 2010

    270778
    Roman très original autour d'un thème rebattu (la perte d'un enfant) : on est en effet ici très loin de la psychologie ou de l'introspection. L'ambiance se situe entre le roman gothique, le fantastique et le grotesque (quand le petite fille de 8ans dit des obscénité à table, on pense à Gombrowicz). Un excellent livre mais qui s'adresse à un public averti.
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Citations et extraits

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  • Par clarinette, le 31 août 2009

    Grand-mère apparut en haut de l'escalier. Elle était impeccablement vêtue d'une veste de laine et d'une jupe assortie, et portait un collier de perles irréprochable. Une canne à pommeau d'argent qui ressemblait à un sceptre était posé à côté d'elle. Elle était petite et menue, mais donnait l'impression d'une digne résignation.
    "Bonjour, mère.
    - Bonjour Olivia."
    La femme gravit l'escalier de marbre et, arrivée près de sa mère, elle prit sa main squameuse et molle et l'embrassa. Un geste formel, pas de réconciliation. Et à son tour, sa mère l'évalua du regard - ses cheveux en désordre, ses bas déchirés, son bras cassé. Avec tact, elle décida de ne faire aucun commentaire.
    "J'avais besoin de revenir à la maison, dit la femme." Il y eut un long silence. "Et bien, voici les enfants.
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  • Par Penelope, le 30 novembre 2009

    Le garçon faisait des ricochets tandis que sa sœur creusait un trou dans le sable en se servant de la main en plastique de sa poupée comme d'une pelle. Des saules pleureurs se mêlaient à leur reflet. De l'autre côté du lac, une forêt sombre ondulait.
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Vidéo de Julia Leigh

Bande annonce du film Sleeping Beauty de Julia Leigh avec Emily Browning.








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