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ISBN : 2847348476
Éditeur : Tallandier (21/02/2013)

Note moyenne : 3.2/5 (sur 15 notes)
Résumé :
Copernic ? Personne ne s’intéresse à ses travaux de son vivant. Léonard de Vinci ? Ses dessins anatomiques ne sont redécouverts qu’au XIXe siècle. Mendel ? Ses pois sont reconnus comme l’origine de la génétique trente ans plus tard ! Alfred Wegener et sa dérive des continents, Svante Arrhenius et sa théorie de l’effet de serre, Georges Lemaître et son Big Bang ou Peter Higgs et son fameux boson… Avec brio et humour, Laurent Lemire retrace les incroyables destins de ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Eric75
26 août 2015
  • 3/ 5
Ce petit recueil de chroniques à coloration scientifique est à classer clairement dans le sous-genre « histoire des sciences » plutôt que dans celui de la « vulgarisation scientifique ». On ne trouvera ici aucune explication de fond sur les controverses, ou sur l'importance et le caractère révolutionnaire des découvertes. Laurent Lemire, qui n'est après tout qu'un simple journaliste, se contente d'exposer brièvement la biographie plus ou moins romancée de 20 savants, avec le récit plus ou moins anecdotique de l'émergence de leurs idées, dont le chemin de croix avant de se trouver une place au soleil fut parfois long et difficile.
Le titre peut s'avérer trompeur. Connus ou méconnus, les savants en question n'ont pas tous souffert d'une absence de reconnaissance, leurs découvertes étant d'ailleurs parfois parfaitement admises à leur époque, dans les cercles initiés. Les scientifiques fuient généralement les feux de la rampe et certains découvreurs préfèrent même reculer et s'abriter confortablement derrière les dogmes communément admis. La discrétion, l'humilité ou le sens des convenances peuvent être à l'origine de la mise à l'écart de leurs théories, jugés trop audacieuses. Ailleurs, il peut s'agir de la durée normale de maturation, entre la théorisation d'une idée et la mise en oeuvre de ses retombées pratiques, il convient d'être patient. Les raisons du « trop tôt » peuvent donc correspondre à des réalités diverses. Petit tour d'horizon.
Pour Laurent Lemire, ils auraient eu raison trop tôt, ces savants iconoclastes, qui se sont heurtés aux dogmes de leur époque – politiques, religieux, institutionnels… – mais qui préfèrent faire profil bas et rester dans l'ombre pour ne choquer personne. Nicolas Copernic et sa théorie de l'héliocentrisme est une parfaite illustration de cette catégorie, Francesco Redi et son refus de la génération spontanée également.
Ils auraient eu raison trop tôt, ces savant célèbres dont les découvertes principales ont éclipsé les autres inventions, passées inaperçues. Entrent dans cette catégorie Léonard de Vinci et ses études anatomiques oubliées, Poincaré et ses prémisses de la relativité (coiffé sur le poteau par Albert Einstein qui a su interpréter le premier les conséquences de la théorie), Svante August Arrhenius, chimiste reconnu qui imagina l'effet de serre.
Ils auraient eu raison trop tôt, ces savants théoriciens qui ont dû attendre longtemps la preuve expérimentale de leur idée, bloquée durant des années au stade de la conjecture non vérifiée. C'est le cas de Maupertuis et son principe de moindre action, redécouvert avec la physique quantique, de Georges Lemaître et son Big-bang, de Peter Higgs et son boson (qui lui vaudra un prix Nobel en 2013).
Ils auraient eu raison trop tôt, ces savants farfelus qui ont tout tenté par principe, et qui sont quelques fois tombés sur un truc sérieux. le côté artiste et loufoque de ces savants a nui gravement à leur crédibilité, comme ont pu le constater Franz Nopcsa, l'excentrique baron passionné de dinosaures, Charles Wilson, l'inventeur d'un piège à nuages (la chambre à brouillard, premier détecteur de particules qui lui vaudra le prix Nobel de physique en 1927), Fritz Zwicky, irascible découvreur de supernovae, et Thomas Gold, l'infatigable touche-à-tout partisan de la théorie de l'état stationnaire et du pétrole abiotique (et qui n'avait donc pas toujours raison, pour le coup).
Ils auraient eu raison trop tôt, ces savants isolés, ermites ou fous, qui ne disposaient d'aucun relai de communication, leurs expérimentations étant menées au mauvais moment et au mauvais endroit. Vladimir Vernadski et sa biosphère n'auraient pas dû être russes. Alfred Wegener et sa dérive des continents n'auraient pas dû être allemands. André Bloch chercheur en mathématiques n'aurait pas dû… se trouver dans un asile de fous !
Ils auraient eu raison trop tôt, ces savants militants qui se sont battus pour leurs idées, non reconnues par leurs pairs, et que la postérité a redécouvert beaucoup plus tard, dans le regret des années perdues et des occasions manquées. Ces derniers cas justifient à eux seuls le titre de l'essai et correspondent à André Vésale et sa technique de dissection de cadavres, à Ignace Semmelweis et son principe d'asepsie, à Gregor Mendel et sa théorie de la génétique, à Ernest Duchesne et sa conception de l'antibiothérapie, ainsi qu'à Rachel Carson, la première lanceuse d'alerte écologiste.
Les chapitres de cet essai étant assez courts, le lecteur curieux sera amené, pour en savoir plus, à devoir consulter d'autres ouvrages parlant des découvertes qui ont pu retenir son attention. Disons qu'il ne s'agit ici que d'une mise en bouche destinée à nous faire rencontrer (parfois pour la première fois) ces savants. Je pense que l'auteur n'avait d'ailleurs pas d'autres ambitions concernant cette publication. Pour le lecteur qui aime ce genre de rencontre, façon « speed dating », ce n'est déjà pas si mal.
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colimasson
05 juillet 2013
  • 3/ 5
Laurent Lemire n'est pas un savant penché dans les découvertes. Sa spécialité, c'est la vulgarisation biographique. Après avoir écrit des ouvrages comme Les savants fous, Alan Turing ou Marie Curie, il choisit ici de s''attaquer à la biographie de vingt savants a priori méconnus, le tout en à peine deux cent pages. Il faudra donc s'accrocher pour cavaler au rythme de Laurent Lemire, et ne pas s'étonner si leur existence nous semble aussi brève et dérisoire que les découvertes dédaignées de leur époque.

Mais posons-nous tout d'abord cette question : qu'entend Laurent Lemire lorsqu'il parle de « savant » ? Pour lui, il s'agit d'hommes ou de femmes qui ont consacré leur existence à l'étude afin de révéler des phénomènes et processus dont les répercussions novatrices pourraient transformer la vie humaine et modifier la trajectoire de son évolution. Et que signifie-t-il par « avoir raison trop tôt » ? N'est-ce pas une aberration puisque la raison, pour être désignée comme telle, doit être reconnue par des contemporains –ce qui impliquerait qu'avoir raison trop tôt, c'est n'avoir pas raison du tout. Pour dépasser la contradiction, Laurent Lemire fait sienne cette formule de Schopenhauer : « Toute vérité franchit trois étapes. D'abord, elle est ridiculisée. Ensuite, elle subit une forte opposition. Puis elle est considérée comme ayant toujours été une évidence » et nous lance sur la découverte de ses vingt savants précoces. Mieux vaut être reconnu trop tard que jamais. On dépasse l'introduction, on s'apprête à découvrir des noms jusque-là inconnus pour imprégner notre cerveau de la reconnaissance qu'on devra désormais leur accorder et… qui découvre-t-on avec la première biographie ? Léonard de Vinci ! Plus reconnu que lui…

La suite des biographies nous permettra de vérifier que ce premier choix de personnage n'est pas une boutade –dont on ne comprendrait d'ailleurs pas vraiment l'intérêt. Après ce cher Léonard de Vinci, dont nous sommes habitués à entendre le nom d'aussi loin que nous avons des oreilles, on croisera le chemin d'autres savants à peine moins connus, Nicolas Copernic et Henri Poincaré en tête. A ce stade de notre lecture, il convient d'éclaircir le propos de Laurent Lemire au risque de croire que son entreprise d'écriture n'est qu'une belle et vaste arnaque, diablement efficace parce que parfaitement inscrite dans le halo de couillonnerie qui sied à notre époque –en voici un qui n'aura pas eu raison trop tôt. Laurent Lemire, comme tout bon pédagogue légèrement démagogue, sait que l'intérêt de son lecteur pour son ouvrage sera renforcé à condition qu'il se sente lui-même un peu savant. Ainsi, plutôt que de nous sortir une litanie de noms totalement obscurs, Laurent Lemire nous sert une fricassée de noms vaguement entendus (Gregor Mendel, André Vésale…) voire rabâchés (Léonard de Vinci, Nicolas Copernic…) afin de se donner l'autorisation de citer quelques noms réellement dédaignés du grand public (André Bloch, Franz Nopcsa ou Vladimir Vernadski) et de se rapprocher ainsi de l'objectif que nous donnait initialement à espérer le titre de son ouvrage. Laurent Lemire se rend compte lui-même de l'approximation de son titre, qui s'excuse souvent en écrivant par exemple que « Peter Higgs n'a pas vraiment eu raison trop tôt » (mais alors que fait-il entre ces pages ?) ou en avouant que certains des savants qu'il a choisi d'évoquer ont parfois reçu des prix de reconnaissance de leur vivant, ainsi Charles Wilson, lauréat du Prix Nobel de physique en 1927.

Laurent Lemire aurait dû savoir que son ouvrage se destinerait avant tout à des lecteurs qui ont faim de découvertes et de surprises. On ne se penche pas sans raison sur un livre dont le titre nous laisse à croire que chaque page tournée nous révèlera un nouveau pan de l'histoire des sciences… Mais Laurent Lemire ne semble l'avoir compris qu'à moitié, qui nous dispense l'histoire de savants parfois reconnus et qui passe avec une désinvolture presque insultante sur leurs découvertes. Il est impossible de nous faire prendre conscience de l'ampleur et de la portée novatrice des travaux de chaque savant en leur consacrant à peine une ou deux pages –le reste servant à présenter une biographie écourtée, quelques ébauches d'explication permettant de justifier le rejet dont ils eurent à souffrir, le tout entrecoupé de longs extraits d'ouvrages plus ciblés que l'on devrait peut-être lire à la place de ce traité de vulgarisation si on espère vraiment apprendre quelque chose. Ainsi, en parlant du principe de moindre action élaboré par Maupertuis, qui servit de base à l'élaboration de l'idée quantique, Laurent Lemire se satisfait d'un lascif « Aujourd'hui, cela nous paraît évident –enfin pas à tout le monde... » pour nous faire comprendre 1) que le principe ne nécessite pas d'être davantage explicité ; 2) que si nous ne le comprenons pas par la magie de sa simple évocation, nous ne pouvons nous en prendre qu'à nous-mêmes. Peut-être… peut-être faudrait-il en effet ne pas accorder à cet ouvrage plus de valeur qu'il ne prétend en avoir. Laurent Lemire se contente de nous présenter quelques savants intéressants, marginaux et originaux. Même si on ne comprend pas toujours tout de leurs découvertes et même si le dépaysement semble bref, on prendra connaissance de quelques spéculations pas si loufoques qu'elles n'y paraissaient de prime abord ; ainsi la théorie de la panspermie d'Arrhenius, la chambre à brouillard de Charles Wilson ou la constante inconnue d'André Bloch.

Petit ouvrage divertissant parmi tant d'autres, le livre de Laurent Lemire s'oppose à la démarche des savants qu'il honore, et en correspondant parfaitement aux attentes de son lectorat actuel –curieux mais pas trop-, il ne pourra absolument pas prétendre à l'éternité acquise par ces savants qui, en se faisant rejeter pour n'avoir pas été de la même époque que leurs contemporains, se sont finalement inscrits durablement dans le paysage.

Lien : http://colimasson.over-blog...
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petch
21 juin 2013
  • 3/ 5
Un grand merci à l'opération Masse Critique et aux éditions Tallandier pour ce cadeau littéraire.
Voilà un bon livre de vulgarisation essentiellement destiné aux novices en histoire des sciences. Laurent Lemire expose de courts éléments de biographies de scientifiques à l'origine d'avancées fondamentales, mais non reconnues comme telles de leur vivant. La lecture de ces quelques pages dédiées à chaque chercheur donne souvent envie d'en connaître plus et de plonger dans des encyclopédies ou autres ouvrages spécialisés. Ainsi, pour ma part, je connaissais peu (ou pas du tout) André Vésale (anatomiste du XVIème siècle fervent amateur de cadavres pour parfaire ses connaissances), Ignace Semmelweiss (médecin hongrois admiré de Céline, à l'origine des premiers diagnostics concernant les fièvres puerpérales dont mouraient beaucoup de femmes après l'accouchement) ou encore Charles Wilson et ses nuages fabriqués en laboratoire. J'ai apprécié de faire leur connaissance et cela m'a donné envie d'en savoir plus sur leur vie.
Pour les plus férus de science, ou les spécialistes de certains domaines, l'ouvrage peut apparaître cependant anecdotique ou peu fouillé. Plus proche de mes préoccupations professionnelles ou personnelles, j'ai effectivement trouvé les pages sur Maupertuis, Poincaré ou Higgs un peu légères. Par ailleurs, le côté « catalogue » du livre est un peu déplaisant au final. Il manque sans doute un fil conducteur, un peu plus élaboré que l'introduction, entre ces différentes tranches de vie.
Mais ne boudons pas notre plaisir. Au final, un bon plaisir de lecture et une chaude recommandation en guise d'introduction au monde parfois obscur des scientifiques et autres blouses blanches. Un conseil : jetez-vous sur les références citées dans la bibliographie sélective fournie à la fin du livre, très complète et couvrant tous les domaines passés en revue dans l'ouvrage.
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michel.carlier15
30 juin 2015
  • 3/ 5
La première chose qui me soit venue à l'esprit , c'est "diantre , comment vais-je me débrouiller pour chroniquer ce livre sans passer pour un crétin décérébré" ?
En fait , contrairement à mon habitude , j'ai commencé cet ouvrage par le milieu , de façon complètement erratique , cela n'avait guère d'importance puisqu'il n'y avait pas de lien entre les différents chapitres , consacrés chacun à un savant différent . C'est peut-être ça finalement qui fait le charme de ce livre , on peut le commencer par n'importe quel bout , la cohérence du propos reste identique .
En fait , ce n'est pas juste de dire que tous ces savants ont eu raison trop tôt , il y en a au moins un , Peter Higgs , qui a reçu le Nobel de son vivant (le boson de Higgs) .
Il n'en reste pas moins vrai que la plupart sont plus ou moins tombés dans l'oubli , ou que leurs découvertes n'ont suscité que peu de réactions de leur vivant , à part peut-être l'Inquisition , qui n'a eu connaissance de la révolution copernicienne qu'après sa mort , trop tard !
Seuls Léonard de Vinci , Copernic et Poincaré ont laissé une trace dans l'histoire de la science , les autres n'ont pas eu la même chance : Semmelweiss , qui a découvert l'asepsie en constatant la mort de trop nombreuses parturientes , Arrhenius qui découvre en 1896 (!) qu'un doublement de la quantité de CO2 dans l'air peut provoquer un réchauffement planétaire de 5 degrés , Francesco Redi qui , en étudiant les insectes , constate que les insectes naissent d'oeufs pondus par des mouches , alors que la théorie de la génération spontanée était généralement admise , une mention spéciale à Rachel Carson , qui a démontré l'effet désastreux des pesticides sur la santé humaine et qui s'est heurtée au lobby de l'industrie chimique , etc...
Ces scientifiques ou pseudo-scientifiques ont sûrement eu raison trop tôt , ils ont néanmoins eu raison tout court , à une époque où leurs travaux n'ont pas été entendus ou examinés par la communauté scientifique .
Finalement , le livre de Laurent Lemire présente un grand intérêt , il rend justice à ces hommes et ces femmes que l'histoire a peu ou prou oubliés .
Et il donne envie d'en savoir plus sur ces précurseurs , je me suis amusé à faire des recherches sur la toile sur ces "savants" pour en savoir un peu plus , car ce livre de 250 pages ne fait que sommairement le portrait de ces gens et de leurs recherches .
Je n'oublie pas de remercier les éditions Tallandier et Babelio pour m'avoir permis de découvrir ce livre de vulgarisation scientifique .
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GalaxioN
12 juin 2015
  • 3/ 5
Tout d'abord, merci à Babelio pour ce livre de la Masse Critique de ce mois-ci.
20 savants nous sont présentés ici, pour la majorité peu connus. Seuls Vinci, Copernic, Mendel et Poincaré sont peut-être connus du grand public. Mais qu'importe puisque ici ce qui nous intéresse ce sont les raisons pour lesquelles tous ces savants, à leur époque, ont été précurseur sur certains sujets mais n'ont pas été reconnu à leur juste valeur.
Sorte d'hommage donc ou de leçon pour nous faire comprendre que même si une théorie semble farfelue et incompréhensible elle mérite peut-être considération... Ainsi on apprend que dans l'histoire des sciences les théories découvertes ont souvent eu du mal à être bien perçu par toute la communauté scientifique suivant l'époque ou les circonstances et ça ne tenait souvent pas à grand chose. Gregor Mendel parce qu'il était moine, André Bloch parce qu'il était fou... et pourtant c'est grâce à eux que la science a avancé et qu'on en sait autant aujourd'hui.
Je pense qu'il ne faut pas lire ce livre comme une simple liste pour connaître qui a eu raison le premier, mais se forcer à penser que même de nos jours des travaux tombent peut-être dans l'oubli et seront redécouvert 20 ans plus tard et reconnu comme révolutionnaire, donc ne soyons jamais sûr de rien et ayons l'esprit ouvert...
Pour en revenir au livre même j'ai trouvé le style d'écriture un peu plat, 20 biographies en 250 pages, c'est beaucoup, on ne s'attarde pas sur les détails et on passe vite au suivant, cela donne un peu une impression de traitement à la chaîne. Pas indispensable donc mais intéressant si l'on aime l'histoire des sciences et ceux qui en sont les auteurs.
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Les critiques presse (1)
LesEchos04 mars 2013
C'est l'histoire de tous ces « savants », et d'une quinzaine d'autres, que nous raconte avec légèreté et (souvent) humour le journaliste scientifique Laurent Lemire dans son dernier opus. Les portraits sont bien brossés, la galerie agréable à parcourir.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Citations & extraits (40) Voir plus Ajouter une citation
colimassoncolimasson09 décembre 2013
En 1897, à Lyon, un jeune étudiant soutient sa thèse de médecine. Cet élève de l’Ecole de santé militaire vient de découvrir quelque chose d’essentiel qui transparaît dans l’intitulé de sa recherche : « Contribution à l’étude de la concurrence vitale chez les microorganismes : antagonismes entre les moisissures et les microbes ». Cela nous rappelle quelque chose. Des champignons qui viennent à bout de bactéries… En 1928, l’Ecossais Alexander Fleming observera l’apparition d’une moisissure alors qu’il travaillait sur une souche de staphylocoques. Cela permettra la mise au point de la pénicilline en 1940. 
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colimassoncolimasson11 novembre 2013
Ignace Semmelweiss a inspiré l’une des plus fameuses thèses de médecine. Parce qu’il eut raison non seulement trop tôt mais contre tout le monde, Céline vit en ce dément un double. A trente ans, Louis-Ferdinand Destouches lui consacre sa thèse de médecine. La fièvre, c’est ce qui passionne Céline. Fièvre de l’histoire, fièvre des mots, fièvre tout court. Il était donc tout naturel qu’il retrouve le héros qui l’avait combattu avec tant d’énergie, au point de s’y perdre. Semmelweis contre la fièvre puerpérale, Céline contre la fièvre du monde.
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colimassoncolimasson10 juillet 2013
Toute vérité franchit trois étapes. D’abord, elle est ridiculisée. Ensuite, elle subit une forte opposition. Puis elle est considérée comme ayant toujours été une évidence.

-Schopenhauer-
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colimassoncolimasson19 novembre 2013
De la stabilité au chaos, Poincaré explore avec une expérience hors du commun ces nouveaux territoires de la topologie algébrique et de la géométrie non euclidienne. Une trentaine de livres, de la Science et l’Hypothèse (1902) à Science et Méthode (1909) montre l’étendue de son interrogation tous azimuts. « Toutes les branches des mathématiques et de la physique théorique, de la théorie des équations différentielles aux phénomènes de capillarité et d’élasticité, en passant par la logique, la topologie, la théorie des probabilités, l’astronomie, l’option, la théorie de l’électromagnétisme, la thermodynamique, la propagation de la chaleur, etc. » Plutôt que de faire la liste des sujets traités par Poincaré, il serait plus simple de se demander de quoi il n’a pas parlé.
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colimassoncolimasson31 décembre 2013
Fritz Zwicky est également l’inventeur de la « morphologie », une méthode de pensée qu’il a expliquée dans un livre publié à la fin des années 1960. Il s’agit de rechercher la solution d’un problème en essayant toutes les combinaisons possibles. On place toutes les hypothèses dans une boîte à idées que lui nomme « boîte morphologique », on secoue virtuellement très fort et on examine les diverses combinaisons. Par exemple, en associant les termes « Soleil » et « voyage spatial », Zwicky imagine de déplacer le système solaire.
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