> Constance Cagnat-Deb½uf (Éditeur scientifique)

ISBN : 2253096296
Éditeur : Le Livre de Poche (1998)


Note moyenne : 3.85/5 (sur 55 notes) Ajouter à mes livres
A l'égal de la princesse de Clèves et de la Sanseverina, la duchesse de Langeais est l'une des grandes divinités féminines de notre littérature. Elle réunit en sa personne le triple prestige de la beauté, de la naissance et du malheur. Issue d'un sang illustre, Antoinet... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 21 mai 2012

    brigittelascombe
    "Elle voulut que cet homme ne soit à aucune autre femme et n'imagina pas être à lui". Etrange paradoxe de la passion amoureuse (de La duchesse de Langeais) dans lequel la mort s'avère être la seule issue en ce XIX° siècle hautement romantique. On pense bien sûr à La princesse de Clèves de Madame de La Fayette, bien que son caractère soit à l'opposé de celui de La duchesse de Langeais.
    Voilà le thème essentiel du roman d'amour De Balzac: La duchesse de Langeais qui aime et ne peut aimer à la fois, entrainant dans la souffrance celui qui l'aime. Deux beaux portraits de La comédie humaine, où Balzac, consacré par Le Père Goriot, tel un analyste,un sociologue et un historien étudie en détail les failles de l'aristocratie et de la société, soumises au bon vouloir du pouvoir et de l'argent.
    L'action débute dans un "couvent de carmélites espagnol", où La duchesse de Langeais, à présent veuve, est devenue Soeur Thérèse et que son amant le Marquis et général de Montriveau ("homme de passion" auquel elle s'est jadis refusée) toujours amoureux vient la retrouver. Puis on revient en arrière au moment de leur rencontre.
    J'ai beaucoup aimé la psychologie des personnages: La duchesse de Langeais, "reine de la mode" du Faubourg Saint Germain,froide,orgueilleuse, coquette (allumeuse!) qui de fête en bal ou an salon s'amuse à pousser à bout ce général, fort de caractère et fou d'amour.Rapports de force, soumission-domination qui ne peuvent que détruire.
    On a reproché à Balzac l'invraissemblance de cet amour réciproque et sans issue. On comprend fort bien qu'une Princesse de Clèves (infantilisée par sa mère et adorée par son époux) par peur de sauter le pas en devenant une femme épanouie se refuse. Mais là! Sans doute faut-il chercher l'explication dans le passé amoureux De Balzac, lui même fou d'amour et rejeté. Comment mieux panser une blessure narcissique qu'en inventant un amour de Dieu plus fort que tout?
    Invraissemblable ou non La duchesse de Langeais est un classique incontournable qui a le mérite de renvoyer le lecteur à ses jeunes années!
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    Critique de qualité ? (14 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par ahez, le 20 mai 2012

    ahez
    La Duchesse de Langeais est le second volet de L'Histoire des treize. Là encore, il est question d'une violente histoire d'amour, de passion même au sein de l'aristocratie. Balzac s'est inspiré de son histoire avec la duchesse de Castries pour nous livrer ce récit poignant.
    Le général de Montriveau retrouve dans un couvent, sous le nom de soeur Thérèse, celle qu'il aime. Il s'agit en réalité de La Duchesse de Langeais, ancienne coquette de salon. Elle avait séduit Montriveau mais s'était toujours refusée à lui jouant cruellement avec ses sentiments. Elle avait disparu au terme de leur histoire.
    Ce roman met en scène un des Treize, Montriveau, homme exceptionnel de force d'esprit, de patience et de volonté. Il aime la justice et ne s'intéresse que peu au moeurs factices des salons. Quand il aime, c'est avec passion et homme d'actions s'il en est, il est prêt à tout pour posséder l'objet de son désir. Mais blessé par la duchesse, il deviendra ce lion que sont les membres des Treize, sorte de confrérie, mystérieuse jusque-là. Vengeur et violent, il détruit la cage dorée de la duchesse. La duchesse, quant à elle, est agaçante et méprisable mais on la sent prise au piège. Elle se révèle par la suite une amoureuse fougueuse et passionnée. Balzac nous peint la tempête des sentiments amoureux avec grâce et efficacité, cela tonne en nous et l'on reste suspendu à ses mots.
    Ce qui marque le plus sans doute, c'est la rancoeur De Balzac envers cette société. Tout y est vil, apparence et hypocrisie. La duchesse est donc le reflet de cette société et cela, au fond, presque malgré elle car elle avait simplement compris comment se comporter dans cette société pour la maîtriser. Ce tableau ironique de scènes de la vie parisienne nous présente la même aristocratie décadente que dans La Fille aux yeux d'or. On sent cette société perdue, falote qui reste figée dans des attitudes insignifiantes. Cependant on comprend aussi que Balzac lui reproche son manque d'ouverture. Il a en effet subit plus d'une humiliation à son contact. Son dessin de cette société est donc loin d'être dépourvue de subjectivité malgré le réalisme.
    La fin est aussi brusque et dure que dans La Fille aux yeux d'or. Balzac y manie une forme d'ironie grinçante qui laisse le lecteur pantois. le tout est merveilleux, prenant, presque sublime.

    Lien : http://ahezcess.canalblog.com/archives/2010/07/24/18595692.html
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par jsgandalf, le 12 mai 2012

    jsgandalf
    Balzac écrit encore une histoire de femme avec « La Duchesse de Langeais » mais aussi une histoire de pouvoirs occultes avec les Treize, sorte de communauté secrète.
    La duchesse ici dépeinte est le modèle parfais de l ‘aristocrate du faubourg saint-Germain. Supérieur. Pourtant devant le général de Montriveau elle va fuir.
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    • Livres 3.00/5
    Par chartel, le 12 septembre 2007

    chartel
    Après avoir vu "Ne touchez pas la hache", un film de Jacques Rivette tiré d'une adaptation du roman d'Honoré de Balzac "La Duchesse de langeais", je me suis procuré le livre pour en connaître la fin puisque, contre toute attente, je n'ai pas vu le film de Rivette jusqu'à son terme, la projection ayant été interrompue par l'arrêt et la combustion de la pellicule. Mais si l'adaptation m'a un peu déçu (je ne sais pas si cela venait des conditions de projection de l'exploitant ou de la qualité même du film, les paroles des acteurs était inaudibles ! c'était insupportable pour l'adaptation d'une œuvre littéraire !), elle aura permis au moins de me donner envie de découvrir le roman. Je n'avais lu de Balzac que "Le Père Goriot", et je dois dire que j'ai été surpris par l'organisation narrative de cette œuvre, moi qui avais le souvenir d'une écriture balzacienne très descriptive et truffée de digressions, j'ai trouvé le rythme de cette œuvre plutôt enlevé, Balzac ne se privant pas de certaines ellipses surprenantes. Il est vrai qu'il a le souci de bien peindre les personnages, mais il ne s'attarde pas sur leur aspect physique et privilégie les réflexions et les sentiments de chacun.
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Citations et extraits

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  • Par brigittelascombe, le 20 mai 2012

    Te voilà sage.Désormais,aie des passions;mais, de l'amour,il faut savoir le bien placer,et il n'y a que le dernier amour d'une femme qui satisfasse le premier amour d'un homme.
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  • Par brigittelascombe, le 20 mai 2012

    Qui, dans sa vie, n'a pas une fois au moins,bouleversé son chez-soi,ses papiers,sa maison,fouillé sa mémoire avec impatience en cherchant un objet précieux,et ressenti l'ineffable plaisir de le trouver,après un jour ou deux consumés en recherches vaines;après avoir espéré,désespéré de le rencontrer;après avoir dépensé les irritations les plus vives de l'âme pour ce rien important qui causait une passion?
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  • Par brigittelascombe, le 20 mai 2012

    Cette voix,légèrement altérée par un tremblement qui lui donnait toutes les grâces que prête aux jeunes filles leur timidité pudique,tranchait la masse du chant,comme celle d'une prima donna sur l'harmonie d'un finale.Elle faisait à l'âme l'effet que produit aux yeux un filet d'argent ou d'or dans une frise obscure.
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  • Par brigittelascombe, le 20 mai 2012

    Le monde et Dieu,elle avait maintenant envie de les fouler à ses pieds.Montriveau était maintenant sa religion.
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  • Par brigittelascombe, le 20 mai 2012

    -Tu ne veux pas quitter cette tombe; tu aimes mon âme,dis-tu? Eh bien,tu la perdras à jamais cette âme,je me tuerai...
    -Ma mère,cria la soeur Thérèse en espagnol,je vous ai menti,cet homme est mon amant!
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