La Duchesse de Langeais est le second volet de L'
Histoire des treize. Là encore, il est question d'une violente histoire d'amour, de passion même au sein de l'aristocratie.
Balzac s'est inspiré de son histoire avec la duchesse de Castries pour nous livrer ce récit poignant.
Le général de Montriveau retrouve dans un couvent, sous le nom de soeur Thérèse, celle qu'il aime. Il s'agit en réalité de
La Duchesse de Langeais, ancienne coquette de salon. Elle avait séduit Montriveau mais s'était toujours refusée à lui jouant cruellement avec ses sentiments. Elle avait disparu au terme de leur histoire.
Ce roman met en scène un des Treize, Montriveau, homme exceptionnel de force d'esprit, de patience et de volonté. Il aime la justice et ne s'intéresse que peu au moeurs factices des salons. Quand il aime, c'est avec passion et homme d'actions s'il en est, il est prêt à tout pour posséder l'objet de son désir. Mais blessé par la duchesse, il deviendra ce lion que sont les membres des Treize, sorte de confrérie, mystérieuse jusque-là. Vengeur et violent, il détruit la cage dorée de la duchesse. La duchesse, quant à elle, est agaçante et méprisable mais on la sent prise au piège. Elle se révèle par la suite une amoureuse fougueuse et passionnée.
Balzac nous peint la tempête des sentiments amoureux avec grâce et efficacité, cela tonne en nous et l'on reste suspendu à ses mots.
Ce qui marque le plus sans doute, c'est la rancoeur
De Balzac envers cette société. Tout y est vil, apparence et hypocrisie. La duchesse est donc le reflet de cette société et cela, au fond, presque malgré elle car elle avait simplement compris comment se comporter dans cette société pour la maîtriser. Ce tableau ironique de scènes de la vie parisienne nous présente la même aristocratie décadente que dans
La Fille aux yeux d'or. On sent cette société perdue, falote qui reste figée dans des attitudes insignifiantes. Cependant on comprend aussi que
Balzac lui reproche son manque d'ouverture. Il a en effet subit plus d'une humiliation à son contact. Son dessin de cette société est donc loin d'être dépourvue de subjectivité malgré le réalisme.
La fin est aussi brusque et dure que dans
La Fille aux yeux d'or.
Balzac y manie une forme d'ironie grinçante qui laisse le lecteur pantois. le tout est merveilleux, prenant, presque sublime.
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