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> Pierre Josserand (Éditeur scientifique)

ISBN : 207036982X
Éditeur : Gallimard (1977)


Note moyenne : 3.33/5 (sur 21 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Catherine de Médicis et le débile Charles IX avaient imaginé pour les protestants une solution finale qui fut la Saint-Barthélemy. Le roman de Mérimée n'est pas seulement un chef-d'oeuvre de bonne humeur macabre et d'ironie à l'égard du destin qui sépare deux frères, l'... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (5)

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    • Livres 3.00/5
    Par Taraxacum, le 14 octobre 2014

    Taraxacum
    Il y a longtemps que cette oeuvre était sur ma liste de lecture, ce qui n'est pas très logique de ma part, vu que la Saint Barthélemy, je trouve qu'on nous la sert un peu à toutes les sauces dans les romans historiques et que des épisodes moins rabâchés de l'histoire de France, tout aussi éclairant sans doute, auraient bien droit à leur tour.
    Mais les envies de lecture... Bref, sujet ultra classique mis à part, que vaut la Chronique du règne de Charles IX? Cela dépend ce qu'on y cherche en fait. La description de la cour, de l'époque, est brillante. On sent cette tension qui monte graduellement, mais aussi l'état d'esprit d'une frange de la population qui s'entretuait en duels joyeusement sous le premier prétexte: la vie , malgré les protestations de foi de tous les protagonistes, ne valait pas tripette, ni la vôtre ni celle de votre prochain!!
    Non, ce que je n'ai pas apprécié dans ce roman, c'est l'un des deux protagonistes principaux. Bernard et George de Mergy sont frères, l'un huguenot, l'autre catholique et se trouvent chacun dans un camp, et autant j'ai apprécié George, porté par son humanité , son amour fraternel, plus agnostique que catholique à vrai dire, et surtout d'opinion que chacun devrait faire selon son choix, autant j'ai trouvé Bernard franchement pâlot. Il passe tout le début du roman à expliquer qu'il est mieux que son frère, que lui jamais ne trahira sa religion, ni les principes de celle-ci, et notre dévoué huguenot porte des reliques, comme les catholiques, sous prétexte que ça vient d'une dame, tue en duel sans avoir de remords plus d'un chapitre, prend maîtresse...
    Les ressorts de la Saint Barthélemy sont aussi évoqués un peu rapidement: le lecteur a l'impression que l'auteur l'estime cultivé, et déjà en main de toutes les clefs sur les protagonistes de l'époque.
    Cela reste un roman historique des plus agréables à lire, il lui manque juste un petit je ne sais quoi d'épique pour le rendre vraiment prenant, mais les amateurs auraient tord de bouder leur plaisir!
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    • Livres 2.00/5
    Par allard95, le 30 août 2014

    allard95
    Ce livre n'est pas à la hauteur de ce que j'attendais de la part de Mérimée! C'est un roman historique, qui se situe dans les semaines qui ont précédé le massacre de la St Barthélémy, mais dont l'inscription dans ce décor est faible. On a compris le drame que connaissait la France, avec l'opposition mortelle entre les deux pratiques religieuses, la religion catholique institutionnelle, et le calvinisme en progrès. Et aussi l'impasse qui en résultait. Mais, de la part de Mérimée, homme de grande culture, on pouvait s'attendre à quelque chose de plus magistral. Or l'enchaînement des faits manque de clarté, les enjeux du mariage entre Henri de Navarre et la soeur du roi sont mal expliqués, la personnalité de Coligny est confuse, le rôle de celui-ci, celui du jeune roi, celui de sa mère sont peu clairs. Quant à l'histoire d'amour, elle est artificielle. Restent deux frères, qui eux, savent surmonter leur désaccord pour ce qui concerne la religion, mais que l'enchaînement des circonstances conduira au drame. La démonstration est là, et, heureusement elle a ici une certaine efficacité.
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    • Livres 3.00/5
    Par SCOman, le 24 juillet 2012

    SCOman
    Écrit en 1828, 1572, Chronique du règne de Charles IX est publié à l’âge d’or du roman historique. Mettant en scène les deux frères de Mergy, Bernard étant protestant et George ayant rejoint la religion catholique, le récit s’inscrit dans le contexte des guerres et de religions et se veut une photographie des mœurs de la noblesse à cette époque. Il y a un peu de d’Artagnan dans le personnage de Bernard de Mergy, jeune cadet de province monté à Paris pour y rencontrer l’amiral Coligny, le chef du camp protestant. Mais c’est George qui constitue sans aucun doute la figure la plus marquante du récit, incarnant à la fois l’amour fraternel et la tentation de l’athéisme. Comme l’indique avec justesse la notice du roman, les huit premiers chapitres permettent de se familiariser aussi bien avec les mœurs de l’époque, les villes et les villages livrés au pillage, le Paris de Charles IX, la cour et les courtisans, qu’avec les règles qui régissent le duel ou bien encore les débats religieux qui agitent alors le royaume de France. Ensuite l’intrigue s’accélère, entremêlant l’habituelle trame amoureuse à l’explosion paroxysmique de la Saint-Barthélemy. Au sujet de cette nuit tragique de l’histoire de France, qui vit des (...)

    Lien : http://leslecturesdares.over-blog.com/article-1572-chronique-du-regn..
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    • Livres 3.00/5
    Par helo1807, le 16 décembre 2013

    helo1807
    Prosper Mérimée a écrit Chronique du règne de Charles IX en 1829, en reprenant scrupuleusement les événements historiques de 1572 mais en confiant les rôles principaux à des personnages fictifs : sont ainsi mis en scène Bernard et George, deux frères appartenant chacun à un clan religieux opposé.
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    • Livres 4.00/5
    Par stcyr04, le 10 mai 2012

    stcyr04
    Style enlevé et plaisant, c'est léger, ca se lit bien, c'est superficiel diront certains.

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Citations et extraits

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  • Par stcyr04, le 10 mai 2012

    — Vous êtes bien délicat, mon père. Quant à moi, je ne sens
    rien du tout.
    — Est-ce que l’on flambe des cochons près de cette auberge ?
    — Des cochons ? Ah ! voilà qui est plaisant ! Des cochons ?
    Oui, à peu près ; ce sont bien des cochons, car, comme dit
    l’autre, de leur vivant ils étaient habillés de soie ; mais ces cochons-là ça n’est pas pour manger. Ce sont des huguenots, révé-
    rence parler, mon père, que l’on brûle au bord de l’eau, à cent
    pas d’ici, et c’est leur fumet que vous sentez,
    — Des huguenots !
    — Oui, des huguenots. Est-ce que ça vous fait quelque
    chose ? Il ne faut pas que cela vous ôte l’appétit. Quant à changer de salle pour dîner, je n’en ai qu’une ; ainsi vous serez bien
    obligé de vous en contenter. Bah ! le huguenot, cela ne sent pas
    déjà si mauvais. Au reste, si on ne les brûlait pas, peut-être
    qu’ils pueraient bien davantage. Il y en avait un tas ce matin sur
    le sable, un tas aussi haut… quoi ! aussi haut que voilà cette
    cheminée.
    — Et vous allez voir ces cadavres ?
    — Ah ! vous me dites cela parce qu’ils étaient nus. Mais des
    morts, mon révérend, ça ne compte pas ; ça ne me faisait pas
    plus d’effet que si j’avais vu un tas de grenouilles mortes. Il
    paraît tout de même qu’ils ont joliment travaillé hier à Orléans,
    car la Loire nous en a furieusement apporté de ce poisson héré-
    tique-là, et, comme les eaux sont basses, on en trouve tous les
    jours sur le sable qui restent à sec. Même hier, comme le garçon
    meunier regardait s’il y avait des tanches dans son filet, voilà-til pas qu’il trouve dedans une femme morte qui avait un fier
    coup de hallebarde dans l’estomac. Tenez, ça lui entrait par là et
    ça sortait entre les épaules. Il aurait mieux aimé trouver une
    belle carpe, tout de même… Mais qu’avez-vous donc, mon révé-
    rend ?… Est-ce que vous voulez tomber en pâmoison ? Voulezvous que je vous donne, en attendant votre dîner, un coup de
    vin de Beaugency ? ça vous remettra le cœur au ventre.
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  • Par stcyr04, le 10 mai 2012

    — Ton livre, ma Diane, n’est qu’un tissu de mensonges et
    d’impertinences. C’est le plus sot qui soit jusqu’à ce jour sorti de
    dessous une presse papiste. Gageons que tu ne l’as pas lu, toi
    qui m’en parles avec tant d’assurance !
    — Non, je ne l’ai pas encore lu, répondit-elle en rougissant
    un peu ; mais je suis sûre qu’il est plein de raison et de vérité. Je
    n’en veux pas d’autre preuve que l’acharnement des huguenots
    à le dépriser.
    — Veux-tu, par passe-temps, que, l’Écriture à la main, je te
    montre… ?
    — Oh ! garde-t-en bien, Bernard ! Merci de moi ! je ne lis
    pas les Écritures, comme font les hérétiques. Je ne veux pas que
    tu affaiblisses ma croyance. D’ailleurs tu perdrais ton temps.
    Vous autres huguenots, vous êtes toujours armés d’une science
    qui désespère. Vous nous la jetez au nez dans la dispute, et les
    pauvres catholiques, qui n’ont pas lu comme vous Aristote et la
    Bible, ne savent comment vous répondre.
    — Ah ! c’est que vous autres catholiques vous voulez croire à
    tout prix, sans vous mettre en peine d’examiner si cela est raisonnable ou non. Nous, du moins, nous étudions notre religion
    avant de la défendre, et surtout avant de vouloir la propager.
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  • Par Taraxacum, le 12 octobre 2014

    Ces hommes armés de hallebardes étaient des soldats du guet, dont une troupe se tenait toujours dans le voisinage du Pré-aux-Clercs pour être à portée de s’entremettre dans les querelles qui se vidaient d’ordinaire sur ce terrain classique des duels. Suivant leur usage, ils s’étaient avancés fort lentement, et de manière à n’arriver que lorsque tout était fini. En effet, leurs tentatives pour rétablir la paix étaient souvent fort mal reçues ; et plus d’une fois on avait vu des ennemis acharnés suspendre un combat à mort pour charger de concert les soldats qui essayaient de les séparer. Aussi les fonctions de cette garde se bornaient-elles généralement à secourir les blessés ou bien à emporter les morts.
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  • Par Taraxacum, le 12 octobre 2014

    Il y a une certaine grâce à faire un défi, qui s’acquiert, comme bien d’autres, par l’habitude. Notre héros en était à sa première affaire, par conséquent il éprouvait un peu d’embarras ; mais, dans ce moment, il craignait moins de recevoir un coup d’épée que de dire quelque chose qui ne fût pas d’un gentilhomme.

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  • Par Taraxacum, le 12 octobre 2014

    – Non, mille tonnerres ! Laissez-moi tous les deux. Suis-je déjà mort, pour que les corbeaux se disputent ma carcasse ? Je ne veux ni de vos messes ni de vos psaumes.
    – Il blasphème ! s’écrièrent à la fois les deux ministres des cultes ennemis.

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Colomba
Adaptation de la célèbre nouvelle de Prosper MERIMEE sur le thème d'une vendetta entre deux familles corses. Les protagonistes de cette histoire s'expriment souvent en dialecte local, traduit par des sous-titres. Colomba a vu périr son père assassiné par son ennemi, l'avocat Barricini. Elle pousse son frère Orso à accomplir sa vengeance.








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