ISBN : 2266160389
Éditeur : Pocket (2005)


Note moyenne : 3.42/5 (sur 48 notes) Ajouter à mes livres
Carmen, histoire espagnole ? Pas dans l'esprit de Mérimée, qui contourne avec ironie l'hispanisme castillan des romantiques et montre les confins de la péninsule : en Andalousie, entre Séville et Gibraltar, l'amour fou d'un Basque déraciné pour une enfant de Bohème, san... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 25 août 2011

    brigittelascombe
    Et Dieu créa la femme.... fatale! Prends garde à toi!
    Prends garde à toi! Voilà le conseil prodigué dans le célèbre opéra de Bizet tiré de la nouvelle homonyme Carmen de Prosper Mérimée.
    Prends garde à toi, homme de rien mené par le bout du nez de ton désir pour cette gitane effrontée qui de son regard de feu embrase le tien.
    La Carmencita rencontrée par le narrateur archéologue lors d'un séjour à Cordoue, arbore "dans ses cheveux un gros bouquet de jasmin dont les pétales exhalent le soir une odeur énivrante".Vêtue de noir, petite,jeune et bien faite,elle lui tourne la tête et l'entraine chez elle pour lui tirer les cartes.
    Prends garde à toi!
    La "gitana" est la beauté faite femme,ensorceleuse prête à envouter le premier venu.
    Mais voilà son amant irrascible Don José fou de jalousie.
    Tu te sauves et tu as raison!
    Plus tard, bien plus tard tu croises Don José pauvre homme en fuite à travers l'Espagne.Il se raconte,il la raconte.
    Et tu vois se dresser Carmen, cet oiseau de proie, fleur à la bouche,parfumée,"pomponnée,attiffée tout or et tout rubans",sensuelle à la démarche chaloupée qui met les males à ses genoux,n'a pas la langue dans sa poche,joue du couteau,manipule,tempête,trompe,excite,pousse à la contrebande et au meurtre.
    Et tu vois s'abattre sous tes yeux cette indomptable car Don José
    l'a décidé: Elle est à lui ou à personne!
    Un superbe portrait de femme insoumise et une fable cruelle sur la passion qui tue et le désir floué qui consumme,une belle écriture et un pan d'histoire du XIX° siècle à rapprocher de Colomba (nouvelle de Prosper Mérimée, écrivain,historien,archéologue, qui lui a ouvert les portes de l'Académie française, cette corse vengeresse qui pousse son frêre Orso à tuer les meurtriers de son père.
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Nodamin, le 03 avril 2010

    Nodamin
    Encore une histoire que je connais sur le bout des doigts avant même de commencer à lire. Enfin, ça c'est ce que je pensais avant, car si la trame reste la même, l'adaptation de Bizet se permet quantités de libertés, entre les passages supprimés et ceux complètement modifiés, même sur un récit de la taille d'une nouvelle, ce fut souvent de réelles découvertes. Notamment par l'introduction, avec le narrateur qui rencontre José peu de temps avant son arrestation, et qui entendra son histoire passée une fois celui-ci sous les verrous. Je note aussi que le toréador n'apparaît ici qu'à la fin, alors que Bizet fait rapidement les présentations intervenir pour le faire intervenir plusieurs fois au premier plan. En revanche déçue de constater l'absence du personnage de Micaëla, qui faisait bien mesure d'équilibre face à Carmen dans l'opéra.
    Mais cette héroïne, quelle femme, quel tempérament, ah ! Elle est à la fois enthousiasmante et insupportable, érotique et nonchalante, enfantine et garce, fascinante ! Et puis, elle a toujours été franche et n'a jamais caché sa façon de voir les choses, notamment pour les relations amoureuses, alors j'estime que le héros maladivement jaloux peut également se remettre en question, au lieu de reporter tout les torts sur la sorcière bohémienne. Déjà, à la façon dont elle est décrite la première fois que José la voit, ainsi qu'à son comportement, le ton est donné. Et puis en définitive, il lui a couru après sans arrêt, alors qu'elle avait joué franc-jeu sur sa manière d'être dès le début. Carmen est une femme fatale, certes, mais j'aime sa liberté, j'aime son sarcasme, son impétuosité, sa détermination farouche, et inébranlable devant la mort-même, ainsi comment la détester ? Alors pour conclure : « Carmen, je t'aime », comme dirait son soupirant chez Bizet à la fin de l'un des plus beaux airs pour ténor jamais écrit.
    La rupture dans le comportement et l'état d'esprit de Don José entre notre droit et gentillet soldat du début et le criminel d'après son premier assassinat menant à sa vie de contrebandier est vraiment intéressante. L'homme est complètement changé, même s'il garde parfois quelques réminiscences de remords. Encore une fois, même s'il essaie de se persuader que c'est Carmen qui l'a réduit à cet état, sans ses excès de conduite extrêmes il n'en serait jamais arrivé là. Certes ils sont dus à sa rencontre avec elle, mais il est plus facile d'accuser l'autre quand on ne peut se contrôler. Ceci-dit je le préfère largement en bandit tourmenté, le José.
    Comparé à son adaptation musicale, le livre permet de faire découvrir une héroïne sublimé, dont tout les aspects de l'allure et du tempérament sont intensifiés (en faisant beaucoup pourtant pour la rendre détestable, mais cela a chez moi l'effet inverse), un José bien plus viril, cependant il ne parvient pas à me faire oublier l'opéra merveilleux, aux airs tous plus fameux les uns que les autres, qui en a découlé.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par adonisos, le 13 mars 2009

    adonisos
    Le narrateur rencontre, à l'occasion d'un voyage dans le sud de l'Espagne, don José, un célèbre brigand. Celui-ci lui raconte alors sa terrible histoire : jeune soldat, sa route a croisé celle de la belle et envoutante gitane, Carmen. Mais son amour pour elle l'a conduit au pire. 4e de couverture
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par coraline83100, le 10 juillet 2011

    coraline83100
    Très courte, cette histoire se lit avec plaisir.
    L'action se déroule en Espagne, où Mérimée se glisse dans la peau d'un narrateur voyageur. Il y fait la rencontre d'un bandit, bientôt amené à fuir.
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Citations et extraits

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  • Par brigittelascombe, le 25 août 2011

    Elle avait encore une fleur de cassie dans le coin de sa bouche,et elle avançait en se balançant sur ses hanches comme une pouliche au haras de Cordoue.
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  • Par brigittelascombe, le 25 août 2011

    Quand ils sont de service,les Espagnols jouent aux cartes,ou dorment;moi,comme un franc Navarrais,je tâchais toujours de m'occuper.
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par brigittelascombe, le 25 août 2011

    En Espagne,un cigare donné et reçu établit des relations d'hospitalité,comme en Orient le partage du pain et du sel.
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par Paluzzi, le 20 août 2010

    Prends garde, me dit-elle; lorsqu'on me défie de faire une chose, elle est bientôt faite!

    Chapitre III
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  • Par brigittelascombe, le 25 août 2011

    Peu importe d'où vient l'avis, pourvu qu'il soit bon!
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