ISBN : 2021054144
Éditeur : Editions du Seuil (2012)


Note moyenne : 3.53/5 (sur 15 notes) Ajouter à mes livres
A la trace tranche sur les romans précédents par sa structure ambitieuse. L'action progresse staccato. L'art du pisteur, évoqué par une citation en début de chapitre, illustre la manière dont chacun des protagonistes va laisser des traces. Toutes, à un moment donné, se ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par caro64, le 18 mars 2012

    caro64
    Un nouveau Deon Meyer, et pas des moindres, puisqu'il fait plus de 700 pages. Mais rassurez-vous, elles se dévorent à toute vitesse !
    Nous sommes toujours en Afrique du Sud, avec en toile de fond une intrigue mêlant groupuscules islamistes, gangs organisés et trafic de diamants. Une traque nous mènera des frontières du Zimbabwe au cœur du Cap, des plaines désertiques aux bureaux saturés d'outils informatiques de pointe.
    Découpé en quatre parties d'apparence distincte, "A la trace" entremêle trois histoires : celle de Milla, jeune femme blanche qui tente de se construire une nouvelle vie et qui va se retrouver entraînée dans une aventure digne d'un roman de J. le carré. Puis on retrouve un des personnages favoris de Deon Meyer : Lemmer (Lemmer, l'invisible) qui va devoir convoyer a travers le désert deux rhinocéros sauvages, mais ce qu'il ignore c'est que la sauvegarde des animaux n'est le seul enjeu de ce voyage .Et enfin la dernière partie qui concerne également un personnage déjà rencontré : Matt Joubert (Jusqu'au dernier), ancien flic devenu enquêteur qui va se lancer sur la trace d'un mari disparu.

    Evidemment, toutes ces histoires vont s'entrecroiser et le puzzle finira par s'assembler. On ne perd pas le fil, on bascule d'une histoire vers une autre, on est entraîné et finalement sidéré, d'avoir lus ces 700 pages avec autant de facilité et de plaisir.
    Deon Meyer maîtrise, encore une fois, totalement sa partition. Il réussit à mener parfaitement son histoire avec rythme et densité même si la dernière partie est en demi-teinte, la fin un peu précipitée. Avec une construction remarquable, il signe son roman le plus complexe et le plus audacieux.... L'habileté de ses intrigues, la force de ses descriptions, sa passion sincère pour un pays dont il connaît les fragilités, en font un des meilleurs auteurs de roman policier contemporain !
    Un sacré pavé que ce livre donc, mais aussi le roman idéal pour rencontrer, ou retrouver, cet auteur.
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    Critique de qualité ? (23 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par le-mange-livres, le 14 avril 2012

    le-mange-livres
    "Ca te dirait des fois de sauver les deux derniers rhinos noirs du Zimbabwe ?"
    Deon Meyer est de retour avec un polar ambitieux et complexe, qui entraîne son lecteur dans les méandres et les bas-fonds d'une société sud-africaine en pleine mutation.
    La construction, originale, emboîte des parties bien distinctes, successivement centrées sur quatre personnages. Milla Strachan, d'abord, une femme au foyr, la quarantaine, qui décide de tout plaquer pour d'émanciper après l'accrochage de trop avec son fils. C'est ensuite les traces de Lemmer que l'on suit, un garde du corps chargé d'escorter une mystérieuse cargaison de contrebande en compagnie d'une vétérinaire au look de Lara Croft. Puis vient le tour de Lukas Becker, mi-archéologue mi-espion, qui cherche des noises au chef du gang local, et croise la route des deux premiers personnages. La dernière partie est consacrée à Mat Joubet, ex-commissaire reconverti dans un rôle de privé qui ne lui convient pas, lancé sur les traces d'un jeune homme volatilisé. Car tout ici est question de traces : celles que Milla cherche désespérément à laisser ; celle que Cornelle prend soin de ne pas laisser ; celle de Becker que l'on s'efforce de suivre ; et celles, ténues, laissées par les disparus.
    "Certains jours ne laissent aucune trace ... Il y en a qui s'écoulent comme s'ils n'avaient existé, aussitôt effacés dans le sillage de ma routine ... Ou par mon désir de les oublier aussi tôt que possible. Les traces d'autres jours restent visibles peut-être une semaine avant que le vent de la mémoire les recouvre de sable - le dépôt laissé par de nouvelles expériences."
    Quatre romans en un donc, avec une infinie palette de thématiques dans ce puzzle où les pièces s'eboîtent sans jamais vraiment tout à fait se correspondre. C'est là tout l'art de Deon Meyer, qui a aussi l'habileté de ne pas tomber dans le piège de personnages caricaturaux. de ce point de vue, Cornelia van Jaarsfeld, Diedrick ou Lukas Becker restent inoubliables,complexes et insaisissables.
    Malgré une stature imposante avec ses plus de 700 pages, A la trace se dévore. En plongeant dans des univers fascinants et très différents, Deon Meyer parvient à entremêler grand banditisme, terrorisme international, espionnage, trafics financiers internationaux, gangs et contrebande d'animaux sauvages. Mené au pas de course, A la trace est nerveux comme une bête sauvage (voir les excellentes citations de la deuxième partie, issues d'un manuel de pisteur), et s'inscrit résolument, avec son ambiance de traque, dans la veine des très bons thrillers.
    "Les trottoirs fourmillaient - on y courait, on y marchait ou y stationnait, conversations et affaires s'y nouaient et d'y dénouaient, on y cherchait une place de stationnement. Il y avait des musulmans coiffés de fez, des pêcheurs en bonnet de laine, des Xhosas, la tête enveloppée d'une écharpe, des Blancs tête nue : la mixité raciale, comme à Voortrekker Street dans les années 1960, avant le début des troubles."
    Pourtant la poursuite, très réussie en soi, est complétée par le regard lucide et désenchanté que Deon Meyer porte sur une société en ébullition, celle de la nouvelle Afrique du Sud, captée dans toute sa complexité tout au fil du roman. Une société arc-en-ciel, certes, mais marquée par une violence - physique, sociale, symbolique - qui atteint des niveaux inimaginables. Les hiérarchies sociales évoluent, les riches blancs se retranchent derrière les murs de leurs résidences sécurisées, les nouveaux riches afrikaners investissent d'autres quartiers branchés, tandis que le chaos règne dans les anciens townships pris dans la guerre des gangs, et que le pays s'apprête à accueillir la Coupe du monde dans une ambiance de rivalités politiques.
    Il n'y a pas à dire c'est de la belle facture.
    "A 20h30, la salle s'est remplie : il y a deux grands groupes d'hommes d'affaires ; puis, ça et là, des familles, des couples, quelques tables de jeunes de vingt ans qui s'amusent, Blancs et Noirs mêlés, décontractés, comme si notre pays n'avait jamais eu d'histoire. Il en va de même dans les centres commerciaux et les rues, comme si la ville représentait ce que pourrait être notre pays si l'on parvenait à effacer l'ombre noire de la pauvreté ..."
    Une lecture qui contribue à me rapprocher un peu plus de mon Objectif lune.

    Lien : http://le-mange-livres.blogspot.fr/2012/04/la-trace-deon-meyer.html
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    • Livres 4.00/5
    Par litolff, le 02 avril 2012

    litolff
    Une jeune femme qui essaie de s'extraire d'un mariage étouffant, les merveilles technologiques de l'Agence de renseignements présidentielle, un aventurier qui convoie des rhinocéros en provenance du Zimbabwe, une Lara Croft sud-africaine qui en connait un rayon sur les animaux, un archéologue qui a maille à partir avec les dangereux gangs des townships, la mystérieuse disparition d'un mari modèle employé à la compagnie de bus, un ex-flic reconverti en détective... autant de chaînons dans ce passionnant thriller qui fait découvrir au lecteur la réalité de l'Afrique du Sud post-apartheid, multilingue et multi-raciale, en proie aux gangs urbains mais aussi à la mondialisation de la finance et du crime, à la montée de l'islamisme et aux trafics internationaux. Par une habile construction, chacun des personnages fournira une clé de l'intrigue dont on ne connaitra le dénouement qu'à la toute fin quand les morceaux du puzzle africain viendront s'ajuster les uns aux autres grâce aux traces laissées par les protagonistes.
    Du fin fond de la brousse et des parcs nationaux au cœur des banlieues résidentielles ultra-chic, Deon Meyer nous fait découvrir une Afrique du Sud en mutation où les femmes luttent pour leur indépendance, où la criminalité passe les frontières et où les trafics en tous genres, armes, drogues, diamants et animaux, s'épanouissent sur fond de menace terroriste. Un excellent polar qui mêle les genres avec subtilité (impossible de le lâcher en cours) et qui pourrait faire un excellent film !!!
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    Critique de qualité ? (16 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par jostein, le 16 mai 2012

    jostein
    À la trace est le septième roman du sud-africain Déon Meyer. C'est un énorme livre de 720 pages qui comprend, en fait, trois histoires différentes reliées entre elles par le contexte sud-africain d'une guerre de gangs et d'espionnage.
    L'auteur s'installe dans chaque histoire pour décortiquer les personnages dans leurs actes et leurs émotions. le lecteur suit à la trace chacun d'entre eux.
    Le livre 1 est consacré à Milla, une femme de quarante qui ose enfin quitter un mari volage et se fait embaucher par l'APR ( Agence Présidentielle de Renseignement). Elle va ainsi nous guider au cœur de cette institution qui soupçonne un acte de terrorisme programmé lors d'une journée sportive. Jour après jour, on suit avec une grande précision, les enquêtes au sujet de deux plus importants groupes terroristes de l'Afrique du Sud.
    Le livre 2 nous entraîne aux côtés de Lemmer, un personnage habituel de l'auteur. Il est ici garde du corps sur le transfert illégal de deux rhinocéros noirs. L'aventure se corse lorsque le convoi se fait attaquer par le gang d'Inkunzi.
    On retrouve ensuite Milla dans le livre 3. Sa rencontre avec Lukas Becker, un trafiquant énigmatique et séducteur, va l'emmener vers les sueurs froides de l'aventure pour se retrouver face au chef d'al Qaïda. Une fois encore, l'auteur nous conte une histoire à la fois sentimentale et pleine de rebondissements.
    Enfin, dans le dernier livre, le lecteur retrouve Mat Joubert, un personnage récurrent de l'auteur, devenu détective privé. C'est un personnage emphatique, consciencieux et efficace qui enquête sur la disparition de Daniel Flint, coordonnateur de trafic d'une société de bus.
    Chaque histoire est passionnante avec des personnages attachants et un contexte assez sulfureux dans le milieu du terrorisme, du trafic d'armes et d'animaux. La construction est remarquable, puisque chaque histoire s'inscrit dans un même environnement mais je regrette tout de même d'être passée d'un récit à l'autre sans plus de suivi. Je me suis attachée aux personnages de Lemmer, de Milla, de Becker et puis on les abandonne pour partir sur un autre aspect de l'enquête. Cela me donne l'impression de ne pas avoir vraiment le dénouement du livre.
    Toutefois le style très fluide, le suspense, l'analyse fine des personnages font de ce livre fleuve un roman intéressant et agréable à lire.

    Lien : http://surlaroutedejostein.over-blog.com/article-a-la-trace-de-deon-..
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par encoredunoir, le 11 avril 2012

    encoredunoir
    Milla, mère au foyer effacée, prend un jour son courage à deux mains et se décide à quitter son mari cavaleur et son fils. À la recherche d'un emploi, elle est finalement embauchée comme rédactrice par l'Agence de Renseignement Présidentielle au moment où celle-ci soupçonne un groupuscule islamiste de vouloir commettre un attentat.
    Lemmer, le garde du corps, est quant à lui chargé de convoyer deux rhinocéros noirs du Zimbabwe jusqu'à une réserve sud-africaine. 18 heures durant, il va voyager avec une étrange pisteuse qui semble avoir bien des choses à cacher.
    De son côté, Mat Joubert, ancien policier tout juste engagé par une grosse agence de détective, est chargé de retrouver la trace d'un employé d'une compagnie de bus qui a disparu depuis plusieurs mois.
    Trois histoires, trois destins amenés à se croiser à un moment ou un autre.
    Imposant. C'est bien le premier mot qui vient à l'esprit à propos de ce nouveau roman de Deon Meyer. Un énorme pavé de près de 750 pages avec l'ambition d'aborder à la fois la question de l'islamisme en Afrique du Sud, de la condition des femmes, des gangs, et de la protection des espèces animales. Imposant donc, et ambitieux. C'est donc avec un certain plaisir anticipé mêlé de crainte vis-à-vis de l'épaisseur de la bête que l'on a abordé À la trace. Mais bon, on en avait entendu dire tellement de bien.
    Et, de fait, le roman se laisse très facilement lire. Ses chapitres courts s'enchaînent relativement bien, y compris lorsque l'on atteint le ventre mou du livre – vers la troisième partie – où le rythme ralentit considérablement. le lecteur tire donc satisfaction autant de cette cadence du récit que de sa propre capacité à lire facilement un aussi long bouquin sans jamais s'y perdre. Car Deon Meyer a au moins cela pour lui qu'il sait construire des intrigues mêlant de très nombreux personnages sans jamais nous égarer. L'auteur a du métier et il sait nous le montrer. Non seulement il nous offre un roman qui mêle avec habileté des thématiques qui nous font (a)percevoir une certaine réalité sud-africaine, mais, de plus, il convoque des personnages –Lemmer et Mat Joubert – auxquels le lecteur de ses romans s'est auparavant attaché.
    Pour autant, cela suffit-il à faire de À la trace l'excellent roman que l'on nous a vanté un peu partout dans la presse ou chez nos camarades sur internet ? À notre sens, pas totalement.
    Le fait de mélanger plusieurs genres comme roman d'espionnage, éco-polar, thriller et enquête policière ne nous semble pas aujourd'hui quelque chose de si exceptionnel (Le Carré s'y est attelé dans certains de ses derniers romans, à commencer par La constance du jardinier, Winslow avec La Griffe du chien a aussi joué avec ces codes, et, dans un sens, Kem Nunn a aussi pu le faire dans Tijuana Straits, pour ne citer que les premiers qui nous viennent à l'esprit). Certes, Deon Meyer le fait plutôt avec brio mais, après l'exercice de style plutôt réussi de 13 heures, son précédent roman, on en attendait pas moins. Et l'on peut d'ailleurs, malgré tout, saluer le fait que Meyer ne veuille pas se contenter d'en rester basiquement à ce qu'il sait faire, sa capacité à se remettre en question et à vouloir aborder ses nouveaux romans de manières différentes des précédents.
    Un jeu sur les genres donc, mais aussi – et c'est ce que l'auteur a mis en avant lors du festival Quais du polar de Lyon – sur la structure. Une structure complexe de prime abord, qui présente trois intrigues séparées reliées par des fils ténus. Là encore on ne peut que saluer le travail de l'auteur. Mais on peut aussi exprimer éprouver une certaine circonspection. À quoi sert vraiment la dernière partie si ce n'est à convoquer Mat Joubert, un héros récurent qui plaît à l'auteur et au lecteur ? Lemmer, dans la deuxième partie, lui aussi convoqué pour sa capacité de séduction déjà éprouvée, ne vient-il pas étouffer une partie de l'intrigue autour de ces rhinocéros et de l'intrigante Cornelle ?
    En fin de compte, on a lu avec un plaisir certain ce À la trace. Car Deon Meyer est un conteur d'exception et un guide passionnant dans cette Afrique du Sud aux multiples facettes. Reste que l'on éprouve aussi une certaine frustration, l'impression tenace que l'on nous a présenté trois romans en un sans vraiment en avoir conclu un seul (peut-être, à la rigueur, celui mettant en scène Milla, et encore…). Peut-être en attendait-on trop ? Peut-être Deon Meyer, malgré le poids de son livre ne nous en a-t-il pas donné autant que ce qu'il avait pu nous laisser espérer ?


    Lien : http://encoredunoir.over-blog.com/article-a-la-trace-de-deon-meyer-1..
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Critiques presse (5)


  • Liberation , le 11 avril 2012
    On tourne souvent les pages avec une certaine anxiété, en espérant, par exemple, que les agents des services secrets arriveront à placer le micro dans la maison du «méchant» avant son retour imminent. Mais ce serait faire injure à Deon Meyer que de limiter son talent à cette technique bien maîtrisée du rythme.
    Lire la critique sur le site : Liberation
  • LePoint , le 19 mars 2012
    Un roman social doublé d'une intrigue de haute volée.
    Lire la critique sur le site : LePoint
  • Lexpress , le 06 mars 2012
    Que ce dernier ne soit pas effrayé par l'ampleur de l'ouvrage ! Tout au contraire, cette plongée profonde dans l'Afrique du Sud contemporaine vaut bien des voyages.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • LeMonde , le 20 février 2012
    Alternant l'écriture à la première et à la troisième personne, Deon Meyer s'amuse dans ce roman-puzzle à "casser les frontières entre les genres" (espionnage, road book, roman de procédure) et à défaire la structure narrative, cette "dictature qui enchaîne le romancier". Ce "raconteur d'histoires" revendiqué dresse au passage le tableau d'une Afrique du Sud mutante
    Lire la critique sur le site : LeMonde
  • LeFigaro , le 10 février 2012
    Guerre des gangs, menace terroriste, écologie, féminisme sont au menu de ce puissant polar sud-africain, septième roman de Deon Meyer.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro

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Citations et extraits

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  • Par littleone, le 27 mars 2012

    Car ma vie est un déluge de mots, une rivière qui ne s'arrête jamais de couler. Loin d'être une noyée entraînée par les flots, je suis un animal aquatique qui est dans son élément. Je batifole, dans les mots de mes pensées, les mots que j'entends, les mots que je lis et que j'écris, les mots sont en moi, m'entourant et me traversant dans un mouvement perpétuel. Je flotte et danse et plonge ; l'écriture, c'est le monde où je vis, mon habitat naturel : je vois les mots, je les sens, je les entends et je les savoure.
    Cette eau-mots est brune ; des milliers de gouttes de conjonctions grisâtres, de mots bouche-trou, de mots qui ne sont là que pour en servir d'autres. Mais certains sont argentés comme des ablettes qui filent et dessinent, en bondissant, des arcs qui scintillent au soleil. Des mots qui agissent, pleins de dynamisme. Des mots qui travaillent. Des mots qui vivent. D'autres sont lourds, obscurs, des mots de fond, puis il y a les mots ronds comme des pierres qui roulent, qui raclent et s'écaillent et s'érodent... Mais voilà que je m'emballe à nouveau, compulsive, accro ; cette lettre est ma perfusion, ma dose quotidienne.
    Parler, c'est autre chose. Là, le courant m'entraîne souvent ; il y a des tourbillons, des rapides et des rochers cachés, et les mots s'esquivent. Mais quand j'écris, quand il n'y a que moi et le fleuve et que j'arrive à ouvrir les yeux sous la surface, je vois chaque mot, je cherche, je sélectionne.
    C'est pour ça que j'écris. Beaucoup, souvent et depuis longtemps. Car cela me permet de maîtriser. Et c'est là mon dilemme.


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  • Par le-mange-livres, le 14 avril 2012

    Les trottoirs fourmillaient - on y courait, on y marchait ou y stationnait, conversations et affaires s'y nouaient et d'y dénouaient, on y cherchait une place de stationnement. Il y avait des musulmans coiffés de fez, des pêcheurs en bonnet de laine, des Xhosas, la tête enveloppée d'une écharpe, des Blancs tête nue : la mixité raciale, comme à Voortrekker Street dans les années 1960, avant le début des troubles.
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  • Par litolff, le 01 avril 2012

    Depuis quatorze mille ans, nous cheminons vers le chaos, Milla. Depuis notre premier village, notre première ville... mais si lentement que personne ne s'en est aperçu. mais ça a changé. Le chaos se lève devant nous comme une marée montante, en Amérique, en Europe, ici, de plus en plus vite, de plus en plus près. Encore dix ans, vingt ans, cinquante peut-être, et le chaos nous engloutira.
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  • Par litolff, le 31 mars 2012

    La clé de voûte de ma profession, est le décodage des individus. Il faut pouvoir déchiffrer les gens pour identifier des menaces, pour comprendre ceux qu'on protège, pour prévoir des difficultés et les éviter.
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  • Par Chouchane, le 03 mai 2012

    Que s'était-il donc passé, et quand ? Sur la fin de quarantaine ? un beau jour, tout d'un coup, on se rend compte qu'on a déjà tout entendu : les actualités, les ritournelles de la pub et les histoire de tous les individus qui se battent et qui se débattent (...) Tout bouge et rien ne change, on perd sa faculté d'étonnement. Et c'est bien ça qui est triste.
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Sur la trace de Deon Meyer 2/2 .
"A la trace" (éd. du Seuil) est le septième roman noir du Sud-Africain Deon Meyer en France. C'est aussi son plus abouti. Rue89 l'a rencontré. A voir sur http://www. rue89.com








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