> Cécile Deniard (Traducteur)

ISBN : 2020978806
Éditeur : Seuil (2009)


Note moyenne : 3.44/5 (sur 16 notes) Ajouter à mes livres
A cinquante ans, Pippa Lee apparaît à tous ceux qui la connaissent comme "une des dames les plus charmantes, les plus gentilles, les plus adorables, les plus simples et les plus rassurantes qu'ils aient jamais vues". Épouse parfaite, mère dévouée, hôtesse accomplie et s... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par BMR, le 20 mars 2010

    BMR
    On avait été charmés par le film récent que Rebecca Miller (la fille d'Arthur) avait tiré de son propre livre : Les vies privées de Pippa Lee.
    Comme il n'est pas si fréquent de voir un auteur adapter au ciné ses propres romans, on avait eu envie de lire le roman original.
    Verdict : plaisir redoublé à la relecture de cette histoire, même quelques semaines seulement après le film.
    L'histoire d'une femme qui arrive à la cinquantaine, femme au foyer parfaite, mariée avec Herb Lee, un successfull éditeur ... de trente ans de plus qu'elle.
    À l'approche des 80 ans de son mari, ils emménagent dans une banlieue pour personnes âgées (on est aux US) qu'elle surnomme Papyland.
    Les premières pages pourraient faire penser à un roman américain gnangnan décrivant avec forces détails (et beaucoup d'humour) la vie des riches.
    Mais Rebecca Miller ne s'en contente pas.
    Car Pippa Lee tourne en rond dans sa belle maison aux côtés de son mari vieillissant, trop vite ou pas assez, c'est selon. Elle se met à faire des crises de somnambulisme.
    Et Rebecca Miller nous emmène alors à la recherche de son passé.
    La mère possessive constamment speedée aux amphèt's, le père pasteur, la tante Trish lesbienne et son amie Kat fétichiste, ...
    La rencontre avec Herb Lee (elle avait vingt ans, lui cinquante), le mariage ...
    La fréquentation des amis artistes de Herb ...
    Ensuite jusqu'à Papyland, la boucle est bouclée.
    L'écriture est fluide et agréable et Rebecca Miller parsème le parcours de Pippa Lee de petits grains de folies, des petits grains de poivre qui lui donnent moult occasions de très belles pages.
    Le papillon Pipa des folles années 70 était rentré trop sagement dans son cocon : la très belle fin de l'histoire lui permettra d'éclore à nouveau.
    Un très beau portrait de femme, à l'écran comme sur le papier.
    Un livre qui devrait plaire au plus grand nombre et tout autant satisfaire les lecteurs exigeants.
    Ceux qui étaient restés sous le charme du film peuvent se replonger confiants dans le bouquin : plaisir garanti.
    Les autres ont l'occasion de se rattraper !
    Quand à nous, noius voici condamnés à revoir le film qui vient de sortir en DVD !
    Un livre où l'on découvre qu'à cinquante ans on peut encore mettre le bazar dans la classe du cours de poterie de Madame Mankevitz.


    Lien : http://bmr-mam.over-blog.com/article-bouquin-pippa-lee-47074418.html
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    • Livres 4.00/5
    Par Aela, le 22 janvier 2011

    Aela
    Ecrit par Rebecca Miller, la fille de..Arthur Miller..c'est l'histoire d'une dame charmante d'une cinquantaine d'années qui a eu une jeunesse difficile et qui est entièrement dévouée à sa famille. Epouse parfaite, mère dévouée, elle semble avoir tout pour être heureuse. Mais elle vit très mal l'installation dans une luxueuse banlieue que lui impose son mari octogénaire..Elle est déchirée entre son désir de sécurité affective et son besoin de liberté..Un certain visage de l'Amérique apparaît ici, avec son instrumentalisation de la femme et une certaine hypocrisie..La petite phrase clé du roman, dans la bouche de l'héroïne: "Mais le mariage ne fonctionne que parce que nous y mettons de la volonté. Si tu laisses à l'amour le soin de tout faire tenir, ce n'est pas la peine d'y penser. L'amour va et vient au gré du vent, d'une minute à l'autre.
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    • Livres 3.00/5
    Par letitbe, le 21 juin 2011

    letitbe
    C'est une histoire toute simple, celle d'une femme, des étapes de sa vie, de ce qui l'a construite. le roman se divise en petits récits et se suit très facilement. J'ai trouvé l'épisode new-yorkais particulièrement sordide et pesant. Quant à l'humour évoqué en 4ème de couverture, je n'en ai pas vu de trace. Un livre pas déplaisant mais pas enthousiasmant non plus.
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    • Livres 3.00/5
    Par claracambry, le 06 décembre 2010

    claracambry
    Il s'est passé quelque chose d'inattendu avec ce livre. Au début, je n'étais pas emballée. J'ai eu l'impression d'avoir à faire à un personnage de feuilleton ou de série américaine. La résidence, les voisins, Pippa qui prépare les repas …. Une écriture trop délayée à mon goût allant jusqu'à donner la composition des menus. J'avoue avoir failli abandonner ma lecture !
    Sauf qu'il y a eu le déclic lorsque Pippa remonte le cours de sa vie. Et là, un vrai tourbillon, j'ai tourné les pages avec enthousiasme ! Car pour devenir une femme attentionnée, quasi-parfaite, Pippa a mis en sourdine son passé. A entasser les souvenirs, le volcan s'est réveillé. Et tout surgit : une mère shootée aux amphétamines, des relations mère-fille houleuses, difficiles qui se transmettent d'une génération à l'autre. Et Pippa qui a tenté de briser ce cercle avec sa fille. Evidemment, je ne raconte pas tout sinon il n'y a plus d'intérêt...
    C'est vif ! L'écriture se fait plus concise comme pour mieux frapper le lecteur. On est surpris de découvrir Pippa sous un autre jour. Et, bonus, jusqu'à la dernière page, les rebondissements surgissent.
    Une lecture qui s'est révélée finalement agréable et juteuse même s'il m'a manqué ce petit plus au niveau de l'écriture.

    Lien : http://fibromaman.blogspot.com/2010/12/rebecca-miller-les-vies-prive..
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    • Livres 5.00/5
    Par wakinasimba, le 13 février 2010

    wakinasimba
    A cinquante ans, Pippa Lee apparaît à tous ceux qui la connaissent comme "une des dames les plus charmantes, les plus gentilles, les plus adorables, les plus simples et les plus rassurantes qu'ils aient jamais vues". Épouse parfaite, mère dévouée, hôtesse accomplie et sereine, elle semble avoir tout pour être heureuse.
    Mais lorsqu'elle et Herb, son mari octogénaire, quittent New York pour s'installer dans une luxueuse banlieue pour retraités, cette belle façade se fissure. Sa sensualité mise en sommeil se réveille et remonte à la surface un passé mystérieux et trouble, fait de rébellion, de passions et de déchirements - un passé dont elle a laissé loin derrière elle les excès et les dangers pour le confort du mariage mais qui la rattrape inexorablement...

    Mon avis :

    Un vrai coup de coeur pour ce roman au personnage principal attachant : petite fille docile, elle devient une adolescente rebelle qui tente toutes les expériences, puis une épouse et une mère (presque) accomplie de la bourgeoisie new-yorkaise.
    C'est également une femme qui fait tout pour ne pas ressembler à sa mère, et dont la fille a un cruel manque d'affection.
    Une psychologie finement menée dans un récit dont on ne se lasse pas une minute.


    Lien : http://motamots.canalblog.com/archives/2010/02/10/16632905.html#comm..
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Citations et extraits

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  • Par BMR, le 20 mars 2010

    [...] J'étais cependant rongée par un insécurité lancinante concernant l'amour de Herb pour moi. presque invariablement, le même rêve éveillé empoisonné s'insinuait dans mes pensées lorsque je promenais les enfants dans le parc pour essayer de les endormir dans leur poussette après le déjeuner. Les détails du fantasme variaient, mais l'idée restait la même : je trouve une lettre. Je trouve un foulard. Je trouve des sous-vêtements. Je surprends Herb en compagnie de sa maîtresse dans notre appartement. Je les surprends dans la maison de la plage. Je les surprends dans le parc en promenant les jumeaux. Elle est toujours brune, grande, pulpeuse, plus intelligente que moi. Je sanglote. Je me désole. J'accuse. Je défie. Il me quitte.
    Je me laissais tellement absorber par ces scénarios de trahison et d'abandon que je ne savais plus très bien où j'étais. Un jour où je marchais dans Central Park en m'imaginant morigéner Herb pendant que sa sublime maîtresse tirait sur elle les draps de la chambre d'amis, une dame d'une soixantaine d'années m'aborda. « Mme Lee ? » Je la regardais, déconcertée. Elle avait un nez pointu, des petits yeux noirs sympathiques. Elle était anglaise. Ce fut alors que je m'aperçus que j'avais des larmes sur le visage. Je souris, gênée, et les essuyai. Elle se présenta sous le nom de Miranda Lee,. La première femme de Herb ! Elle avait vu une photo de moi à ses côtés dans une réunion de bienfaisance. Elle voulait me saluer. Elle était devenue psychothérapeute. J'aurais dû prendre sa carte. Au lieu de cela, nous bavardâmes sur un banc du parc pendant que les jumeaux dormaient. C'était une femme intelligente et plein d'humour, surtout à propos de Herb. Quand elle parlait de lui, c'était avec un air amusé et condescendant, comme s'il s'agissait d'un enfant pas sage. Elle dégageait une impression de solitude mais sans trace d'amertume. Cette solitude semblait simplement faire partie de sa vie, comme une chose qu'elle acceptait, chérissait même. Depuis le divorce, elle avait réussi beaucoup de choses. Elle avait un cabinet florissant et deux fils avec qui elle s'entendait à merveille, elle menait une vie sociale animée, allait à l'opéra.
    Lorsque nous nous séparâmes, elle me dit que j'avais l'air de quelqu'un d'adorable. Puis elle ajouta : « Prenez soin de vous, Pippa. » Elle me regarda droit dans les yeux en disant cela. Je fus troublée de son avertissement et quelque peu insultée, pour Herb et pour moi, mais ses paroles ne me quittèrent plus. De ce jour, je bannis de mes pensées le fantasme de l'infidélité de Herb. Il me fallut beaucoup de discipline, mais je réussis à le chasser presque chaque fois qu'il commençait à se dérouler dans ma tête, jusqu'à finir par me débarrasser tout à fait de cette habitude. Je m'exerçai à avoir confiance en Herb.
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  • Par BMR, le 20 mars 2010

    [...] Voilà ce à quoi nous n'avions pas pensé : un après-midi, tante Trish rentra du travail avec la fièvre. Elle fit tourner la clé dans la serrure, entendit Gladys Knight à fond dans sa chambre, entra en toute hâte et me trouva menottée au lit avec la jupe d'une robe à crinoline rose sur la tête, fessée par Shelly sous l'objectif de Kat qui criait « Super ! Recommence. On ne bouge plus. Génial ! Magnifique ! » Tante Trish était là, blême, tremblante et horrifiée, lorsque je me retournais et la vis. Je partis l'après-midi même, pendant que Tante Trish soignait sa grippe en dormant après avoir appelé la police et vu la femme qu'elle aimait fuir son appartement.
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  • Par BMR, le 20 mars 2010

    [...] Ma robe de mariée était rose très pâle. [...] J'avais l'impression d'être une novice qui prononçait ses vœux. Épouser Herb, c'était comme changer de peau, ma dernière chance d'être bonne. Je savais que si je foirais ça, je serais perdue à jamais.
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Vidéo de Rebecca Miller

Fannie, étudiante, lit un extrait de "Les Vies privées de Pippa Lee" de Rebecca Miller (Seuil, 2009) Dans le cadre de "A vous de lire !" © Des auteurs aux lecteurs, 2010








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