ISBN : 2020046059
Éditeur : Editions du Seuil (1977)

Existe en édition audio



Note moyenne : 4.42/5 (sur 57 notes) Ajouter à mes livres
Le désir de connaître mais aussi la troublante expérience de l'embarras et du tâtonnement confèrent à la réflexion philosophique sa dimension érotique. Pour les mêmes raisons, l'amour est philosophie : l'amoureux s'arrac... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par LiliGalipette, le 17 mai 2012

    LiliGalipette
    "La nécessité de ce livre tient dans la considération suivante: que le discours amoureux est aujourd'hui d'une extrême solitude. Ce discours est peut-être parlé par des milliers de sujets [...], mais il n'est soutenu par personne." (p. 5)
    Pourquoi faire un résumé imparfait quand l'introduction est si claire? le texte présente les états du l'état amoureux au travers du langage qui les sanctionnent. Il y a des jolies réflexions. "Le langage est une peau: je frotte mon langage contre l'autre. Comme si j'avais des mots en guise de doigts, ou des doigts au bout de mes mots. Mon langage tremble de désir." (p. 87)
    J'ai été un peu irritée par la similitude systématiquement pointée entre la figure de l'aimé absent et la réminiscence de l'abandon par la Mère. Freud n'est pas ma tasse de thé.
    Pour la première fois depuis longtemps, j'ai picoré dans un livre, je n'ai pris que ce que je voulais. Ca fait du bien de changer de pratique.
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Zazette97, le 23 juin 2011

    Zazette97
    Publié en 1977, "Fragments d'un discours amoureux" est un essai de l'écrivain et sémiologue français Roland Barthes, également connu pour son essai "Le degré zéro de l'écriture".
    Absence, angoisse, attente, étreinte, Jalousie, rencontre,... Ce sont en tout 17 mots décryptés par Roland Barthes et associés à ce langage particulier qu'est le discours amoureux.
    Lorsque cet audiolivre m'a été proposé, je craignais moins de découvrir Roland Barthes que de ré-entendre un Luchini survolté.
    Si j'apprécie l'acteur, je dois dire que l'homme public et ses one-man show - qui consistent à en faire 10 tonnes pour étaler sa culture - sur les plateaux télé ont tendance à m'agacer au plus haut point.
    J'appréhendais donc une lecture excessive, surchargée d'envolées lyriques.
    Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir un Luchini on ne peut plus posé (lui avait-on glissé un Rohypnol dans son café par mesure de précaution ?)
    Ma première écoute de ce livre fut un échec. Au bout de 2 minutes à peine, je fus prise d'un monstrueux fou-rire en repensant aux auditoires de l'université et à ces cours assommants durant lesquels je dégainais mon dictaphone pour pouvoir saisir et retranscrire ces longs monologues à la maison.
    Il faut dire que les extraits lus ici se présentent sous la forme d'un lexique regroupant 17 définitions et que le propos requiert une disposition de l'esprit particulière.
    A l'évidence, je n'avais pas choisi le bon moment pour me plonger dans cet essai.
    J'ai donc retenté ma chance deux jours plus tard.
    Retranché du côté de celui qui aime, Barthes nous parle du rapport langagier à l'autre, ce sujet aimé inclassable dont l'image peut si facilement être altérée par un simple mot de travers.

    " le langage est une peau : je frotte mon langage contre l'autre. "

    Il évoque l'angoisse liée à la Jalousie, à la distance induite par le téléphone, au choix du cadeau amoureux, à l'insupportable menant à la rupture, à l'attente de l'autre comme à son absence, notion qui renvoie historiquement à la femme guettant le retour de l'homme et subissant "l'épreuve de l'abandon", le sentiment d'être moins aimée qu'elle n'aime.
    Dans le fond, les représentations que nous nous faisons de nous-mêmes et de l'autre en amour sont pour la plupart construites par des appréhensions émanant de notre imaginaire et formulées, définies, mises en scène par le langage.
    Prenant pour base 17 mots-clé inter-reliés et illustrés par des exemples personnels ou issus de ses lectures (Proust, Socrate, Balzac, Freud et surtout Goethe), " c'est donc un amoureux qui parle et qui dit " que l'amour est complexe, angoissant, source d'attente et d'incertitude.
    Fort heureusement, les chapitres "Fête" et "Rencontre" viennent égayer ce sombre tableau.
    "Fragments d'un discours amoureux" fut au bout du compte une lecture enrichissante en terme de pistes de réflexion, exigeante aussi, tant elle nécessite selon moi plusieurs écoutes successives doublées d'une attention complète de la part de l'auditeur.

    Lien : http://contesdefaits.blogspot.com/2011/06/fabrice-luchini-lit-fragme..
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par val-m-les-livres, le 13 juin 2011

    val-m-les-livres
    Donner son avis, c'est être subjective mais disons que je vais l'être encore plus dans ce billet pour une raison simple: je suis incapable de résister à ce lecteur-ci, tout comme je ne peux résister à l'acteur (à l'exception de son film avec une ex-Miss Météo de Canal + qui m'a affligée). Oui, j'ai beaucoup aimé cet audiolivre. Je n'ai jamais lu Barthes et je me suis délectée de ses mots autant que de la voix qui me les lisait. J'en suis à ma deuxième écoute car mon attention dérive parfois lorsque je suis en voiture sur des choses futiles comme ce qui se passe sur la route mais quand je reviens à l'essentiel, mon audiolivre, j'ai souvent l'impression d'avoir manqué des phrases importantes. En fait, je crois que tout est beau et que je vais l'écouter de nombreuses fois. Peut-être aurais-je aimé que Fabrice Luchini s'emporte un peu plus de temps en temps mais on est loin ici de la scène culte d'un film de Lelouch où il chante sous une tente (de là date mon admiration pour cet acteur). J'ajouterai une qualité à cet audiolivre: il a justifié mon écoute fastidieuse il y a environ un an Des Souffrances du Jeune Werther car Barthes prend souvent ce "héros" en exemple .

    Lien : http://vallit.canalblog.com/archives/2011/06/13/21366619.html#comments
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par cruzado, le 17 février 2012

    cruzado
    une promenade littéraire et critique a travers tous les affres et bonheur De l'amour... Werther bien sûr, mais aussi Flaubert, Stendhal - représentants abhorrés de la littérature 'bourgeoise'...
    Un livre a savourer comme un dictionnaire, trait par trait... un peu comme les Maximes De La Rochefoucauld
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  • Par Ella4, le 04 octobre 2010

    Ella4
    Comme jaloux, je souffre quatre fois: parce que je suis jaloux, parce que je me reproche de l'être, parce que je crains que ma jalousie ne blesse l'autre, parce que je me laisse assujettir à une banalité. Je souffre d'être exclu, d'être agressif, d'être fou et d'être commun.
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Citations et extraits

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  • Par LiliGalipette, le 17 mai 2012

    "Le langage est une peau: je frotte mon langage contre l'autre. Comme si j'avais des mots en guise de doigts, ou des doigts au bout de mes mots. Mon langage tremble de désir." (p. 87)
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par LiliGalipette, le 17 mai 2012

    "La nécessité de ce livre tient dans la considération suivante: que le discours amoureux est aujourd'hui d'une extrême solitude. Ce discours est peut-être parlé par des milliers de sujets [...], mais il n'est soutenu par personne." (p. 5)
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  • Par Elisanne, le 13 février 2011

    “L’entretien “

    ” Le langage est une peau: je frotte mon langage contre l’autre. C’est comme si j’avais des mots en guise de doigts, ou des doigts au bout de mes mots. Mon langage tremble de désir. L’émoi vient d’un double contact : d’une part, toute une activité de discours vient relever discrètement, indirectement, un signifié unique, qui est « je te désire », et le libère, l’alimente, le ramifie, le fait exploser (le langage jouit de se toucher lui-même) ; d’autre part, j’enroule l’autre dans mes mots, je le caresse, je le frôle, j’entretiens ce frôlage, je me dépense à faire durer le commentaire duquel je soumets la relation.”
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  • Par Elisanne, le 12 mai 2010

    Savoir que l’on écrit pas pour l’autre, savoir que ces choses que je vais écrire ne me feront jamais aimer de qui j’aime, savoir que l’écriture ne compense rien,ne sublime rien ,qu’elle est précisément , ” là où tu n’es pas,”
    c’est le commencement de l’écriture…”
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  • Par monalisa13, le 20 juillet 2010

    attente:passe temps millénaire de l'humanité.
    un mandarin était amoureux d'une courtisane."je serai à vous dit-elle lorsque vous aurez passé cent nuits à m'attendre assis sur un tabouret dans mon jardin, sous ma fenêtre"
    mais à la quatre-vingt-dix- neuvième nuit, la mandarin se leva pris son tabouret sous son bras et s'en alla.
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