> Jacques Goimard (Préfacier, etc.)

ISBN : 2258066824
Éditeur : Omnibus


Note moyenne : 3.84/5 (sur 44 notes) Ajouter à mes livres
[b]Elric des Dragons - La Forteresse de la Perle
Le Navigateur sur les mers du destin
Elric le Nécromancien
La Sorcière dormante
La Revanche de la Rose
L'Épée Noire - Le Dernier Enchantement
Stormbringer
Elric à la fin de... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 3.00/5
    Par Dude76, le 24 octobre 2010

    Dude76
    J'ai repris la lecture de ce cycle, dans lequel nombre de lectures autres sont venues s'intercaler; Aussi pour mieux faire, je l'ai repris de son départ pour mieux me re-situer dans ces grands romans, et me permettre de faire ce que je n'avais pas entrepris la dernière fois : faire une critique pour chacun de cette dizaine de romans.
    J'éditerai donc cette critique pour y ajouter celle de chacun des romans individuel.
    23/10/2010 - Elric des Dragons
    Le commencement de ce bouquin m'a rappelé - si je me souviens bien - les tragédies grecques dans la façon de présenter les différents protagonistes et dans la mise en place de la situation de départ (rapports des forces, tensions, envies, rancœurs).
    Toutefois, la forme diffère de nombreuses manières, comme avec les références / préambules aux Chroniques de l'Épée Noire.
    La trame, épique s'il en est, est longue et complexe, mais parvient à ne pas souffrir de lourdeur.
    L'histoire nous emmène loin dans la capacité de rêve et de représentation des acteurs/lieux, avec de très riches descriptions, mais là encore, bien que peu adepte des longues descriptions, j'ai été surpris de ne pas m'ennuyer, au contraire, celles-ci sont relativement précises pour aider à se concevoir sa propre image de l'épopée et des caractères sans devenir prépondérante ou par trop envahissante.
    Un tome qui demande avec force nécessité une suite.
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    • Livres 3.00/5
    Par Dude76, le 08 mai 2010

    Dude76
    Difficile de donner une note à ce cycle complet.
    Du bon, voire du très bon, notamment dans les mises en situation, dans une certaine richesse du monde magique (j'aime beaucoup la facétie et la versalité d'Arioch envers son serviteur), et pourtant, d'un autre côté, un style empreint d'énormément de facilité, du moins on sent beaucoup de rallonge à la sauce, ça tire, ça s'étire.
    Certes, il ne faut pas oublier comment ont été écrit toutes ces petits ouvrages : Moorcock faisait mourir son héros dès le 2ème tome, l'éditeur a trouvé ça très dommage et lui a demandé d'écrire des ouvrages au milieu.
    Une lecture très facile et fluide, la seule difficulté étant qu'il y a là une bonne dizaine de petits romans.
    J'ai connu le jeu de rôle (Stormbringer) et donc un rapide résumé de l'histoire d'Elric à l'adolescence; J'en attendais donc peut-être plus que ce que je ne devais...
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    • Livres 5.00/5
    Par HK, le 16 juin 2011

    HK
    Difficile de parler objectivement d'une saga qui m'a tellement tenu à coeur. On pourrait pourtant reprocher à Moorcock son style minimaliste, mais il permet à mon sens une plus grande fluididé de récit. le Britannique n'est pas, à l'inverse d'autres auteurs d'heroic fantasy, adepte de longues descriptions oiseuses. L'action doit primer et s'avère particulièrement soutenue, à tel point que le lecteur est constamment maintenu en haleine et ne peut pour ainsi dire décrocher. La richesse imaginative de Moorcock empêche cependant toute lassitude et dans cette optique, il varie aussi constamment les décors. Ainsi, il n'est pas rare de passer d'un désert à une plaine glacée en l'espace d'un chapitre seulement.
    Cette double multiplicité débouche sur une oeuvre très rythmée à laquelle on pardonne aisément certaines errances. En effet, il faut savoir que cette saga appartient aux oeuvres alimentaires de Moorcock. On constatera dès lors la présence de quelques passages un peu faiblards (probablement écrits dans l'urgence) mais qui ne nuisent en rien à l'excellence de l'ensemble. Car, à ce jour, Le cycle d'Elric demeure une fresque heroïc fantasy des plus riches et des plus somptueuses.
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    • Livres 5.00/5
    Par ubuprovencal, le 03 mai 2011

    ubuprovencal
    Elric est lui aussi un représentant du guerrier éternel qui vit dans un des plans de l univers ou s affrontent l'ordre et le chaos, comme les autres plans ou vivent Corum, ou méme Hawkmoon. Son destin sera au centre des évènements régissant son univers, lui aussi rencontrera le guerrier d or et de jais, et lui aussi se verra adjoindre un compagnon éternel.
    A mon avis il faut quand méme respecter une règle que je me suis fixée, je ne lis que les 4 tomes parus en 1986, avant que l éditeur francais ne cherche à en rajouter..
    Pour vous faire vraiment plaisir ne lisez que ces 4 livres compilés dans le cycle d Elric:
    1: Elric le nécromancien
    2: La sorcière dormante
    3: L'épée noire
    4: Stormbringer
    Et surtout cantonnez vous à ceci !
    De cette facon, en respectant ce qui était disponible en librairie en 1986, vous comprendrez que je donne la note maximale au cycle d Elric soit 5 étoiles
    Car sinon avec les diverses parutions postérieures, le cycle ne mériterait que deux étoiles
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  • Par AngeldesCapricesdAngel, le 01 avril 2012

    AngeldesCapricesdAngel
    Je n'ai pas du tout aimé le style de l'écrivain, ce qui m'a fait abandonner vers le début du troisième livre.
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Citations et extraits

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  • Par Dude76, le 25 octobre 2010

    Les deux épées runiques s'abaissèrent.
    Stormbringer se dirigea vers la main droite d'Elric, Mournbalde vers la main droite d'Yyrkoon.
    Les deux hommes se tenaient face à face. Chacun observa son adversaire, puis son épée.
    Les lames chantaient, d'une voix faible mais distince. Elrc souleva la gigantesque épée sans aucune peine et la retourna d'un côté et de l'autre pour admirer sa beauté.
    - Stormbringer, dit-il.
    Puis l'angoisse s'empara de lui.
    Il eut cette angoissante impression de renaître, de renaître avec cette épée runique, cette impression de l'avoir toujours portée.
    - Stormbringer ! hurla Elric en bondissant à la rencontre de son cousin. Stormbringer !
    Et toujours cette angoisse, cette angoisse qui ne voulait pas le quitter ! Mais elle devint bientôt cette impulsion violente, ce besoin féroce de se battre et de tuer son cousin, de plonger sa lame dans le cœur d'Yyrkoon. Un besoin de vengeance, de sang, de mort.
    - Mournblade !
    C'était Yyrkoon qui venait de crier, dominant le murmure des épées et les palpitations de la caverne.
    Mournablade para le coup de Stormbringer et riposta. Elric s'effaça, virevolta et tint Yyrkoon et Mournblade en respect pendant quelques instants. Nouvelles passes de part et d'autre. Les deux hommes et leurs épées étaient de même force. Les lames semblaient accomplir leur propre volonté, mais elles ne faisaient en fait qu'accomplir la volonté de ceux qui les maniaient.
    Le cliquetis des armes devint bientôt un chant aux féroces accents métalliques entonné par les épées. Un chant plein de gaieté, comme si elles avaient été heureuses de croiser le fer de nouveau, bien que cet engagement dût les mettre face à face.
    Elric ne voyait du Prince Yyrkoon que son visage sombre et féroce lorsqu'une lueur venait à l'éclairer. Il concentrait toute son attention sur les deux épées noires. L'enjeu de ce combat semblait être la vie d'un des deux hommes - peut-être même des deux. La rivalité entre Elric et Yyrkoon ne pouvait se comparer à la rivalité fraternelle entre les deux épées, qui semblaient même prendre un certain plaisir à rivaliser après tant de méillénaires.
    Lorsque Elric le remarqua, toujours combattant - mais maintenant il se battait pour sauver son âme et sa vie -, sa haine implacable pour Yyrkoon s'affaiblit.
    Il était toujours décidé à tuer son cousin, mais pas pour le plaisir d'un autre, pas pour le divertissement de ces épées.
    Mournblade visa les yeux d'Elric, mais Stormbringer para le coup une fois de plus.
    Elric ne se battait plus contre son cousin. Il se battait contre les épées, contre leur volonté.
    Stormbringer pointa la gorge d'Yyrkoon. Mais Elric la rattrapa, sauvant ainsi la vie à son cousin. L'épée gémit alors - un gémissement presque plaintif - tout comme un chien à qui son maître interdit de mordre l'intrus.
    Elric dit alors entre ses dents :
    - Tu ne feras pas de moi ton pantin, épée runique ! Entendons-nous bien là-dessus, si nous devrons œuvrer ensemble.
    L'épée sembla hésiter et relâcha son attention. Elric eut quelque peine à parer l'attaque de Mournblade, qui semblait avoir remarqué l'occasion à saisir.
    Elric sentit un courant d'énergie envahir son bras droit et se propager dans son corps tout entier. L'épée venait d'user de son pouvoir. Dès lors Elric n'avait plus besoin de drogues et ne devait plus sentir ses forces l'abandonner. En temps de guerre, il allait triompher, en temps de paix régner en Empereur orgueilleux. Il allait pouvoir voyager seul en toute sécurité. Tout cela, c'était l'épée elle-même qui semblait le lui rappeler, alors qu'elle ripostait à l'attaque de Mournblade.
    Et l'épée, que devait-elle recevoir en retour ?
    Elric alors l'apprit ; c'est elle qui le lui dit sans même avoir besoin de parler. Stormbringer avait besoin de se battre, c'était sa raison de vivre. elle avait besoin de tuer, c'était son souffle de vie. Elle avait besoin de la vie et de l'âme des hommes, des démons et même des dieux.
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  • Par Dude76, le 24 octobre 2010

    Il regardait autour de lui. Son armée l'escortait. À sa tête se trouvaient Magum Colim et Dyvim Tvar. La foule bordait les rues tortueuses et faisait force révérences. Les esclaves se prosternaient devant lui. Même les bêtes de somme se mettaient à genoux sur son passage. Yyrkoon goûtait le pouvoir comme l'on goûte un fruit fondant. Il aspirait de grandes bouffées d'air. Même l'air état à lui. Tout Imrryr était à lui. Tout Melniboné. Bientôt le monde entier serait à lui. Et il dilapiderait toutes les richesses du monde. Il allait de nouveau faire régner la terreur, du nord au sud et du sud au nord.
    Dans une passion extatique, presque aveugle, l'Empereur Yyrkoon pénétra dans la tour. Il marqua une pause devant les grandes portes de la Salle du Trône.Il fit signe à ses serviteurs d'ouvrir les portes pour jouir du spectacle qui allait se dérouler devant ses yeux. Les murs, les bannières, les trophées, les galeries, tout cela était à lui. La Salle du Trône était vide, mais elle serait bientôt pleine de couleurs, de cérémonies et de divertissements dignes de Melniboné. Il y avait bine longtemps que l'odeur du sang n'avait pas empli l'atmosphère de cette salle. Puis son regard se mit à gravir lentement les degrés du Trône de Rubis ; mais avant de parvenir au sommet, il entendit Dyvim Tvar suffoquer derrière lui. Il regarda alors vers le Trône de Rubis et frémit. Il n'en croyait pas ses yeux.
    - Illusion !
    - Apparition ! dit Dyvim Tvar avec une certaine satisfaction.
    - Hérésie ! hurla l'Empereir Yyrkoon qui s'avança alors d'un pas mal assuré, désignant du doigt la silhouette drapée d'une cape et coiffée d'un capuchon, tranquillement assise sur le Trône de Rubis. C'est à moi ! À moi !
    La silhouette resta muette.
    - C'est à moi. Va-t'en ! Le trône appartient à Yyrkoon. Yyrkoon est l'Empereur maintenant ! Qui es-tu ? Pourquoi viens-tu me tourmenter ?
    Le capuchon se rabattit, découvrant un visage d'une pâleur cadavérique. Des yeux pourpres regardaient sereinement la chose hurlante, titubante qui se rapprochait d'eux.
    - Tu es mort, Elric ! Je sais que tu es mort !
    L'apparition ne répondit toujours pas, mais un léger sourire se dessina sur ses lèvres blanches.
    - Tu n'as pas pu survivre. Tu t'es noyé. Tu ne peux pas revenir. Pyaray s'est emparé de ton âme.
    - Il y a d'autres Seigneurs qui règnent sur la mer, dit la silhouette assise sur le Trône de Rubis. Pourquoi m'as-tu tué, mon cousin ?
    À la perfidie d'Yyrkoon succédèrent la terreur et la confusion.
    - Parce que c'est mon droit de gouverner ! Parce que tu n'étais pas assez fort, pas assez cruel, pas assez cynique ! ...
    - N'est-ce pas là une bonne plaisanterie, mon cousin ?
    - Va-t'en ! Va-t'en ! Va-t'en ! Cen'est pas un spectre qui va prendre ma place ! Un Empereur défunt ne peut gouverner Melniboné !
    - C'est ce que nous verrons, dit Elric en faisant un signe à Dyvim Tvar et ses soldats.
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  • Par Dude76, le 24 octobre 2010

    Le Docteur Jest s'en retourna a ses occupations. Allongeant son bras gauche, il saisit alors adroitement les parties génitales de l'un des prisonniers . Il y eut un éclair du scalpel, puis un gémissement.Le Docteur Jest jeta ensuite quelque chose dans le feu. Elric était assis dans le fauteuil qui lui était réservé. Ce rite, qui accompagnait inéluctablement les interrogatoires, l'ennuyait plus qu'il ne le dégoûtait. Les cris déchirants, le cliquetis des chaînes, les sourds murmures du Docteur Jest, tout venait de détruire cette sensation de bien-être qui était sienne lorsqu'il avait pénétré dans la caverne.
    Mais cela faisait partie de son métier de roi d'assister à de semblables cérémonies pour recueillir de précieux renseignements, et féliciter ensuite son Inquisiteur. Il devait aussi élaborer un plan de contre-attaque, conférer avec ses amiraux et généraux, toute la nuit durant probablement, pour décider des plans à adopter et des mesures à prendre concernant la capture des hommes et des vaisseaux. Avec un bâillement d'ennui à peine étouffé, il s'enfonça dans son fauteuil pour jouir du spectacle du Docteur Jest en train d'opérer sur les corps avec ses doigts, son scalpel, sa pointe, ses pinces et ses tenailles. Ses pensées allèrent vers d'autres problèmes, à ces problèmes philosophiques qu'il n'avait pas encore résolu.
    Non qu'Elric fût un barbare; mais il était un Melnibonéen. Il était depuis l'enfance accoutumé à de tels spectacles. Même s'il l'avait désiré, il n'aurait pas pu libérer les prisonniers sans enfreindre les traditions de l'Ile aux dragons. Et il eût alors été inutile, voire dangereux, de mettre en œuvre une stratégie quelconque, aussi astucieuse fût-elle. Il avait ainsi pris l'habitude de faire abstraction de tout sentiment qui ne fût pas compatible avec ses devoirs d'Empereur. S'il avait eu une raison de libérer les quatre prisonniers, qui se tordaient maintenant de douleur pour le plus grand plaisir du Docteur Jest, il l'eût fait.
    Mais il n'avait aucune raison de le faire ; de plus, ceux-ci auraient été surpris de se voir appliquer un autre traitement. Lorsqu'il avait à prendre une décision d'ordre moral, Elric faisait preuve d'un esprit très pratique. Cette décision, il la prenait en fonction de l'action à entreprendre. Ici, il n'y en avait aucune. Ces tractations avec sa conscience étaient devenues chez lui une seconde nature. Il ne désirait pas agir au nom de Melniboné, mais en son propre nom ; Il ne désirait pas entreprendre une action mais connaître la meilleur façon de répliquer aux actions des autres. Un espion était un agresseur : contre l'agresseur on se défend du mieux que l'on peut. Et les méthodes du Docteur Jest étaient les meilleures.
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  • Par Dude76, le 25 octobre 2010

    Arioch s'appuya contre cette porte. Il avait de nouveau l'apparence d'un beau jeune homme. Il souriait d'un sourire ouvert et amical, seuls ses yeux de vieillard trahissaient son page.
    - Il est l'heure pour toi d'aller chercher les épées noires, Elric, dit Arioch, de crainte qu'Yyrkoon ne les trouve avant toi. Je te préviens : avec ces épées runiques, il sera assez puissant pour détruire la moitié du monde. Et c'est pour cela que ton cousin affronte en ce moment les dangers du royaume qui se trouve au-delà de la Porte des Ténèbres. S'il s'empare de ces épées avant toi, cela signifiera la fin, pour toi, Cymoril, les Jeunes Royaumes et probablement aussi la chute de Melniboné. Je t'aiderai à trouver les deux épées runiques dans les enfers.
    Elric dit alors d'un air songeur:
    - On m'a souvent conseillé de ne pas m'aventurer à la recherche de ces épées ; on m'a dit également qu'il était dangereux de les posséder. Je crois qu'il me faut élaborer un autre plan, mon Seigneur Arioch.
    - Il n'y a pas d'autre solution. Si ce n'est pas toi, c'est Yyrkoon qui les aura. Avec Mournblade dans une main et Stormbringer dans l'autre, il sera invincible, car elles confèrent un grand pouvoir à celui qui les possède, un pouvoir immense. (Arioch se tut) Tu dois faire ce que je te dis. Tu as tout à gagner.
    - Et vous aussi, Seigneur Arioch ?
    - Oui, moi aussi. Je ne suis pas tout à fait désintéressé.
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  • Par Dude76, le 24 octobre 2010

    Yyrkoon redressa la tête et regarda la cour. Il avait l'air attendrissant d'un enfant perdu ; la haine et la colère s'étaient effacées de son visage. Elric sentit naître en lui un sentiment de pitié pour son cousin. Mais, cette fois-ci, il réprima ce sentiment.
    - Tu devrais me savoir gré de t'avoir légué le pouvoir quelques heures, de t'avoir laissé jouir de ce sentiment de domination face au peuple malnibonéen.
    C'est d'une voix timide et intriguée à la fois qu'Yyrkoon demanda à Elric :
    - Comment as-tu échappé à la mort ? tu n'avais ni le temps ni la force de prononcer une incantation. Tu pouvais à peine te mouvoir et ton armure a dû t'entraîner au plus profond de la mer. Tu aurais dû te noyer. Je ne comprends pas, Elric. Tu aurais dû te noyer.
    Elric haussa les épaules.
    - J'ai au sein de la Mer des amis qui reconnaissent mon sans royal et mon droit de gouverner, si toi tu ne le fais pas.
    Yyrkoon essaya de dissimuler sa stupéfaction. À sa haine pour Elric venait maintenant de s'ajouter, de façon singulière, le respect.
    - Des amis ?
    - Oui, dit Elric, avec un léger sourire.
    - Je croyais que tu avais fait vœu de ne pas user de ton pouvoir de sorcellerie.
    - Mais tu croyais qu'un tel vœu convenait mal à un monarque melnibonéen, n'est-ce pas ? Je suis d'accord avec toi. Vois-tu, Yyrkoon, tu as finalement remporté une victoire.
    Yyrkoon regardait fixement Elric, comme pour essayer de découvrir ce qui se cachait derrière ces paroles.
    - Tu vas faire revenir les Seigneurs du Chaos ?
    - Aucun sorcier, aussi puissant soit-il, ne peut invoquer les Seigneurs du Chaos, ou, pour la circonstance présente, les Seigneurs de la Loi, s'ils ne veulent pas entendre celui qui les invoque. Cela, tu le sais, Yyrkoon. N'as-tu pas essayé toi-même ? Et Arioch ne s'est pas manifesté, n'est-ce pas ? T'a-t-il fait don de ce que tu désirais, c'est-à-dire les deux Épées Noires ?
    - Tu sais cela ?
    - Je ne le savais pas. Je l'ai deviné. Mais maintenant, je le sais.
    Yyrkoon essaya de parler, mais le courroux le rendait muet ; il ne put qu'émettre un faible grognement. Les soldats s'emparèrent de lui ; il se débattit, mais dut bientôt renoncer à la lutte.
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1001libraires.com - Hypermonde - juin 2011
Attention, une émission exceptionnelle, où Sylvie Lartigue reçoit le grand Michael Moorcock en personne et son disciple français Fabrice Colin, à l'occasion de la sortie d'Elric, les buveurs d'âme, livre écrit à quatre mains et deux épées.








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